"une guerredeux hemisphères"
La Première Guerre mondiale entre France et Afrique du sud.
Travail réalisé par les classes de 1ère A et B du Lycée international Jules Verne de Johannesburg.
BONNE Lecture
Remerciements
Les élèves de 1ère du Lycée Jules Verne de Johannesburg en Afrique du sud ont réalisé ce travail à l'occasion des 110 ans du déclenchement de la Première Guerre mondiale en 2023-2024. Nous remercions chaleureusement les institutions qui nous ont apporté leur soutien : Le ministère des Armées L' ECPAD l'AEFE et Mme Julienne IA-IPR La direction du Lycée Jules Verne Merci au Professeur Grundlingh de l'Université de Stenlenboch pour son intervention. Merci à Mme la député des français de l'étranger, Mme Amelia Lakrafi
Merci aux parents des élèves qui ont laissé leurs enfants voyager si loin, jusqu'aux lieux de mémoire français. Merci aux professeurs qui se sont investis dans le voyage: M. Julien Louis, M. Staes, M. Fraye, M. Fogglia, Mme Legentil et Mme Juilleron
Sommaire
p 22p 26 p 30 p 39 p 47 p 49 p 54 p 60 p 61 p 66 p 67 p 68
Les tranchées
Le SS Mendi
p 4p 5 p 6 p 7 p 8 p 9 p 11 p 12 p 15
Contexte européen
Parcours de soldats
Contexte sud africain
Les blessures et bléssés
Chronologie
Marie Curie
Le volontariat
Les femmes et l'armée
Artistes et sportifs
La conscription
Les commémorations
Mobilisation des sud africains
Les lieux visités
Interview Grundlingh
Conclusion
Equipements et tenues
Armements et évolutions
Retour d'expérence
Bibliographie
Contexte europeen
La cause immédiate de la Première Guerre mondiale est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche, l’archiduc Franz Ferdinand, le 28 juin 1914 à Sarajevo. L’assassin, Gavrilo Princip, était membre d’un mouvement nationaliste serbe visant à unifier la Serbie et d’autres États slaves alors sous la domination de l’Empire austro-hongrois. Cet assassinat est l'étincelle qui a enflammé l'Europe, mais le terrain avait été préparé par de nombreux autres incidents. La Première Guerre mondiale trouve ses origines dans des causes profondes, comme les conflits d’avant-guerre ayant engendré une série de crises. La course aux armements et les alliances ainsi que des accords militaires secrets opposaient la Russie, la France et la Grande-Bretagne à l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman (la Turquie), dans un équilibre de plus en plus instable. La colonisation et les tensions économiques sont également à l'origine de ce conflit. Si l’un ou l’autre de ces pays déclarait la guerre, il y avait de grandes chances que tous prennent part au conflit.
En cliquant sur cette carte, on découvre l'ensemble des pays bélligérants.
Source: National WW1 museum and memorialhttps://www.theworldwar.org/fr/interactive-map
Contexte sud africain
L'Afrique du Sud s'est battue aux côtés des Alliés pendant la Première Guerre mondiale. Par le jeu des alliances et le statut de dominion du pays au sein de l'Empire britannique, le pays entre dans le conflit dès septembre 1914. Au début de la Première Guerre mondiale, la couronne britannique déclare la guerre au nom de tout l'empire. Mais petit à petit, les gouvernements des dominions se sont davantage impliqués dans l'effort de guerre. David Lloyd George, arrivé au pouvoir à Westminster à la fin de 1916, a établi l'Imperial War Conference. La neuvième résolution de l'Imperial War Conference déclara que les dominions étaient des « autonomous nations of an Imperial Commonwealth » et qu'ils possédaient un « right ... to an adequate voice in foreign policy and in foreign relations » (« droit [...] à une voix satisfaisante sur le plan des politiques étrangères et des relations externes »).
Source: carte générée parl'IA
Imperial War Cabinet (« cabinet de guerre impérial »), au 10 Downing Street, le 1er mai 1917. Les premiers ministres britannique, canadien, néo-zélandais et sud-africain sont présents (David Lloyd George, Robert Borden, William Massey, et Jan Smuts). Source: Wikipédia
Vidéo sur le contexte et les fronts sud africains (Version anglaise)
Source: Great war channel on You Tube by Indiana Neidell
1er août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, et le 3 août par le jeu des alliances à la France. La France mobilise ses troupes en réponse. L'Afrique du Sud, en tant que dominion de l'Empire britannique, se joint au conflit aux côtés des Alliés.
28 juin : L'archiduc François-Ferdinand d'Autriche est assassiné à Sarajevo, déclenchant une série d'événements conduisant à la déclaration de guerre.
Septembre : Les troupes sud-africaines participent aux premières opérations militaires en Afrique du Sud-Ouest allemande (l'actuelle Namibie), une colonie allemande.
Février : Les troupes sud-africaines capturent Windhoek, la capitale de l'Afrique du Sud-Ouest allemande.
1914
1915
Avril : Début de la bataille de l'Artois sur le front occidental.
En Europe fin de la guerre de mouvement et début de la guerre de position avec une stabilisation du front et des armées qui creusent des tranchées dans lesquelles la vie est très difficile.
Juillet-Novembre : La bataille de la Somme voit l'engagement massif des troupes françaises, britanniques (et donc sud africaines contre les Allemands. Les Sud-Africains participent à la bataille de Delville Wood en France en juillet.
Février à Avril : Les troupes françaises sont impliquées dans l'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames et les sudafricains en Egypte contre les Ottomans.
1917
1916
Février-Décembre : La bataille de Verdun, l'une des batailles les plus meurtrières de la guerre, oppose les forces françaises à allemandes.
Juillet : La bataille de Passchendaele sur le front occidental voit la participation des troupes sud-africaines (les troupes françaises sont également impliquées), mais la campagne est caractérisée par des conditions difficiles et de lourdes pertes.
1923
1919
Signature des Traités
1918
Juin : Création de la SDN (Société des Nations). L'Afrique du Sud devient membre en tant que nation indépendante, marquant une étape importante dans son statut international après la guerre.
11 novembre : Signature de l'armistice, mettant fin aux hostilités. Les troupes sud-africaines rentrent progressivement au pays.
Retour de la guerre de mouvement : Les troupes allemandes lancent une série d'offensives sur le front occidental, mais elles sont finalement repoussées lors de la contre-offensive des Alliés.
volontariat
Définition:
Volontariat (militaire) : C’est un engagement volontaire dans l'armée.
Volontaires Français : Les premiers engagés d'août 1914 au 1 er avril 1915 représentent plus de 200 000 soldats de différents endroits du monde (étrangers inclus).
Volontaires Sud-africains : Plus de 25 000 volontaires noirs sud-africains ont servi en France durant la Première Guerre mondiale aux côtés du South African Native Labour Corps (SANLC) qui était une force de travailleurs formée en 1916 en réponse à une demande britannique de travailleurs dans les ports français.
Photographies personnellesvisite Musée des Invalides
conscription
Conscription : Système de recrutement d'une armée fondé sur l'appel annuel de jeunes gens ayant atteint l'âge légal du service militaire.
Tous les hommes de vingt à quarante-huit ans sont appelés par le ministère de la guerre. Les besoins sont considérables pour répondre à la doctrine militaire des « gros bataillons ». Cette guerre était considérée comme‘’ C 'est une guerre de l 'homme white ‘’ Conscrits Français : le nombre de conscrits recensés durant la première guerre mondiale s’élève entre 299 000 et 320 000 hommes
© IWM (Art.IWM PST 12330)
MOBILISATION des sud africains
Au début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement britannique fit appel aux différents territoires du Commonwealth pour obtenir leur participation au conflit en hommes et en matériels. C'est à la demande du gouvernement britannique de fournir des troupes supplémentaires pour servir sur d'autres théâtres d'opérations que l'Afrique australe, que la 1st South African Infantry Brigade fut créée pour combattre en Europe. Cette brigade comprenait quatre régiments : le 1er Régiment de la Province du Cap, le 2e Régiment du Natal et de l'État libre d'Orange, le 3e Régiment du Transvaal et de Rhodésie, et le 4e Régiment écossais d'Afrique du Sud. La brigade fut d'abord envoyée en Égypte. Aux côtés de forces impériales britanniques, elle prit part aux opérations contre les Sanoussi armés par les Ottomans. Après cette campagne, la brigade fut envoyée en France. Le 20 avril 1916, elle débarquait à Marseille pour rejoindre le front occidental
Source: ECPAD: © Albert Moreau / SCA / ECPAD / SPA 82 M 19761916 - Défilé des troupes britanniques à Marseille. La mascotte des troupes sud-africaines.
les sud africains
Source: ECPAD © Photographe inconnu / SPCA / ECPAD / SPA 6 RF 29
1917 - Sur une plage du Nord-Pas-de-Calais, une compagnie de travailleurs sud-africains participent à une fête. Les membres des compagnies exécutent des danses guerrières Zulu devant des cadres britanniques.
Source: © Paul Queste / SPCA / ECPAD / SPA 99 B 5566Le 13 juin 1917, le général Pershing arrive à Boulogne-sur-Mer à bord du vapeur 'Invicta".Le même jour, des permissionnaires anglais s'embarquent pour la Grande-Bretagne.
Des soldats noirs Sud-Africains sont également dirigés vers le quai d'embarquement.
Interview du Professor Grundlingh
Les soldats sud-africains noirs se sont engagés pour plusieurs raisons : - à la suite d'appels d'organisations politiques qui ont promis des droits civiques plus étendus au retour de la guerre,
- parce que les chefs de tribus avaient décidé qu'ils devaient partir à la guerre,
- pour obtenir une solde régulière,
- et pour fuir une situation judiciaire compliquée.
Au début de la guerre, le gouvernement sud-africain ne voulait pas envoyer de soldats noirs, considérant que c'était une guerre de 'blancs'. Puis, progressivement, le conflit durant, les Britanniques ont demandé un effort de guerre plus important, et les soldats noirs ont pu intégrer l'armée. L'intégration n'a pas été totale du côté sud-africain, car ils ont maintenu une politique de ségrégation : les soldats noirs ne pouvaient pas participer aux opérations combattantes, étaient logés à part, et gardés la nuit par d'autres soldats. Du côté français, les troupes coloniales n'ont pas connu cette forme de ségrégation.
Le professeur Grundlingh a travaillé sur la thématique de la Première Guerre mondiale en Afrique du Sud. Selon lui, il y a plusieurs raisons à l'engagement des soldats blancs et noirs dans l'armée
Professor Albert GrundlinghHistory Department
Stellenbosch University
Les soldats sud-africains blancs se sont engagés pour plusieurs raisons :
- par patriotisme et loyalisme envers la couronne britannique,
- pour obtenir une solde régulière,
- attirés par la promesse de terres agricoles au retour,
- pour fuir une situation judiciaire compliquée,
- pour l'expérience combattante et le goût du danger,
- ainsi que pour l'attraction touristique et l'envie de découvrir d'autres pays. La curiosité les motivait également, car l'Afrique du Sud était loin de tout
Fantassins française en 1914
Equipements et tenues des soldats français et sud africains
Tenue française en 1916
Dans la partie qui suit, nous allons aborder deux thèmes différents. Le premier porte sur les équipements et tenues des soldats français et sud-africains au cours de la guerre. Le suivant, quant à lui, aborde l'armement et les évolutions technologiques..
Equipement des Sud Africains
Les Sud Africains
Char Anglais : Le Mark I
Char Français : Le Renault FT
Aviation Anglaise
Aviation Française
Fantassin français en 1914
En août 1914, les fantassins français portent encore les pantalons rouge garance devenus leur signe distinctif depuis 1829 et une capote (modèle 1877) gris de fer bleuté
Fantassin français en 1916
Dès septembre 1914, une nouvelle capote est proposée pour répondre aux besoins de l'armée en tenant compte des contraintes du conflit. Ainsi le nouveau modèle dit Poiret, du nom du son concepteur, est plus simple à produire, il économise du tissu et de la main d’œuvre.
armements et evolutions technologiques
Le Mark I
Le Mark I est un char britannique utilisé à partir de 1916, lors de la Première Guerre mondiale. Il fut le premier char d'assaut opérationnel au monde.
Conçue pour le franchissement des tranchées, ne permettait pas l'installation d'une tourelle qui l'aurait déséquilibré, son armement était donc installé sur les côtés, dans deux extensions latérales.
Il en existait deux versions : une appelée Male, armée de canons de 57 mm et de mitrailleuses, et une appelée Female (femelle), armée uniquement de mitrailleuses.
Source: Wikipedia
Char Renault FT
armements et evolutions technologiques
Le char Renault FT a été le véhicule de combat blindé et chenillé le plus efficace de la Première Guerre mondiale. Environ 3 700 chars FT sortirent d'usine en dix-huit mois, la plupart fabriqués chez Renault, mais aussi chez Berliet, Somua et Delaunay-Belleville.
Le Renault FT allait définir le type même du char de combat moderne : armement en tourelle pivotante tous azimuts, groupe moteur situé à l'arrière et chenilles débordantes à l'avant. Le Renault FT est resté en service réduit dans l'armée française jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale.
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armements et évolutions technologiques
Au moment du déclenchement de la guerre, la plupart des avions n’étaient pas armés et étaient surtout utilisés à des fins d’observation et de reconnaissance. Les équipages ne tardèrent pas à se tirer les uns sur les autres avec des armes manuelles et, plus tard, des mitrailleuses montées sur l’avion.
Royal Aircraft Factory B.E.2, Avion de chasse de 1914
Les dirigeables militaires Vickers type 23, sont quatre dirigeables rigides britanniques construits durant la Première Guerre mondiale.
Le Handley Page V/1500 était un bombardier lourd de nuit britannique en 1918
armements et évolutions technologiques
Le Caudron G.4 est un avion militaire de la Première Guerre mondiale, premier bimoteur militaire au monde à entrer en service. Au cours de sa carrière, plusieurs records et exploits seront accomplis à ses commandes.
Farman MF.11 est un avion de reconnaissance français monomoteur conçu par Maurice Farman en 1914 mis en service au début de la Première Guerre mondiale.
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Les tranchées...
La vie dans les tranchées n'était pas facile. Un certain vocalubaire est apparu lors du conflit. L'argot des tranchées donne des images, des odeurs et des couleurs à cette réalité.
L'argot des tranchées
Les uniformes
Vidéo la vie dans les tranchées
source: Film documentaire historique. Création Daniel Costelle, Isabelle Clarke, 2014.
Verdun
Verdun , image interactive (aprés/avant)
Les classiques: Le SECHOIR est un mot très connu qui désigne non pas le lieux de séchage du ligne mais le réseau de barbelés où les morts des 2 camps restent accrochés. Les soldats utilisaient la ROSALIE , c'est à dire la baïonnette. Ce nom fut donné grâce à une chanson de 1914. Les civils accrochent rapidement à ce surnom mais les soldats utilisent plus volontier le mot FOURCHETTE pour nommer leur arme. D'ailleurs le vocabulaire de la cuisine est très présent, car après la fourchette, il y a la MARMITE. C'est-à-dire l'obus de gros calibre dont les éclats sont comparés aux marmites de campement.
L'argot des tranchées
Les animaux des tranchées: Les TOTOS et les GASPARDS étaient très nombreux auprès des soldats. Les totos ou les poux harcelaient les hommes jour et nuit sans distinction de camps. Les gaspards ou les rats pullullaient dans les tranchées grignotant cadavres, les vivants et les vivres. Le SINGE n'a pas fait la guerre, mais le mot désigne la viande de boeuf en conserve dans la ration du soldat. Si l'appelation met peu en appétit, elle tire son origine de l'ouvre boit fourni fabriqué par la société Le Singe et pas de la qualité du produit.
Vidéo sur le coupe barbelés qui montre un fusil Lebel et une baïonnette (2;30 min)
Source: Christophe Thomas, L'argot des poilus en 10 leçons, ed OREP
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Le naufrage du SS MeNdi
L'ampleur de la perte de vies dans la catastrophe du Mendi a établi son statut de tragédie nationale en Afrique du Sud, qui a brièvement transcendé les divisions raciales. L'ensemble de la Chambre de l'Assemblée d'Afrique du Sud s'est levée en silence le 9 mars 1917 en signe de respect. Le Premier ministre Louis Botha a prononcé un discours louant la participation des « indigènes » à la guerre et menant une motion non contestée pour « enregistrer une expression de sa sincère sympathie avec les proches des officiers décédés, des sous-officiers et des indigènes dans leur deuil.
Dans la nuit du 21 février 1917, le naufrage du SS Mendi a entraîné la mort de plus de 600 hommes du South African Native Labour Corps (SANLC), marquant ainsi la perte la plus significative de vies non-combattantes de ce corps durant la Première Guerre mondiale. En route vers la France pour soutenir les combats, le Mendi a été percuté par le plus grand SS Darro dans un épais brouillard, à 19 km au sud de St Catherine’s Point, sur l'île de Wight. Le Mendi a coulé rapidement après la collision, causant la mort de 607 hommes, certains tués sur le coup, d'autres noyés. Le Mendi est désormais un symbole de commémoration de leur service.
Troops of the South African Native Labour Corps around a brazier at their camp. Dannes, March 1917.
Source: https://www.iwm.org.uk/history/why-the-sinking-of-the-ss-mendi-is-remembered-around-the-world
© IWM (Q 4875)
Le naufrage du SS MeNdi
Vers 05h00 GMT, un bateau postal de la Royal Mail, le SS Darro, a percuté le Mendi à pleine vitesse, créant un trou de 6 mètres sur son côté tribord. Le choc a traversé jusqu'aux cales bondées où des hommes dormaient .
Au total, 646 personnes sont mortes. Seulement 267 ont survécu au naufrage ; 195 hommes noirs, deux des quatre officiers blancs et 10 des 17 sous-officiers blancs. Pourquoi le SS Darro n'a-t-il pas aidé à sauver des soldats? Le SS Darro n'a subi que des dommages mineurs et il y avait largement de la place à bord, selon l'enquête officielle. Les survivants ont plutôt été secourus par le destroyer HMS Brisk puis par d'autres navires. L'historien sud-africain, PH. Albert Grundlingh, a déclaré qu'il était difficile d'expliquer les actions du capitaine Stump.
"C'est enveloppé de mystère", a-t-il dit. Lors d'un tribunal, le capitaine Stump a déclaré qu'il faisait sombre et qu'il ne pouvait pas voir dans ces conditions. Peut-être était-il confus ou avait-il perdu son sang-froid. "Était-ce parce que les hommes étaient noirs ? Il y a certainement eu des spéculations à cet effet, mais aucune conclusion définitive. En Afrique du Sud, les gens le croyaient."
Source: BBC (https://www.bbc.com/news/uk-england-hampshire-38971394)
La grande majorité de ceux qui se sont noyés ou qui sont morts d'hypothermie étaient des Sud-Africains recrutés pour travailler comme ouvriers manuels sur le front occidental.
Beaucoup s'étaient engagés en espérant qu'ils obtiendraient plus de libertés politiques s'ils démontraient leur volonté d'aider l'effort de guerre de l'Empire britannique. Le Mendi avait déjà complété un voyage de 34 jours depuis Le Cap lorsqu'il passa près de l'île de Wight dans un temps brumeux, le 21 février.
Le naufrage du SS MeNdi
Le titre du livre provient d'une anecdote non confirmée mais persistante concernant le révérend Isaac Wauchope Dyobha, un pasteur présent sur le navire.
Le révérend Isaac Wauchope Dyobha, membre éminent d'un groupe d'intellectuels africains du Cap-Est, encourageait ses compatriotes à rejoindre le Corps de Travail dans l'espoir que cette preuve de loyauté bénéficierait politiquement aux personnes noires. L'histoire raconte qu'il a dit aux hommes condamnés :
"Soyez calmes et tranquilles, mes compatriotes, car ce qui se passe maintenant est exactement ce pour quoi vous êtes venus. "Frères, nous exécutons la danse de la mort: "Moi, un Xhosa, je dis que vous êtes tous mes frères, Zoulous, Swazis, Pondos, Basutos, nous mourons comme des frères.
"Nous sommes les fils de l'Afrique.
"Élevez vos cris, frères, car bien qu'ils nous aient fait laisser nos armes chez nous, nos voix restent avec nos corps. " Il les a ensuite menés dans une danse pieds nus en tambourinant des pieds sur le pont pendant que le navire chavirait et coulait. Les historiens ont décrit la légende de diverses manières, la qualifiant de « mythologie nationaliste pure basée sur la tradition orale africaine » ou contenant un « noyau solide de vérité ».
La colonelle Daisy Tshiloane, ancienne membre de l'aile militaire de l'ANC, a déclaré qu'elle avait appris l'histoire du Mendi dans les "camps de l'ANC". S'exprimant en tant que conseillère adjointe à la défense sud-africaine en 2014, elle a déclaré qu'elle trouvait cela "très douloureux" que "tant de vies d'Africains noirs ne signifient rien".
L'histoire n'était pas incluse dans les programmes scolaires établis par les dirigeants blancs du pays mais était transmise de génération en génération, dit l'auteur Fred Khumalo.
"C'est un énorme vide dans notre histoire", déclare l'écrivain de "Dancing the Death Drill", un roman basé sur le naufrage.
Vidéo: Dancing the Death Drill"
Le naufrage du SS MeNdi
Des mémoriaux dédiés au Mendi et au SANLC ont été érigés près de Dieppe en France, à Umtata, New Brighton, Langa et Soweto, et récemment sur le campus de l'Université du Cap. En 1986, le gouvernement sud-africain a officiellement reconnu le service du SANLC avec une plaque en bronze représentant le naufrage du Mendi parmi les décorations murales du musée de Delville Wood, leur mémorial national de guerre.
© The rights holder (IWM Q 15592)
Hommes du 3e Bataillon nigérian ressentant le froid à l'approche du Cap. À bord du transport "MENDI" entre Calabar et Le Cap, novembre 1916.
Source: eNCA: 100 years since end of World War One
Source: https://www.iwm.org.uk/history/why-the-sinking-of-the-ss-mendi-is-remembered-around-the-world
Le parcours dE soldat
Après avoir, avec Botha, réprimé la rébellion en Afrique du Sud, conquis le Sud-Ouest africain et lancé une campagne en Afrique de l'Est, il se rendit en Angleterre pour une conférence impériale en mars 1917. Le Premier ministre Lloyd George reconnut immédiatement ses capacités et le nomma ministre de l'Air.
JAN SMUTS
Jan Smuts est né le 24 mai 1870. Smuts naît dans la colonie britannique du Cap, de parents afrikaners. Il réalise ses études au Victoria College de Stellenbosch avant d'étudier le droit au Christ's College de l'Université de Cambridge, grâce à une bourse. Après avoir été admis au barreau du Middle Temple en 1894, il est retourné en Afrique du Sud l'année suivante.
En 1891, il obtient une bourse et entre au Christ's College, à Cambridge, où il étudie le droit et est généralement reconnu comme l'un des étudiants en droit les plus brillants de Cambridge.
Il organise la Royal Air Force et participe à toutes les décisions importantes concernant la guerre. Lors de la conférence de paix de Versailles, l'économiste anglais J.M. Keynes le considéra comme le plus grand défenseur d'une paix modérée qui n'écraserait pas l'Allemagne, et il peut à juste titre être considéré comme l'un des principaux précurseurs de la Société des Nations.
Tout comme Smuts était impliqué dans la vie publique de son propre pays, il fut également impliqué dans les affaires internationales après le déclenchement de la Première Guerre mondiale. source:Wikipedia, https://livesofthefirstworldwar.iwm.org.uk/lifestory/6229833
AUGUSTE THIN
"J'ai décidé de choisir le sixième corps. Mes yeux se sont posés sur mon écusson. J'étais au 132ᵉ Régiment d'Infanterie à Verdun. Le total des chiffres de mon régiment faisait 6, mon régiment faisait partie du 6ᵉ corps d'armée. J'ai décidé aussitôt de choisir le sixième corps"
Auguste Thin est né le 12 juillet 1899 à Cherbourg, en Normandie, et est originaire de Saint-Vaast-la-Hougue en Normandie. Fils d'Alphonse Louis Gabriel Tin, il est parfois erronément présenté comme le fils de Louis Jules Adolphe Thio, un soldat disparu lors des combats du Fort de Vaux. Auguste Thin exerce le métier de commis-épicier. Engagé volontaire dans l'armée le 3 janvier 1918, à l'âge de moins de 19 ans, il participe activement à la Première Guerre mondiale. Il est gazé lors de la contre-attaque en Champagne et se retrouve ensuite à l'Hartmannswillerkopf dans les Vosges, puis à Guebwiller, non loin de Verdun, où il est affecté à la tâche de retourner la terre parsemée d'ossements et de baïonnettes.Le 10 novembre 1920, alors âgé de 21 ans, Auguste Thin est choisi pour désigner l'un des huit cercueils anonymes destinés à la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris. Son choix se porte sur le 6e cercueil, motivé par son appartenance au 6e corps et la correspondance des chiffres de son régiment, le 132. Cette cérémonie, qui avait pour but d'honorer tous les soldats inconnus morts au combat, a eu lieu le 28 janvier 1921source: Wikipedia, Find a grave memoriał, radiofrance
Peu avant sa mort, il est décoré de la croix de la Légion d'honneur à l'Arc de Triomphe par le président François Mitterrand. Il décède le 10 avril 1982 à Beauvais et est inhumé au cimetière ancien d'Asnières-sur-Seine. Sa tombe a été redécouverte en 2008 par l'historien Frédéric de Berthier de Grand, et restaurée depuis par le Souvenir français.
Leonard Horatio.
Leonard Horatio Slatter est né le 8 décembre 1894 à Durban, en Afrique du Sud. Il a grandi dans cette région et a poursuivi ses études au Dale College et au Selborne College, puis au Battersea Polytechnic, où il a suivi une formation d'ingénieur civil.
Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Slatter a ressenti l'appel du devoir et s'est engagé dans la Royal Navy. Au début de son service, il a travaillé comme estafette dans la Division des véhicules blindés navals. Cependant, son désir de servir son pays dans les airs l'a conduit à être transféré au Royal Naval Air Service en 1915.
Après avoir réussi sa formation d'observateur, Slatter a été affecté en février 1916 à l'escadron d'hydravions de Dunkerque. Son dévouement et ses compétences lui ont permis de commencer sa formation de pilote naval quelques mois plus tard. En juillet 1916, il a commencé à voler à la Royal Naval Air Station Dover, avant d'être affecté en février 1917 au Seaplane Defence Flight
Slatter a démontré son courage en abattant six avions ennemis. Sa bravoure a été recompensée par 2 Distinguished Service Cross, ainsi qu'une promotion de pilote à commandant de bord. source: https://livesofthefirstworldwar.iwm.org.uk/lifestory/6229833
AUGUSTE LIOT
Andries brink.
Lors de ce voyage mémoriel, un de nos élève, Alexandre, à pu retrouver la tombe de son arrière arrière grand père tombé au front.
Il était né le 5 octobre 1887 à Lingreville, un petit village normand dans la Manche au bord de mer. C'était un homme doux et bienveillant qui travaillait dur pour subvenir aux besoins de sa famille.
Il était sapeur lors de la Première guerre mondiale et il est mort pour la France, enseveli, le 31 août 1917 aux Eparges.
Document que l'arrière arrière grand-mère de notre élève avait reçu lui annonçant la mort de son époux
source: https://en.wikipedia.org/wiki/Andries_Brink#/media/File:Andries_Brink.jpg
Il a laissé derrière lui 3 enfants, son aîné de 11 ans, Georges mon arrière grand-père qui lui avait 8 ans et sa petite dernière de 6 ans.
Mon arrière grand-père avait raconté à ses enfants le souvenir de la tristesse et des cris de douleur de sa maman le jour de la nouvelle.
3 parcours type de soldats français
Émile Ducasse : Émile Ducasse est né en 1884. Instituteur avec un niveau d'instruction 4, marié et père de trois enfants, il a été mobilisé en 1905 et était de passage en service à Verdun cette année-là. Initialement dispensé de service conformément à l'article 21, il a été rappelé en activité le 1er août 1914. Malheureusement, il a été tué à l'ennemi le 14 septembre 1916.
Louis Forgues : Louis Forgues est né en 1883. Commerçant avec un niveau d'instruction 3, célibataire et sans enfant, il a été mobilisé en 1901 et était en poste à Verdun en février 1916. Malheureusement, il a été tué à l'ennemi le 7 août 1917, victime d'une asphyxie provoquée par l'éboulement d'une tranchée.
Camille Tarrieux : Camille Tarrieux est né en 1889. Cultivateur avec un niveau d'instruction primaire, marié et père de deux enfants, il a été mobilisé en 1909 et était en poste à Verdun en 1915. Fin août 1916, il a été blessé dans le secteur de Fleury et a dû subir une amputation début octobre. Après cela, il est retourné dans son village et s'est muré dans un mutisme complet.
Source : citadelle de Verdun
des PARCOURS DIFFÉRENTs
Cependant, les soldats blancs sud-africains ont été pleinement incorporés dans les unités de combat et déployés sur le front occidental en Europe, prenant part à des opérations militaires directes, particulièrement en France. Leur vécu ressemblait souvent à celui des soldats des autres colonies du Commonwealth britannique, avec des combats féroces et des conditions éprouvantes sur le front. Par contre, les soldats français ont eu des parcours variés, mais globalement, ils ont été mobilisés de manière similaire pour les tâches de combat, selon leur formation et leur assignation. En tant que nation européenne engagée dans le conflit, la France a mobilisé de nombreux hommes, tandis que les soldats sud-africains se sont portés volontaires pour rejoindre les forces britanniques. Les différences d'expérience soulignent les contextes sociaux et politiques spécifiques à chaque pays à cette période
Il est intéressant de noter les différences dans les expériences des soldats sud-africains, qu'ils soient de couleur noire ou blanche, par rapport à celles des soldats français. Les soldats sud-africains, issus d'un pays marqué par des divisions raciales et des politiques discriminatoires, ont vécu des expériences variées selon leur race. Les soldats noirs sud-africains étaient souvent chargés de tâches de construction, d'approvisionnement et de travaux manuels, ainsi que de soutien logistique, bénéficiant de conditions de vie et de service différentes de celles des soldats blancs. Leur participation au front était limitée, en raison des préjugés raciaux de l'époque.
Private Beleza MYENGWA GRAVE: le premier sud-africain noir a être enterré au près de ces compagnons de guerre blancs
Private Beleza Myengwa, originaire de Tsolo, Eastern Cape, a été le premier Sud-Africain noir à perdre la vie en France pendant la Première Guerre mondiale. Il a succombé à une pneumonie le 27 novembre 1916, alors que son bataillon venait à peine d'arriver en France. Malgré un rôle de soutien et de construction de défenses, les hommes de couleur comme Myengwa n'ont pas reçu la reconnaissance ni les médailles qu'ils méritaient pour leur service.
Initialement entérre au cimetière communal de Bleville, Seine-Maritime, ses restes ont été réinhumés au Mémorial national sud-africain de Delville Wood le 6 juillet 2014. Cette cérémonie a été un moment de réconciliation et de nation building, avec la présence de dignitaires tels que le vice-président Cyril Ramaphosa et le ministre des Arts et de la Culture Nathi Mthethwa. La dépouille de Myengwa a été transportée par des représentants de toutes les branches des Forces armées sud-africaines, et à l'approche du musée, un garde d'honneur des vétérans sud-africains et français a salué le défunt en abaissant leurs couleurs respectives. Sa réinhumation à Delville Wood parmi ses camarades blancs tombés à la bataille de Delville Wood a éte un moment de reconnaissance pour le service et le sacrifice des membres du South African Native Labour Corps.
témoignage d'un soldat sud-africain: Le journal de WALTER GIDDY
4 juillet 1916 Toujours en retrait dans la vallée de Suzanne. L'artillerie avance tranquillement. Nous nous sommes déplacés derrière notre ancienne ligne de tir, là où l'avance a commencé il y a 2 ou 3 jours. Les morts jonchent le sol. Les Allemands et nos hommes n'ont pas eu le temps de les enterrer. Les tranchées sont clouées au sol, et le dead-mans-land ressemble à un champ labouré, des tas doivent être enterrés en dessous...
Walter Giddy est né à Barkly East, dans la province du Cap, en Afrique du Sud, en 1895. Il est le troisième fils de Henry Richard Giddy et de Catherine Octavia Dicks/Giddy. Walter a été scolarisé au Dale's College à King Williamstown. Il s'est porté volontaire, avec des amis, pour effectuer son service militaire à l'étranger en 1915. Il a servi dans le 2nd S.A. Infantry Regiment. Après avoir survécu à la bataille du Bois Delville, il a été tué par un éclat d'obus le 12 avril 1917 près de Fampoux. Walter Giddy est commémoré par un mémorial spécial au cimetière militaire de Point du Jour, à Athies. Son journal a été recopié par sa sœur, Kate Muriel Giddy/Morris
5 juillet 1916 ... il a plu la nuit dernière et nous n'avons que des manteaux et des draps imperméables, mais je me suis blotti contre le vieux Fatty Roe et j'ai dormi assez chaudement. Il n'y a pas d'abris souterrains là où nous sommes en ce moment, et les obus explosent à une distance inconfortable. Un homme a été blessé hier soir pour un coup de pied. Les Huns gisent en tas, l'un d'entre eux que j'ai remarqué en particulier avait les deux jambes arrachées et la tête fracassée. Certains sont devenus tout à fait noirs à cause de l'exposition. Ils les enterrent aussi vite que possible. J'ai ramené avec moi un cor électrique à l'ancienne, des balles britanniques, des bouchons d'obus, etc., mais je suppose qu'ils seront jetés.
source: delvillewood.com
Le journal de WALTER GIDDY
22 juillet ... Le général Lukin nous a réunis autour de lui et nous a remerciés pour la manière splendide dont nous nous sommes battus dans les bois de Delville et de Bernafay. Il a dit que nous avions reçu l'ordre de prendre et de tenir les bois à tout prix, ce que nous avons fait pendant quatre jours et quatre nuits, et quand on nous a dit de nous replier sur la tranchée, nous l'avons fait comme des soldats. Il savait que ses garçons le feraient, et il était plus fier de nous aujourd'hui qu'avant, si tant est qu'il ait pu l'être, car il a toujours été fier des Sud-Africains. Tout ce qu'il regrettait, c'était la perte de braves camarades, et il nous remerciait du fond du cœur pour ce que nous avions fait.
21 juillet 1916 J'ai pris un bain dans la Somme et j'ai changé de sous-vêtements. Je suis maintenant allongé sur la colline verdoyante et j'écoute la fanfare de notre division, un jour heureux pour les gars qui ont eu la chance de passer.
source: delvillewood.com
LES BLESSURES, lES BLESSéS,LA MéDECINE
Les soldats français et sud-africains ont été exposés à une variété de blessures pendant la guerre, notamment des blessures par balle, des éclats d'obus, des brûlures dues aux armes chimiques, et des blessures causées par les conditions de vie dans les tranchées. Les blessures sont très peu différentes dans les deux cas et, pour les soldats sud-africains, il y a peu d'informations sur les blessures subies durant ce conflit. Durant cette période tragique, la médecine a évolué avec la création de nouvelles inventions médicales qui perdurent jusqu'à nos jours. Les médecins ont fait preuve d'ingéniosité pour sauver la vie de nombreux soldats. Malheureusement, les blessures psychologiques n'ont pas reçu l'attention qu'elles méritent, mais parfois des mesures ont été mises en place afin de réintégrer les soldats traumatisés dans la société
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les amputés Les conditions sanitaires défaillantes pendant les premières semaines de la guerre ont entraîné de nombreuses infections et menacé la vie des blessés, conduisant souvent à des amputations massives.
L'absence d'antibiotiques a rendu l'amputation nécessaire pour stopper l'infection et sauver des vies, malgré son caractère fréquent et brutal Les statistiques révèlent une prédominance des blessures causées par l'artillerie, entraînant un grand nombre d'amputations de membres. Les invalides de guerre ont été confrontés à des défis lors de leur retour à la vie civile, incluant la réintégration sociale et professionnelle malgré leurs handicaps. La société a dû repenser son rôle pour faciliter la réadaptation des mutilés de guerre, en leur fournissant des soins, des prothèses et des opportunités d'emploi adaptées à leurs besoins.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Le pied de tranchée Le pied de tranchée, ou syndrome du pied d’immersion, est une affection grave causée par l'exposition prolongée au froid et à l'humidité. Les symptômes incluent des ampoules, une peau tachetée, une rougeur et un engourdissement, pouvant conduire à des complications graves comme l'amputation. Le traitement actuel comprend le repos, l'élévation du pied affecté, la prise d'anti-inflammatoires, et des techniques simples de soins à domicile. Prévenir le pied de tranchée implique de garder les pieds au sec, en portant des chaussettes et des chaussures supplémentaires, et en les séchant correctement après exposition à l'humidité.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les gueules cassées Les blessures faciales, souvent désignées sous le terme de "gueules cassées", étaient parmi les plus traumatisantes de la Première Guerre mondiale. Les éclats d'obus, les balles et les effets des gaz chimiques pouvaient infliger des défigurations graves, détruisant les traits du visage et privant les soldats de leur identité. La chirurgie réparatrice a été un domaine crucial dans le traitement des gueules cassées. Les chirurgiens ont dû faire preuve de créativité et d'ingéniosité pour reconstruire les visages des soldats, utilisant des techniques de greffe de peau, de cartilage et d'os pour restaurer autant que possible leur apparence. Les conséquences psychologiques des gueules cassées étaient profondes, affectant non seulement l'estime de soi des soldats, mais aussi leur capacité à se réintégrer dans la société après la guerre. Pour les Sud-Africains, les blessures étaient assez différentes. Bien que les combats aient pu entraîner des blessures graves, telles que des amputations ou des lésions par balle, les cas de défiguration étaient moins fréquents en raison des armes utilisées.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les aveugles Les aveugles de la Première Guerre mondiale ont été confrontés à des défis immenses, tant sur le plan physique que psychologique. Leur réadaptation dans la société a nécessité des efforts considérables, avec la mise en place d'écoles spécialisées et de programmes de rééducation. La création d'ateliers et l'apprentissage de nouvelles compétences ont été essentiels pour favoriser leur réintégration professionnelle et sociale.
Les soldats blessés sud-africains ont souvent souffert de mutilations, de blessures graves au visage et de pertes de membres. Ces blessures ont eu un impact durable sur leur vie et leur capacité à fonctionner dans la société.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les gazés Les gaz ont été l'une des horreurs les plus redoutées de la Première Guerre mondiale, causant d'innombrables souffrances physiques aux soldats. Leurs effets dévastateurs ont laissé des séquelles durables sur le champ de bataille. Les Sud-Africains n'ont pas forcément subi les mêmes blessures, mais les conditions sanitaires difficiles et le manque d'hygiène ont également entraîné des souffrances importantes pour les soldats. Cependant, l'utilisation des gaz de combat lors de la Première Guerre mondiale représente une forme de barbarie qui affecte le corps des soldats de manière très douloureuse et horrible.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Le suicide Les souffrances des âmes pendant la Première Guerre mondiale étaient profondes et variées, allant de la simple lassitude au désespoir le plus profond. Le "cafard" était un terme utilisé pour décrire cet état de malaise mental et émotionnel, causé par les conditions de vie dans les tranchées et l'horreur des combats. Les soldats qui en souffraient étaient souvent confrontés à une incapacité à exprimer leur détresse, car le "cafard" n'était pas reconnu médicalement et ne justifiait pas l'évacuation ou la prise en charge médicale. Les tentatives de suicide étaient malheureusement une réalité tragique pendant la guerre, certains trouvant dans le suicide un échappatoire à leurs souffrances insupportables. Les blessures psychologiques et les tentatives de suicide pendant la Première Guerre mondiale étaient souvent les mêmes pour tous les soldats, y compris les Sud-Africains. Le poids émotionnel et psychologique de la guerre est le même dans l'expérience humaine, que ce soit pour les soldats français ou les soldats sud-africains.
source: L'évolution de la mortalité par suicide en France et à l'étranger parJean Daric, 1956
Article France 24 à lire ici
Les suicidés, ces soldats oubliés de la Grande Guerre. Près de 4 000 soldats se sont donnés la mort entre 1914 et 1918.
Le bilan humain français Le bilan humain pour la France de la Première Guerre mondiale dressé par le rapport officiel du député Marin en 1921 est important : 8 millions de Français mobilisés, 1,4 million sont morts (soit 900 par jour), soit 3,75 % de la population française. La France compte à cette époque une population taotale de 39.6 millions d'habitants. 252 900 disparus, 18 222 morts en captivité, 145 000 morts de maladies. Près de 36 % de ceux qui avaient entre 19 et 22 ans en 1914 sont morts. Cependant, de nombreux historiens et militaires, dont experts militaires, évoquent au moins 2 000 000 de morts (sans les disparus, sans les soldats coloniaux, et sans les morts de la grippe Espagnole), bilan également régulièrement revendiqué par les associations d'anciens combattants, et l'association La Main de Massiges indique qu'il y aurait au moins 700 000 soldats Français disparus pendant ce conflit.
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Le bilan humain sud africain: Entre 1914 et 1918, plus de 250 000 Sud-Africains de toutes origines, issus d'une population de 6 millions d'habitants, se sont portés volontaires pour servir la cause alliée. Des milliers d'autres se sont engagés directement dans l'armée britannique, avec plus de 3 000 rejoignant le Royal Flying Corps britannique. Plus de 146 000 Blancs, 83 000 Noirs et 2 500 Métis et Indiens ont combattu soit en Afrique du Sud-Ouest allemande, en Afrique de l'Est, au Moyen-Orient ou en Europe sur le front occidental. Plus de 7 000 Sud-Africains ont été tués et 12 000 blessés, et huit Sud-Africains ont reçu la Croix de Victoria.
source: Wikipedia
source: Wikipedia +
LA MéDECINE : Marie Curie
Durant la Première Guerre mondiale, le Service de santé des Armées et la Croix Rouge ont utilisé des voitures spécialement aménagées pour pouvoir réaliser des examens radiologiques au plus près des blessés. Marie Curie en est-elle la créatrice ? Et bien non ! La première mise en service des voitures radiologiques date d’avant 1905. Elles existaient en très petit nombre certes, mais elles étaient utilisées bien avant l’action de Marie Curie pour le Service de Santé. En soulignant l’importance de se rendre au plus près des blessés et des zones de combat, Marie Curie, comme d’autres médecins ou infirmières, a œuvré durant la guerre pour la multiplication de ce genre de voiture sur le terrain notamment durant les importantes batailles. Il fallait en effet « apporter » la médecine vers les blessés et non le contraire.
Pour l’expression « Petite Curie », il s’agit apparemment d’une invention d’Eve Curie, fille cadette de Marie Curie. C’est seulement en 1938 que cette dénomination arrive pour la première fois en France, au moment de la parution de la biographie qu’Eve a écrit sur sa mère, Madame Curie.
Source: musee.curie.fr
TESTEZ VOUS !
LES FEMMES à L'ARRIèRE
Les femmes dans le travail/usine- Munitionnettes
Les veuves et femmes de soldats
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/29-decembre-1915-les-munitionnettes-au-travail-dans-les-usines_1761127.html
Après la Première Guerre mondiale, la France compte environ 650 000 veuves et 805 000 orphelins. Pour être reconnue comme veuve de guerre, l'annonce du décès du soldat devait être faite par le maire et pouvait prendre du temps.
Les femmes ont joué un rôle crucial dans l'industrie, particulièrement dans les usines d'armement, où elles ont été surnommées les « munitionnettes ». Ces ouvrières ont enduré des conditions de travail difficiles, produisant une grande quantité de munitions au cours de longues journées de travail. Au-delà de l'industrie de l'armement, elles ont également occupé des emplois traditionnellement masculins, comme conductrices de tramway, postières et balayeuses, contribuant significativement à l'effort de guerre.
https://guerres.hypotheses.org/882
Le deuil est partagé par toutes les femmes de la famille. Les veuves, qui étaient souvent sans emploi, recevaient, pour subvenir aux besoins de leurs enfants, des aides financières de l'État. Après les lois votées en 1919, les pensionnées se sont vu offrir des emplois, comme la gestion d'un bureau de tabac.
Les femmes ont investis divers secteurs industriels, des plus dangereux aux plus spécialisés, marquant une étape importante dans l'évolution du rôle des femmes dans la société et dans le monde du travail..
https://www.museedelagrandeguerre.com/collections/robe-de-deuil/
https://imagesdefense.gouv.fr/fr/munitionnettes-ouvrieres-grande-guerre-industrie
LES FEMMES AU FRONT
Les "Hello Girls"
Pendant la Première Guerre mondiale, le général John J. Pershing a créé l'unité des opératrices téléphoniques du Signal Corps pour améliorer les communications sur le front occidental. Ces femmes, surnommées les "Hello Girls", étaient bilingues en français et anglais, recevaient un entraînement militaire strict et travaillaient près des lignes de front. Bien que leur contribution ait été vitale, elles ont souvent été privées de reconnaissance et de récompenses militaires.
Les infirmières à la guerre
Lors Lors de la Première Guerre mondiale, les trois sociétés de la Croix-Rouge française, auxiliaires du Service de santé des armées, mobilisent plus de 68 000 infirmières, créent près de 1 500 hôpitaux auxiliaires, des infirmeries et des cantines de gare pour le soin des soldats malades et blessés. Elles interviennent également auprès des populations des régions envahies.
source: Photographie personnelle,exposition Musée des Invalides,Paris, 2022.
Telephone Operators Leaving for the War, 2 February 1918. Group of 33 Telephone Operators Proficient in French and English Attached to Signal Corps, U.S.A. Leaving for Duty "Somewhere in France." National Archives and Records Administration, 111-SC-6066. NARA ID # 55173044. GGA Image ID # 199d636edd
LES FEMMES ET LA GUERRE
Les femmes noires : Durant la Première Guerre mondiale, les femmes noires d'Afrique du Sud ont connu des changements significatifs dans leur vie quotidienne et leur statut social. La guerre a entraîné une migration des femmes noires des zones tribales vers les villes, où elles ont souvent trouvé un emploi en tant que travailleuses domestiques. Ce passage d'un mode de vie tribal à un rôle urbain a marqué une transition vers une forme d'émancipation, bien que limitée.
Les femmes sud- africaines
Durant la Première Guerre mondiale, le rôle des femmes en Afrique du Sud était largement influencé par les normes sociales de l'époque, qui limitaient leur participation dans la sphère publique. Malgré ces restrictions, certaines femmes ont trouvé des moyens de contribuer à l'effort de guerre, bien que de manière non officielle et souvent non reconnue. Les recherches indiquent que, contrairement aux idées reçues, les femmes n'étaient pas complètement absentes des activités liées à la guerre, même si elles n'étaient pas en première ligne ou dans des rôles militaires conventionnels. Cette période a posé les fondations pour les changements futurs dans le statut des femmes, bien que le progrès ait été lent et inégal.
https://www.theheritageportal.co.za/article/amnesia-commemoration-african-women-south-african-war
LES FEMMES ET LA GUERRE
Dans les villes, ces femmes ont également initié des entreprises informelles, comme le lavage du linge, contribuant ainsi à l'économie urbaine. Néanmoins, leur intégration dans le processus d'industrialisation du pays était quasi inexistante, car les postes dans les usines étaient principalement réservés aux hommes noirs. En 1930, l'extension du droit de vote aux femmes a constitué une avancée légale importante, mais elle n'a pas eu l'impact escompté sur la condition des femmes noires, qui restaient marginalisées dans la société sud-africaine de l'époque. Ce rapport met en lumière la complexité de la situation des femmes noires en Afrique du Sud pendant la Première Guerre mondiale, révélant à la fois des avancées et des limites dans leur quête d'autonomie et de reconnaissance.
LES FEMMES ET LA GUERRE
Les femmes blanches: D'un autre coté, le rôle des femmes blanches en Afrique du Sud était principalement limité à celui d'infirmières. En effet, certaines femmes blanches se sont jointes en tant qu'infirmières mais elles n'ont pas participé davantage. Cette période de l'histoire sud-africaine a été marquée par des changements significatifs, mais les progrès concernant l'autonomisation et l'émancipation des femmes étaient peu visibles. Malgré les bouleversements sociaux et politiques, les opportunités pour les femmes de s'affranchir des rôles traditionnels et de gagner en indépendance étaient rares. Les femmes blanches, bien qu'elles aient joué un rôle dans l'effort de guerre, n'ont pas connu d'avancées majeures dans leur statut social ou dans l'acquisition de nouveaux droits. Ce rapport met en lumière la complexité de la condition féminine en Afrique du Sud pendant la guerre, soulignant une période où les attentes et les réalités ne coïncidaient pas toujours pour les femmes.
Jean Bouin
Les Artistes et Sportifs durant la Guerre
La course de Jean Bouin en 1912, médaillé d'argent.
Pendant la Première Guerre mondiale, qui a éclaté en 1914 et a duré jusqu'en 1918, de nombreux sportifs et artistes ont été profondément affectés par les conflits qui ont secoué le monde. Ces individus talentueux, sportifs comme artistes, qui avaient autrefois été apllaudis et vus sur les scènes sportives et artistiques, ont été confrontés à des défis cruciaux et dangereux alors que le monde était en conflit.
La statue Jean Bouin
Jean Bouin avec des spectateurs.
Alexandre François Étienne Jean Bouin, né le 21 décembre 1888 à Marseille et mort pour la France le 29 septembre 1914 à Xivray dans la Meuse, est un athlète français spécialiste de la course de fond. Outre une médaille d'argent aux Jeux olympiques d'été de 1912 sur 5 000 mètres, il a gagné trois fois de suite le Cross des nations, considéré alors comme le championnat du monde de la discipline. Il a également été le détenteur de sept records du monde sur différentes distances et durées. De nombreuses enceintes sportives portent son nom en France.Un stade de Rugby en France a ete renome apres lui, le stade s’appelle; Stade Jean Bouin
Photos du Stade JeanBouin visité en Novembre 2023.
Rudolph Lewis
Rudolph Ludewyk Lewis, également connu sous le nom d'Okey, née le 12 Juillet 1887 et mort le 29 Octobre 1933, était un cycliste sud-africain. Il était très bon en vélo et a remporté une médaille d'or dans une grande course aux Jeux olympiques de 1912. Il a grandi dans une ferme et a travaillé dans une mine d'or, mais il aimait aussi pratiquer d'autres sports comme la boxe et le patinage. Après les Jeux olympiques, il s'est rendu en Allemagne et y a remporté une autre course. Malheureusement, il a été blessé pendant la guerre et est tombé malade dans un camp de prisonniers, ce qui l'a fait mourir alors qu'il était encore jeune.
Rudolph Lewis sur son vélo
Reginald Edgar
Reginald Edgar Walker (né le 16 mars 1889 à Durban et mort le 5 novembre 1951) était un athlète sud-africain, champion olympique du 100 mètres en 1908. Né dans la colonie du Natal, Walker, champion d’Afrique du Sud en 1907, ne faisait pas partie des grands favoris pour le 100 mètres aux Jeux olympiques d’été de 1908. Il a même eu du mal à se rendre à Londres, car il n’avait pas les finances nécessaires jusqu’à ce qu’un journaliste sportif du Natal recueille des fonds pour financer le voyage de Walker. En Angleterre, il a été entraîné par Sam Mussabini, plus tard.
Reginald Edgar
Vidéo de sa course.
Source: https://olympics.com
Robert Bodley
Robert Bodley s'installe dans la région du Witwatersrand. Pendant la guerre des Boers, il était l'un des gardes du corps du commandant en chef britannique Lord Roberts. Après la guerre, Bodley vécut à Germiston dans la province de Gauteng. En 1906, il rejoint le 5th Mounted Rifles, où il devient un tireur d'élite réputé et est sélectionné pour les Jeux olympiques de Stockholm de 1912. En 1914, Bodley servit comme capitaine dans le 8th South African Horse combattant les Allemands en Afrique de l'Est depuis mai 1916. Il retourna au 5th Mounted Rifles et participa à ses deuxièmes Jeux olympiques à Anvers en 1920.
Robert Bodley
Palmarès et médailles sur le site du CIO
Edward Thomas
Réné Camard
Testez vous !
La mémoire de la guerre et les commémorations
1919-1920 : Les premières commémorations ont lieu immédiatement après la fin de la Première Guerre mondiale. Le 11 novembre 1919, le premier anniversaire de l'armistice est célébré dans de nombreux pays alliés, notamment en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis. 1920-1930 : La décennie suivante est marquée par la construction de nombreux monuments et mémoriaux dédiés aux soldats tombés au combat. Ces monuments deviennent des lieux de rassemblement pour les commémorations annuelles.
1939-1945 : Pendant la Seconde Guerre mondiale, les commémorations de la Première Guerre mondiale sont souvent mêlées à celles de la Deuxième Guerre mondiale, renforçant le caractère mondial du conflit.
1950-1960 : La Guerre froide influence les commémorations, en mettant l'accent sur la nécessité de prévenir de nouveaux conflits mondiaux. Des cérémonies internationales sont organisées pour souligner l'importance de la paix et de la coopération entre les nations.
Le cercueil du Soldat Inconnu sous l'Arc de triomphe, le 28 janvier 1921.
© Agence Rol / Bibliothèque nationale de France
Photos des élèves sous l'Arc de Triomphe novembre 2023
La mémoire de la guerre et les commémorations
1980-1990 : Le 70e anniversaire de l'armistice en 1988 est marqué par des cérémonies significatives à travers le monde. De nombreux chefs d'État et de gouvernement se réunissent pour commémorer l'événement et réaffirmer l'importance de la paix. 2000-2014 : La commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, débutant en 2014, attire une attention particulière. Des événements spéciaux, des expositions et des cérémonies sont organisés dans de nombreux pays pour rappeler les sacrifices des soldats et souligner les leçons à tirer de ce conflit.
2014 : Le 4 août marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Des cérémonies commencent dans le monde entier pour honorer le souvenir des millions de personnes qui ont perdu la vie au cours de ce conflit.
2018 : Le 11 novembre 2018, le centenaire de l'armistice est commémoré dans le monde entier. Des cérémonies officielles, des défilés, des concerts et d'autres événements sont organisés pour marquer la fin de la Première Guerre mondiale.
2020 : La pandémie de COVID-19 affecte les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, entraînant l'annulation ou la modification de nombreux événements prévus.
Sous l’Arc de Triomphe à Paris durant le ravivage de la flamme du Soldat inconnu - © Constance NOMMICK / armée de Terre / Défense
Les 28 pays possèdant des tombes de soldat inconnu sont :
Les soldats inconnus
Luxembourg Liban Maroc Nouvelle-Zélande Pologne Portugal Rép tchèque
Canada Espagne États-Unis Gambie Grèce Irak Inde Italie
Roumanie Royaume-Uni Russie
1938 Serbie Syrie Ukraine Tunisie
Albanie Arménie Algérie Allemagne Argentine Australie Belgique
28 pays possèdent des tombes de soldat inconnu. La France et l'Angleterre inaugurent le même jour l'inhummation de leurs soldat,le 11 novembre 1920.L'hommage ainsi rendu aux morts par les Français et les Anglais fit rapidement des émules, mais seulement du côté des vainqueurs . Dès 1921, le Portugal, l'Italie et les États-Unis désignèrent leur Soldat inconnu, reprenant un cérémonial calqué sur ceux des Britanniques et des Français. Entre 1922 et 1932, d'autres pays développece projet mémoriel : la Belgique, la Yougoslavie, la Roumanie, la Pologne, la Tchécoslovaquie. L'Australie en 1993, le Canada en 2000 et la Nouvelle-Zélande en 2004 ont décidé d'exhumer un soldat anonyme qui reposait en France et de le rapatrier dans leur capitale respective.
Cérémonie devant la tombe du Soldat inconnu britannique à l'abbaye de Westminster,18 novembre 1920. Source : Corbis
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PARIS LA NUIT
tranchee et village detruit
peronne
Assemblée nationale
Conclusion
Au terme de notre exploration des divers aspects de la Première Guerre mondiale, nous pouvons tirer plusieurs enseignements marquants. D'abord, l'engagement des soldats sud-africains dans ce conflit mondial, motivé en grande partie par des considérations économiques, illustre la complexité des facteurs qui poussent les hommes au front. Le volontariat et la conscription ont joué des rôles cruciaux dans la mobilisation des troupes, révélant des variations significatives selon les pays impliqués. Parallèlement, cette guerre a représenté un tournant décisif dans l'évolution de l'équipement militaire. L'amélioration continue de l'armement, des avions de guerre, des chars et des uniformes a transformé les conditions de combat, marquant une avancée technologique sans précédent. Les femmes, souvent reléguées à des rôles secondaires et non reconnus publiquement, ont pourtant joué un rôle indispensable. Leur engagement a contribué à l'émancipation féminine, un changement social majeur qui a commencé à prendre forme durant et après le conflit.
Les artistes et les sportifs, en utilisant leur influence, ont également soutenu l'effort de guerre, que ce soit par leur engagement direct ou à travers des œuvres inspirées par le conflit. Ces contributions diverses montrent comment la guerre a affecté tous les segments de la société.
Enfin, les progrès de la médecine de guerre, bien que notables, n'ont pas suffi à prévenir les séquelles physiques et psychologiques profondes des blessés. Les défis de la réintégration des invalides dans la vie civile demeurent une préoccupation persistante, soulignant les coûts humains durables de la guerre. Cette conclusion sur la Première Guerre mondiale met en lumière l'ampleur des impacts humains, sociaux et technologiques du conflit, posant les bases d'un monde profondément transformé par quatre années de combats intensifs
Quelles ressources avez-vous trouvées les plus utiles ou informatives pour vos recherches?
RetourS d'expérience.
Nous avons questionné nos élèves à la fin de ce projet pour avoir leurs impressions.
Quel lieu vous a le plus marqué ?
Comment évaluez-vous la qualité et l'utilité de la ressource produitesur une échelle de 1 à 5 : ce genially ?
Le projet vous a-t-il aidé à mieux comprendre comment l'histoire influence le présent et notre perception du passé ?
- Pierre Wicker, 1917, L’année incertaine, volume 4, ed L’Est Républicain, 2014
- Pierre Wicker, 1918, La délivrance, volume 5, ed L’Est Républicain, 2014.
- Mathilde Benoistel et Laetitia Desserrières, La guerre des tranchées, ed Ouest France, 2003.
- Christophe Thomas, 1914-1918, L’affiche s’en va-t-en guerre, ed OREP, 2021.
- Penny Grimbeek, Jan Christian Smuts, 1870-1950 a chronology, ed WESSA, 2010.
- Collectif les cahiers de l’Historial, Otto Dix, les morsures de la guerre, imprimerie du Conseil général de la Somme, 2015.
- Collectif les cahiers de l’Historial, Thiepval, les piliers de la mémoire, imprimerie du Conseil général de la Somme, 2016.
- Ouvrage collectif, L’ossuaire de Douaumont, guide touristique du pèlerin, Edité par le Comité de l’œuvre.
- Stéphane Audoin-Rouzeau, La Grande Guerre peut-elle mourir ? Essai sur le référent 14-18, ed Odile Jacob, 2023.
- Jean Noel Grandhomme, Chronologie de la Première Guerre mondiale, ed Ouest France, 2018.
- Jean Luc Kaluzko, Verdun, le champ de bataille vu du ciel, ed YSEC, 2019.
- Ouvrage collectif, L’armistice du 11 Novembre 1918, objets documents et souvenirs du patrimoine militaire, coédition ministère de la Défense et éditions Gourcuff Gradenigo, 2008.
- Jérôme Eho et Jérôme Phalippou, La Grande Guerre 14-18, ed OREP, 2023.
- Tardi et Verney, Putain de guerre !, ed Casterman, 2014.
bibliographie
- Christophe Thomas, L'argot des poilus en 10 leçons, ed OREP, 2022.
- Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918.
- Frédéric Pineau, Nations oubliées dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918.
- Marc Henri Barrabé, Ecrivains et artistes de la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918.
- Christophe Thomas, La Grande Guerre du sport, ed OREP, 2023, Collection 1914-1918
- Philippe Manon, Le service de santé pendant la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918.
- Yann Thomas, Mort pour la France, Histoire de votre ancêtre, ed OREP, 2019, Collection 1914-1918.
- Hervé François et Stéphane Audoin-Rouzeau, L’Historial de la Grande Guerre, ed Gallimard, 2018.
- Jim Eldridge, 50 choses à savoir sur la Première guerre mondiale, ed Clorophyl, 2016.
- Christophe Mahieu, 1914, La guerre est déclarée, volume1, ed L’Est Républicain, 2017.
- Christian Castellani, 1916, Le grand massacre, volume 3, ed L’Est Républicain, 2017.
- Benoît Prot, Journaux de guerre, trésors inédits d’une collection privée 1914-1918 / 1939-1945, ed PRISMA, 2023.
- Jean Norton Cru, Du témoignage, ed Allia, 2008.
sitographie
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- https://www.wikipedia.org/
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- https://musee.curie.fr/blog/marie-curie-a-t-elle-invente-les-voitures-radiologiques-petites-curie
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- https://www.paris-arc-de-triomphe.fr
- Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bouin
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- https://olympics.com/en/athletes/robert-bodley
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- https://www.museedelagrandeguerre.com/collections/le-travail-des-femmes/
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- https://www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2002-1-page-11.htm
- https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9morial_national_sud-africain_du_bois_Delville
- https://www.memoire-pas-de-calais.com/premiere-guerre-mondiale/ils-sont-venus-du-monde-entier/sud-africains/
- https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-2-page-23.htm#:~:text=Les%20premiers%20engag%C3%A9s%20d'ao%C3%BBt,pas%20toujours%20diff%C3%A9renci%C3%A9s%20ou%20d%C3%A9compt%C3%A9s
LES AUTEURS
Travail réalisé par les classes de 1ère A et B et leurs professeurs d'HG au Lycée international Jules Verne de Johannesburg 2023-2024.
DIOUM AnnaTHOUET Sebastian KAFO TCHINJO Yoan
BUSQUET Thomas HAMILTON Neville CLAIR Maxime GAJU NYIRUBUTAMA Malika NATHANIEL Andrianna YUSUPOVA Fotima M. STAES NicolasMme JUILLERON Gwendoline
BILA MINLANGU NKEBI Yose DIOUM Fatou INALLA Mohamed LAOUCHEZ Andréa LEPERS Louis MBAIGOLMEM Jade NUNES-CHURIN Alexandre PERRON Félix SACKO KEITA Noumory TABET Mehdi WARUGONGO Kimathi WAWA DAHAB Awad WILSON Léa
Sépulture d'Auguste Liot en 1917 et en 2023
Vidéo
Le soldat en 1915-1916
En août 1915, un nouvel uniforme bleu clair est adopté. La capote retrouve un boutonnage croisé qui protège davantage les soldats et les bandes molletières (2,60 m de long) remplacent les guêtres en cuir. Il est muni de poches renforcées pour stocker des munitions ou des petits objets. Cet uniforme, vite appelé « bleu-horizon », n’est pas généralisé avant l’automne 1916.Le casque Adrian, métallique, commence à doter les unités à partir de septembre 1915 . Il se compose d’une bombe métallique sur laquelle sont rivetés un cimier, une visière et un couvre nuque, un insigne d’arme complète l’ensemble métallique.
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Le soldat en 1914
Le capote gris de fer bleuté fermée par deux rangs de boutons. Le pantalon est enserré au niveau des mollets par des guêtres en cuir lacées. Il est chaussé de brodequins en cuir avec semelles cloutées. Le ceinturon porte trois cartouchières en cuir et la baïonnette dans son fourreau. Le képi (modèle 1884) à turban garance et bandeau bleu, est recouvert, en campagne, d’un couvre-képi bleu. Le havresac est un sac de toile cirée renforcé par un cadre en bois sur lequel sont arrimés plusieurs équipements collectifs ou individuels, il pèse entre 25 et 30 kg, une musette en toile complète l’ensemble.
"Une guerre, deux hémisphères"
AEFE
Created on November 27, 2023
Projet du Lycée Jules Verne de Johannesburg 2023-24
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"une guerredeux hemisphères"
La Première Guerre mondiale entre France et Afrique du sud.
Travail réalisé par les classes de 1ère A et B du Lycée international Jules Verne de Johannesburg.
BONNE Lecture
Remerciements
Les élèves de 1ère du Lycée Jules Verne de Johannesburg en Afrique du sud ont réalisé ce travail à l'occasion des 110 ans du déclenchement de la Première Guerre mondiale en 2023-2024. Nous remercions chaleureusement les institutions qui nous ont apporté leur soutien : Le ministère des Armées L' ECPAD l'AEFE et Mme Julienne IA-IPR La direction du Lycée Jules Verne Merci au Professeur Grundlingh de l'Université de Stenlenboch pour son intervention. Merci à Mme la député des français de l'étranger, Mme Amelia Lakrafi
Merci aux parents des élèves qui ont laissé leurs enfants voyager si loin, jusqu'aux lieux de mémoire français. Merci aux professeurs qui se sont investis dans le voyage: M. Julien Louis, M. Staes, M. Fraye, M. Fogglia, Mme Legentil et Mme Juilleron
Sommaire
p 22p 26 p 30 p 39 p 47 p 49 p 54 p 60 p 61 p 66 p 67 p 68
Les tranchées
Le SS Mendi
p 4p 5 p 6 p 7 p 8 p 9 p 11 p 12 p 15
Contexte européen
Parcours de soldats
Contexte sud africain
Les blessures et bléssés
Chronologie
Marie Curie
Le volontariat
Les femmes et l'armée
Artistes et sportifs
La conscription
Les commémorations
Mobilisation des sud africains
Les lieux visités
Interview Grundlingh
Conclusion
Equipements et tenues
Armements et évolutions
Retour d'expérence
Bibliographie
Contexte europeen
La cause immédiate de la Première Guerre mondiale est l’assassinat de l’héritier du trône d’Autriche, l’archiduc Franz Ferdinand, le 28 juin 1914 à Sarajevo. L’assassin, Gavrilo Princip, était membre d’un mouvement nationaliste serbe visant à unifier la Serbie et d’autres États slaves alors sous la domination de l’Empire austro-hongrois. Cet assassinat est l'étincelle qui a enflammé l'Europe, mais le terrain avait été préparé par de nombreux autres incidents. La Première Guerre mondiale trouve ses origines dans des causes profondes, comme les conflits d’avant-guerre ayant engendré une série de crises. La course aux armements et les alliances ainsi que des accords militaires secrets opposaient la Russie, la France et la Grande-Bretagne à l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Empire ottoman (la Turquie), dans un équilibre de plus en plus instable. La colonisation et les tensions économiques sont également à l'origine de ce conflit. Si l’un ou l’autre de ces pays déclarait la guerre, il y avait de grandes chances que tous prennent part au conflit.
En cliquant sur cette carte, on découvre l'ensemble des pays bélligérants.
Source: National WW1 museum and memorialhttps://www.theworldwar.org/fr/interactive-map
Contexte sud africain
L'Afrique du Sud s'est battue aux côtés des Alliés pendant la Première Guerre mondiale. Par le jeu des alliances et le statut de dominion du pays au sein de l'Empire britannique, le pays entre dans le conflit dès septembre 1914. Au début de la Première Guerre mondiale, la couronne britannique déclare la guerre au nom de tout l'empire. Mais petit à petit, les gouvernements des dominions se sont davantage impliqués dans l'effort de guerre. David Lloyd George, arrivé au pouvoir à Westminster à la fin de 1916, a établi l'Imperial War Conference. La neuvième résolution de l'Imperial War Conference déclara que les dominions étaient des « autonomous nations of an Imperial Commonwealth » et qu'ils possédaient un « right ... to an adequate voice in foreign policy and in foreign relations » (« droit [...] à une voix satisfaisante sur le plan des politiques étrangères et des relations externes »).
Source: carte générée parl'IA
Imperial War Cabinet (« cabinet de guerre impérial »), au 10 Downing Street, le 1er mai 1917. Les premiers ministres britannique, canadien, néo-zélandais et sud-africain sont présents (David Lloyd George, Robert Borden, William Massey, et Jan Smuts). Source: Wikipédia
Vidéo sur le contexte et les fronts sud africains (Version anglaise)
Source: Great war channel on You Tube by Indiana Neidell
1er août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, et le 3 août par le jeu des alliances à la France. La France mobilise ses troupes en réponse. L'Afrique du Sud, en tant que dominion de l'Empire britannique, se joint au conflit aux côtés des Alliés.
28 juin : L'archiduc François-Ferdinand d'Autriche est assassiné à Sarajevo, déclenchant une série d'événements conduisant à la déclaration de guerre.
Septembre : Les troupes sud-africaines participent aux premières opérations militaires en Afrique du Sud-Ouest allemande (l'actuelle Namibie), une colonie allemande.
Février : Les troupes sud-africaines capturent Windhoek, la capitale de l'Afrique du Sud-Ouest allemande.
1914
1915
Avril : Début de la bataille de l'Artois sur le front occidental.
En Europe fin de la guerre de mouvement et début de la guerre de position avec une stabilisation du front et des armées qui creusent des tranchées dans lesquelles la vie est très difficile.
Juillet-Novembre : La bataille de la Somme voit l'engagement massif des troupes françaises, britanniques (et donc sud africaines contre les Allemands. Les Sud-Africains participent à la bataille de Delville Wood en France en juillet.
Février à Avril : Les troupes françaises sont impliquées dans l'offensive Nivelle sur le Chemin des Dames et les sudafricains en Egypte contre les Ottomans.
1917
1916
Février-Décembre : La bataille de Verdun, l'une des batailles les plus meurtrières de la guerre, oppose les forces françaises à allemandes.
Juillet : La bataille de Passchendaele sur le front occidental voit la participation des troupes sud-africaines (les troupes françaises sont également impliquées), mais la campagne est caractérisée par des conditions difficiles et de lourdes pertes.
1923
1919
Signature des Traités
1918
Juin : Création de la SDN (Société des Nations). L'Afrique du Sud devient membre en tant que nation indépendante, marquant une étape importante dans son statut international après la guerre.
11 novembre : Signature de l'armistice, mettant fin aux hostilités. Les troupes sud-africaines rentrent progressivement au pays.
Retour de la guerre de mouvement : Les troupes allemandes lancent une série d'offensives sur le front occidental, mais elles sont finalement repoussées lors de la contre-offensive des Alliés.
volontariat
Définition: Volontariat (militaire) : C’est un engagement volontaire dans l'armée.
Volontaires Français : Les premiers engagés d'août 1914 au 1 er avril 1915 représentent plus de 200 000 soldats de différents endroits du monde (étrangers inclus).
Volontaires Sud-africains : Plus de 25 000 volontaires noirs sud-africains ont servi en France durant la Première Guerre mondiale aux côtés du South African Native Labour Corps (SANLC) qui était une force de travailleurs formée en 1916 en réponse à une demande britannique de travailleurs dans les ports français.
Photographies personnellesvisite Musée des Invalides
conscription
Conscription : Système de recrutement d'une armée fondé sur l'appel annuel de jeunes gens ayant atteint l'âge légal du service militaire. Tous les hommes de vingt à quarante-huit ans sont appelés par le ministère de la guerre. Les besoins sont considérables pour répondre à la doctrine militaire des « gros bataillons ». Cette guerre était considérée comme‘’ C 'est une guerre de l 'homme white ‘’ Conscrits Français : le nombre de conscrits recensés durant la première guerre mondiale s’élève entre 299 000 et 320 000 hommes
© IWM (Art.IWM PST 12330)
MOBILISATION des sud africains
Au début de la Première Guerre mondiale, le gouvernement britannique fit appel aux différents territoires du Commonwealth pour obtenir leur participation au conflit en hommes et en matériels. C'est à la demande du gouvernement britannique de fournir des troupes supplémentaires pour servir sur d'autres théâtres d'opérations que l'Afrique australe, que la 1st South African Infantry Brigade fut créée pour combattre en Europe. Cette brigade comprenait quatre régiments : le 1er Régiment de la Province du Cap, le 2e Régiment du Natal et de l'État libre d'Orange, le 3e Régiment du Transvaal et de Rhodésie, et le 4e Régiment écossais d'Afrique du Sud. La brigade fut d'abord envoyée en Égypte. Aux côtés de forces impériales britanniques, elle prit part aux opérations contre les Sanoussi armés par les Ottomans. Après cette campagne, la brigade fut envoyée en France. Le 20 avril 1916, elle débarquait à Marseille pour rejoindre le front occidental
Source: ECPAD: © Albert Moreau / SCA / ECPAD / SPA 82 M 19761916 - Défilé des troupes britanniques à Marseille. La mascotte des troupes sud-africaines.
les sud africains
Source: ECPAD © Photographe inconnu / SPCA / ECPAD / SPA 6 RF 29 1917 - Sur une plage du Nord-Pas-de-Calais, une compagnie de travailleurs sud-africains participent à une fête. Les membres des compagnies exécutent des danses guerrières Zulu devant des cadres britanniques.
Source: © Paul Queste / SPCA / ECPAD / SPA 99 B 5566Le 13 juin 1917, le général Pershing arrive à Boulogne-sur-Mer à bord du vapeur 'Invicta".Le même jour, des permissionnaires anglais s'embarquent pour la Grande-Bretagne. Des soldats noirs Sud-Africains sont également dirigés vers le quai d'embarquement.
Interview du Professor Grundlingh
Les soldats sud-africains noirs se sont engagés pour plusieurs raisons :
- à la suite d'appels d'organisations politiques qui ont promis des droits civiques plus étendus au retour de la guerre,
- parce que les chefs de tribus avaient décidé qu'ils devaient partir à la guerre,
- pour obtenir une solde régulière,
- et pour fuir une situation judiciaire compliquée.
Au début de la guerre, le gouvernement sud-africain ne voulait pas envoyer de soldats noirs, considérant que c'était une guerre de 'blancs'. Puis, progressivement, le conflit durant, les Britanniques ont demandé un effort de guerre plus important, et les soldats noirs ont pu intégrer l'armée. L'intégration n'a pas été totale du côté sud-africain, car ils ont maintenu une politique de ségrégation : les soldats noirs ne pouvaient pas participer aux opérations combattantes, étaient logés à part, et gardés la nuit par d'autres soldats. Du côté français, les troupes coloniales n'ont pas connu cette forme de ségrégation.Le professeur Grundlingh a travaillé sur la thématique de la Première Guerre mondiale en Afrique du Sud. Selon lui, il y a plusieurs raisons à l'engagement des soldats blancs et noirs dans l'armée
Professor Albert GrundlinghHistory Department Stellenbosch University
Les soldats sud-africains blancs se sont engagés pour plusieurs raisons :
Fantassins française en 1914
Equipements et tenues des soldats français et sud africains
Tenue française en 1916
Dans la partie qui suit, nous allons aborder deux thèmes différents. Le premier porte sur les équipements et tenues des soldats français et sud-africains au cours de la guerre. Le suivant, quant à lui, aborde l'armement et les évolutions technologiques..
Equipement des Sud Africains
Les Sud Africains
Char Anglais : Le Mark I
Char Français : Le Renault FT
Aviation Anglaise
Aviation Française
Fantassin français en 1914
En août 1914, les fantassins français portent encore les pantalons rouge garance devenus leur signe distinctif depuis 1829 et une capote (modèle 1877) gris de fer bleuté
Fantassin français en 1916
Dès septembre 1914, une nouvelle capote est proposée pour répondre aux besoins de l'armée en tenant compte des contraintes du conflit. Ainsi le nouveau modèle dit Poiret, du nom du son concepteur, est plus simple à produire, il économise du tissu et de la main d’œuvre.
armements et evolutions technologiques
Le Mark I
Le Mark I est un char britannique utilisé à partir de 1916, lors de la Première Guerre mondiale. Il fut le premier char d'assaut opérationnel au monde.
Conçue pour le franchissement des tranchées, ne permettait pas l'installation d'une tourelle qui l'aurait déséquilibré, son armement était donc installé sur les côtés, dans deux extensions latérales. Il en existait deux versions : une appelée Male, armée de canons de 57 mm et de mitrailleuses, et une appelée Female (femelle), armée uniquement de mitrailleuses.
Source: Wikipedia
Char Renault FT
armements et evolutions technologiques
Le char Renault FT a été le véhicule de combat blindé et chenillé le plus efficace de la Première Guerre mondiale. Environ 3 700 chars FT sortirent d'usine en dix-huit mois, la plupart fabriqués chez Renault, mais aussi chez Berliet, Somua et Delaunay-Belleville.
Le Renault FT allait définir le type même du char de combat moderne : armement en tourelle pivotante tous azimuts, groupe moteur situé à l'arrière et chenilles débordantes à l'avant. Le Renault FT est resté en service réduit dans l'armée française jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale.
testez vous !
armements et évolutions technologiques
Au moment du déclenchement de la guerre, la plupart des avions n’étaient pas armés et étaient surtout utilisés à des fins d’observation et de reconnaissance. Les équipages ne tardèrent pas à se tirer les uns sur les autres avec des armes manuelles et, plus tard, des mitrailleuses montées sur l’avion.
Royal Aircraft Factory B.E.2, Avion de chasse de 1914
Les dirigeables militaires Vickers type 23, sont quatre dirigeables rigides britanniques construits durant la Première Guerre mondiale.
Le Handley Page V/1500 était un bombardier lourd de nuit britannique en 1918
armements et évolutions technologiques
Le Caudron G.4 est un avion militaire de la Première Guerre mondiale, premier bimoteur militaire au monde à entrer en service. Au cours de sa carrière, plusieurs records et exploits seront accomplis à ses commandes.
Farman MF.11 est un avion de reconnaissance français monomoteur conçu par Maurice Farman en 1914 mis en service au début de la Première Guerre mondiale.
testez vous !
testez vous !
Les tranchées...
La vie dans les tranchées n'était pas facile. Un certain vocalubaire est apparu lors du conflit. L'argot des tranchées donne des images, des odeurs et des couleurs à cette réalité.
L'argot des tranchées
Les uniformes
Vidéo la vie dans les tranchées
source: Film documentaire historique. Création Daniel Costelle, Isabelle Clarke, 2014.
Verdun
Verdun , image interactive (aprés/avant)
Les classiques: Le SECHOIR est un mot très connu qui désigne non pas le lieux de séchage du ligne mais le réseau de barbelés où les morts des 2 camps restent accrochés. Les soldats utilisaient la ROSALIE , c'est à dire la baïonnette. Ce nom fut donné grâce à une chanson de 1914. Les civils accrochent rapidement à ce surnom mais les soldats utilisent plus volontier le mot FOURCHETTE pour nommer leur arme. D'ailleurs le vocabulaire de la cuisine est très présent, car après la fourchette, il y a la MARMITE. C'est-à-dire l'obus de gros calibre dont les éclats sont comparés aux marmites de campement.
L'argot des tranchées
Les animaux des tranchées: Les TOTOS et les GASPARDS étaient très nombreux auprès des soldats. Les totos ou les poux harcelaient les hommes jour et nuit sans distinction de camps. Les gaspards ou les rats pullullaient dans les tranchées grignotant cadavres, les vivants et les vivres. Le SINGE n'a pas fait la guerre, mais le mot désigne la viande de boeuf en conserve dans la ration du soldat. Si l'appelation met peu en appétit, elle tire son origine de l'ouvre boit fourni fabriqué par la société Le Singe et pas de la qualité du produit.
Vidéo sur le coupe barbelés qui montre un fusil Lebel et une baïonnette (2;30 min)
Source: Christophe Thomas, L'argot des poilus en 10 leçons, ed OREP
testez vous !
Le naufrage du SS MeNdi
L'ampleur de la perte de vies dans la catastrophe du Mendi a établi son statut de tragédie nationale en Afrique du Sud, qui a brièvement transcendé les divisions raciales. L'ensemble de la Chambre de l'Assemblée d'Afrique du Sud s'est levée en silence le 9 mars 1917 en signe de respect. Le Premier ministre Louis Botha a prononcé un discours louant la participation des « indigènes » à la guerre et menant une motion non contestée pour « enregistrer une expression de sa sincère sympathie avec les proches des officiers décédés, des sous-officiers et des indigènes dans leur deuil.
Dans la nuit du 21 février 1917, le naufrage du SS Mendi a entraîné la mort de plus de 600 hommes du South African Native Labour Corps (SANLC), marquant ainsi la perte la plus significative de vies non-combattantes de ce corps durant la Première Guerre mondiale. En route vers la France pour soutenir les combats, le Mendi a été percuté par le plus grand SS Darro dans un épais brouillard, à 19 km au sud de St Catherine’s Point, sur l'île de Wight. Le Mendi a coulé rapidement après la collision, causant la mort de 607 hommes, certains tués sur le coup, d'autres noyés. Le Mendi est désormais un symbole de commémoration de leur service.
Troops of the South African Native Labour Corps around a brazier at their camp. Dannes, March 1917.
Source: https://www.iwm.org.uk/history/why-the-sinking-of-the-ss-mendi-is-remembered-around-the-world
© IWM (Q 4875)
Le naufrage du SS MeNdi
Vers 05h00 GMT, un bateau postal de la Royal Mail, le SS Darro, a percuté le Mendi à pleine vitesse, créant un trou de 6 mètres sur son côté tribord. Le choc a traversé jusqu'aux cales bondées où des hommes dormaient . Au total, 646 personnes sont mortes. Seulement 267 ont survécu au naufrage ; 195 hommes noirs, deux des quatre officiers blancs et 10 des 17 sous-officiers blancs. Pourquoi le SS Darro n'a-t-il pas aidé à sauver des soldats? Le SS Darro n'a subi que des dommages mineurs et il y avait largement de la place à bord, selon l'enquête officielle. Les survivants ont plutôt été secourus par le destroyer HMS Brisk puis par d'autres navires. L'historien sud-africain, PH. Albert Grundlingh, a déclaré qu'il était difficile d'expliquer les actions du capitaine Stump. "C'est enveloppé de mystère", a-t-il dit. Lors d'un tribunal, le capitaine Stump a déclaré qu'il faisait sombre et qu'il ne pouvait pas voir dans ces conditions. Peut-être était-il confus ou avait-il perdu son sang-froid. "Était-ce parce que les hommes étaient noirs ? Il y a certainement eu des spéculations à cet effet, mais aucune conclusion définitive. En Afrique du Sud, les gens le croyaient."
Source: BBC (https://www.bbc.com/news/uk-england-hampshire-38971394)
La grande majorité de ceux qui se sont noyés ou qui sont morts d'hypothermie étaient des Sud-Africains recrutés pour travailler comme ouvriers manuels sur le front occidental. Beaucoup s'étaient engagés en espérant qu'ils obtiendraient plus de libertés politiques s'ils démontraient leur volonté d'aider l'effort de guerre de l'Empire britannique. Le Mendi avait déjà complété un voyage de 34 jours depuis Le Cap lorsqu'il passa près de l'île de Wight dans un temps brumeux, le 21 février.
Le naufrage du SS MeNdi
Le titre du livre provient d'une anecdote non confirmée mais persistante concernant le révérend Isaac Wauchope Dyobha, un pasteur présent sur le navire. Le révérend Isaac Wauchope Dyobha, membre éminent d'un groupe d'intellectuels africains du Cap-Est, encourageait ses compatriotes à rejoindre le Corps de Travail dans l'espoir que cette preuve de loyauté bénéficierait politiquement aux personnes noires. L'histoire raconte qu'il a dit aux hommes condamnés : "Soyez calmes et tranquilles, mes compatriotes, car ce qui se passe maintenant est exactement ce pour quoi vous êtes venus. "Frères, nous exécutons la danse de la mort: "Moi, un Xhosa, je dis que vous êtes tous mes frères, Zoulous, Swazis, Pondos, Basutos, nous mourons comme des frères. "Nous sommes les fils de l'Afrique. "Élevez vos cris, frères, car bien qu'ils nous aient fait laisser nos armes chez nous, nos voix restent avec nos corps. " Il les a ensuite menés dans une danse pieds nus en tambourinant des pieds sur le pont pendant que le navire chavirait et coulait. Les historiens ont décrit la légende de diverses manières, la qualifiant de « mythologie nationaliste pure basée sur la tradition orale africaine » ou contenant un « noyau solide de vérité ».
La colonelle Daisy Tshiloane, ancienne membre de l'aile militaire de l'ANC, a déclaré qu'elle avait appris l'histoire du Mendi dans les "camps de l'ANC". S'exprimant en tant que conseillère adjointe à la défense sud-africaine en 2014, elle a déclaré qu'elle trouvait cela "très douloureux" que "tant de vies d'Africains noirs ne signifient rien". L'histoire n'était pas incluse dans les programmes scolaires établis par les dirigeants blancs du pays mais était transmise de génération en génération, dit l'auteur Fred Khumalo. "C'est un énorme vide dans notre histoire", déclare l'écrivain de "Dancing the Death Drill", un roman basé sur le naufrage.
Vidéo: Dancing the Death Drill"
Le naufrage du SS MeNdi
Des mémoriaux dédiés au Mendi et au SANLC ont été érigés près de Dieppe en France, à Umtata, New Brighton, Langa et Soweto, et récemment sur le campus de l'Université du Cap. En 1986, le gouvernement sud-africain a officiellement reconnu le service du SANLC avec une plaque en bronze représentant le naufrage du Mendi parmi les décorations murales du musée de Delville Wood, leur mémorial national de guerre.
© The rights holder (IWM Q 15592)
Hommes du 3e Bataillon nigérian ressentant le froid à l'approche du Cap. À bord du transport "MENDI" entre Calabar et Le Cap, novembre 1916.
Source: eNCA: 100 years since end of World War One
Source: https://www.iwm.org.uk/history/why-the-sinking-of-the-ss-mendi-is-remembered-around-the-world
Le parcours dE soldat
Après avoir, avec Botha, réprimé la rébellion en Afrique du Sud, conquis le Sud-Ouest africain et lancé une campagne en Afrique de l'Est, il se rendit en Angleterre pour une conférence impériale en mars 1917. Le Premier ministre Lloyd George reconnut immédiatement ses capacités et le nomma ministre de l'Air.
JAN SMUTS
Jan Smuts est né le 24 mai 1870. Smuts naît dans la colonie britannique du Cap, de parents afrikaners. Il réalise ses études au Victoria College de Stellenbosch avant d'étudier le droit au Christ's College de l'Université de Cambridge, grâce à une bourse. Après avoir été admis au barreau du Middle Temple en 1894, il est retourné en Afrique du Sud l'année suivante.
En 1891, il obtient une bourse et entre au Christ's College, à Cambridge, où il étudie le droit et est généralement reconnu comme l'un des étudiants en droit les plus brillants de Cambridge.
Il organise la Royal Air Force et participe à toutes les décisions importantes concernant la guerre. Lors de la conférence de paix de Versailles, l'économiste anglais J.M. Keynes le considéra comme le plus grand défenseur d'une paix modérée qui n'écraserait pas l'Allemagne, et il peut à juste titre être considéré comme l'un des principaux précurseurs de la Société des Nations.
Tout comme Smuts était impliqué dans la vie publique de son propre pays, il fut également impliqué dans les affaires internationales après le déclenchement de la Première Guerre mondiale. source:Wikipedia, https://livesofthefirstworldwar.iwm.org.uk/lifestory/6229833
AUGUSTE THIN
"J'ai décidé de choisir le sixième corps. Mes yeux se sont posés sur mon écusson. J'étais au 132ᵉ Régiment d'Infanterie à Verdun. Le total des chiffres de mon régiment faisait 6, mon régiment faisait partie du 6ᵉ corps d'armée. J'ai décidé aussitôt de choisir le sixième corps"
Auguste Thin est né le 12 juillet 1899 à Cherbourg, en Normandie, et est originaire de Saint-Vaast-la-Hougue en Normandie. Fils d'Alphonse Louis Gabriel Tin, il est parfois erronément présenté comme le fils de Louis Jules Adolphe Thio, un soldat disparu lors des combats du Fort de Vaux. Auguste Thin exerce le métier de commis-épicier. Engagé volontaire dans l'armée le 3 janvier 1918, à l'âge de moins de 19 ans, il participe activement à la Première Guerre mondiale. Il est gazé lors de la contre-attaque en Champagne et se retrouve ensuite à l'Hartmannswillerkopf dans les Vosges, puis à Guebwiller, non loin de Verdun, où il est affecté à la tâche de retourner la terre parsemée d'ossements et de baïonnettes.Le 10 novembre 1920, alors âgé de 21 ans, Auguste Thin est choisi pour désigner l'un des huit cercueils anonymes destinés à la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe à Paris. Son choix se porte sur le 6e cercueil, motivé par son appartenance au 6e corps et la correspondance des chiffres de son régiment, le 132. Cette cérémonie, qui avait pour but d'honorer tous les soldats inconnus morts au combat, a eu lieu le 28 janvier 1921source: Wikipedia, Find a grave memoriał, radiofrance
Peu avant sa mort, il est décoré de la croix de la Légion d'honneur à l'Arc de Triomphe par le président François Mitterrand. Il décède le 10 avril 1982 à Beauvais et est inhumé au cimetière ancien d'Asnières-sur-Seine. Sa tombe a été redécouverte en 2008 par l'historien Frédéric de Berthier de Grand, et restaurée depuis par le Souvenir français.
Leonard Horatio.
Leonard Horatio Slatter est né le 8 décembre 1894 à Durban, en Afrique du Sud. Il a grandi dans cette région et a poursuivi ses études au Dale College et au Selborne College, puis au Battersea Polytechnic, où il a suivi une formation d'ingénieur civil.
Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Slatter a ressenti l'appel du devoir et s'est engagé dans la Royal Navy. Au début de son service, il a travaillé comme estafette dans la Division des véhicules blindés navals. Cependant, son désir de servir son pays dans les airs l'a conduit à être transféré au Royal Naval Air Service en 1915.
Après avoir réussi sa formation d'observateur, Slatter a été affecté en février 1916 à l'escadron d'hydravions de Dunkerque. Son dévouement et ses compétences lui ont permis de commencer sa formation de pilote naval quelques mois plus tard. En juillet 1916, il a commencé à voler à la Royal Naval Air Station Dover, avant d'être affecté en février 1917 au Seaplane Defence Flight
Slatter a démontré son courage en abattant six avions ennemis. Sa bravoure a été recompensée par 2 Distinguished Service Cross, ainsi qu'une promotion de pilote à commandant de bord. source: https://livesofthefirstworldwar.iwm.org.uk/lifestory/6229833
AUGUSTE LIOT
Andries brink.
Lors de ce voyage mémoriel, un de nos élève, Alexandre, à pu retrouver la tombe de son arrière arrière grand père tombé au front.
Il était né le 5 octobre 1887 à Lingreville, un petit village normand dans la Manche au bord de mer. C'était un homme doux et bienveillant qui travaillait dur pour subvenir aux besoins de sa famille. Il était sapeur lors de la Première guerre mondiale et il est mort pour la France, enseveli, le 31 août 1917 aux Eparges.
Document que l'arrière arrière grand-mère de notre élève avait reçu lui annonçant la mort de son époux
source: https://en.wikipedia.org/wiki/Andries_Brink#/media/File:Andries_Brink.jpg
Il a laissé derrière lui 3 enfants, son aîné de 11 ans, Georges mon arrière grand-père qui lui avait 8 ans et sa petite dernière de 6 ans. Mon arrière grand-père avait raconté à ses enfants le souvenir de la tristesse et des cris de douleur de sa maman le jour de la nouvelle.
3 parcours type de soldats français
Émile Ducasse : Émile Ducasse est né en 1884. Instituteur avec un niveau d'instruction 4, marié et père de trois enfants, il a été mobilisé en 1905 et était de passage en service à Verdun cette année-là. Initialement dispensé de service conformément à l'article 21, il a été rappelé en activité le 1er août 1914. Malheureusement, il a été tué à l'ennemi le 14 septembre 1916. Louis Forgues : Louis Forgues est né en 1883. Commerçant avec un niveau d'instruction 3, célibataire et sans enfant, il a été mobilisé en 1901 et était en poste à Verdun en février 1916. Malheureusement, il a été tué à l'ennemi le 7 août 1917, victime d'une asphyxie provoquée par l'éboulement d'une tranchée. Camille Tarrieux : Camille Tarrieux est né en 1889. Cultivateur avec un niveau d'instruction primaire, marié et père de deux enfants, il a été mobilisé en 1909 et était en poste à Verdun en 1915. Fin août 1916, il a été blessé dans le secteur de Fleury et a dû subir une amputation début octobre. Après cela, il est retourné dans son village et s'est muré dans un mutisme complet.
Source : citadelle de Verdun
des PARCOURS DIFFÉRENTs
Cependant, les soldats blancs sud-africains ont été pleinement incorporés dans les unités de combat et déployés sur le front occidental en Europe, prenant part à des opérations militaires directes, particulièrement en France. Leur vécu ressemblait souvent à celui des soldats des autres colonies du Commonwealth britannique, avec des combats féroces et des conditions éprouvantes sur le front. Par contre, les soldats français ont eu des parcours variés, mais globalement, ils ont été mobilisés de manière similaire pour les tâches de combat, selon leur formation et leur assignation. En tant que nation européenne engagée dans le conflit, la France a mobilisé de nombreux hommes, tandis que les soldats sud-africains se sont portés volontaires pour rejoindre les forces britanniques. Les différences d'expérience soulignent les contextes sociaux et politiques spécifiques à chaque pays à cette période
Il est intéressant de noter les différences dans les expériences des soldats sud-africains, qu'ils soient de couleur noire ou blanche, par rapport à celles des soldats français. Les soldats sud-africains, issus d'un pays marqué par des divisions raciales et des politiques discriminatoires, ont vécu des expériences variées selon leur race. Les soldats noirs sud-africains étaient souvent chargés de tâches de construction, d'approvisionnement et de travaux manuels, ainsi que de soutien logistique, bénéficiant de conditions de vie et de service différentes de celles des soldats blancs. Leur participation au front était limitée, en raison des préjugés raciaux de l'époque.
Private Beleza MYENGWA GRAVE: le premier sud-africain noir a être enterré au près de ces compagnons de guerre blancs
Private Beleza Myengwa, originaire de Tsolo, Eastern Cape, a été le premier Sud-Africain noir à perdre la vie en France pendant la Première Guerre mondiale. Il a succombé à une pneumonie le 27 novembre 1916, alors que son bataillon venait à peine d'arriver en France. Malgré un rôle de soutien et de construction de défenses, les hommes de couleur comme Myengwa n'ont pas reçu la reconnaissance ni les médailles qu'ils méritaient pour leur service.
Initialement entérre au cimetière communal de Bleville, Seine-Maritime, ses restes ont été réinhumés au Mémorial national sud-africain de Delville Wood le 6 juillet 2014. Cette cérémonie a été un moment de réconciliation et de nation building, avec la présence de dignitaires tels que le vice-président Cyril Ramaphosa et le ministre des Arts et de la Culture Nathi Mthethwa. La dépouille de Myengwa a été transportée par des représentants de toutes les branches des Forces armées sud-africaines, et à l'approche du musée, un garde d'honneur des vétérans sud-africains et français a salué le défunt en abaissant leurs couleurs respectives. Sa réinhumation à Delville Wood parmi ses camarades blancs tombés à la bataille de Delville Wood a éte un moment de reconnaissance pour le service et le sacrifice des membres du South African Native Labour Corps.
témoignage d'un soldat sud-africain: Le journal de WALTER GIDDY
4 juillet 1916 Toujours en retrait dans la vallée de Suzanne. L'artillerie avance tranquillement. Nous nous sommes déplacés derrière notre ancienne ligne de tir, là où l'avance a commencé il y a 2 ou 3 jours. Les morts jonchent le sol. Les Allemands et nos hommes n'ont pas eu le temps de les enterrer. Les tranchées sont clouées au sol, et le dead-mans-land ressemble à un champ labouré, des tas doivent être enterrés en dessous...
Walter Giddy est né à Barkly East, dans la province du Cap, en Afrique du Sud, en 1895. Il est le troisième fils de Henry Richard Giddy et de Catherine Octavia Dicks/Giddy. Walter a été scolarisé au Dale's College à King Williamstown. Il s'est porté volontaire, avec des amis, pour effectuer son service militaire à l'étranger en 1915. Il a servi dans le 2nd S.A. Infantry Regiment. Après avoir survécu à la bataille du Bois Delville, il a été tué par un éclat d'obus le 12 avril 1917 près de Fampoux. Walter Giddy est commémoré par un mémorial spécial au cimetière militaire de Point du Jour, à Athies. Son journal a été recopié par sa sœur, Kate Muriel Giddy/Morris
5 juillet 1916 ... il a plu la nuit dernière et nous n'avons que des manteaux et des draps imperméables, mais je me suis blotti contre le vieux Fatty Roe et j'ai dormi assez chaudement. Il n'y a pas d'abris souterrains là où nous sommes en ce moment, et les obus explosent à une distance inconfortable. Un homme a été blessé hier soir pour un coup de pied. Les Huns gisent en tas, l'un d'entre eux que j'ai remarqué en particulier avait les deux jambes arrachées et la tête fracassée. Certains sont devenus tout à fait noirs à cause de l'exposition. Ils les enterrent aussi vite que possible. J'ai ramené avec moi un cor électrique à l'ancienne, des balles britanniques, des bouchons d'obus, etc., mais je suppose qu'ils seront jetés.
source: delvillewood.com
Le journal de WALTER GIDDY
22 juillet ... Le général Lukin nous a réunis autour de lui et nous a remerciés pour la manière splendide dont nous nous sommes battus dans les bois de Delville et de Bernafay. Il a dit que nous avions reçu l'ordre de prendre et de tenir les bois à tout prix, ce que nous avons fait pendant quatre jours et quatre nuits, et quand on nous a dit de nous replier sur la tranchée, nous l'avons fait comme des soldats. Il savait que ses garçons le feraient, et il était plus fier de nous aujourd'hui qu'avant, si tant est qu'il ait pu l'être, car il a toujours été fier des Sud-Africains. Tout ce qu'il regrettait, c'était la perte de braves camarades, et il nous remerciait du fond du cœur pour ce que nous avions fait.
21 juillet 1916 J'ai pris un bain dans la Somme et j'ai changé de sous-vêtements. Je suis maintenant allongé sur la colline verdoyante et j'écoute la fanfare de notre division, un jour heureux pour les gars qui ont eu la chance de passer.
source: delvillewood.com
LES BLESSURES, lES BLESSéS,LA MéDECINE
Les soldats français et sud-africains ont été exposés à une variété de blessures pendant la guerre, notamment des blessures par balle, des éclats d'obus, des brûlures dues aux armes chimiques, et des blessures causées par les conditions de vie dans les tranchées. Les blessures sont très peu différentes dans les deux cas et, pour les soldats sud-africains, il y a peu d'informations sur les blessures subies durant ce conflit. Durant cette période tragique, la médecine a évolué avec la création de nouvelles inventions médicales qui perdurent jusqu'à nos jours. Les médecins ont fait preuve d'ingéniosité pour sauver la vie de nombreux soldats. Malheureusement, les blessures psychologiques n'ont pas reçu l'attention qu'elles méritent, mais parfois des mesures ont été mises en place afin de réintégrer les soldats traumatisés dans la société
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les amputés Les conditions sanitaires défaillantes pendant les premières semaines de la guerre ont entraîné de nombreuses infections et menacé la vie des blessés, conduisant souvent à des amputations massives. L'absence d'antibiotiques a rendu l'amputation nécessaire pour stopper l'infection et sauver des vies, malgré son caractère fréquent et brutal Les statistiques révèlent une prédominance des blessures causées par l'artillerie, entraînant un grand nombre d'amputations de membres. Les invalides de guerre ont été confrontés à des défis lors de leur retour à la vie civile, incluant la réintégration sociale et professionnelle malgré leurs handicaps. La société a dû repenser son rôle pour faciliter la réadaptation des mutilés de guerre, en leur fournissant des soins, des prothèses et des opportunités d'emploi adaptées à leurs besoins.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Le pied de tranchée Le pied de tranchée, ou syndrome du pied d’immersion, est une affection grave causée par l'exposition prolongée au froid et à l'humidité. Les symptômes incluent des ampoules, une peau tachetée, une rougeur et un engourdissement, pouvant conduire à des complications graves comme l'amputation. Le traitement actuel comprend le repos, l'élévation du pied affecté, la prise d'anti-inflammatoires, et des techniques simples de soins à domicile. Prévenir le pied de tranchée implique de garder les pieds au sec, en portant des chaussettes et des chaussures supplémentaires, et en les séchant correctement après exposition à l'humidité.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les gueules cassées Les blessures faciales, souvent désignées sous le terme de "gueules cassées", étaient parmi les plus traumatisantes de la Première Guerre mondiale. Les éclats d'obus, les balles et les effets des gaz chimiques pouvaient infliger des défigurations graves, détruisant les traits du visage et privant les soldats de leur identité. La chirurgie réparatrice a été un domaine crucial dans le traitement des gueules cassées. Les chirurgiens ont dû faire preuve de créativité et d'ingéniosité pour reconstruire les visages des soldats, utilisant des techniques de greffe de peau, de cartilage et d'os pour restaurer autant que possible leur apparence. Les conséquences psychologiques des gueules cassées étaient profondes, affectant non seulement l'estime de soi des soldats, mais aussi leur capacité à se réintégrer dans la société après la guerre. Pour les Sud-Africains, les blessures étaient assez différentes. Bien que les combats aient pu entraîner des blessures graves, telles que des amputations ou des lésions par balle, les cas de défiguration étaient moins fréquents en raison des armes utilisées.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les aveugles Les aveugles de la Première Guerre mondiale ont été confrontés à des défis immenses, tant sur le plan physique que psychologique. Leur réadaptation dans la société a nécessité des efforts considérables, avec la mise en place d'écoles spécialisées et de programmes de rééducation. La création d'ateliers et l'apprentissage de nouvelles compétences ont été essentiels pour favoriser leur réintégration professionnelle et sociale. Les soldats blessés sud-africains ont souvent souffert de mutilations, de blessures graves au visage et de pertes de membres. Ces blessures ont eu un impact durable sur leur vie et leur capacité à fonctionner dans la société.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Les gazés Les gaz ont été l'une des horreurs les plus redoutées de la Première Guerre mondiale, causant d'innombrables souffrances physiques aux soldats. Leurs effets dévastateurs ont laissé des séquelles durables sur le champ de bataille. Les Sud-Africains n'ont pas forcément subi les mêmes blessures, mais les conditions sanitaires difficiles et le manque d'hygiène ont également entraîné des souffrances importantes pour les soldats. Cependant, l'utilisation des gaz de combat lors de la Première Guerre mondiale représente une forme de barbarie qui affecte le corps des soldats de manière très douloureuse et horrible.
Source: Frédéric Pineau, Les infirmières dans la Grande Guerre, ed OREP, 2022, Collection 1914-1918
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Le suicide Les souffrances des âmes pendant la Première Guerre mondiale étaient profondes et variées, allant de la simple lassitude au désespoir le plus profond. Le "cafard" était un terme utilisé pour décrire cet état de malaise mental et émotionnel, causé par les conditions de vie dans les tranchées et l'horreur des combats. Les soldats qui en souffraient étaient souvent confrontés à une incapacité à exprimer leur détresse, car le "cafard" n'était pas reconnu médicalement et ne justifiait pas l'évacuation ou la prise en charge médicale. Les tentatives de suicide étaient malheureusement une réalité tragique pendant la guerre, certains trouvant dans le suicide un échappatoire à leurs souffrances insupportables. Les blessures psychologiques et les tentatives de suicide pendant la Première Guerre mondiale étaient souvent les mêmes pour tous les soldats, y compris les Sud-Africains. Le poids émotionnel et psychologique de la guerre est le même dans l'expérience humaine, que ce soit pour les soldats français ou les soldats sud-africains.
source: L'évolution de la mortalité par suicide en France et à l'étranger parJean Daric, 1956
Article France 24 à lire ici
Les suicidés, ces soldats oubliés de la Grande Guerre. Près de 4 000 soldats se sont donnés la mort entre 1914 et 1918.
Le bilan humain français Le bilan humain pour la France de la Première Guerre mondiale dressé par le rapport officiel du député Marin en 1921 est important : 8 millions de Français mobilisés, 1,4 million sont morts (soit 900 par jour), soit 3,75 % de la population française. La France compte à cette époque une population taotale de 39.6 millions d'habitants. 252 900 disparus, 18 222 morts en captivité, 145 000 morts de maladies. Près de 36 % de ceux qui avaient entre 19 et 22 ans en 1914 sont morts. Cependant, de nombreux historiens et militaires, dont experts militaires, évoquent au moins 2 000 000 de morts (sans les disparus, sans les soldats coloniaux, et sans les morts de la grippe Espagnole), bilan également régulièrement revendiqué par les associations d'anciens combattants, et l'association La Main de Massiges indique qu'il y aurait au moins 700 000 soldats Français disparus pendant ce conflit.
LES BLESSURES, lES BLESSéS, LA MéDECINE
Le bilan humain sud africain: Entre 1914 et 1918, plus de 250 000 Sud-Africains de toutes origines, issus d'une population de 6 millions d'habitants, se sont portés volontaires pour servir la cause alliée. Des milliers d'autres se sont engagés directement dans l'armée britannique, avec plus de 3 000 rejoignant le Royal Flying Corps britannique. Plus de 146 000 Blancs, 83 000 Noirs et 2 500 Métis et Indiens ont combattu soit en Afrique du Sud-Ouest allemande, en Afrique de l'Est, au Moyen-Orient ou en Europe sur le front occidental. Plus de 7 000 Sud-Africains ont été tués et 12 000 blessés, et huit Sud-Africains ont reçu la Croix de Victoria.
source: Wikipedia
source: Wikipedia +
LA MéDECINE : Marie Curie
Durant la Première Guerre mondiale, le Service de santé des Armées et la Croix Rouge ont utilisé des voitures spécialement aménagées pour pouvoir réaliser des examens radiologiques au plus près des blessés. Marie Curie en est-elle la créatrice ? Et bien non ! La première mise en service des voitures radiologiques date d’avant 1905. Elles existaient en très petit nombre certes, mais elles étaient utilisées bien avant l’action de Marie Curie pour le Service de Santé. En soulignant l’importance de se rendre au plus près des blessés et des zones de combat, Marie Curie, comme d’autres médecins ou infirmières, a œuvré durant la guerre pour la multiplication de ce genre de voiture sur le terrain notamment durant les importantes batailles. Il fallait en effet « apporter » la médecine vers les blessés et non le contraire.
Pour l’expression « Petite Curie », il s’agit apparemment d’une invention d’Eve Curie, fille cadette de Marie Curie. C’est seulement en 1938 que cette dénomination arrive pour la première fois en France, au moment de la parution de la biographie qu’Eve a écrit sur sa mère, Madame Curie.
Source: musee.curie.fr
TESTEZ VOUS !
LES FEMMES à L'ARRIèRE
Les femmes dans le travail/usine- Munitionnettes
Les veuves et femmes de soldats
https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/france-info-y-etait/29-decembre-1915-les-munitionnettes-au-travail-dans-les-usines_1761127.html
Après la Première Guerre mondiale, la France compte environ 650 000 veuves et 805 000 orphelins. Pour être reconnue comme veuve de guerre, l'annonce du décès du soldat devait être faite par le maire et pouvait prendre du temps.
Les femmes ont joué un rôle crucial dans l'industrie, particulièrement dans les usines d'armement, où elles ont été surnommées les « munitionnettes ». Ces ouvrières ont enduré des conditions de travail difficiles, produisant une grande quantité de munitions au cours de longues journées de travail. Au-delà de l'industrie de l'armement, elles ont également occupé des emplois traditionnellement masculins, comme conductrices de tramway, postières et balayeuses, contribuant significativement à l'effort de guerre.
https://guerres.hypotheses.org/882
Le deuil est partagé par toutes les femmes de la famille. Les veuves, qui étaient souvent sans emploi, recevaient, pour subvenir aux besoins de leurs enfants, des aides financières de l'État. Après les lois votées en 1919, les pensionnées se sont vu offrir des emplois, comme la gestion d'un bureau de tabac.
Les femmes ont investis divers secteurs industriels, des plus dangereux aux plus spécialisés, marquant une étape importante dans l'évolution du rôle des femmes dans la société et dans le monde du travail..
https://www.museedelagrandeguerre.com/collections/robe-de-deuil/
https://imagesdefense.gouv.fr/fr/munitionnettes-ouvrieres-grande-guerre-industrie
LES FEMMES AU FRONT
Les "Hello Girls"
Pendant la Première Guerre mondiale, le général John J. Pershing a créé l'unité des opératrices téléphoniques du Signal Corps pour améliorer les communications sur le front occidental. Ces femmes, surnommées les "Hello Girls", étaient bilingues en français et anglais, recevaient un entraînement militaire strict et travaillaient près des lignes de front. Bien que leur contribution ait été vitale, elles ont souvent été privées de reconnaissance et de récompenses militaires.
Les infirmières à la guerre
Lors Lors de la Première Guerre mondiale, les trois sociétés de la Croix-Rouge française, auxiliaires du Service de santé des armées, mobilisent plus de 68 000 infirmières, créent près de 1 500 hôpitaux auxiliaires, des infirmeries et des cantines de gare pour le soin des soldats malades et blessés. Elles interviennent également auprès des populations des régions envahies.
source: Photographie personnelle,exposition Musée des Invalides,Paris, 2022.
Telephone Operators Leaving for the War, 2 February 1918. Group of 33 Telephone Operators Proficient in French and English Attached to Signal Corps, U.S.A. Leaving for Duty "Somewhere in France." National Archives and Records Administration, 111-SC-6066. NARA ID # 55173044. GGA Image ID # 199d636edd
LES FEMMES ET LA GUERRE
Les femmes noires : Durant la Première Guerre mondiale, les femmes noires d'Afrique du Sud ont connu des changements significatifs dans leur vie quotidienne et leur statut social. La guerre a entraîné une migration des femmes noires des zones tribales vers les villes, où elles ont souvent trouvé un emploi en tant que travailleuses domestiques. Ce passage d'un mode de vie tribal à un rôle urbain a marqué une transition vers une forme d'émancipation, bien que limitée.
Les femmes sud- africaines
Durant la Première Guerre mondiale, le rôle des femmes en Afrique du Sud était largement influencé par les normes sociales de l'époque, qui limitaient leur participation dans la sphère publique. Malgré ces restrictions, certaines femmes ont trouvé des moyens de contribuer à l'effort de guerre, bien que de manière non officielle et souvent non reconnue. Les recherches indiquent que, contrairement aux idées reçues, les femmes n'étaient pas complètement absentes des activités liées à la guerre, même si elles n'étaient pas en première ligne ou dans des rôles militaires conventionnels. Cette période a posé les fondations pour les changements futurs dans le statut des femmes, bien que le progrès ait été lent et inégal.
https://www.theheritageportal.co.za/article/amnesia-commemoration-african-women-south-african-war
LES FEMMES ET LA GUERRE
Dans les villes, ces femmes ont également initié des entreprises informelles, comme le lavage du linge, contribuant ainsi à l'économie urbaine. Néanmoins, leur intégration dans le processus d'industrialisation du pays était quasi inexistante, car les postes dans les usines étaient principalement réservés aux hommes noirs. En 1930, l'extension du droit de vote aux femmes a constitué une avancée légale importante, mais elle n'a pas eu l'impact escompté sur la condition des femmes noires, qui restaient marginalisées dans la société sud-africaine de l'époque. Ce rapport met en lumière la complexité de la situation des femmes noires en Afrique du Sud pendant la Première Guerre mondiale, révélant à la fois des avancées et des limites dans leur quête d'autonomie et de reconnaissance.
LES FEMMES ET LA GUERRE
Les femmes blanches: D'un autre coté, le rôle des femmes blanches en Afrique du Sud était principalement limité à celui d'infirmières. En effet, certaines femmes blanches se sont jointes en tant qu'infirmières mais elles n'ont pas participé davantage. Cette période de l'histoire sud-africaine a été marquée par des changements significatifs, mais les progrès concernant l'autonomisation et l'émancipation des femmes étaient peu visibles. Malgré les bouleversements sociaux et politiques, les opportunités pour les femmes de s'affranchir des rôles traditionnels et de gagner en indépendance étaient rares. Les femmes blanches, bien qu'elles aient joué un rôle dans l'effort de guerre, n'ont pas connu d'avancées majeures dans leur statut social ou dans l'acquisition de nouveaux droits. Ce rapport met en lumière la complexité de la condition féminine en Afrique du Sud pendant la guerre, soulignant une période où les attentes et les réalités ne coïncidaient pas toujours pour les femmes.
Jean Bouin
Les Artistes et Sportifs durant la Guerre
La course de Jean Bouin en 1912, médaillé d'argent.
Pendant la Première Guerre mondiale, qui a éclaté en 1914 et a duré jusqu'en 1918, de nombreux sportifs et artistes ont été profondément affectés par les conflits qui ont secoué le monde. Ces individus talentueux, sportifs comme artistes, qui avaient autrefois été apllaudis et vus sur les scènes sportives et artistiques, ont été confrontés à des défis cruciaux et dangereux alors que le monde était en conflit.
La statue Jean Bouin
Jean Bouin avec des spectateurs.
Alexandre François Étienne Jean Bouin, né le 21 décembre 1888 à Marseille et mort pour la France le 29 septembre 1914 à Xivray dans la Meuse, est un athlète français spécialiste de la course de fond. Outre une médaille d'argent aux Jeux olympiques d'été de 1912 sur 5 000 mètres, il a gagné trois fois de suite le Cross des nations, considéré alors comme le championnat du monde de la discipline. Il a également été le détenteur de sept records du monde sur différentes distances et durées. De nombreuses enceintes sportives portent son nom en France.Un stade de Rugby en France a ete renome apres lui, le stade s’appelle; Stade Jean Bouin
Photos du Stade JeanBouin visité en Novembre 2023.
Rudolph Lewis
Rudolph Ludewyk Lewis, également connu sous le nom d'Okey, née le 12 Juillet 1887 et mort le 29 Octobre 1933, était un cycliste sud-africain. Il était très bon en vélo et a remporté une médaille d'or dans une grande course aux Jeux olympiques de 1912. Il a grandi dans une ferme et a travaillé dans une mine d'or, mais il aimait aussi pratiquer d'autres sports comme la boxe et le patinage. Après les Jeux olympiques, il s'est rendu en Allemagne et y a remporté une autre course. Malheureusement, il a été blessé pendant la guerre et est tombé malade dans un camp de prisonniers, ce qui l'a fait mourir alors qu'il était encore jeune.
Rudolph Lewis sur son vélo
Reginald Edgar
Reginald Edgar Walker (né le 16 mars 1889 à Durban et mort le 5 novembre 1951) était un athlète sud-africain, champion olympique du 100 mètres en 1908. Né dans la colonie du Natal, Walker, champion d’Afrique du Sud en 1907, ne faisait pas partie des grands favoris pour le 100 mètres aux Jeux olympiques d’été de 1908. Il a même eu du mal à se rendre à Londres, car il n’avait pas les finances nécessaires jusqu’à ce qu’un journaliste sportif du Natal recueille des fonds pour financer le voyage de Walker. En Angleterre, il a été entraîné par Sam Mussabini, plus tard.
Reginald Edgar
Vidéo de sa course.
Source: https://olympics.com
Robert Bodley
Robert Bodley s'installe dans la région du Witwatersrand. Pendant la guerre des Boers, il était l'un des gardes du corps du commandant en chef britannique Lord Roberts. Après la guerre, Bodley vécut à Germiston dans la province de Gauteng. En 1906, il rejoint le 5th Mounted Rifles, où il devient un tireur d'élite réputé et est sélectionné pour les Jeux olympiques de Stockholm de 1912. En 1914, Bodley servit comme capitaine dans le 8th South African Horse combattant les Allemands en Afrique de l'Est depuis mai 1916. Il retourna au 5th Mounted Rifles et participa à ses deuxièmes Jeux olympiques à Anvers en 1920.
Robert Bodley
Palmarès et médailles sur le site du CIO
Edward Thomas
Réné Camard
Testez vous !
La mémoire de la guerre et les commémorations
1919-1920 : Les premières commémorations ont lieu immédiatement après la fin de la Première Guerre mondiale. Le 11 novembre 1919, le premier anniversaire de l'armistice est célébré dans de nombreux pays alliés, notamment en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis. 1920-1930 : La décennie suivante est marquée par la construction de nombreux monuments et mémoriaux dédiés aux soldats tombés au combat. Ces monuments deviennent des lieux de rassemblement pour les commémorations annuelles. 1939-1945 : Pendant la Seconde Guerre mondiale, les commémorations de la Première Guerre mondiale sont souvent mêlées à celles de la Deuxième Guerre mondiale, renforçant le caractère mondial du conflit. 1950-1960 : La Guerre froide influence les commémorations, en mettant l'accent sur la nécessité de prévenir de nouveaux conflits mondiaux. Des cérémonies internationales sont organisées pour souligner l'importance de la paix et de la coopération entre les nations.
Le cercueil du Soldat Inconnu sous l'Arc de triomphe, le 28 janvier 1921. © Agence Rol / Bibliothèque nationale de France
Photos des élèves sous l'Arc de Triomphe novembre 2023
La mémoire de la guerre et les commémorations
1980-1990 : Le 70e anniversaire de l'armistice en 1988 est marqué par des cérémonies significatives à travers le monde. De nombreux chefs d'État et de gouvernement se réunissent pour commémorer l'événement et réaffirmer l'importance de la paix. 2000-2014 : La commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, débutant en 2014, attire une attention particulière. Des événements spéciaux, des expositions et des cérémonies sont organisés dans de nombreux pays pour rappeler les sacrifices des soldats et souligner les leçons à tirer de ce conflit. 2014 : Le 4 août marque le centenaire du début de la Première Guerre mondiale. Des cérémonies commencent dans le monde entier pour honorer le souvenir des millions de personnes qui ont perdu la vie au cours de ce conflit. 2018 : Le 11 novembre 2018, le centenaire de l'armistice est commémoré dans le monde entier. Des cérémonies officielles, des défilés, des concerts et d'autres événements sont organisés pour marquer la fin de la Première Guerre mondiale. 2020 : La pandémie de COVID-19 affecte les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, entraînant l'annulation ou la modification de nombreux événements prévus.
Sous l’Arc de Triomphe à Paris durant le ravivage de la flamme du Soldat inconnu - © Constance NOMMICK / armée de Terre / Défense
Les 28 pays possèdant des tombes de soldat inconnu sont :
Les soldats inconnus
Luxembourg Liban Maroc Nouvelle-Zélande Pologne Portugal Rép tchèque
Canada Espagne États-Unis Gambie Grèce Irak Inde Italie
Roumanie Royaume-Uni Russie 1938 Serbie Syrie Ukraine Tunisie
Albanie Arménie Algérie Allemagne Argentine Australie Belgique
28 pays possèdent des tombes de soldat inconnu. La France et l'Angleterre inaugurent le même jour l'inhummation de leurs soldat,le 11 novembre 1920.L'hommage ainsi rendu aux morts par les Français et les Anglais fit rapidement des émules, mais seulement du côté des vainqueurs . Dès 1921, le Portugal, l'Italie et les États-Unis désignèrent leur Soldat inconnu, reprenant un cérémonial calqué sur ceux des Britanniques et des Français. Entre 1922 et 1932, d'autres pays développece projet mémoriel : la Belgique, la Yougoslavie, la Roumanie, la Pologne, la Tchécoslovaquie. L'Australie en 1993, le Canada en 2000 et la Nouvelle-Zélande en 2004 ont décidé d'exhumer un soldat anonyme qui reposait en France et de le rapatrier dans leur capitale respective.
Cérémonie devant la tombe du Soldat inconnu britannique à l'abbaye de Westminster,18 novembre 1920. Source : Corbis
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Conclusion
Au terme de notre exploration des divers aspects de la Première Guerre mondiale, nous pouvons tirer plusieurs enseignements marquants. D'abord, l'engagement des soldats sud-africains dans ce conflit mondial, motivé en grande partie par des considérations économiques, illustre la complexité des facteurs qui poussent les hommes au front. Le volontariat et la conscription ont joué des rôles cruciaux dans la mobilisation des troupes, révélant des variations significatives selon les pays impliqués. Parallèlement, cette guerre a représenté un tournant décisif dans l'évolution de l'équipement militaire. L'amélioration continue de l'armement, des avions de guerre, des chars et des uniformes a transformé les conditions de combat, marquant une avancée technologique sans précédent. Les femmes, souvent reléguées à des rôles secondaires et non reconnus publiquement, ont pourtant joué un rôle indispensable. Leur engagement a contribué à l'émancipation féminine, un changement social majeur qui a commencé à prendre forme durant et après le conflit.
Les artistes et les sportifs, en utilisant leur influence, ont également soutenu l'effort de guerre, que ce soit par leur engagement direct ou à travers des œuvres inspirées par le conflit. Ces contributions diverses montrent comment la guerre a affecté tous les segments de la société. Enfin, les progrès de la médecine de guerre, bien que notables, n'ont pas suffi à prévenir les séquelles physiques et psychologiques profondes des blessés. Les défis de la réintégration des invalides dans la vie civile demeurent une préoccupation persistante, soulignant les coûts humains durables de la guerre. Cette conclusion sur la Première Guerre mondiale met en lumière l'ampleur des impacts humains, sociaux et technologiques du conflit, posant les bases d'un monde profondément transformé par quatre années de combats intensifs
Quelles ressources avez-vous trouvées les plus utiles ou informatives pour vos recherches?
RetourS d'expérience.
Nous avons questionné nos élèves à la fin de ce projet pour avoir leurs impressions.
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Le projet vous a-t-il aidé à mieux comprendre comment l'histoire influence le présent et notre perception du passé ?
bibliographie
sitographie
LES AUTEURS
Travail réalisé par les classes de 1ère A et B et leurs professeurs d'HG au Lycée international Jules Verne de Johannesburg 2023-2024.
DIOUM AnnaTHOUET Sebastian KAFO TCHINJO Yoan BUSQUET Thomas HAMILTON Neville CLAIR Maxime GAJU NYIRUBUTAMA Malika NATHANIEL Andrianna YUSUPOVA Fotima M. STAES NicolasMme JUILLERON Gwendoline
BILA MINLANGU NKEBI Yose DIOUM Fatou INALLA Mohamed LAOUCHEZ Andréa LEPERS Louis MBAIGOLMEM Jade NUNES-CHURIN Alexandre PERRON Félix SACKO KEITA Noumory TABET Mehdi WARUGONGO Kimathi WAWA DAHAB Awad WILSON Léa
Sépulture d'Auguste Liot en 1917 et en 2023
Vidéo
Le soldat en 1915-1916
En août 1915, un nouvel uniforme bleu clair est adopté. La capote retrouve un boutonnage croisé qui protège davantage les soldats et les bandes molletières (2,60 m de long) remplacent les guêtres en cuir. Il est muni de poches renforcées pour stocker des munitions ou des petits objets. Cet uniforme, vite appelé « bleu-horizon », n’est pas généralisé avant l’automne 1916.Le casque Adrian, métallique, commence à doter les unités à partir de septembre 1915 . Il se compose d’une bombe métallique sur laquelle sont rivetés un cimier, une visière et un couvre nuque, un insigne d’arme complète l’ensemble métallique.
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Le soldat en 1914
Le capote gris de fer bleuté fermée par deux rangs de boutons. Le pantalon est enserré au niveau des mollets par des guêtres en cuir lacées. Il est chaussé de brodequins en cuir avec semelles cloutées. Le ceinturon porte trois cartouchières en cuir et la baïonnette dans son fourreau. Le képi (modèle 1884) à turban garance et bandeau bleu, est recouvert, en campagne, d’un couvre-képi bleu. Le havresac est un sac de toile cirée renforcé par un cadre en bois sur lequel sont arrimés plusieurs équipements collectifs ou individuels, il pèse entre 25 et 30 kg, une musette en toile complète l’ensemble.