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EXPOSÉ ÉCONOMIE INTERNATIONALE
Apollonia ELIA
Created on November 17, 2023
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Transcript
COMMENTAIRE : Jean-Jacques ROUSSEAU, Du Contrat Social : chap. I.6 Du Pacte Social.
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Apollonia & Garance
INTRODUCTION.
- Jean Jacques Rousseau : un philosophe complexe.
- Contexte : Siècle des Lumières : critique de l'absolutisme.
- 1762 : publication Du contrat social : un projet politique radical & une conception singulière de la liberté. Une oeuvre fortement critiquée.
- Chapitre « Pacte social » : comment les individus peuvent-ils entrer en société sans perdre leur liberté ? Réponse par ce pacte.
Problématique : Comment Rousseau, par son pacte social, défend-il l’avènement de la citoyenneté par la réinvention de l'individu libre dans le collectif souverain ?
I. Sortir de l’état de nature : de l’individu au collectif. A. Dépasser l'état de nature pour une union. B. Le paradoxe du collectif. II. Converger vers un pacte social. A. Des conditions rigides, un équilibre fragile. B. La voie vers un corps politique
Sortir de l’état de nature : de l’individu au collectif.
A. Dépasser l'état de nature.
La dégradation de l’état de nature
« les obstacles qui nuisent à leur conservation dans l'état de nature l'emportent [...] sur les forces que chaque individu peut employer pour se maintenir dans cet état »
- Pour Rousseau : état de nature : une condition originelle marquée par la liberté et l’égalité.
- VS : Hobbes : une lutte permanente.
- Problème : à mesure que la population augmente et que les interactions se multiplient, l'équilibre et l'harmonie se romptent.
- Complexification des relations humaines : passage nécessaire à une nouvelle forme d’organisation sociale.
A. Dépasser l'état de nature.
La nécessité d’un nouvel ordre collectif
- Rousseau : transposer les vertus naturelles de l’Homme dans une structure collective.
- Question de l'évolution de la condition humaine : Locke : la société comme un cadre de protection des droits naturels VS Rousseau : une refondation radicale des rapports humains.
- Le collectif comme issue.
A. Dépasser l'état de nature.
L’union des forces : une perspective spinoziste
- Spinoza : Traité de l’autorité politique : « plus les individus qui s’unissent d’une telle alliance sont nombreux, et plus le droit dont ils jouissent ensemble sera considérable ».
- Mais Rousseau va plus loin : L'union doit reposer sur la " volonté générale".
- Une redéfinition de la liberté.
B. Le paradoxe du collectif
Unir les forces pour la puissance collective.
« comme les hommes ne peuvent engendrer de nouvelles forces, mais seulement unir et diriger celles qui existent »
Rousseau & ses conceptions de la liberté : Liberté naturelle : individuelle, guidée par le désir. Liberté civile/conventionnelle : l’individu participe activement à la création des contraintes auxquelles il obéit = par la volonté générale.
B. Le paradoxe du collectif
Le défi de l’équilibre entre individualité et collectivité
« Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant. »
- Comment unir les individus sans que l’un d'eux ne domine les autres, et sans que le collectif ne devienne oppressif ?
- Solution rousseauiste : la volonté générale = l’intérêt commun, distinct de la somme des volontés particulières.
- Question de sa mise en oeuvre : difficulté.
B. Le paradoxe du collectif
La volonté générale à double tranchant ?
- Hobbes : voit la société comme une soumission nécessaire à une autorité souveraine pour éviter la violence
- MAIS Rousseau : le collectif comme un espace d'émancipation.
- Problème : comment garantir que la volonté générale soit l’expression du bien commun et ne tende pas à des formes tyranniques ?
- Il faut donc repenser la liberté dans un cadre d'égalité.
Converger vers un pacte social.
A. Des conditions rigides, un équilibre fragile.
Retour à l’état de nature en cas de rupture du pacte social.
"Le pacte social étant violé, chacun rentre alors dans ses premiers droits, et reprend sa liberté naturelle, en perdant la liberté conventionnelle pour laquelle il y renonça. »
- Forme de fragilité de l'accord social.
- Le contrat social repose sur un renoncement à la liberté naturelle guidée par le désir au profit d’une liberté guidée par la raison.
- VS Locke : la liberté naturelle ne disparaît pas entièrement lorsqu’un individu entre en société & pas de retour à l’état de nature si le pacte est rompu.
- Giambattista Vico : une autre vision du retour à l’état de nature comme un processus cyclique.
A. Des conditions rigides, un équilibre fragile.
Sujetion de l’individu à la communauté.
"Ces clauses, bien entendues, se réduisent toutes à une seule ; savoir, l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté."
- Une condition discutée.
- Richard Cumberland refuse cette condition : conserver une individualité pour contribuer à la collectivité.
- Hugo Grotius délégation de certains pouvoirs à une autorité sans une renonciation complète des droits naturels.
- MAIS : pour Rousseau, réaliser la volonté, c’est renoncer à au désir. Condition determinante.
A. Des conditions rigides, un équilibre fragile.
L’égalité des conditions comme fondement
"Chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n'a intérêt de la rendre onéreuse aux autres."
- L' égalité proctection contre les mécanismes de domination et les tendances tyranniques.
- Nicolas de Condorcet : les intérêts individuels ne doivent pas interférer avec le bien commun.
- DONC : « on gagne l'équivalent de tout ce qu'on perd, et plus de force pour conserver ce qu'on a. » : l' égalité et la dévotion de l’individu à la communauté peut d’une part restreindre la liberté mais de l’autre, protéger l’individu des abus de liberté de ses semblables et préserver l’intérêt général.
B. La voie vers un corps politique
La conception rousseauiste du corps politique.
"[...] cet acte d'association produit un corps moral et collectif, composé d'autant de membres que l'assemblée a de voix, lequel reçoit de ce même acte son unité, son moi commun, sa vie et sa volonté."
- Ce corps collectif incarne la volonté générale, l'intérêt commun et préserve la liberté collective.
- Emmanuel Kant : chaque citoyen doit être capable de se soumettre à des lois qu'il a contribué à établir.
- MAIS : Samuel von Pufendorf plaide pour une structure hiérarchisée du pouvoir. Tension entre l'autorité et la volonté générale.
B. La voie vers un corps politique
La souveraineté populaire.
"Cette personne publique, [...], prenait autrefois le nom de cité, et prend maintenant celui de république ou de corps politique, lequel est appelé par ses membres État quand il est passif, souverain quand il est actif."
- Idée de souveraineté résidant dans le peuple qui participe directement aux décisions.
- VS Jean Bodin qui prône la souveraineté absolue.
- Nuance : Rousseau n’appelle pas à une organisation purement populaire qui se soustrait aux institutions.
B. La voie vers un corps politique
La dualité des rôles dans la société.
« ils prennent collectivement le nom de peuple, et s’appellent en particulier citoyens, comme participant à l'autorité souveraine, et sujets, comme soumis aux lois de l’État. »
- Distinction entre rôles actifs et passifs des individus dans la société : concilier liberté et ordre.
- Citoyens : droit et devoir de participer à la souveraineté.
- Sujets : obéissent aux lois qu'ils ont contribué à créer
- Spinoza : favorable à la participation du peuple comme une expression de la rationalité collective.
- Hobbes : Les individus : seulement des sujets pour préserver l'ordre.
CONCLUSION
- Ouvrage qui propose une conception radicale de la liberté et de la citoyenneté, où l'individu trouve son émancipation par l'adhésion à la volonté générale.
- MAIS : Pas forcément une théorie républicaine moderne.
- Question des limites à tout projet politique cherchant à unir le collectif et l’individu.