I’m an awesome subtitle, ideal for giving more context about the topic at hand
Les thermes
Visite virtuelle des thermes de Caracalla
Voici une reconstitution des thermes offerts à la population de Rome par l'empereur Caracalla en 216 de notre ère.
Rien n'est trop luxueux pour plaire au peuple romain : marbres, fresques, mosaïques recouvrent les murs et les sols de cet établissement de bains. Cependant, il existait des thermes à la décoration beaucoup plus sobre, fréquentés par des personnes plus modestes.
BIENVENUS AUX BAINS A l'entrée des établissements de bains, on pouvait trouver ce type de panneau faisant la promotion de l'établissement, comme "Saluom lavisse" (Un bain est bon pour vous). Il précisait le matériel nécessaire à la fréquentation de l'endroit : des strigiles (drôles d'outils recourbés), un flacon d'huile et des sandales de bain...
Panneau de bain en mosaïque provenant de Sabratha, en Libye.
Voici l'apodyterium (= le vestiaire) des thermes du forum à Pompéi. On laissait dans les petites niches les vêtements et les chaussures sous la surveillance d'un esclave lorsqu'on en avait les moyens ou d'un gardien s'il y en a un... Mais les vols restaient fréquents ! En voici pour preuve un extrait d'une pièce de Plaute, auteur du IIIème-IIème siècle avant notre ère.
Reconstitution de la grande palestre de Pompéi.
Après s'être enduits le corps d'un mélange d'huile et de sable, destiné à chauffer les muscles et à se protéger du soleil, les Romains, hommes et femmes, se livraient à la pratique de différents spotrs : courses, jeux de balle, lancers, haltérophilie, lutte, natation, ...
Pour les moins sportifs, le sudatorium, l'étuve, est une alternative ...
Après l'effort, le réconfort ! Avant d'entrer dans l'eau, chacun prend soin de racler sa peau avec un strigile. Ainsi, on enlève le mélange d'huile, de sable et de sueur qui se trouve sur la peau...
Commence alors petit circuit destiné non seulement à se laver mais aussi à se détendre...
Strigile et fiole à huile du Ier siècle avant notre ère
Pour voir le système de l'hypocauste
On commence d'abord par le caldarium, c'est-à-dire le bain chaud puis on passe ensuite dans la salle du tepidarium, le bain tiède. Dans ces deux salles, l'eau est plus ou moins chauffée ainsi que le sol et les murs par un système appelé hypocauste. On termine le circuit par le frigidarium, la salle de bains froids.
Si l'on vient aux bains, c'est pour entretenir son corps en faisant du sport et en se lavant. Mais c'est aussi l'occasion de rencontrer des amis, de s'en faire de nouveaux, de conclure des affaires, de sceller des alliances politiques. Les thermes sont un lieu essentiel de la vie sociale romaine
Après le bain, on peut prolonger le plaisir en se faisant masser et épiler, en allant lire à la bibliothèque ou en se promenant dans les jardins des thermes.
Le pont du Gard, l'aqueduc qui approvisionnait la ville de Nîmes dans l'antiquité.
Les fleuves ne suffisent pas à alimenter les villes en eau. Les Romains construisent donc des aqueducs pour amener l'eau des sources environnantes dans leurs cités.
Des latrines à Ostie, le port de Rome
En haut, une fontaine à Pompéi. En bas, la cloaca maxima, le grand égout de Rome, encore utilisé.
L'air chauffé par le feu se diffuse sous le sol des salles ainsi que dans les murs pour chauffer l'eau et la pièce.
TRACHALIO. Scin tu ? etiam qui it lavatum
in balineas, cum ibi sedulo sua vestimenta servat,
tamen surripiuntur, quippe qui quem illorum observet falsust ;
fur facile qui observat videt : custos qui fur sit nescit. TRACHALION. Écoute donc : quand on va au bain, on a beau prendre garde à ses habits, ils ne disparaissent pas moins ; on ne sait sur qui il faut avoir les yeux. Le voleur, lui, n'a aucun mal à voir celui qu’il guette, mais celui qui veut garder ses affaires ne connaît pas son voleur. Extrait du Ridens de Plaute.
Sénèque, un philosophe romain du Ier siècle de notre ère, habite au-dessus d'un établissement de bains, dont la nuisance sonore est redoutable... Je veux mourir, si le silence est aussi nécessaire qu’on le croit à qui s’isole pour étudier. Voici mille cris divers qui de toute part retentissent autour de moi : j’habite juste au-dessus d’un bain. Imagine tout ce que le gosier humain peut produite de sons antipathiques à l’oreille : quand des forts du gymnase s’escriment et battent l’air de leurs bras chargés de plomb, qu’ils soient ou qu’ils feignent d’être à bout de forces, je les entends geindre ; et chaque fois que leur souffle longtemps retenu s’échappe, c’est une respiration sifflante et saccadée, du mode le plus aigu. Quand le hasard m’envoie un de ces garçons maladroits qui se bornent à frictionner, vaille que vaille, les petites gens, j’entends claquer une lourde main sur des épaules ; et selon que le creux ou le plat a porté, le son est différent. Mais qu’un joueur de paume survienne et se mette à compter les points, c’en est fait. Ajoutes-y un querelleur, un filou pris sur le fait, un chanteur qui trouve que dans le bain sa voix a plus de charme, puis encore ceux qui font rejaillir avec fracas l’eau du bassin où ils s’élancent. Outre ces gens dont les éclats de voix, à défaut d’autre mérite, sont du moins naturels, figure-toi l’épileur qui, pour mieux provoquer l’attention, pousse par intervalles son glapissement grêle, sans jamais se taire que quand il épile des aisselles et fait crier un patient à sa place. Puis les intonations diverses du pâtissier, du charcutier, du confiseur, de tous les brocanteurs de tavernes, ayant chacun certaine modulation toute spéciale pour annoncer leur marchandise. Sénèque, Lettres à Lucilius, 56.
Mosaïque de la Villa du Casale en Sicile, évoquant les sports pratiqués par les femmes dans les thermes...
Les thermes romains
Anne Priouret
Created on November 1, 2023
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Modern Presentation
View
Terrazzo Presentation
View
Colorful Presentation
View
Modular Structure Presentation
View
Chromatic Presentation
View
City Presentation
View
News Presentation
Explore all templates
Transcript
I’m an awesome subtitle, ideal for giving more context about the topic at hand
Les thermes
Visite virtuelle des thermes de Caracalla
Voici une reconstitution des thermes offerts à la population de Rome par l'empereur Caracalla en 216 de notre ère.
Rien n'est trop luxueux pour plaire au peuple romain : marbres, fresques, mosaïques recouvrent les murs et les sols de cet établissement de bains. Cependant, il existait des thermes à la décoration beaucoup plus sobre, fréquentés par des personnes plus modestes.
BIENVENUS AUX BAINS A l'entrée des établissements de bains, on pouvait trouver ce type de panneau faisant la promotion de l'établissement, comme "Saluom lavisse" (Un bain est bon pour vous). Il précisait le matériel nécessaire à la fréquentation de l'endroit : des strigiles (drôles d'outils recourbés), un flacon d'huile et des sandales de bain...
Panneau de bain en mosaïque provenant de Sabratha, en Libye.
Voici l'apodyterium (= le vestiaire) des thermes du forum à Pompéi. On laissait dans les petites niches les vêtements et les chaussures sous la surveillance d'un esclave lorsqu'on en avait les moyens ou d'un gardien s'il y en a un... Mais les vols restaient fréquents ! En voici pour preuve un extrait d'une pièce de Plaute, auteur du IIIème-IIème siècle avant notre ère.
Reconstitution de la grande palestre de Pompéi.
Après s'être enduits le corps d'un mélange d'huile et de sable, destiné à chauffer les muscles et à se protéger du soleil, les Romains, hommes et femmes, se livraient à la pratique de différents spotrs : courses, jeux de balle, lancers, haltérophilie, lutte, natation, ...
Pour les moins sportifs, le sudatorium, l'étuve, est une alternative ...
Après l'effort, le réconfort ! Avant d'entrer dans l'eau, chacun prend soin de racler sa peau avec un strigile. Ainsi, on enlève le mélange d'huile, de sable et de sueur qui se trouve sur la peau...
Commence alors petit circuit destiné non seulement à se laver mais aussi à se détendre...
Strigile et fiole à huile du Ier siècle avant notre ère
Pour voir le système de l'hypocauste
On commence d'abord par le caldarium, c'est-à-dire le bain chaud puis on passe ensuite dans la salle du tepidarium, le bain tiède. Dans ces deux salles, l'eau est plus ou moins chauffée ainsi que le sol et les murs par un système appelé hypocauste. On termine le circuit par le frigidarium, la salle de bains froids.
Si l'on vient aux bains, c'est pour entretenir son corps en faisant du sport et en se lavant. Mais c'est aussi l'occasion de rencontrer des amis, de s'en faire de nouveaux, de conclure des affaires, de sceller des alliances politiques. Les thermes sont un lieu essentiel de la vie sociale romaine
Après le bain, on peut prolonger le plaisir en se faisant masser et épiler, en allant lire à la bibliothèque ou en se promenant dans les jardins des thermes.
Le pont du Gard, l'aqueduc qui approvisionnait la ville de Nîmes dans l'antiquité.
Les fleuves ne suffisent pas à alimenter les villes en eau. Les Romains construisent donc des aqueducs pour amener l'eau des sources environnantes dans leurs cités.
Des latrines à Ostie, le port de Rome
En haut, une fontaine à Pompéi. En bas, la cloaca maxima, le grand égout de Rome, encore utilisé.
L'air chauffé par le feu se diffuse sous le sol des salles ainsi que dans les murs pour chauffer l'eau et la pièce.
TRACHALIO. Scin tu ? etiam qui it lavatum in balineas, cum ibi sedulo sua vestimenta servat, tamen surripiuntur, quippe qui quem illorum observet falsust ; fur facile qui observat videt : custos qui fur sit nescit. TRACHALION. Écoute donc : quand on va au bain, on a beau prendre garde à ses habits, ils ne disparaissent pas moins ; on ne sait sur qui il faut avoir les yeux. Le voleur, lui, n'a aucun mal à voir celui qu’il guette, mais celui qui veut garder ses affaires ne connaît pas son voleur. Extrait du Ridens de Plaute.
Sénèque, un philosophe romain du Ier siècle de notre ère, habite au-dessus d'un établissement de bains, dont la nuisance sonore est redoutable... Je veux mourir, si le silence est aussi nécessaire qu’on le croit à qui s’isole pour étudier. Voici mille cris divers qui de toute part retentissent autour de moi : j’habite juste au-dessus d’un bain. Imagine tout ce que le gosier humain peut produite de sons antipathiques à l’oreille : quand des forts du gymnase s’escriment et battent l’air de leurs bras chargés de plomb, qu’ils soient ou qu’ils feignent d’être à bout de forces, je les entends geindre ; et chaque fois que leur souffle longtemps retenu s’échappe, c’est une respiration sifflante et saccadée, du mode le plus aigu. Quand le hasard m’envoie un de ces garçons maladroits qui se bornent à frictionner, vaille que vaille, les petites gens, j’entends claquer une lourde main sur des épaules ; et selon que le creux ou le plat a porté, le son est différent. Mais qu’un joueur de paume survienne et se mette à compter les points, c’en est fait. Ajoutes-y un querelleur, un filou pris sur le fait, un chanteur qui trouve que dans le bain sa voix a plus de charme, puis encore ceux qui font rejaillir avec fracas l’eau du bassin où ils s’élancent. Outre ces gens dont les éclats de voix, à défaut d’autre mérite, sont du moins naturels, figure-toi l’épileur qui, pour mieux provoquer l’attention, pousse par intervalles son glapissement grêle, sans jamais se taire que quand il épile des aisselles et fait crier un patient à sa place. Puis les intonations diverses du pâtissier, du charcutier, du confiseur, de tous les brocanteurs de tavernes, ayant chacun certaine modulation toute spéciale pour annoncer leur marchandise. Sénèque, Lettres à Lucilius, 56.
Mosaïque de la Villa du Casale en Sicile, évoquant les sports pratiqués par les femmes dans les thermes...