Enseigner la langue orale au cycle 1
Préparation Cafipemf 2024 15 novembre 2023 Pauline Guyomarc'h - Rozenn Robin
L'évaluation positive : Compétences et carnet de suivi
Les programmes et les ajustements de programme
Le programme consolidé publié au BO n°25 du juin 2021 avec les modifications apparentes.
Enseigner la langue orale ....
4 grands objectifs
Des exemples de pratiques ou de dispositifs visant ces objectifs et compétences
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
L'écrit
L'oral
1 - Oser entrer en communication
1 - Ecouter de l'écrit et comprendre
2 - Découvrir la fonction de l'écrit
2 - Comprendre et apprendre
3 - Echanger et réfléchir avec les autres
3 - Commencer à produire des écrits et en découvrir le fonctionnement
4 - Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
4 - Découvrir le principe alphabétique
5 - Commencer à écrire tout seul
- Enrichir le vocabulaire
- Acquérir et développer la syntaxe
- Acquérir et développer une conscience phonologique
- Eveiller à la diversité linguistique
Attendus de fin de cycle
L'écrit
L'oral
– Comprendre des textes écrits sans autre aide que le langage entendu.– Manifester de la curiosité par rapport à la compréhension et à la production de l’écrit.– Pouvoir redire les mots d’une phrase écrite après sa lecture par l’adulte, les mots du titre connu d’un livre ou d’un texte.– Participer verbalement à la production d’un écrit. Savoir qu’on n’écrit pas comme on parle.– Repérer des régularités dans la langue à l’oral en français (éventuellement dans une autre langue).– Distinguer et manipuler des syllabes : scander les syllabes constitutives d'un mot, comprendre qu’on peut en supprimer, en ajouter, en inverser.– Repérer et produire des rimes, des assonances.– Discriminer des sons (syllabes, sons-voyelles ; quelques sons-consonnes hors des consonnes occlusives) dans des mots ou dans des syllabes.– Reconnaître les lettres de l’alphabet, connaître leur nom, savoir que le nom d'une lettre peut être différent du son qu'elle transcrit.– Connaître les correspondances entre les trois manières d’écrire les lettres : cursive, script, capitales d’imprimerie., et commencer à faire le lien avec le son qu’elles codent. Copier à l’aide d’un clavier.– Reconnaître son prénom écrit en lettres capitales, en script ou en cursive. Connaître le nom des lettres qui le composent.– Copier en cursive un mot ou une très courte phrase dont le sens est connu.– Écrire son prénom en écriture cursive, sans modèle – Écrire seul un mot en utilisant des lettres ou groupes de lettres empruntés aux mots connus.
– Communiquer avec les adultes et avec les autres enfants par le langage, en se faisant comprendre.– S’exprimer dans un langage oral syntaxiquement correct et précis.– Utiliser le lexique appris en classe de façon appropriée.– Reformuler son propos pour se faire mieux comprendre.– Reformuler le propos d’autrui.– Pratiquer divers usages de la langue orale : raconter, décrire, évoquer, expliquer, questionner, proposer des solutions, discuter un point de vue.– Dire de mémoire et de manière expressive plusieurs comptines et poésies.
La langue orale dans les programmes
La langue orale dans les programmes
Enseigner la langue orale au cycle 1 : une priorité renforcée
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
La place primordiale du langage à l’école maternelle est réaffirmée comme condition essentielle de la réussite de toutes et de tous. La stimulation et la structuration du langage oral et le développement de la compréhension des textes lus par l’adulte et la prise de conscience des composantes sonores et visuelles de la langue constituent des priorités de l’école maternelle et concernent l’ensemble des domaines d’apprentissage.
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions : la langue orale :
utilisée dans les interactions, en production et en réception, elle permet aux enfants de communiquer, de comprendre, d’apprendre et de réfléchir. C’est le moyen de découvrir les caractéristiques de la langue française et d’écouter d’autres langues parlées
L’enfant, quelle que soit sa langue maternelle, dès sa toute petite enfance et au cours d’un long processus, acquiert spontanément le langage grâce à ses interactions avec ses pairs et les adultes de son entourage. Sollicité et stimulé de multiples façons selon son âge, il affine sa capacité à parler et à comprendre : il nomme et désigne avec de plus en plus de justesse et de précision, dit ce qu’il fait, ce qu’il voit, ce qu’il imagine, ce qu’il ressent.En situation scolaire, l’appropriation par les élèves d’une langue orale riche, organisée et compréhensible requiert la mise en œuvre d’un enseignement structuré et régulier. Celui-ci contribue à l’apprentissage de la lecture à partir du cycle 2, par l’acquisition progressive d’une expression orale riche et fluide.L’enseignant, attentif, accompagne chaque enfant dans ses premiers essais, se montre désireux de mieux le comprendre en posant des questions ouvertes, en demandant des précisions et en l’invitant à reformuler son propos. Il reprend ses productions orales pour lui apporter des mots ou des structures de phrase plus adaptés qui l’aident à progresser. L’enseignant s’adresse aux enfants les plus jeunes avec un débit ralenti de parole ; il produit des énoncés brefs, syntaxiquement corrects et soigneusement articulés. Constamment attentif à son propre langage et veillant à s’adapter à la diversité des performances langagières des enfants, il s’exprime progressivement de manière plus complexe. Il permet à chacun d’aller progressivement au-delà de la simple prise de parole spontanée et non maîtrisée pour s’inscrire dans des conversations de plus en plus organisées et pour prendre la parole dans un grand groupe. Il sait mobiliser l’attention de tous dans des activités qui les amènent à comprendre des propos et des textes de plus en plus longs. Il met sur le chemin d’une conscience des langues, des mots du français et de ses unités sonores.
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions : la langue orale :
1 - Oser entrer en communication
2 - Comprendre et apprendre
4 grands objectifs de la langue orale
4 - Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
3 - Echanger et réfléchir à plusieurs
Objectif 1 : oser entrer en communication
Les enfants arrivent en PS avec une première expérience de la communication intrafamiliale. Celle-ci définit le statut d’interlocuteur de l’enfant et son rapport à la communication avec les adultes lors des premiers mois d’école.
Ex : les élèves quiinterpellent l’adultephysiquement
Ex : les élèves qui ne répondent pas quand on les interpelle car ils n’ont pas appris à donner leur avis
Objectif 1 : oser entrer en communication
Développement des acquisitions du langage chez le tout-petit :- Les adultes s’adressent au bébé, dès la naissance, en le traitant comme un sujet, en lui parlant comme s’il comprenait tout, comme s’il ressentait tout comme eux. - L’effet produit est que le bébé entre en communication, d’abord par le regard, puis les mimiques, puis les bruits de bouche …- Les effets seconds sont que les adultes interprètent tous ces signaux comme du sens, ils les reprennent, les verbalisent, les valorisent ….- Donc, le tout-petit fait des essais de verbalisation …Donc à l'école, comme à la maison, le cycle « Interprétation – Modèle », « Interprétation – modèle » permet d’arriver à des enfants parleurs. Importance de ce cercle vertueux.
Objectif 1 : oser entrer en communication : les étapes
A l'école, avec l'attitude bienveillante et attentive du maître : 1 - l'enfant entre dans le partage avec un ou plusieurs enfants (actions, gestes, cris, essai verbal, pointage...) 2 - l'enfant "dit" à un adulte de l'école ce qui ne lui va pas. 3 - l'enfant entre dans l'échange avec un ou plusieurs enfants, par le langage (même a minima), notamment dans les jeux 4 - l'enfant commence à parler aux enfants et aux adultes de l'école 5 - l'enfant ose parler tout seul, même en chuchotant, devant le groupe classe
Objectif 1 : oser entrer en communication : les recommandations et les enfants prioritaires
- S’assurer tous les soirs d’avoir parlé à chacun de ses élèves - S’assurer de les avoir écoutés- Anticiper son rôle modélisant avec chacun d’eux selon ses besoins - Pas d’ateliers hétérogènes pour l’oral. Ne pas croire qu’un enfant « parleur » va aider un enfant « non parleur ». Être très clair avec le groupe classe. - Tout le monde doit aider les enfants prioritaires (primo-arrivants par exemple). Dire aux enfants qu’on va passer plus de temps avec tel et tel enfant, en attention conjointe : écouter et rebondir sur ce qu’ils disent ou font.
Objectif 1 : oser entrer en communication
- Attention, ne pas leur parler en face à face (avec des attentes langagières précises) - Se mettre en attention conjointe sur un jeu, un livre, une pâte à modeler. Faire quelque chose en parlant à sa barbe.- Donner beaucoup d’importance aux coins jeux : dire aux enfants « Vous allez au coin dinette parce que vous apprenez à mieux parler là-bas. Dans cette classe, mon métier est de vous écouter.»
Objectif 1 : oser entrer en communication
Objectif 2 : Comprendre et apprendre
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : vigilance
Difficulté d’avoir des traces puisqu’il n’y a pas de production mais très grande activité intellectuelle. Pour qu'elle se mette en place, nécessité d'avoir 3 piliers : - Une situation qui intéresse les enfants et sans surprise (on ne parle pas de ce qu'on ne connaît pas) : nourrissage culturel et linguistique
Objectif 2 : Comprendre et apprendre: vigilance
- Une relation d’affect : les enfants doivent sentir la proximité avec l’enseignant, la sérénité, la tranquillité, pas de danger- Le langage : l’enseignant parle et produit, l’oral est celui de la maîtresse. Elle est à l’affût de ce que les élèves vont produire comme signaux de compréhension. Exemple : « chaussures pied droit et pied gauche » l’enfant va chercher Petit ours brun s’habille tout seul). L’enfant a bien une activité langagière : il écoute, il interprète, il fait le lien avec des images dont il se souvient, il retrouve dans sa mémoire le titre et l’illustration du livre, il fait le lien et il sourit.
Objectif 2 : Comprendre et apprendre
Mireille Brigaudiot
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : Selon quelles modalités
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : Mémoriser
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : l'acquisition du vocabulaire
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : vers l'abstraction
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : la catégorisation
OObjectif 2 : Comprendre et apprendre : la mémorisation, rebrassage
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : Enseigner le vocabulaire en PS
Objectif 3 : Echanger et réfléchir à plusieurs
Seul objectif où il y a du langage oral - Parler à plusieurs- Travailler avec des petits groupes : idéalement 6 enfants ou moins- Vigilance sur ce que l’enseignant attend : « français canonique ». L’enseignant doit s’obliger à entendre tout et en particulier ce qui ne va pas et surtout les enfants prioritaires. S’empêcher d’attendre certains mots, et certaines phrases. - 3 zones de difficultés à gérer : o Le contenu de ce qu’on dit : de quoi ça parle (éviter une séance qui n’aurait aucun appui cognitifo Les prises de parole pour éviter les enfants « écrans »o Bien rebondir sur les essais langagiers de chaque enfant.
Objectif 3 : Une "progression" pour Echanger et réfléchir à plusieurs
Objectif 3 : Une "progression" pour Echanger et réfléchir à plusieurs
En PS (2 à 4 ans) : on travaille essentiellement la dominante prise de parole. L’objectif principal n’est pas le contenu et la forme. Rituels de tous les jours qui dure 5’ en grand groupe ou par petits groupes. Petit à petit, les enfants vont être moins dans la parole vide. A l’accueil, prendre les enfants prioritaires avec un livre illustré qui a déjà été raconté et se mettre en attention conjointe. Pas de surprises aux petits et partager le langage « l’enseignant parle dans sa barbe ». Si on pose des questions, ne le faire que si on sait que les enfants savent répondre.
EN MS (entre 3 et 5 ans) : les enfants font le plus d’essais syntaxiques et lexicaux, formules bizarres : Métaphores, paraphrases, recommencent … - Ecouter beaucoup- Pas de questions fermées, sinon on met les enfants en insécurité (exemple « C’est Carnaval, qu’est-ce qu’on va faire dans les rues ? ») Si on laisse les enfants se perdre, c’est l’affect qui prend le dessus quand on n’a plus prise sur le réel et les enfants partent sur les pompiers, la mort … - Attention aux feedbacks*
EN GS (entre 4.5 et 6 ans) : on peut se focaliser sur le contenu : thème connu des enfants, attention en donnant la parole, mettre les enfants en questionnement « Vous pouvez me dire comment vous avez fait … essayer de vous souvenir de … Dans ta tête, tu peux faire ça et en parler ? » Questionnement sur eux-mêmes qui portent sur des objets des événements qui sont référentiels. Les enseignants ne savent pas ce que les enfants vont dire. Mais ils résument à la fin. Exemple, emmener les enfants à la piscine, avant la séance de piscine. « La semaine dernière on est allés à la piscine, essayez de vous souvenir. Pour terminer « A plusieurs, on arrive à raconter les choses. Parfait ».Ne pas hésiter à donner le modèle, sans attendre une explication que les enfants ne pourraient pas deviner.
Une école qui pratique une évaluation positive
L’évaluation constitue un outil de régulation dans l’activité professionnelle des enseignants ;elle n’est pas un instrument de prédiction ni de sélection ; elle repose sur une observationattentive de ce que dit et fait l’enfant. Elle demande une compréhension fine des mécanismes de l’apprentissage et la prise en compte des étapes du développement du jeune enfant... Au-delà du résultat obtenu, l’enseignant s’attache à comprendre le cheminement de l’enfant et les progrès qu’il fait par rapport à lui-même. Il tient compte des différences d’âge et de maturité au sein d’une même classe et permet à chaque élève d’identifier ses réussites. L’évaluation positive, ainsi menée par l’observation puis l’interprétation des progrès au fil de l’eau et au gré de situations aménagées, permet au professeur d’adapter les activités et tâches proposées en fonction des besoins de chaque enfant pour qu’il continue à progresser au sein du groupe.Adaptée aux spécificités de l’école maternelle, l’évaluation est mise en œuvre selon desmodalités définies au sein de l’école. Les enseignants rendent explicites pour les parents laprogression de leur enfant
Une école qui pratique une évaluation positive
Mais on a tendance à limiter le langage à la verbalisation, l’oralisation, alors que le langage est présent bien avant l’oralisation et à plein de moments sans qu’il y ait de mots ou de syntaxes.Le fait d’être parleur pour l’oral et alphabétisé pour l’écrit nous rend infirme par rapport à l’enseignement des petits. On ne peut pas s’empêcher d’attendre des mots et des phrases. On doit parler, ils réagissent, on écoute et on renvoie. Exemple tarte aux pommes « Il faut couper le couteau » : - Si langage = activité, partagée par tous alors, évaluation positive : « Oui, tu as raison, il faut couper AVEC le couteau, on va le faire »- Si langage = Produit oral attendu, alors évaluation sélection : « Ah bon, tu vas couper le couteau ? »Attention aux feed-back négatifs : - Le sarcasme (évaluation négative à un enfant qui a essayé de dire)- Ne pas attendre les acquis de la langue française, avant la fin de la GS- Les objectifs relèvent du long termePour l’apprentissage du français langue seconde : continuer à parler la langue maternelle à la maison, afin que l’enfant puisse effectuer les transferts en faisant marcher son langageOn ne peut observer que les signaux, ce qu’on peut observer, puisqu’on n’a pas accès à ce qui se passe dans la tête des enfants : Des comportements d’enfants : (exemple de l’enfant qui mord)- Ce qu’ils font- Comment ils se comportent- Ce qu’ils regardent- A quoi ils jouent- Ce qu’ils font quand ils sont plusieurs entre eux- A quoi ils jouent dans la cour avec les jouets
Une école qui pratique une évaluation positive
Une école qui pratique une évaluation positive
Comprendre et apprendre
Oser entrer en communication avec les autres
Enseigner l'oral ....
Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
Echanger et réfléchir avec les autres
L'Oral en maternelle
Liens : http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-au-plurilinguisme/oral/loral-a-lecole-maternelle-et-les-petits-parleurs
- le langage et l'évaluation positive sont des axes forts dans les attendus. Donc, à lire absolument "Mireille Brigaudiot "Langage et école maternelle" de chez Hatier. - Bien entendu, les guides institutionnels Eduscol de la maternelle pour l'épreuve 1 et les autres pour l'épreuve 2- le site de l'IFE : de nombreuses conférences et références et toutes les personnalités au coeur de l'actualité didactique (à mettre en veille pédagogique)- Les postures d'enseignement de Dominique Bucheton- La pédagogie de l'écoute de Pierre Peroz : vidéo de sa conférence- Former à l'écriture de Bernadette Kervyn
Objectif 4 : Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
Objectif 4 : Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique : des ressources
S'entrainer à bien articuler : les virelangues
Répertoire de comptines pour bien artiuler les phonèmes
Objectif 4 : Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique : des ressources
L'ECRiT : une mine de conseils sur l'enseignement de la production d'écrits à la maternelle
Exemples de dispositifs visant ces objectifs
Narramus
Quoi 2.9 en français ?
Apprentilangue
http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/maternelle/la-delicate-question-du-langage-en-maternelle
http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-au-plurilinguisme/oral/loral-a-lecole-maternelle-et-les-petits-parleurs/petits-parleurs-references-et-outils-pour-aller-plus-loin
https://padlet.com/cecile_laloux/langage-oral-l-cole-maternelle-du-langage-quotidien-au-langa-aya4x3sd3qeq
https://www.reseau-canope.fr/BSD/sequence.aspx?bloc=886153
Le langage ORAL en Maternelle
TNE29
Created on November 17, 2023
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Enseigner la langue orale au cycle 1
Préparation Cafipemf 2024 15 novembre 2023 Pauline Guyomarc'h - Rozenn Robin
L'évaluation positive : Compétences et carnet de suivi
Les programmes et les ajustements de programme
Le programme consolidé publié au BO n°25 du juin 2021 avec les modifications apparentes.
Enseigner la langue orale ....
4 grands objectifs
Des exemples de pratiques ou de dispositifs visant ces objectifs et compétences
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
L'écrit
L'oral
1 - Oser entrer en communication
1 - Ecouter de l'écrit et comprendre
2 - Découvrir la fonction de l'écrit
2 - Comprendre et apprendre
3 - Echanger et réfléchir avec les autres
3 - Commencer à produire des écrits et en découvrir le fonctionnement
4 - Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
4 - Découvrir le principe alphabétique
5 - Commencer à écrire tout seul
Attendus de fin de cycle
L'écrit
L'oral
– Comprendre des textes écrits sans autre aide que le langage entendu.– Manifester de la curiosité par rapport à la compréhension et à la production de l’écrit.– Pouvoir redire les mots d’une phrase écrite après sa lecture par l’adulte, les mots du titre connu d’un livre ou d’un texte.– Participer verbalement à la production d’un écrit. Savoir qu’on n’écrit pas comme on parle.– Repérer des régularités dans la langue à l’oral en français (éventuellement dans une autre langue).– Distinguer et manipuler des syllabes : scander les syllabes constitutives d'un mot, comprendre qu’on peut en supprimer, en ajouter, en inverser.– Repérer et produire des rimes, des assonances.– Discriminer des sons (syllabes, sons-voyelles ; quelques sons-consonnes hors des consonnes occlusives) dans des mots ou dans des syllabes.– Reconnaître les lettres de l’alphabet, connaître leur nom, savoir que le nom d'une lettre peut être différent du son qu'elle transcrit.– Connaître les correspondances entre les trois manières d’écrire les lettres : cursive, script, capitales d’imprimerie., et commencer à faire le lien avec le son qu’elles codent. Copier à l’aide d’un clavier.– Reconnaître son prénom écrit en lettres capitales, en script ou en cursive. Connaître le nom des lettres qui le composent.– Copier en cursive un mot ou une très courte phrase dont le sens est connu.– Écrire son prénom en écriture cursive, sans modèle – Écrire seul un mot en utilisant des lettres ou groupes de lettres empruntés aux mots connus.
– Communiquer avec les adultes et avec les autres enfants par le langage, en se faisant comprendre.– S’exprimer dans un langage oral syntaxiquement correct et précis.– Utiliser le lexique appris en classe de façon appropriée.– Reformuler son propos pour se faire mieux comprendre.– Reformuler le propos d’autrui.– Pratiquer divers usages de la langue orale : raconter, décrire, évoquer, expliquer, questionner, proposer des solutions, discuter un point de vue.– Dire de mémoire et de manière expressive plusieurs comptines et poésies.
La langue orale dans les programmes
La langue orale dans les programmes
Enseigner la langue orale au cycle 1 : une priorité renforcée
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
La place primordiale du langage à l’école maternelle est réaffirmée comme condition essentielle de la réussite de toutes et de tous. La stimulation et la structuration du langage oral et le développement de la compréhension des textes lus par l’adulte et la prise de conscience des composantes sonores et visuelles de la langue constituent des priorités de l’école maternelle et concernent l’ensemble des domaines d’apprentissage.
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions : la langue orale :
utilisée dans les interactions, en production et en réception, elle permet aux enfants de communiquer, de comprendre, d’apprendre et de réfléchir. C’est le moyen de découvrir les caractéristiques de la langue française et d’écouter d’autres langues parlées
L’enfant, quelle que soit sa langue maternelle, dès sa toute petite enfance et au cours d’un long processus, acquiert spontanément le langage grâce à ses interactions avec ses pairs et les adultes de son entourage. Sollicité et stimulé de multiples façons selon son âge, il affine sa capacité à parler et à comprendre : il nomme et désigne avec de plus en plus de justesse et de précision, dit ce qu’il fait, ce qu’il voit, ce qu’il imagine, ce qu’il ressent.En situation scolaire, l’appropriation par les élèves d’une langue orale riche, organisée et compréhensible requiert la mise en œuvre d’un enseignement structuré et régulier. Celui-ci contribue à l’apprentissage de la lecture à partir du cycle 2, par l’acquisition progressive d’une expression orale riche et fluide.L’enseignant, attentif, accompagne chaque enfant dans ses premiers essais, se montre désireux de mieux le comprendre en posant des questions ouvertes, en demandant des précisions et en l’invitant à reformuler son propos. Il reprend ses productions orales pour lui apporter des mots ou des structures de phrase plus adaptés qui l’aident à progresser. L’enseignant s’adresse aux enfants les plus jeunes avec un débit ralenti de parole ; il produit des énoncés brefs, syntaxiquement corrects et soigneusement articulés. Constamment attentif à son propre langage et veillant à s’adapter à la diversité des performances langagières des enfants, il s’exprime progressivement de manière plus complexe. Il permet à chacun d’aller progressivement au-delà de la simple prise de parole spontanée et non maîtrisée pour s’inscrire dans des conversations de plus en plus organisées et pour prendre la parole dans un grand groupe. Il sait mobiliser l’attention de tous dans des activités qui les amènent à comprendre des propos et des textes de plus en plus longs. Il met sur le chemin d’une conscience des langues, des mots du français et de ses unités sonores.
Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions : la langue orale :
1 - Oser entrer en communication
2 - Comprendre et apprendre
4 grands objectifs de la langue orale
4 - Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
3 - Echanger et réfléchir à plusieurs
Objectif 1 : oser entrer en communication
Les enfants arrivent en PS avec une première expérience de la communication intrafamiliale. Celle-ci définit le statut d’interlocuteur de l’enfant et son rapport à la communication avec les adultes lors des premiers mois d’école.
Ex : les élèves quiinterpellent l’adultephysiquement
Ex : les élèves qui ne répondent pas quand on les interpelle car ils n’ont pas appris à donner leur avis
Objectif 1 : oser entrer en communication
Développement des acquisitions du langage chez le tout-petit :- Les adultes s’adressent au bébé, dès la naissance, en le traitant comme un sujet, en lui parlant comme s’il comprenait tout, comme s’il ressentait tout comme eux. - L’effet produit est que le bébé entre en communication, d’abord par le regard, puis les mimiques, puis les bruits de bouche …- Les effets seconds sont que les adultes interprètent tous ces signaux comme du sens, ils les reprennent, les verbalisent, les valorisent ….- Donc, le tout-petit fait des essais de verbalisation …Donc à l'école, comme à la maison, le cycle « Interprétation – Modèle », « Interprétation – modèle » permet d’arriver à des enfants parleurs. Importance de ce cercle vertueux.
Objectif 1 : oser entrer en communication : les étapes
A l'école, avec l'attitude bienveillante et attentive du maître : 1 - l'enfant entre dans le partage avec un ou plusieurs enfants (actions, gestes, cris, essai verbal, pointage...) 2 - l'enfant "dit" à un adulte de l'école ce qui ne lui va pas. 3 - l'enfant entre dans l'échange avec un ou plusieurs enfants, par le langage (même a minima), notamment dans les jeux 4 - l'enfant commence à parler aux enfants et aux adultes de l'école 5 - l'enfant ose parler tout seul, même en chuchotant, devant le groupe classe
Objectif 1 : oser entrer en communication : les recommandations et les enfants prioritaires
- S’assurer tous les soirs d’avoir parlé à chacun de ses élèves - S’assurer de les avoir écoutés- Anticiper son rôle modélisant avec chacun d’eux selon ses besoins - Pas d’ateliers hétérogènes pour l’oral. Ne pas croire qu’un enfant « parleur » va aider un enfant « non parleur ». Être très clair avec le groupe classe. - Tout le monde doit aider les enfants prioritaires (primo-arrivants par exemple). Dire aux enfants qu’on va passer plus de temps avec tel et tel enfant, en attention conjointe : écouter et rebondir sur ce qu’ils disent ou font.
Objectif 1 : oser entrer en communication
- Attention, ne pas leur parler en face à face (avec des attentes langagières précises) - Se mettre en attention conjointe sur un jeu, un livre, une pâte à modeler. Faire quelque chose en parlant à sa barbe.- Donner beaucoup d’importance aux coins jeux : dire aux enfants « Vous allez au coin dinette parce que vous apprenez à mieux parler là-bas. Dans cette classe, mon métier est de vous écouter.»
Objectif 1 : oser entrer en communication
Objectif 2 : Comprendre et apprendre
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : vigilance
Difficulté d’avoir des traces puisqu’il n’y a pas de production mais très grande activité intellectuelle. Pour qu'elle se mette en place, nécessité d'avoir 3 piliers : - Une situation qui intéresse les enfants et sans surprise (on ne parle pas de ce qu'on ne connaît pas) : nourrissage culturel et linguistique
Objectif 2 : Comprendre et apprendre: vigilance
- Une relation d’affect : les enfants doivent sentir la proximité avec l’enseignant, la sérénité, la tranquillité, pas de danger- Le langage : l’enseignant parle et produit, l’oral est celui de la maîtresse. Elle est à l’affût de ce que les élèves vont produire comme signaux de compréhension. Exemple : « chaussures pied droit et pied gauche » l’enfant va chercher Petit ours brun s’habille tout seul). L’enfant a bien une activité langagière : il écoute, il interprète, il fait le lien avec des images dont il se souvient, il retrouve dans sa mémoire le titre et l’illustration du livre, il fait le lien et il sourit.
Objectif 2 : Comprendre et apprendre
Mireille Brigaudiot
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : Selon quelles modalités
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : Mémoriser
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : l'acquisition du vocabulaire
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : vers l'abstraction
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : la catégorisation
OObjectif 2 : Comprendre et apprendre : la mémorisation, rebrassage
Objectif 2 : Comprendre et apprendre : Enseigner le vocabulaire en PS
Objectif 3 : Echanger et réfléchir à plusieurs
Seul objectif où il y a du langage oral - Parler à plusieurs- Travailler avec des petits groupes : idéalement 6 enfants ou moins- Vigilance sur ce que l’enseignant attend : « français canonique ». L’enseignant doit s’obliger à entendre tout et en particulier ce qui ne va pas et surtout les enfants prioritaires. S’empêcher d’attendre certains mots, et certaines phrases. - 3 zones de difficultés à gérer : o Le contenu de ce qu’on dit : de quoi ça parle (éviter une séance qui n’aurait aucun appui cognitifo Les prises de parole pour éviter les enfants « écrans »o Bien rebondir sur les essais langagiers de chaque enfant.
Objectif 3 : Une "progression" pour Echanger et réfléchir à plusieurs
Objectif 3 : Une "progression" pour Echanger et réfléchir à plusieurs
En PS (2 à 4 ans) : on travaille essentiellement la dominante prise de parole. L’objectif principal n’est pas le contenu et la forme. Rituels de tous les jours qui dure 5’ en grand groupe ou par petits groupes. Petit à petit, les enfants vont être moins dans la parole vide. A l’accueil, prendre les enfants prioritaires avec un livre illustré qui a déjà été raconté et se mettre en attention conjointe. Pas de surprises aux petits et partager le langage « l’enseignant parle dans sa barbe ». Si on pose des questions, ne le faire que si on sait que les enfants savent répondre.
EN MS (entre 3 et 5 ans) : les enfants font le plus d’essais syntaxiques et lexicaux, formules bizarres : Métaphores, paraphrases, recommencent … - Ecouter beaucoup- Pas de questions fermées, sinon on met les enfants en insécurité (exemple « C’est Carnaval, qu’est-ce qu’on va faire dans les rues ? ») Si on laisse les enfants se perdre, c’est l’affect qui prend le dessus quand on n’a plus prise sur le réel et les enfants partent sur les pompiers, la mort … - Attention aux feedbacks*
EN GS (entre 4.5 et 6 ans) : on peut se focaliser sur le contenu : thème connu des enfants, attention en donnant la parole, mettre les enfants en questionnement « Vous pouvez me dire comment vous avez fait … essayer de vous souvenir de … Dans ta tête, tu peux faire ça et en parler ? » Questionnement sur eux-mêmes qui portent sur des objets des événements qui sont référentiels. Les enseignants ne savent pas ce que les enfants vont dire. Mais ils résument à la fin. Exemple, emmener les enfants à la piscine, avant la séance de piscine. « La semaine dernière on est allés à la piscine, essayez de vous souvenir. Pour terminer « A plusieurs, on arrive à raconter les choses. Parfait ».Ne pas hésiter à donner le modèle, sans attendre une explication que les enfants ne pourraient pas deviner.
Une école qui pratique une évaluation positive
L’évaluation constitue un outil de régulation dans l’activité professionnelle des enseignants ;elle n’est pas un instrument de prédiction ni de sélection ; elle repose sur une observationattentive de ce que dit et fait l’enfant. Elle demande une compréhension fine des mécanismes de l’apprentissage et la prise en compte des étapes du développement du jeune enfant... Au-delà du résultat obtenu, l’enseignant s’attache à comprendre le cheminement de l’enfant et les progrès qu’il fait par rapport à lui-même. Il tient compte des différences d’âge et de maturité au sein d’une même classe et permet à chaque élève d’identifier ses réussites. L’évaluation positive, ainsi menée par l’observation puis l’interprétation des progrès au fil de l’eau et au gré de situations aménagées, permet au professeur d’adapter les activités et tâches proposées en fonction des besoins de chaque enfant pour qu’il continue à progresser au sein du groupe.Adaptée aux spécificités de l’école maternelle, l’évaluation est mise en œuvre selon desmodalités définies au sein de l’école. Les enseignants rendent explicites pour les parents laprogression de leur enfant
Une école qui pratique une évaluation positive
Mais on a tendance à limiter le langage à la verbalisation, l’oralisation, alors que le langage est présent bien avant l’oralisation et à plein de moments sans qu’il y ait de mots ou de syntaxes.Le fait d’être parleur pour l’oral et alphabétisé pour l’écrit nous rend infirme par rapport à l’enseignement des petits. On ne peut pas s’empêcher d’attendre des mots et des phrases. On doit parler, ils réagissent, on écoute et on renvoie. Exemple tarte aux pommes « Il faut couper le couteau » : - Si langage = activité, partagée par tous alors, évaluation positive : « Oui, tu as raison, il faut couper AVEC le couteau, on va le faire »- Si langage = Produit oral attendu, alors évaluation sélection : « Ah bon, tu vas couper le couteau ? »Attention aux feed-back négatifs : - Le sarcasme (évaluation négative à un enfant qui a essayé de dire)- Ne pas attendre les acquis de la langue française, avant la fin de la GS- Les objectifs relèvent du long termePour l’apprentissage du français langue seconde : continuer à parler la langue maternelle à la maison, afin que l’enfant puisse effectuer les transferts en faisant marcher son langageOn ne peut observer que les signaux, ce qu’on peut observer, puisqu’on n’a pas accès à ce qui se passe dans la tête des enfants : Des comportements d’enfants : (exemple de l’enfant qui mord)- Ce qu’ils font- Comment ils se comportent- Ce qu’ils regardent- A quoi ils jouent- Ce qu’ils font quand ils sont plusieurs entre eux- A quoi ils jouent dans la cour avec les jouets
Une école qui pratique une évaluation positive
Une école qui pratique une évaluation positive
Comprendre et apprendre
Oser entrer en communication avec les autres
Enseigner l'oral ....
Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
Echanger et réfléchir avec les autres
L'Oral en maternelle
Liens : http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-au-plurilinguisme/oral/loral-a-lecole-maternelle-et-les-petits-parleurs
- le langage et l'évaluation positive sont des axes forts dans les attendus. Donc, à lire absolument "Mireille Brigaudiot "Langage et école maternelle" de chez Hatier. - Bien entendu, les guides institutionnels Eduscol de la maternelle pour l'épreuve 1 et les autres pour l'épreuve 2- le site de l'IFE : de nombreuses conférences et références et toutes les personnalités au coeur de l'actualité didactique (à mettre en veille pédagogique)- Les postures d'enseignement de Dominique Bucheton- La pédagogie de l'écoute de Pierre Peroz : vidéo de sa conférence- Former à l'écriture de Bernadette Kervyn
Objectif 4 : Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique
Objectif 4 : Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique : des ressources
S'entrainer à bien articuler : les virelangues
Répertoire de comptines pour bien artiuler les phonèmes
Objectif 4 : Commencer à réfléchir sur la langue et acquérir une conscience phonologique : des ressources
L'ECRiT : une mine de conseils sur l'enseignement de la production d'écrits à la maternelle
Exemples de dispositifs visant ces objectifs
Narramus
Quoi 2.9 en français ?
Apprentilangue
http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/maternelle/la-delicate-question-du-langage-en-maternelle
http://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-au-plurilinguisme/oral/loral-a-lecole-maternelle-et-les-petits-parleurs/petits-parleurs-references-et-outils-pour-aller-plus-loin
https://padlet.com/cecile_laloux/langage-oral-l-cole-maternelle-du-langage-quotidien-au-langa-aya4x3sd3qeq
https://www.reseau-canope.fr/BSD/sequence.aspx?bloc=886153