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La vie extraordianire de Voltaire.

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Created on November 5, 2023

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Transcript

Voltaire est l'un des plus célèbres philosophes des Lumières. Homme de Lettres aux multiples talents, il est un partisan convaincu de la liberté et n'hésite pas à s'engager au service de la justice. ​ Il va contribuer à renouveler la pensée européenne. Apprends en plus sur son parcours en retrouvant sur la carte, les cinq grandes étapes de sa vie.

Voltaire

Question

Clique sur Paris pour commencer à explorer la vie de Voltaire.

Paris

​ Je suis le roi de France Louis XV(15).Je règne sur le royaume de France de 1715 à 1774. Parce que j'ai été choisi par Dieu, j'impose ma volonté et je concentre tous les pouvoirs dans ma seule personne. Je suis un roi absolu de droit divin. Je suis en cela le modèle de mon arrière grand père, le grand roi Louis XIV(14) dont j'ai pris la succession.

Je suis François-Marie Arouet, dit "Voltaire". Je suis né le 21 novembre 1694 à Paris. Je suis issu d’un milieu bourgeois, très fortuné. Mon père est notaire. À 10 ans, j’entre au collège Louis-le-Grand pour y faire mes études. J’y apprends la rhétorique, le latin et je suis des cours de théâtre. Je suis un bon élève, notamment dans l’art de la poésie. A la fin de mes études, je décide de devenir homme de lettres, malgré le désaccord de mon père.

Pour moi, la littérature est un combat. Elle me permet de diffuser mes idées, qui sont souvent à l’opposé des idées de mon époque. Très jeune, je m’oppose à la monarchie absolue. En 1717, j’écris des vers irrespectueux contre le régent Philippe d’Orléans (oncle de Louis XV, il dirige le royaume pendant la minorité du roi). Ce dernier est très en colère. Pour me punir, il m’exile en province. Au bout de quelques mois, je suis autorisé à revenir. Mais c’est plus fort que moi, je recommence à critiquer la haute noblesse et ses privilèges. Cette fois, je suis emprisonné à la Bastille. Lorsque je sors de prison en avril 1718, je décide donc de changer de nom pour ne plus avoir de problèmes. Je deviens Voltaire. A la même époque, ma première pièce de théâtre est jouée : Œdipe. C’est un immense succès !

Question

Laisse-toi guider par les lumières de

Londres

En 1726, mon surnom ne suffit plus à me protéger, je suis obligé de m’exiler, en Angleterre. Je découvre un pays qui a déjà vécu deux révolutions, qui a deux chambres de députés, une constitution, bref, une monarchie parlementaire où les pouvoirs du roi sont limités.

" Voici à quoi la législation anglaise est parvenue : à remettre chaque homme dans tous les droits de la nature, dont ils sont presque dépouillés dans presque toutes les monarchies. Ces droits sont : liberté entière de sa personne, de ses biens ; (...) de professer en paix quelque religion qu'on veuille ; (...) que vous aurez, en sortant du sommeil, le pouvoir de publier tout ce que vous pensez ; que si vous êtes accusé pour avoir mal agi, ou mal parlé, ou mal écrit, vous ne serez jugé que suivant la loi." Voltaire, Lettres philosophiques, 1734.

"Je suis fasciné par les travaux d'Isaac Newton (1642-1727), ce physicien, philosophe, astronome, et mathématicien anglais. Il meurt alors que je suis encore en exil à Londres. Ses funérailles sont grandioses et montre que les Anglais savent honorer leurs grands hommes ! Newton a su, par ses calculs mathématiques, expliquer un grand nombre de phénomènes naturels tel que la gravité, le mouvement des corps ou la lumière. Il est aussi l'inventeur du premier télescope à miroirs. J'ai hâte, une fois de retour en France, de faire connaître ces avancées scientifiques incontestables, obtenues à partir de méthodes rigoureuses fondées sur l'observation et l'expérience."

Rends-toi ensuite à Berlin.

Question

Les réformes de Frédéric II
Frédéric II, roi de Prusse

​ Quand je reviens en France, je continue à m’opposer à la monarchie. Mes talents d’écrivains me permettent toutefois d’entrer à la cour du roi Louis XV à Versailles, ce qui est un grand honneur. Mais cela ne dure pas longtemps et je suis encore obligé de m’exiler. Cette fois, à l’invitation du roi Frédéric II, je séjourne en Prusse, dans le château royal du "Sans Souci". Ce roi se veut éclairé par la Raison, amateur d'art et de philosophie. Tout en corrigeant ses poèmes (qui ne sont pas toujours très bon), je l'encourage à faire des réformes pour enrichir et moderniser son royaume.

Berlin

Rends-toi maintenant à Ferney.

Question

​L'AFFAIRE DU CHEVALIER DE LA BARRE En 1769, dans une nouvelle édition du Dictionnaire philosophique, dans un complément à l'article consacré à la torture Voltaire revient sur l'affaire du chevalier de la Barre. Il y dénonce la barbarie des pratiques judiciaires de son temps, comme la « question » destinée à arracher les aveux.

Ferney

​Huile sur toile de Jean Huber, Voltaire à son lever à Ferney, dictant à son secrétaire une de ses nombreuses lettres du jour. Collini, 1772, Musée Carnavalet, Paris.

De Ferney, Voltaire compte près de 1400 correspondants à travers l'Europe ! ​ ​ ​​ "Je vois avec plaisir qu'il se fait dans l'Europe une république immense d'esprits cultivés. La lumière se communique de tous côtés. ​" Voltaire, 1767.

Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de moines capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir précisément combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vu passer, le chapeau sur la tête. Ce n'est pas dans le XIIIème ou dans le XIVème siècle que cette aventure est arrivée, c'est dans le XVIIIème. Les nations étrangères jugent de la France par les spectacles, par les romans, par les jolis vers, [...] . Elles ne savent pas qu'il n'y a point au fond de nation plus cruelle que la française. ​ Extrait de l'article "Torture" du Dictionnaire philosophique de Voltaire, 1769.

L'AFFAIRE CALAS En 1761, Marc Antoine, un jeune protestant prêt à se convertir au catholicisme, est retrouvé pendu chez son père, Jean Calas. Celui-ci est aussitôt accusé, sans preuve, d'avoir assassiné son fils pour des raisons religieuses. Jugé, Jean Calas est condamné à mort et exécuté. Convaincu de l'innocence du père, Voltaire s'engage en faveur d'une révision du procès. En 1763, Voltaire crie son horreur dans ce qu'il considère être un assassinat dans son Traité sur la Tolérance. ​ En 1765, au nom de la justice, il obtient que Jean Calas soit reconnu innocent et réhabilité dans son honneur.

Pour terminer ce long voyage, retournons à Paris.

Voltaire meurt le 30 mai 1778, à Paris, à l’âge de 83 ans – un âge très avancé pour l’époque – des suites d’un cancer. Le curé de Saint-Sulpice et l’archevêque de Paris refusent de lui donner la sépulture ; le corps de Voltaire est transporté clandestinement et inhumé dans l’abbaye de Sellières par son neveu, l’abbé Vincent Mignot. Le quai de Seine où se trouvait sa dernière demeure sera renommé quai Voltaire. Une plaque commémorative a depuis été apposée sur l’hôtel particulier où il a rendu son dernier souffle, au numéro 27. Durant la Révolution française, en 1791, l’Assemblée nationale législative décide de transformer l’église Sainte-Geneviève en Panthéon « destiné à recevoir les cendres des grands hommes », et les cendres de Voltaire y sont peu après transférées.

Fin