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Thème 2-Faire la guerre, faire la paix :formes de conflits et modes de résolution

Thème 2 – Faire la guerre, faire la paix :formes de conflits et modes de résolution

Axe 1 – La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux

Introduction : Formes de conflits et tentatives de paix dans le monde actuel

Jalons -La guerre, « continuation de la politique par d’autres moyens » (Clausewitz) : de la guerre de Sept Ans aux guerres napoléoniennes. -Le modèle de Clausewitz à l’épreuve des « guerres irrégulières » : d’Al-Qaida à Daech.

-Panorama des conflits armés actuels. -Essai d’une typologie : nature des conflits, acteurs et modes de résolution.

OTC: Le Moyen-Orient : conflits régionaux et tentatives de paix impliquant des acteurs internationaux (étatiques et non étatiques).

Axe 2 – Le défi de la construction de la paix.

Jalons -Faire la paix par les traités : les traités de Westphalie (1648) -Faire la paix par la sécurité collective : les actions de l’ONU sous les mandats de Kofi Annan (1997-2006)

Jalons -Du conflit israélo-arabe au conflit israélo-palestinien : les tentatives de résolution, de la création de l’État d’Israël à nos jours. -Les deux guerres du Golfe (1991 et 2003) et leurs prolongements : d’une guerre interétatique à un conflit asymétrique.

Axe 1 – La dimension politique de la guerre : des conflits interétatiques aux enjeux transnationaux

INTRODUCTION I. La guerre, « continuation de la politique par d’autres moyens » (Clausewitz) : de la guerre de Sept Ans aux guerres napoléoniennes. II. La guerre au XXème siècle III. Le modèle de Clausewitz à l’épreuve des « guerres irrégulières »

NOTIONS

FICHE OBJECTIF

UNE des journaux français au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

"L'Amérique et nos amis et alliés se joignent à tous ceux qui veulent la paix et la sécurité dans le monde et nous ferons front ensemble pour gagner la guerre contre le terrorisme." Discours de George Bush après les attentats du 11 septembre 2001.

"La France a été frappée lâchement, dans un acte de guerre organisé de loin et froidement exécuté." Discours de François Hollande à la suite des attentats du 13 novembre 2015

Thème 2 – Faire la guerre, faire la paix: formes de conflits et modes de résolution INTRODUCTION

Problématique : Les États parviennent-ils encore à encadrer les conflits ? La guerre est-elle encore un moyen pour les États de poursuivre leurs objectifs de politique extérieure ?

Thème 2 – Faire la guerre, faire la paix: formes de conflits et modes de résolution INTRODUCTION

I. La guerre, « continuation de la politique par d’autres moyens » (Clausewitz) : de la guerre de Sept Ans aux guerres napoléoniennes.

A. Clausewitz, un théoricien de la guerre

P. 120 BIO de Clausewitz : relevez les éléments que vous devez selon vous impérativement connaître sur Clausewitz.

L'Europe pendant la guerre de 7 ans
DOC. 2 P. 120

[1] « La guerre est un caméléon qui change de nature à chaque engagement ». [2] « En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-même. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix. » [3] « On sait bien sûr que la guerre n’est suscitée que par les relations politiques des gouvernements et des peuples. Mais on imagine généralement que la guerre suspend ces relations, faisant apparaître alors un état tout différent qui n’est soumis qu’à ses propres lois. Nous affirmons au contraire que la guerre n’est rien d’autre que la continuation des relations politiques par l’immixtion d’autres moyens. Nous disons par l’immixtion d’autres moyens afin d’affirmer en même temps que ces relations politiques ne cessent pas avec la guerre elle-même. » [4] « Le premier et grand principe à observer pour atteindre ces buts, c’est de mettre en œuvre toutes les forces dont on peut disposer, jusqu’à la limite extrême de tension. Toute pondération d’efforts peut faire rester en-deçà du point visé. » [5] « Ces deux genres de guerre sont les suivants : [la guerre absolue] a pour fin d’abattre l’adversaire, soit pour l’anéantir politiquement, soit pour le désarmer seulement en l’obligeant à accepter la paix à tout prix ; dans la [guerre réelle], il suffit de quelques conquêtes aux frontières du pays, soit qu’on veuille les conserver, soit qu’on veuille s’en servir comme monnaie d’échange au moment de la paix. » [6] Les guerres réelles sont prises dans le « brouillard de la guerre » : « [A la guerre], les difficultés s’accumulent et produisent une somme générale, une friction […] d’innombrables petits détails dont on ne tiendrait jamais compte sur le papier entravent l’action et nous retiennent très en-deçà du but fixé. » Extraits de Carl von Clausewitz, De La Guerre

A partir de ces textes définissez les notions suivantes qui caractérisent la pensée de Clausewitz : -guerre (origine, buts, ses moyens) -que signifie l’expression « la guerre est un caméléon » -guerre réelle ou « limitée » : -guerre absolue -brouillard de la guerre -diplomatie

B. La guerre de 7 ans : une guerre limitée ?

Le modèle clausewitzien à l'épreuve de la guerre de 7 ans.

0-1min42

L'ESSENTIEL: La guerre de Sept Ans (1756-1763) est une guerre interétatique qui a opposé deux grandes alliances : la Grande-Bretagne, la Prusse et leurs alliés face à la France, l’Autriche et la Russie (on note que cette organisation des belligérants est nouvelle car la France était historiquement alliée de la Prusse contre l’Autriche depuis plusieurs siècles ; l’hostilité franco-anglaise est quant à elle ancienne). Les raisons de la guerre sont multiples, essentiellement géostratégiques : il s’agit pour ces différentes puissances de conserver ou étendre leur domination territoriale en Europe ou dans les empires coloniaux naissants. Le théâtre de la guerre est quant à lui mondial, puisque les batailles, terrestres et navales, concernent à la fois l’Europe, mais aussi l’Amérique du Nord, les Antilles, l’Inde et ponctuellement l’Afrique et l’Océanie. Le bilan humain est lourd avec 1,3 millions de morts. Le bilan économiques est désastreux pour les belligérants qui doivent augmenter les taxes pour financer leurs dettes. La guerre de 7 ans se traduit enfin par une modification de la géopolitique européenne. C'est une lourde défaite française face à la Grande-Bretagne qui, en renforçant sa maitrise des mers et en gagnant des colonies françaises, devient la première puissance mondiale. Frédéric II de Prusse sort aussi en vainqueur du conflit face à l’Autriche, grâce à un revirement inopiné de la Russie lié à la succession dynastique : c’est désormais une puissance avec laquelle il faut désormais compter.

LES CAUSES -Une rivalité entre États: Guerre entre des Etats et plus précisément des souverains (Louis XV, Frédéric II de Prusse, Marie-Thérèse d'Autriche) qui font le choix de lancer leurs royaumes dans une guerre. - Enjeux géopolitiques : il s’agit de déterminer les aires d’influence, de domination voire les possessions territoriales de chacune des puissances européennes, sur le continent européen mais aussi sur les continents colonisés (Amérique du Nord et Inde) : Prusse et Autriche se disputent la possession de la Silésie ; la Russie s’inquiète de la puissance croissante de la Prusse ; tensions sur les possessions territoriales en Amérique du Nord entre Français et Britanniques. -les alliances qui sont nouées entre les Etats européens, alliance franco-autrichienne qui répond à l’alliance anglo-prussienne. Les Etats ont commencé par chercher à arriver à leurs fins par la voie diplomatique (et même économique par la domination sur l’Inde via le commerce) et la guerre est bien la continuation de la même volonté par un autre moyen. -Le déclenchement de la guerre correspond au modèle clausewitzien : la Prusse prend possession de la Saxe le 29 août 1756, devançant l’attaque autrichienne sur la Silésie qui est déjà programmée. L’agressé répond par la force : il y a donc guerre.

LA CONDUITE DE LA GUERRE -une illustration de la "guerre réelle": poids de la dimension politique dans la conduite de la guerre. Stratégie politique et non militaire qui a primé chez Frédéric II : volonté de pousser l’autre à capituler et non anéantissement de l’un des deux camps. Le roi de Prusse a des forces inférieures, mais parvient à l’emporter grâce à une « sage économie de ses forces, et [au] talent avec lequel il sut les employer ». C’est très clairement la définition de la « guerre réelle » selon Clausewitz qu’illustre la guerre de Sept Ans. -le rôle du "brouillard de la guerre": Finalement ce sont presque autant des éléments politiques que militaires qui conduisent à la victoire de Frédéric II de Prusse : « hésitations et maladresses de ses adversaires » ; « un changement dynastique sauve une nouvelle fois le roi de Prusse du désastre. En janvier 1762, la tsarine Elisabeth Ière décède, laissant le trône à Pierre III, souverain d’origine allemande et grand admirateur de Frédéric II. Le nouveau tsar décide d’arrêter la guerre […] Un mois plus tard, il s’allie avec lui, lui fournissant 20 000 hommes. Ce retournement d'alliance ne pouvait être anticipé et donc illustre les hasards qui jalonnent les conflits et qui peuvent en changer le sens. -le rôle de la négociation: Les négociations se poursuivent pendant la guerre : exemple des alliances entre Français et Amérindiens ; retournement d’alliance de la Russie en 1762 - Un premier exemple de guerre moderne/totale? Utilisation de la propagande politique pendant la guerre. D’autres aspects clausewitziens de la guerre de Sept Ans : les commentateurs y vont les prémices d’une guerre nouvelle, moderne, qui se rapproche de la guerre totale en raison de la multiplicité des champs de bataille (1ère guerre mondiale) et de l’utilisation de multiples ressources (militaires, diplomatiques, économiques, propagande) pour parvenir à ses fins (l’emporter d’un point de vue politique) ; le nombre de morts (700 000 soldats et de 500 à 800 000 civils) montre également l’engagement humain considérable : signes qui annoncent une « montée aux extrêmes » caractéristique des guerres ultérieures.

LES CONSÉQUENCES:-politiques • en France : dégradation de l’image du roi Louis XV : « Pour la France de Louis XV, elle se termine aux yeux de l’opinion par une sévère défaite sanctionnée par le traité de Paris. L’image du roi n’en est que plus dégradée. » -humaines: le nombre de morts (700 000 soldats et de 500 à 800 000 civils) montre également l’engagement humain considérable. -économiques: les puissances européennes augmentent les taxes pour rembourser leurs dettes.-géopolitiques :

  • lourde défaite pour la France : perte de territoires et d’influence au profit de la Grande-Bretagne : (« catastrophe pour la France »)
  • Marie-Thérèse d’Autriche est « affaiblie et isolée », obligée de négocier :
  • défaite pour la Suède : « la Suède, isolée, abandonne » :
  • victoire de la Prusse de Frédéric II : il reprend la Prusse orientale, la Poméranie et gagne en prestige.

C. les guerres napoléoniennes : des guerres absolues ?

L'ESSENTIEL: Les guerres napoléoniennes sont d’abord les héritières immédiates des guerres de la Révolution française. Celles-ci débutent en 1792 : la plupart des monarchies européennes se coalisent contre la France révolutionnaire, pour éviter une contagion des idées nouvelles. La France, assiégée de toute part, transforme la manière de faire la guerre : la Convention (l’assemblée) n’a pas recours à une armée de professionnels (d’autant que la plupart des anciens officiers, nobles, ont fui), mais à des civils volontaires (recrutement favorisé par l’affirmation du sentiment national : une part du peuple veut faire la « guerre aux tyrans » ) et à des civils enrôlés : c’est le début de la conscription (service militaire obligatoire). Forte d’une armée massive et dans l’ensemble « passionnée », la France révolutionnaire stoppe les coalisés, puis les repousse, d’où des premières conquêtes. Napoléon Bonaparte se distingue comme officier de l’armée révolutionnaire. Sa popularité est telle qu’il prend le pouvoir en 1799 (consul), et se fait couronner empereur en 1804. Il hérite alors des « guerres révolutionnaires », auxquelles il met un premier terme en 1802, par la « Paix d’Amiens ». Débutent alors ce que les historiens nomment les « guerres napoléoniennes », au sein desquelles on peut distinguer deux phases : - de 1805 à 1807 : la France napoléonienne est attaquée par de nouvelles coalitions de monarchies européennes : c’est une phase défensive, dont Napoléon sort vainqueur. L’Empire français atteint son apogée territoriale, compte de nombreux alliés et royaumes vassaux. - à partir de 1808 : dans son rêve de propager le modèle français à toute l’Europe, la France agresse des royaumes alliés (Espagne en 1808, Russie en 1812). Elle suscite des insurrections populaires contre l’occupant français. La campagne de Russie est une catastrophe : voulant imposer au Tsar de participer au blocus continental, Napoléon s’engage en Russie avec 650.000 hommes, la plus grande armée jamais constituée. Seuls 30.000 reviennent (les autres sont faits prisonniers, meurent, ou quittèrent la Grande armée). En 1815, Napoléon est défait : la France perd son Empire.

Pour résumer

Thème 2 – Faire la guerre, faire la paix: formes de conflits et modes de résolution INTRODUCTION

II. La guerre au XXème siècle : la fin des guerres limitées ?

A. La Première Guerre mondiale, matrice des conflits du XXe siècle.

Rappel Première
Un conflit aux dimensions mondiales
Une guerre totale qui mobilise l'ensemble de la société

B. la Seconde Guerre mondiale : la guerre d’anéantissement

C. la guerre froide : « Paix impossible, guerre improbable »

Thème 2 – Faire la guerre, faire la paix: formes de conflits et modes de résolution INTRODUCTION

III. Le modèle de Clausewitz à l’épreuve des « guerres irrégulières »

A. Les guerres irrégulières d’Al-Qaïda et Daesh

Manuel PP. 126-127

Quelques définitions à maîtriser
Islam/musulmans/ islamique

Chiites et sunnites dans le monde musulman.

Source: LeMonde.fr

Pour en savoir plus.

Islamisme/islamiste/ Salafisme/ Djihadisme

Fondamentalisme/intégrisme

Source: https://www.revueconflits.com/jihad-histoire-et-detournement-dune-approche-islamique-de-la-guerre/

Pour en savoir plus

Terrorisme

A. Les guerres irrégulières d’Al-Qaïda et Daesh

Manuel PP. 126-127

Source: le Cartographe.net

B. La riposte au terrorisme : une nouvelle forme de guerre ?

Manuel PP. 128-129

Rappel de la problématique: la riposte au terrorisme est-elle une nouvelle forme de guerre?

Aux Etats-Unis et dans les pays anglophones, on parle d’«Isis», ce qui signifie «Islamic State in Irak and Syria» pour désigner Daesh.

Jim Morin, Miami Herald, 11/17/15

QUI? Quels acteurs engagent la riposte contre le terrorisme?

POURQUOI? Au nom de quelles valeurs?

QUAND?

la riposte au terrorisme est-elle une nouvelle forme de guerre?

COMMENT? Quelles formes prend cette riposte au terrorisme

OÙ?

QUELLES CONSÉQUENCES?

C. Les guerres interétatiques classiques ont-elles disparu ?

CONCLUSION

CONFLIT

CONFLIT

Situation dans laquelle un désaccord oppose deux acteurs au minimum qui peuvent être des individus, des groupes sociaux ou des Etats.

CONFLICTUALITÉ

CONFLICTUALITÉ

situation intermédiaire entre paix et guerre ouverte, se manifestant par des violences de natures diverses.

GUERRE

GUERRE

conflit armé opposant au moins deux groupes humains (Etats, empires, alliances, tribus…). Il s’agit donc d’un conflit qui n’a pas pu être résolu par la négociation.

PAIX

PAIX

À la fois « l’absence de guerre » et un idéal « aspiration à vivre en harmonie » (= entente). On parle de paix négative pour désigner un apaisement (fin des violences) résultant d’une hégémonie exercée par une puissance. On parle de paix positive pour désigner une situation ds laquelle l’apaisement résulte d’une coopération durable = éradication des éléments à l’origine des violences.

GUERRE INTERÉTATIQUE

GUERRE INTERÉTATIQUE

Un conflit interétatique est une guerre qui oppose deux ou plusieurs États souverains.

GUERRE INTRAÉTATIQUE

GUERRE INTRA-ÉTATIQUE

Un conflit intra-étatique est une guerre qui a lieu à l'intérieur d'un État souverain (par exemple une guerre civile ou une guerre contre un groupe voulant faire sécession).

GUERRE RÉELLE OU LIMITÉE

GUERRE RÉELLE OU LIMITÉE

la « guerre réelle » ne va pas jusqu’à l’anéantissement de l’adversaire, car pour atteindre son but de contrainte de ce-dernier, « quelques conquêtes » suffisent.

GUERRE ABSOLUE

GUERRE ABSOLUE

la guerre est « absolue » a pour but « d’anéantir l’adversaire».

BROUILLARD DE GUERRE

BROUILLARD DE GUERRE

la « guerre réelle » subit ce que Clausewitz nomme le « brouillard de la guerre », un certain nombre de difficultés, d’aléas qui empêchent d’atteindre le but absolu fixé.

"Petite guerre"

PETITES GUERRES

Ce terme désigne pour Clausewitz un type particulier de guerre, qui oppose la force armée d'un État à des combattants civils aux ressources matérielles plus limitées.

CONSCRIPTION

CONSCRIPTION

La conscription ou le service militaire obligatoire est l'ordre donné par un État à une partie de sa population de servir ses forces armées. En France, et faisant suite aux armées professionnelles de l'Ancien Régime ou de mercenaires utilisées jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, la conscription moderne est principalement développée et créée par la Révolution française, avec la fameuse levée en masse de l'an II (22 septembre 1793 au 21 septembre 1794). Au début du XXIe siècle, la plupart des États occidentaux ont mis fin à la conscription. Néanmoins, d'autres pays l'ont conservé, comme la Norvège, la Suisse, la Finlande et l'Autriche. La Suède l'a réintroduite en 2016.

guerre régulière/guerre classique/ guerre conventionnelle

GUERRE RÉGULIÈRE/GUERRE CLASSIQUE/GUERRE CONVENTIONNELLE

La guerre conventionnelle, aussi appelée guerre classique, est une forme de guerre menée à l'aide d'armes conventionnelles et de tactiques de champ de bataille entre deux ou plusieurs États en confrontation ouverte. La guerre régulière recouvre les actions conduites par des unités compactes, avec division de la zone d'opérations en un front et un arrière.

guerre TOTALE

GUERRE TOTALE

La notion de guerre totale qualifie un conflit armé qui mobilise toutes les ressources disponibles de l'État, sa population autant que l'économie et la politique. Cette "guerre totale" a été théorisée par Clausewitz comme étant la guerre absolue mais le terme est employé de façon privilégiée pour qualifier les deux conflits mondiaux.

guerre asymétrique

GUERRE ASYMÉTRIQUE

Une guerre asymétrique est une guerre qui oppose la force armée d'un État à des combattants matériellement inféfieurs, qui se servent des points faibles de l'adversaire pour parvenir à leur but, souvent politique ou religieux. Les guerres asymétriques englobent notamment les guerres d'indépendance, le terrorisme ou la guérilla et se distinguent des guerres entre États.

guerres irrégulières

GUERRES IRRÉGULIÈRES

La guerre irrégulière est une forme de conflit armé qui prend la forme d'une lutte violente parmi des acteurs étatiques et non étatiques pour obtenir légitimité et influence sur certaines populations .Elle se présente sous de multiples figures – guérilla, guerre asymétrique, résistance, guerre non-conventionnelle, terrorisme, opérations spéciales. Les concepts relatifs à la guerre irrégulière sont d'ailleurs plus anciens que le terme lui-même, qui remonte au début de la guerre froide

TERRORISME

TERRORISME

Violence politique dirigée contre des non-combattants, accomplie pour ses effets psychologiques : le terrorisme n’est pas le propre d’une idéologie, d’un peuple ou d’une région.

islamisme

ISLAMISME

Courant politique qui vise à imposer une islamisation de la société, du droit et de l’Etat.

salafisme

SALAFISME

Mouvement fondamentaliste de l’islam sunnite qui revendique un retour aux pratiques du temps de Mohammed et des premiers musulmans ("salaf salih") Cette version fondamentaliste de l’islam est répandue dans les pays du Golfe. Derrière le salafisme il y a une volonté de faire émerger un islam de la vérité par opposition à des mouvements qui auraient dévié. Le salafisme prône par exemple une lecture littérale (au pied de la lettre) du Coran.

DJIHAD

DJIHAD

Le mot djihad est souvent traduit par "guerre sainte" mais sa signification est en fait plus complexe. Le Coran évoque la guerre (harb) et le combat armé (qitâl) contre les mécréants (ex. : sourate 2, 190-193), mais son approche du djihad reste délicate à interpréter. Le mot désigne en effet un « zèle » ou un « effort » en vue de faire triompher la cause de Dieu, non pas un acte de guerre, mais une application du fidèle pour la communauté. Sur les 35 occurrences du mot, 10 renvoient à un contexte de guerre.

DJIHADisme

DJIHADISME

Le djihadisme est un ourant islamiste favorable à une diffusion de la guerre sainte.S’appuyant sur les épisodes guerriers de la vie du Prophète et sur la tradition médiévale du djihad, le terrorisme islamiste a pris au XXe siècle sa forme la plus significative dans le djihadisme. C'est une doctrine de l’action violente au service de l’islamisme politique, lequel peut faire usage du terrorisme comme de beaucoup d’autres moyens, qu’ils soient coercitifs (opérations militaires conventionnelles ou asymétriques), persuasifs (propagande, prédication), voire légaux (élection, législation). Le but ultime n’est donc pas l’ultraviolence, mais un projet politico-religieux d’instauration d’une société régie par un supposé « islam des origines » et par une charia elle-même réinventée et absolutisée.

FONDAMENTALISME/INTÉGRISME

FONDAMENTALISME/INTÉGRISME

Fondamentalisme : ce mot apparaît au départ aux USA dans le contexte du protestantisme. Les pasteurs à l’origine de ce mouvement soutiennent une interprétation littérale de la Bible (ex rejettent les théories de l’évolution).Intégrisme : Ce mot fait son apparition en France dans le monde catholique pour condamner le « modernisme » (une école de pensée qui revendique d’examiner les données de la foi à la lumière des sciences et de manière autonome). Les adversaires les plus violents se définissent comme des « catholiques intégraux » parce qu’ils défendent « l’intégrité de la foi ». Ils sont alors dénoncés comme « intégristes ». Ces termes ont ensuite été étendus à d'autres religions et sont employés de façon indistincte.

CYBERGUERRE

CYBERGUERRE

La cyberguerre, consiste en l'utilisation d'ordinateurs et d'Internet pour mener une guerre dans le cyberespace. Depuis le début du XXIe siècle, le réseau global est devenu un lieu de confrontation militaire. De nouveaux champs de bataille se sont organisés avec comme cibles les sites et organisations gouvernementales, les institutions, les grandes et moyennes entreprises, les organisations privées et les particuliers. Les acteurs de ces attaques sont les groupements de pirates informatiques, les organisations terroristes, des escrocs mais aussi les armées et les organisations gouvernementales.Les types d'attaques sont:

  • le vandalisme : attaques visant à modifier ou défigurer des pages web. Ce type est simple à combattre et cause généralement peu de dommages ;
  • la propagande et la désinformation : des messages politiques (ou autres) peuvent « bombarder » tout utilisateur de l'Internet ;
  • l'espionnage politique/industriel ou la collecte de données (à l'aide de chevaux de Troie et de spywares) : des informations confidentielles qui ne sont pas correctement sécurisées peuvent être interceptées et modifiées, rendant possible l'espionnage d'un bout à l'autre du monde;
  • l’arrêt ou le sabotage d'équipements : les activités militaires qui mettent en œuvre des ordinateurs et des satellites permettant de coordonner des moyens de défense sont particulièrement visés par ce type d'attaques. Les ordres et les communications peuvent être interceptés ou modifiés, mettant ainsi les troupes en danger ;
  • attaques d'infrastructures sensibles : centrales électriques, distribution d'eau, oléoducs et pétroliers, communications et moyens de transports sont vulnérables à ce genre d'attaques.

GUERRE HYBRIDE

GUERRE HYBRIDE

La guerre hybride est une stratégie militaire qui allie des opérations de guerre conventionnelle, de guerre irrégulière, de cyberguerre et d'autres outils non conventionnels tels que la désinformation.

- La dimension politique de la guerre, évolutions et ruptures du XVIIIe à nos jours. - Les formes de la guerre du XVIIIe siècle à nos jours. -Existe-t-il toujours un schéma "classique" de la guerre, tel que l'avait pensé Clausewitz ? - La guerre : un affrontement armé entre États ? -Les guerres irrégulières, de la guérilla au terrorisme. -Justifiez et nuancez l'affirmation suivantes : "les guerres sont la continuation de la politique par d'autres moyens". - Les nouvelles formes et logiques de la guerre au XXIe siècle. -Les remises en cause des formes traditionnelles de la guerre depuis les années 1990. - L'évolution des acteurs et des formes de la guerre depuis l'époque de Clausewitz - La guerre du XVIIIe siècle à nos jours : diversification des acteurs et de leurs motivations. -Le modèle de Clausewitz et les conflits du XXIe siècle. - Ruptures et continuités des formes de la guerre depuis la fin du XXe siècle -La pensée clausewitzienne permet-elle de comprendre les conflits contemporains (à partir des années 1990) ?

NOTIONS : Guerre/ petite guerre/ brouillard de guerre ; Guerre Régulière/ conscription ; guerre irrégulière ; Guerre Symétrique/ guerre asymétrique ; Guerre Classique/ guerre Absolue/ guerre totale/guerre de masse ; Guerilla/ terrorisme/ Islamisme/ djihad/djihadisme/ Al Qaïda/ Daech : Acteur transnational ; Cyberguerre/ guerre hybride Figures : Clausewitz, Napoléon, Oussama Ben Laden, Abou Bakr Al-Baghdadi