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Le centre de mise à mort d’Aushwitz-Birkenau

jeremygagne

Created on November 16, 2023

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Le centre de mise à mort d'Auschwitz-Birkenau

Consigne Le Mémorial de la Shoah de Caen fait appel à vous pour réaliser une exposition intitulée “Système concentrationnaire et politique d’extermination nazie” Vous allez devoir réaliser plusieurs affiches autour de cinq thématiques : L’organisation du complexe d'Auschwitz L’arrivée et la sélection des déportés Un camp de concentration : la déshumanisation des déportés Un centre de mise à mort: l’extermination des déportés L’effroyable bilan et la question mémorielle

Informations

Retour au plan d'Auschwitz Se rendre dans le lieu indiqué Faire apparaître des informations supplémentaires Point vocabulaire Extraits vidéos Consigne avec aides

Le centre de mise à mort d'Auschwitz-Birkenau se situe dans le gouvernement général de Pologne contrôlé par l'Allemagne nazie d'Hitler.

L'origine des déportés à Auschwitz
Le trajet et l'arrivée à Auschwitz

« J’ai été arrêté en compagnie de mon frère Raymond1 , le 19 juillet 1942 à Bourges par la Gestapo en qualité d’Israélite […] Je fus transféré à la prison de Bourges puis, le 29 juillet 1942, au camp de Pithiviers2 . Mon frère et moi fûmes déportés le 23 septembre 1942 à Auschwitz. Le voyage s’est effectué dans les conditions habituelles : wagon à bestiaux plombé où 62 déportés avaient pris place. Nous avions touché 1 kg de pain et une boite de thon représentant 3 jours de vivres. Trois vieillards arrachés de l’hôpital, jugés intransportables par les médecins, moururent au cours du voyage, les corps ne furent enlevés qu’à l’arrivée. A la gare d’Auschwitz le 1 200 déportés composant le convoi subirent un tri : environ 200 jeunes hommes et 100 jeunes femmes jugés capables de travailler furent emmenés vers le camp ; les autres, c’est-à-dire un millier, furent acheminés vers le four crématoire. Nous nous enleva nos bagages. Dès l’entrée du camp nous étions complètement mis à nu. Nous échangions nos vêtements contre un costume de bagnard. Un numéro de matricule était tatoué sur les bras des Juifs ». Extrait du procès-verbal d’audition de Charles Naparstek, 1er juin 1945 à Paris.

Le lit du bas de ne demandait pas un important effort physique pour s'y installer. Seulement, étant plus près du sol, il était assez fréquent d'y voir passer des rats. De plus les personnes malades de dysenterie (maladie infectieuse entraînant d'importantes diarrhées associées à du sang) étant situées au dessus, il n'était pas rare que celles du dessous soient réveillées par des matières fécales qui s'écoulaient. Les lits du haut étaient plus compliqués à atteindre mais avaient pour avantage d'être plutôt à l'abri des rats. Seulement, l'été l'air était souvent irrespirable en raison de la chaleur.

n 2018 (avant la crise sanitaire du COVID-19), 2.152.000 personnes ont visité le musée d’Auschwitz-Birkenau dont 69.000 Français. La visite de musée participe au devoir de mémoire afin de ne pas oublier les crimes atroces perpétrés par les nazis dans ce lieu. Malheureusement, le tourisme de masse implique un certain nombre de problèmes... En effet, certaines personnes passent leur visite à faire des selfies (malgré l'interdiction) dans un lieu où plus d'un million de personnes ont perdu la vie.

Le camp d'Auschwitz III Monowitz était un camp de travail où plus de 12.000 prisonniers, principalement Juifs, vivaient. Ces derniers travaillaient dans l'usine de caoutchouc de Buna-Werke. Lorsque les prisonniers n'étaient plus en capacité de travailler, ils étaient envoyés dans les chambres à gaz de Birkenau et étaient remplacés par d'autres détenus afin que l'usine tourne en permanence à plein régime.

Aujourd'hui, le camp d'Auschwitz I accueille un musée. Dans une vitrine du musée il est possible d'apercevoir des vêtements d'un bébé preuve que les nazis ont massacré hommes, femmes et enfants. Il est également possible de voir une vitrine qui contient 110.000 chaussures récupérées dans le camp.

Un uniforme et un matricule pour "ceux qui vivent"

Après la sélection, les déportés qui sont "aptes au travail" se font tatouer sur leur avant-bras gauche leur numéro de matricule. Ils n'ont plus de nom et se reconnaissent grâce à ce numéro.

Tableau de David Olère représentant les déportés avec leur uniforme.

L'arrivée d'un convoi à Birkenau en 1944Les nazis divisent les déportés en deux groupes, dont un est mené immédiatement à la mort.

Les inaptes au travail, huile sur toile de David Olère, 131x162cm, années 1950 (pas de date précise), mémorial de l'héritage juif à Ney York City

Le 27 janvier 1945, l'Armée rouge (l'armée soviétique) libère le camp d'Auschwitz-Birkenau et ses 7000 survivants.

Art Spiegelman est l'auteur du roman graphique Maus (disponible au CDI). Il évoque la vie de son père déporté dans le centre de mise à mort d'Auschwitz-Birkenau. Les chats représentent les nazis, les souris les Juifs et les cochons les Polonais. Sur cette planche Art Spiegelman explique le fonctionnement des chambres à gaz et des crématoriums.

A la libération d u camp, un médecin sovéitque examine un survivant. De nombreux détenus ne pesaient plus qu'une trentaine de kilos à la sortie du camp.

Les détenus dans le centre de mise à mort d'Auschwitz-Bikrenau (mais aussi dans les autres camps nazis) portaient sur le côté gauche de leur veste ou de leur robe un signe distinctif comme l'étoile jaune pour les Juifs.

Plusieurs dizaines de milliers de détenus vont mourir lors de marches de la mort organisées par les nazis afin d'évacuer le camp avant l'arrivée des troupes soviétiques.