Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

TSA

Karine Fournier

Created on November 13, 2023

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Modern Presentation

Terrazzo Presentation

Colorful Presentation

Modular Structure Presentation

Chromatic Presentation

City Presentation

News Presentation

Transcript

Les troubles du spectre de l'autisme

Elise LE CAPITAINE – CPD ASH 73elise.le-capitaine@ac-grenoble.frKarine FOURNIER – Formatrice académiqueKarine-sandra.fournier@ac-grenoble.fr

Les troubles du spectre autistique (TSA)

Les caractéristiques de l’autisme sont très variées d’un individu à l’autre. C’est pourquoi on parle de troubles du spectre autistique (TSA) : chaque personne se situe à un degré différent dans ce spectre. Deux types de manifestation sont cependant identifiées. C’est ce qu’on appelle la dyade autistique :

Défini selon la DSM-V (manuel diagnostic et statistique des désordres mentaux, association américaine de psychiatrie, 2013)

Une altération des comportements non verbaux

- L’utilisation du regard pour amorcer ou réguler les interactions peut être absent ou différent. - Les expressions du visage peuvent être incohérentes avec la situation. - Accorder les expressions du visage avec son propre état émotionnel ou celui d’autrui ainsi que l’adapter à l’environnement demande souvent un effort conscient pour les personnes autistes. Les personnes autistes doivent « mettre » une expression sur leur visage. - L’intonation peut être monocorde avec peu de variation dans le ton de la voix de manière générale et des difficultés à adapter le ton au contexte

Une altération du développement et du maintien des relations

Les difficultés dans le domaine de la communication et des interactions sociales entrainent un appauvrissement des relations et les personnes autistes expriment souvent un sentiment de solitude important et le regret de ne pas avoir d’amis ou d’en avoir trop peu. Les comportements classiques permettant l’amitié comme le partage, la réciprocité ou la coopération ne sont pas naturels, entrainant une maladresse sociale.

Une altération de la réciprocité sociale et/ou émotionnelle

Parmi les nombreuses compétences nécessaires pour établir des contacts sociaux harmonieux, les deux compétences ci-dessous sont souvent absentes ou déficientes chez les élèves atteints de TSA : • avoir des rapports positifs et réciproques avec les pairs et les autres; • s’adapter pour satisfaire aux diverses exigences sociales dans différents contextes; par exemple, il faut comprendre qu’un langage et des gestes acceptables avec les pairs dans une conversation privée pourraient être inappropriés avec des adultes ou des figures d’autorité.

Mouvements répétitifs ou stéréotypés

Les élèves atteints de TSA peuvent présenter des comportements « stéréotypés » comme taper des mains, claquer des doigts, se balancer, faire des mouvements brusques vers l’avant et grimacer au lieu de faire des tâches ou des activités utiles. L’impulsion à l’origine de ces mouvements vient de l’intérieur et semble souvent irrésistible. Toute tentative de les réfréner sans offrir une alternative peut se solder par l’apparition de comportements similaires.

Intolérance aux changements, adhésion inflexibles à des routines

Des changements en apparence anodins peuvent provoquer des réactions violentes. Un changement qui peut passer inaperçu ou être considéré comme agréable chez un enfant normal peut entraîner une panique ou une colère chez un élève atteint de TSA.

Certains élèves atteints de TSA doivent suivre très précisément des routines pour pouvoir fonctionner avec succès. De même, les élèves atteints de TSA vont exécuter les tâches exactement de la façon dont on leur aura montrée. Avec une planification rigoureuse et un enseignement attentif, cela peut devenir un atout dans l’apprentissage.

Les intérêts restreints ou fixes

Les intérêts spécifiques : c’est une préoccupation pour un ou plusieurs centres d’intérêts anormaux dans leur définition ou leur intensité

Un traitement sensoriel différent

Le trouble du traitement sensoriel touche quasiment toutes les personnes autistes mais est très variable d’une personne à l’autre (en intensité, en fréquence, en nombre de modalités touchées). Il peut changer au cours d’une même journée (en fonction de l’état de fatigue, de la période de digestion…) et se transforme au cours du neurodéveloppement.

Source: Aspieconseil

Les théories cognitives Depuis les années 80, la science cherche à expliquer l’autisme. En se basant sur l’observation des difficultés d’ordre social et émotionnel rencontrées par les personnes souffrant de ce trouble, plusieurs théories basées sur le fonctionnement cérébral ont été élaborées. Les théories du déficit exécutif, de la faible cohérence centrale, d’un déficit dans la théorie de l’esprit sont celles qui apportent le plus de réponses, bien que d’autres tentatives d’explication existent.

La Théorie de l’esprit est une aptitude cognitive permettant de réguler nos conduites et nos interactions sociales

Anne

Sally

Exemple de test de théorie de l'esprit de niveau 1 : On présente à l’enfant deux marionnettes et on raconte l’histoire suivante : Sally dispose d’un panier, et Anne d’une boîte. Sally et Anne ont des billes à disposition. Sally prend une bille et la dépose dans son panier. Puis, Sally quitte la scène. En son absence, Anne sort la bille du panier de Sally et la cache dans sa boîte. Sally réapparaît alors et l’on pose à chaque enfant la question-clef du test : « Où Sally va-t-elle chercher sa bille ? » Si l’enfant répond dans le panier, c’est qu’il a acquis le niveau 1 de la théorie de l’esprit, s’il répond dans la boite cela signifie qu’il ne l’a pas acquis

80 % des enfants de plus de 5 ans porteurs d'autisme répondent dans la boîte.

Déficit de théorie de l'esprit : impacts possibles

Cohérence centrale ou pensée en détails

Cohérence centrale ou pensée en détails

Cohérence centrale ou pensée en détails

La cohérence centrale est la capacité à avoir une vue d’ensemble sur les choses, c’est-à-dire à faire le lien entre les différents éléments qui constituent le contexte dans lequel on se trouve pour donner un sens à ces éléments et se servir de ce sens pour agir. Le fonctionnement particulier des personnes autistes dans ce domaine peut être une source de difficultés, mais aussi une richesse.

Cohérence centrale ou pensée en détails

Déficit de cohérence centrale : impacts possibles

Déficit dans les fonctions exécutives

Déficit dans les fonctions exécutives : impacts possibles

Hugo Horiot, porteur de troubles du spectre autistique, prononce ses premiers mots à l'âge de six ans. À l'âge de deux ans, les médecins qu'il avait rencontrés lui avaient prévu un aller simple en hôpital psychiatrique. Aujourd’hui comédien et écrivain, il milite pour que la neurodiversité ne soit plussynonyme de handicap mais d’une richesse que notre société se doit d’exploiter.

Hugo Horiot : L'autisme, une chance pour la société

Brenda Smith Myles décrit un élève qui lui a été recommandé parce qu’il en a agressé un autre dans la cour de l’école, et qui lui a dit que son jeu préféré était le « cow-boy du Texas ». Quand elle lui a demandé comment jouer le jeu, il répond qu’il faut donner des coups de pieds aux gens et les frapper et après, les gens finissent par vous aimer; il dit aussi qu’il faisait cela à la récréation et que bientôt, les gens l’aimeraient. —

Aïsha, six ans, a appris à suivre un scénario illustré lorsqu’elle veut enlever ses vêtements d’extérieur et les remettre. Quand le printemps arrive et qu’elle ne porte pas toujours ses pantalons d’hiver, son chapeau ou un foulard pour venir à l’école, elle pique une colère chaque fois qu’elle doit se déshabiller et se rhabiller s’il manque des vêtements qui sont montrés sur le tableau.

Marcel, onze ans, a choisi John Coltrane comme sujet d’un projet de classe portant sur les musiciens, ce qui a fait naître en lui un vif intérêt pour le jazz. Toute conversation spontanée entre Marcel et ses pairs ou des adultes à l’école est axée sur les derniers détails qu’il a appris sur Coltrane ou d’autres « grands » du jazz; d’ailleurs, il fait preuve d’une créativité étonnante quand il s’agit de glisser ce sujet dans la conversation, même si le thème de la discussion ne semble avoir aucun lien avec le jazz. Marcel apporte aussi des audiocassettes pour que le professeur les fasse jouer en classe. Il ne semble pas se rendre compte que, bien que le charme opère sur le professeur, le jazz ne suscite aucun intérêt, au mieux, chez ses compagnons de classe de sixième année.

Communiquer, ça n’est pas simplement émettre et recevoir un message, cela relève d’une réalité bien plus complexe qui demande de savoir prendre en compte un nombre important d’éléments : le choix des mots, le langage corporel, l’observation des signes non verbaux émis par l’autre, le timing entre les tours de parole, le contenu de la communication…