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S6 Déontologie V2

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Created on November 23, 2023

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Transcript

Qualité de la certification et déontologie

Ma posture vis-à-vis du candidat
Mes responsabilités
L’entrée par la capacité
La déontologie
Deux grands principes
Une obligation règlementaire
La bienveillance lors de l’évaluation
Faire émerger le potentiel du candidat
Harmonisation entre évaluateurs
Les règles qui en découlent
Se prémunir des biais
Les diplômes modulaires
Les diplômes en UC
Les grilles d’évaluation
Les candidats en situation de handicap
Les appréciations
Les textes de référence
La déontologie, condition de la qualité de la certification
Deux grands principes
Deux grands principes sous-tendent la mise en œuvre de la certification dans un objectif de qualité et d’équité, tant lors des épreuves terminales que des évaluations certificatives en cours de formation ainsi que de la mise en œuvre des UC
  • La garantie de la valeur nationale du diplôme
  • L’égalité de traitement des candidats
La déontologie, condition de la qualité de la certification
Deux grands principes
Le référentiel de compétences des personnels d’enseignement inscrit l’évaluation comme une des compétences fondamentales de l’enseignant (Compétence P5 : « Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves (apprenants) »). Il s’agit aussi d’une des missions exprimées dans les textes statutaires des PCEA et PLPA (« Les professeurs (…) de l’enseignement agricole participent aux actions d’éducation, principalement en assurant un service d’enseignement … Dans ce cadre, ils assurent le suivi individuel et l’évaluation des élèves et contribuent à les conseiller dans le choix de leur projet d’orientation »).
Pour les diplômes modulaires (ECCF + ET ou tout hors CCF)
La déontologie, condition de la qualité de la certification
Deux grands principes
Le centre de formation et ses équipes s’engagent à respecter les éléments consignés dans le dossier d’habilitation. Celui-ci atteste du respect des exigences règlementaires, garantit la mobilisation des moyens adaptés, explicite la valorisation des marges d’autonomie et précise les choix opérés en matière d’évaluation et de formation. La qualification des formateurs répond aux exigences fixées par arrêté ministériel avec l’obligation supplémentaire qu’au moins deux formateurs intervenant dans la formation habilitée aient suivi les sessions propres au dispositif de formation en UC leur permettant d’appréhender la mise en œuvre des modalités d’évaluation et de formation dans le respect des textes réglementaires.
Pour les diplômes délivrés en UC
Mes responsabilités pour la qualité de la certification
La déontologie : ce que cela signifie
Une obligation réglementaire
L’enseignant/formateur dans sa fonction d’évaluateur participe à la chaîne menant à la certification et à la délivrance du diplôme. Il ne s’agit pas d’une simple possibilité mais d’une obligation qui lui est faite règlementairement
cf. L’arrêté du 1er octobre 1990 fixant l’organisation des examens conduisant à la délivrance des diplômes de l’enseignement technique agricole
Mes responsabilités pour la qualité de la certification
La déontologie : ce que cela signifie
Les règles qui en découlent
  • Appliquer les grands principes de l’évaluation : équité, garantie de la valeur du diplôme
  • Se référer précisément aux référentiels de compétences et d’évaluation, qui constituent la référence sociale du diplôme, et bien identifier les capacités à valider lors des épreuves (pour les situations d'évaluation proposées ainsi que les critères attenants
  • Respecter et faire respecter le cadre de la réglementation en matière d’épreuves d’examen ; l'évaluateur est, par exemple, le garant de l’application stricte de la procédure relative à la fraude
  • Veiller aux règles de confidentialité dans le respect du secret professionnel auquel l'évaluateur est soumis.
Pour l’enseignant, pour le formateur, ceci signifie de penser son action en matière d’évaluation avec la posture appropriée, vis-à-vis du candidat d’une part et du processus global de la certification d’autre part.
Mes responsabilités pour la qualité de la certification
La déontologie : ce que cela signifie
L’application de ces principes pour les candidats en situation de handicap
  • Pour des candidats en situation de handicap ou à besoins particuliers, des aménagements des épreuves d’examen peuvent être notifiés par l’autorité académique. Ces aménagements relèvent d’une mesure de compensation, et répondent à un désavantage provoqué par une incapacité inhérente à une déficience ou un dysfonctionnement avéré.
  • Les obligations de compensation ne visent pas à favoriser une personne par rapport une autre, mais à compenser l’inégalité, induite par le handicap ou le trouble, en mettant à disposition des candidats les aménagements qui leur sont nécessaires pour garantir une égalité traitement. Les mesures appropriées ne constituent pas une exception au principe d’égalité mais visent au contraire à son effectivité.
cf. note de service DGER/SDPFE/2018-327 Publiée le 25-04-2018 sur les procédures mises en place lors de l’organisation des examens de l’enseignement technique agricole pour les candidats en situation de handicap.
Ma posture vis-à-vis du candidat
Qu’il s’agisse de la participation aux épreuves terminales ou de la mise en œuvre du contrôle en cours de formation ou de la mise en œuvre des UC, l’évaluateur doit tout mettre en œuvre pour rechercher l'équité entre les candidats, que l’on peut définir comme : « le principe impliquant l'appréciation juste, le respect absolu de ce qui est dû à chacun ». Il se doit d’avoir « … une conduite irréprochable lors de l’interrogation du candidat. Il adopte une attitude digne et d’accueil bienveillant envers tous les candidats. Il s’interdit toute remarque ou réflexion les concernant »

cf. Référence : note de service DGER/SDPOFE/N2010-2060 du 29 avril 2010 : Instructions générales relatives à l’organisation des examens de l’enseignement technique agricole

Ma posture vis-à-vis du candidat
La bienveillance lors de l’évaluation
Si la bienveillance vis-à-vis du candidat apparaît parfois comme une forme de laxisme ou de trop grande facilité qu’on lui octroierait en vue de la délivrance du diplôme, elle constitue en réalité une attitude indispensable pour mettre à l’aise le candidat. A l’oral, l’attitude bienveillante requise permet permet au candidat d’exprimer au mieux l’atteinte de la (des) capacité(s). En s’efforçant d’avoir une attitude d’écoute, de compréhension, en s’abstenant de porter un jugement hâtif, l’évaluateur améliore la relation avec le candidat, ce qui permet à ce dernier de réagir sereinement et de mieux répondre aux attentes de l’évaluation tout en lui évitant un stress inutile. L’instauration d’un climat de confiance, la proposition de reformulations, la possibilité de temps de pause en évitant un feu de questions continu et changeant, sont autant de techniques favorisant cette posture.
Ma posture vis-à-vis du candidat
Se prémunir des biais
Toutes les études en docimologie mettent en évidence les biais existants dans l’évaluation et les écarts importants qui peuvent en résulter. Dans sa posture d’évaluateur, il est également nécessaire que l’enseignant/formateur en charge de l’évaluation ait bien conscience de la subjectivité de l'examinateur et des biais possibles lors des évaluations afin de s’appuyer au mieux sur les outils ou procédures prévues pour respecter l’égalité de traitement des candidats et l’impartialité de l’évaluation.

Pour rappel, la question des biais est abordée en semaine 1, n’hésitez à y revenir !

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L’entrée par la capacité
L’évaluation de capacités, en cohérence avec le développement de l’approche par compétences, concerne tous les diplômes professionnels de l’enseignement agricole. Il est donc fondamental que les examinateurs intègrent cette finalité : leur mission consiste à évaluer l’atteinte d’une capacité par les candidats et non pas la seule maîtrise de connaissances, indépendantes de la situation. Ceci suppose, de la part de l’évaluateur d'être au clair sur la visée de l'évaluation (quelles sont les capacités à valider ?) et la nécessité de s'appuyer sur des repères solides (le référentiel de diplôme, les critères et grilles d’évaluation…) pour étayer son jugement, mais aussi de faire preuve d’une attitude professionnelle en vue de l’évaluation qui allie bienveillance et exigence.

11

L’entrée par la capacité
Faire émerger le potentiel du candidat
La construction de la situation d’évaluation
Dans les diplômes professionnels, on vise à évaluer les capacités acquises par le candidat. Une capacité exprime le potentiel d'un individu en termes de combinatoire de connaissances, savoir-faire et comportements adaptée au contexte . C’est ce potentiel qu’il s’agit de révéler lors de l’évaluation, ce qui est plus complexe que la simple vérification de connaissances. L’examinateur doit veiller à formuler des consignes pertinentes en lien avec la capacité visée et la situation proposée. En ce qui concerne les sujets d’écrit (pour les diplômes en modulaire), il s’agit de s’assurer que le mode de questionnement proposé assure bien cette fonction.

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L’entrée par la capacité
Faire émerger le potentiel du candidat
La conduite de l’entretien
La forme de l’entretien (qui se rapproche de l’explicitation de pratiques) est différente d’une simple interrogation orale. L’évaluateur doit poser des questions en réaction aux propos du candidat, en lien avec la situation présentée et toujours en relation avec la capacité évaluée. Il ne s’agit donc pas de questions de « cours », limitées à la simple vérification de connaissances livresques et indépendantes de la problématique ou situation présentée.

13

L’entrée par la capacité
Concertation et harmonisation entre évaluateurs
La prévention des biais
Pour les évaluateurs, des moyens permettent de limiter les biais :
  • se mettre d’accord sur les attendus de l’épreuve,
  • échanger sur les façons de prendre en compte tel ou tel élément de réponse,
  • préciser et harmoniser leurs attentes.
Une fois cette harmonisation collective réalisée, l’évaluateur veille à respecter les normes d’harmonisation mises en place. Pour les épreuves pratiques et orales, cette harmonisation est nécessaire pour l’élaboration des sujets avec les mêmes exigences.

14

L’entrée par la capacité
Concertation et harmonisation entre évaluateurs
Le jugement évaluatif
A l’issue de l’épreuve, les membres du poste d’évaluation pour les épreuves terminales / les évaluateurs responsables de l’évaluation pour les UC doivent encore échanger et exprimer, au-delà de l’impression d’ensemble, sur quoi se fonde leur jugement.
  • Pour les diplômes modulaires, la note attribuée n’est pas la moyenne des deux, mais reflète l’appréciation du niveau d’atteinte global de la capacité, à l’issue de leurs échanges.
  • Pour les diplômes en UC, la formulation d’un jugement professionnel doit refléter l’appréciation du niveau d’atteinte global de la capacité à l’issue de leurs échanges.

15

L’entrée par la capacité
Les grilles d’évaluation
Comme vous l’avez déjà vu, la grille d’évaluation constitue un outil indispensable de la panoplie de l’évaluateur. Si la grille d’évaluation est, là encore, une obligation règlementaire, elle est surtout un guide utile pour décider du niveau d’acquisition et d’atteinte de chaque capacité. Pour chaque critère, les évaluateurs notent ou apprécient des éléments significatifs des indicateurs de la situation d’évaluation. Ceux-ci participeront à l’expression de leur jugement et contribueront au renseignement de la grille et, in fine, à l’attribution de la capacité.

16

L’entrée par la capacité
Les appréciations
Une obligation réglementaire
Le fait de fournir des appréciations est d’abord une obligation règlementaire pour les diplômes modulaires. La note de service de 2010 le dit clairement : l’évaluateur « remplit complètement les grilles d’évaluation et y porte obligatoirement les observations justifiant la note donnée, y compris l’appréciation générale ». Cette appréciation est importante pour justifier la note du candidat, notamment en cas de recours.

17

L’entrée par la capacité
Les appréciations
Une obligation réglementaire
Pour les diplômes en UC, les appréciations sont portées sur les grilles d’évaluation de chaque épreuve (annexe 4 de la NS), grilles qui sont remises au jury. Ce dernier a pour rôle d’apprécier les résultats des candidats aux différentes épreuves et au regard des capacités de chaque UC, sur la base des appréciations formulées par les évaluateurs et, si nécessaire, d’échanges avec l’équipe pédagogique. Si l’on retient comme définition qu’une appréciation représente une « démarche de la pensée aboutissant à un jugement de valeur », on comprend qu’il s’agit alors de fournir des éléments objectivés, argumentés, qui vont étayer l’avis global et/ou la notation portés sur la prestation du candidat.

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L’entrée par la capacité
Les appréciations
Les modalités de concertation
Dans le cadre du modulaire, ce travail est soit individuel, soit collectif dans le cas d’évaluations interdisciplinaires, qui demandent alors une phase délibérative. Dans les épreuves en UC, ce travail est individuel puis collectif pour construire les propositions de validation à soumettre ensuite au jury. En effet, l’équipe pédagogique, au-delà du remplissage de chaque grille d’épreuve par un évaluateur, doit formuler un avis circonstancié par rapport à l’atteinte de la capacité globale visée pour chaque candidat (annexe 5 de la NS). Cette phase de concertation doit permettre la construction d’un consensus aboutissant à une position collective où les appréciations doivent apparaître justes et fondées.

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Les texte de référence
Le référentiel de compétences des enseignants L’arrêté du 1er juillet 2013 : Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation (compétence p 5. Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves)
  • En situation d'apprentissage, repérer les difficultés des élèves afin mieux assurer la progression des apprentissages.
  • Construire et utiliser des outils permettant l'évaluation des besoins, des progrès et du degré d'acquisition des savoirs et des compétences.
  • Analyser les réussites et les erreurs, concevoir et mettre en œuvre des activités de remédiation et de consolidation des acquis.
  • Faire comprendre aux élèves les principes de l'évaluation afin de développer leurs capacités d'auto-évaluation.
  • Communiquer aux élèves et aux parents les résultats attendus au regard des objectifs et des repères contenus dans les programmes.
  • Inscrire l'évaluation des progrès et des acquis des élèves dans une perspective de réussite de leur projet d'orientation.
La participation des enseignants/formateurs aux examens L’arrêté du 1er octobre 1990 fixant l’organisation des examens conduisant à la délivrance des diplômes de l’enseignement technique agricole indique dans l’Article 4. – « Tout agent de droit public et tout enseignant d’établissement sous contrat, pour le bon déroulement des examens, est en service jusqu’à la délivrance des diplômes. Il doit se tenir à la disposition de l’autorité académique et du président de jury; de sa désignation jusqu’à la proclamation des résultats, chaque membre d’un jury a l’obligation de participer aux missions liées à la délivrance des diplômes qui lui sont attribuées. »

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Les texte de référence
Le rôle de l’examinateur Note de service DGER/SDPOFE/N2010-2060 en date du 29 avril 2010 précisant les instructions générales relatives à l’organisation des examens de l’enseignement technique agricole : L’examinateur est le garant de l’application stricte de la procédure relative à la fraude ; il s’interdit de communiquer aux candidats ou à toute autre personne extérieure au jury les notes ou appréciations portées sur la prestation des candidats. Le texte qui pose les principes d’égalité et d’impartialité L’arrêté du 1er octobre 1990 fixant l’organisation des examens conduisant à la délivrance des diplômes de l’enseignement technique agricole précise dans son article 9 : « Dans le cadre de leur mission d’évaluation, les membres du jury doivent respecter les principes généraux du droit, notamment d’égalité de traitement des candidats et d’impartialité ». Ces principes généraux se retrouvent aussi dans la note de service 2016-31 en date du 15 janvier 2016 précisant les instructions générales relatives à l’organisation des examens de l’enseignement agricole conduisant à des diplômes délivrés par unités capitalisables (UC).Ces principes sont garantis notamment par : • L’anonymat des copies (dans le cadre des épreuves terminales) ; • L’harmonisation préalable à l’évaluation ;• L’utilisation d’une grille d’évaluation ; • Le renseignement des grilles à l’aide d’appréciations explicitant le degré d’atteinte de la capacité. • L’harmonisation au sein du jury à l’issue des épreuves terminales• En UC, une régulation en équipe des appréciations portées sur les grilles

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Les texte de référence
L’interdiction de « l’évaluation sanction » : Dans la circulaire n° 2011-111 du 1-8-2011, il est indiqué que « Les punitions scolaires (…) sont prises en considération du comportement de l'élève indépendamment des résultats scolaires. » Le texte réaffirme donc le principe selon lequel la notation sert strictement à évaluer le niveau d’un élève et non à sanctionner un comportement.

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