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501 Développement du jugement moral

Celia Lousif

Created on October 14, 2023

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Transcript

Développement du jugement moral

« L'enfant ne naît ni bon ni mauvais, au point de vue intellectuel comme au point de vue moral, mais maître de sa destinée » (Piaget)

Sommaire

Introduction

I. La justice et le jugement moral

b. L'environnement

a.Conception de la justice chez l'enfant

III. A l’école

a. L’éducation scolaire

b. L’expérience de Kohlberg

b. Les conséquences pédagogiques

II. La société et le jugement moral

Conclusion

a. Les interactions sociales

Introduction

Qu’est-ce qui influence le jugement moral chez l’enfant ?

Définitions des termes

Qu’est-ce qui influence le jugement moral chez l’enfant ?

Introduction

Origine de la morale

"Aussi loin que la réflexion se porte, l’alternative existe : d’un côté, le sentiment spontané du bien et du mal, de l’autre, une conscience forgée par des croyances et les lois. Pour de nombreux philosophes Grecs, le bien se confondait avec le bon…"JOURNET Nicolas

Philosophie

Psychologie morale

Influence et les auteurs

“Il n’existe pas de phénomènes moraux, mais seulement une interprétation morale des phénomènes.” NIETZSCHE

Qu’est-ce qui influence le jugement moral chez l’enfant ?

I. La justice et le jugement moral

a. Conception de la justice chez l'enfant
b. L’expérience de Kohlberg

a. Conception de la justice chez l'enfant

Le concept de justice n’est pas synonyme du “bien” mais c’est la condition qui peut garantir au bien

  • Justice légale = conformité des lois
  • Justice = action en accord avec sa conscience
  • Justice = conformité aux normes morales
  • Justice = ce que mérite une personne :
    • Rendre le bien au bien et le mal au mal
    • “traiter les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent” (KANT)
  • Justice = égalité face aux lois
  • Justice = exigence du bien et du bonheur
  • Justice = jugement objectif

D'après Iwona JAKUBOWSKA, professeure de relations sociales à l'université de Varsovie (Pologne)

a. Conception de la justice chez l'enfant

Pas de contrôle inhibiteur chez les enfants de moins de 4 ans

Idéal de la justice : le “bien” / ce qui conçoit au bien

vision de l'adolescent

vision de l'enfant

Conception de justice chez l’enfant de 8 à 10 ans :

  • Quand la personne ne triche pas au jeu
  • Si on prête quelque chose à quelqu’un, il doit nous le rendre et si on emprunte, on doit aussi le rendre
  • Quand on fait un croix de bois, croix de fer, il faut tenir sa promesse
  • Une personne qui n’a pas assez payé dans un magasin doit y retourner pour payer le reste
  • Quand les gens ne se battent pas et qu’ils sont d’accord

Notion de partage | Vise le bien des gens

PRINCIPE D'EQUITE

Etude de Varsovie (Pologne) avec des enfants de 8 -10 ans / 14-15 ans / 17-18 ans

a. Conception de la justice chez l'enfant

Idéal de la justice : le “bien” / ce qui conçoit au bien

vision de l'adolescent

vision de l'enfant

Conception de la justice chez l'adolescent de 14-15 ans :

  • Justice = conformité des droits = respecter les lois
  • Justice = exigence d’une punition (objective)
  • Justice = évaluation objective = jugement juste

Conception de la justice chez l'adolescent de 17-18 ans :

  • Justice = suivre sa propre conscience : discerner le bien du mal
  • Justice = évaluation objective = jugement juste
  • Demande d’une justice en tant qu’égalité devant la loi

Le jugement moral se développe avec l'âge

Etude de Varsovie (Pologne) avec des enfants de 8 -10 ans / 14-15 ans / 17-18 ans

b. L’expérience de Kohlberg

Lawrence Kohlberg

Psychologue américain, né le 25 octobre 1927 à Bronxville et mort le 19 janvier 1987. Après avoir servi dans la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale, il a travaillé comme marin pour une organisation qui faisait passer illégalement des réfugiés juifs en Palestine. Revenu aux États-Unis en 1948, il étudie à l’université de Chicago. Son doctorat (1958) porte sur le développement de la pensée morale entre dix et seize ans. Il a ensuite enseigné à l’université Harvard.

Lawrence Kohlberg

1927-1987

La theorie de Kohlberg influencée

Jean Piaget

Il est né le 9 août 1896 à Neuchâtel et mort le 16 septembre 1980 à Genève. C'est un biologiste, psychologue et épistémologue suisse connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie à travers ce qu'il a appelé l'épistémologie génétique.

Jean Piaget

1896-1980

Les dilemmes moraux

Trolley

Un wagon menace de tuer cinq personnes. Vous vous situez à côté d'une personne corpulente sur unpont qui surplombe la voie ferrée entre le wagon qui arrive et les cinq personnes. Dans cette situation,la seul façon de sauver les cinq personnes est de pousser cette personne sur la voie. Si vous faites cela, il mourra , mais son corp stoppera le wagon qui,alors, n'atteindra pas les cinq autres personnes. Devez-vous sauver les cinq personnes en poussant l'homme corpulent vers la mort ?

Seule la réflexion aux dilemmes est analysée

3 stades de Kohlberg

Stade 3

Stade 2

Stade 1

Paliers préconventionnels

Paliers conventionnels

Paliers supra- conventionnels

La moralité préconventionnelle est caractérisée par une perception des règles limitée par l'égocentrisme. Les règles sont extérieures à l'enfant qui les perçoit à travers la punition et la récompense.

La moralité post-conventionnelle est orientée vers des principes qui se situent au-delà des balises d’une société en particulier. 20 à 25 % seulement des adultes atteindraient ces stades. Les personnes qui se situent à ce stade peuvent désobéir aux règles qui ne sont pas compatibles avec leurs propres principes.

La moralité conventionnelle est typique des adolescents et des adultes. Raisonner d'une façon conventionnelle consiste à juger de la moralité des actions en les comparant aux opinions et aux attentes de la société. Il y a une acceptation des conventions de la société concernant le bien et le mal. À ces stades, une personne obéit aux règles et la pertinence ou l'équité d'une règle est rarement remise en question.

Stade 7

Critiques de Kohlberg

et bien d'autres...

Carol Gilligan1936 -

Owen Flanagan1949 -

II. La société et le jugement moral

a. Les interactions sociales

b. L'environnement

a. Les interactions sociales

“L’homme naît bon, c’est la société qui le corrompt” Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les Sciences et les Arts

RELATION ENTRE PERSONNE ET SOCIETE

Développement = Personne + Interaction + Environnement ( Bronfenbrenner- 1989)

Personne = individu quel qu'il soit Interaction = échange avec autrui ou la société Environnement = familial, culturel, religieux ou scolaire

En quoi les interactions sociales font parties du développement d'un individu ?

PARTAGE DES EMOTIONS

STEREOTYPES

Les interactions socialesLes stéréotypes

Gilligan et sa vision des femmes sur le jugement moral

Les stéréotypes ont un effet direct sur notre jugement moral face à une situation.

Certaines personnes ou groupes de personnes sont cosidérés comme immoraux par la société. Le jugement moral des "autres" sera donc plus sévères à leur égard.

Exemple 2

Exemple 1

Exemple 3

Les stéréotypes sont utilisés comme un cadre de référence d'un jugement moral.

Source : MORIN, M. (2019). L’influence des stéréotypes, du conservatisme et des émotions sur le jugement moral. Université du Québec.

Les interactions socialesLe partage des émotions

Dégoût : l'émotion qui prend le plus de place dans un jugement moral. Il s’active dans le domaine social et moral lorsqu’un comportement ou un physique est considéré comme immoral (ex : hippies ou obèses : idée de MISACAMPO). Le jugement moral va donc être contre les stéréotypes qui relèvent du dégoût, ces personnes sont donc rejetées ou subissent des violences. L’hilarité, quant à elle, entraîne une plus grande tolérance face aux transgressions morales

⇒ Emotions négatives : jugement morale + sévère ⇒ Emotions neutres ou positives : jugement morale + toléré

Les émotions et les intuitions morales l’emportent sur le raisonnement pour un jugement moral (HAIDT 2001). Plus le temps de décision est court, plus le jugement moral se basera sur les émotions et l’intuition, au contraire, si le temps de ce choix est long, le choix sera raisonné et pourra faire fonctionner un raisonnement éthique.

L’empathie ne signifie pas forcément se mettre à la place de l’autre dans son développement moral. Un enfant sera dans l’incapacité à juger une situation à la place d’une personne ayant un stade supérieur au sien (lui-même étant dans le stade 1 de Kohlberg). L’adaptation de rôle a un pont entre le niveau cognitif ou logique et le niveau moral : c’est le niveau de cognition social propre à chacun.

L'environnement La culture

Chaque société construit progressivement, au cours de son histoire, ses propres instruments psychologiques, ses propres pratiques, c’est-à-dire, d’une manière générale, sa propre culture. Chaque individu, membre de la société, développe ses fonctions psychiques supérieures en intégrant progressivement la culture, véhiculée et mise à disposition dans ces élaborations collectives.

Exemple

Cette approche historico-culturelle renonce à considérer le développement de l’enfant comme un processus interne et autonome, au travers d’une relation binaire sujet - environnement, en insistant sur le sujet pour les théories de type piagétien. Au contraire, selon Vygotski, cette relation sujet – environnement est fondamentalement médiatisée par le groupe social de l’enfant (Schneuwly - 1985).

Les lois instaurés dans l'Histoire constituent l'héritage culturel. Cet héritage culturel contribue à la succession des valeurs de nos ancêtres vers les nouvelles générations.

La cohabitation de nombreuses cultures pose tout de même quelques problèmes. Chacune à sa propre morale, qui est parfois radicalement opposée à celle de l'autre. Cela provoque alors des tensions et des conflits. Cette somme de cultures est problèmatique pour un individu.

Sources

Sources

l'environnementl'éducation

Le jugement moral d'un enfant lors de son développement va dépendre du l'éducation qu'il va recevoir chez lui : si un parent accepte les bêtises ou le refut d'obéir de l'enfant, il va penser que ses actions sont justes et reproduire la même chose

Exemple

Les progrès dans le développement moral dépendent du contact de l'enfant avec les adultes. Aussi libéraux que veuillent être les parents, ils ne peuvent s'empêcher d'imposer à l'enfant, pendant les premières années de sa vie, une série de règles se rapportant aux activités à faire au quotidien. Au départ, le jeune enfant ne peut en comprendre le sens ou la raison mais verra de lui-même que cela sert pour soi et pour les autres.

"Les parents sont des éveilleurs de conscience"

D'après la théorie du développement moral de Piaget, il y a deux différents types de moralité chez l'enfant :

  • la moralité hétéronome : l'enfant va faire ses choix en fonction de la personne qui incarne l'autorité
  • la moralité autonome : l'enfant va effectuer ses propres choix en fonction de ce qu'il a appris, de son vécu et de ses valeurs morales

Source

L'environnementLA religion

Dostoïevski « Si Dieu n’existe pas, tout est permis »

Du point de vue de la foi, la morale est identifiée à la volonté de Dieu transmise par la religion et la foi

La religion peut jouer un rôle significatif dans le développement moral de l'enfant en fournissant des valeurs, des normes et des principes moraux. Elle peut aider à inculquer un sens de la moralité, de la responsabilité et de l'empathie en mettant l'accent sur l'importance de faire le bien et d'éviter le mal.

Le système moral de l'Islam
Le système moral chrétien

​​Les religions proposent une interprétation du monde qui rend celui-ci compréhensible. Mais elles structurent également la société en rendant possible la cohabitation des hommes entre eux, par l’intermédiaire d’une même croyance (la « religion » a pour origine le terme latin religare, qui signifie « relier »). Les individus d’une société donnée ont en commun, par conséquent, une même croyance qui les lie. Les valeurs que la religion propose sont des valeurs morales qui fondent l’existence même de cette religion. À l’origine de toute religion, se sont donc établies certaines règles éthiques précises. Historiquement, la morale a toujours été « religieuse ». Mais c’est parce qu’elles étaient convaincues que la moralité pouvait être établie par les hommes que les sociétés laïques se sont progressivement constituées.

Sources

III. A l’école

a. L’éducation scolaire
b. Les conséquences pédagogiques

EMC EVOLUTION

"Une société démocratique ne peut pas vivre uniquement dans la peur du gendarme, mais avec ce qui vient de l'intérieur, ce que nous portons nous-mêmes, ça s'appelle le moral." Vincent Peillon

2008

1940-1944

1955

1945

1882

1995

2015

Source : Cours de Céline SALA UE 202 TDn°5

a. L’éducation scolaire

Développement du jugement moral et scolarité primaire basé sur la revue de questions réalisée par PANIER-BAGAT (1995).

Préscolaire : Stade de l’hétéronomie morale (Piaget), ou pré-conventionnel (Kohlberg). => Les règles avant tout

Durkheim (1925)

L’école primaire dépend profondément de la manière dont ses parents, ses enseignants, son groupe de camarades, entrent en rapport avec lui alors qu’il débute la confrontation avec ses propres capacités intellectuelles.

Il convient de susciter en eux la réflexion sur leurs propres actions, l’évolution de leurs motifs et leur légitimité. À leur yeux, l’éducation morale doit être une éducation en situation. (Kohlberg et Piaget)

Hétéronomie : l’autonomie de jugement Il nécessite un accompagnement éducatif par les parents, l’enseignant et les adultes entourant l’enfant. C’est la période conventionnelle.

a. L’éducation scolaire

L'enseignement de la morale

- La moralité peut être « enseignée » en raison de la rationalité des principes et des réglementations morales ; - la rationalité morale est hautement contextualisée, et ne peut être acquise que par la pratique morale plutôt que par l’endoctrinement. - L'éducation morale doit être enseignée en fonction du développement de la cognition morale ; - Cognition morale = jugement moral.

Rôle de l'école

  • Doter chaque élève d'usages sociaux de réference (sous les termes de politesse, de coopération et de respect, ils forment le cœur même des relations sociales et interpersonnelles.)
  • La neutralité et la laicité : Politique + Religion
  • Argument et expression rationnel aussi respecteuse que possible de la conscience de chacun.
  • La formation du jugement moral est une dimension essentielle de l’Education Morale et Civique

Recommandation

- Maxime morale : aide à construire une conscience et un jugement moral par des réflexions collective. - Situation concrète pour l'exercice du jugement moral, portant sur le bien et le mal - Dilemme, récit avec problématique morale : support de travail afin de les aider à se mettre en situation d’argumenter, de délibérer en s’initiant à la complexité des problèmes moraux

« L’enseignement moral et civique privilégie la mise en activité des élèves. Il suppose une cohérence entre ses contenus et ses méthodes. »

b. Les conséquences pédagogiques

Des dispositifs pédagogiques

Les dilemmes moraux

Débat philosophique

L’EMC

DVP

Les débats réglés

L’EPS

Maxime

Le débat littéraire interprétatif

Les outils pedagogique

Conclusion

Qu’est-ce qui influence le jugement moral chez l’enfant ?

Qu’est-ce qui influence le jugement moral chez l’enfant ?

Conclusion

Le jugement moral est influencée en fonction de plusieurs paramètres qui peuvent se développer durant toute la vie :

  • Ses expériences
  • Son éducation
  • L'environnement dans lequel nous vivons
  • Les échanges que nous avons avec la société
  • Ses valeurs morales
  • La justice
  • Sa motivation

Bibliographie

Merci de votre attention

CAPELA Laure , LOUSIF Celia , PATARATA Evan

Trois composantes essentielles de la moralité

  • l’esprit de discipline
  • l’attachement aux groupes sociaux
  • l’autonomie de la volonté morale
On apprend la morale à travers les punitions et le respect total des règles de l’institution.La discipline c'est la forme proprement scolaire de la moralité.

https://www.cairn.info/revue-carrefours-de-l-education-2011-3-page-153.htm?ref=doi

Le débat est par excellence constitutif de l’espace public en démocratie. Comme pratique démocratique, il vise la recherche d’un compromis ou d’un consensus sur fond de divergence des points de vue, voire de conflit. La liberté d’expression a pour corollaire l’acceptation de ces désaccords, qui s’expriment dans le débat. Toutefois, il ne doit pas entretenir l’idée que toutes les opinions se valent. L’expression de la pluralité des points de vue doit se faire dans le respect des valeurs de la démocratie et se référer au cadre juridique qui organise cette liberté. La pratique du débat facilite particulièrement la construction du jugement moral et du civisme chez les élèves. En ce sens, elle se situe au cœur d’une éducation à la citoyenneté.

Comment se déroule le débat philosophique ?

Comment se déroule le débat philosophique ? 1. Se positionner en cercle de manière à ce que tout le monde se voit 2. Introduire le sujet et rappeler les règles de parole 3. Faire circuler la parole en utilisant un bâton de parole et en pratiquant soit le tour de parole soit la distribution de la parole par le maitre.sse 4. Rebondir sur ce qui a été dit en mettant l’accent sur les différences et reformuler 5. Clôturer : « Qu’est-ce que vous avez compris de tout cela ? » On se met d’accord sur 2-3 phrases pour récapituler.

TASSART, C. (s. d.). Le débat philosophique. A quoi ça sert ? Vis ma classe. https://vis-ma-classe.fr/debat-philosophique/

Mcleod, S. (2023) Kolhberg's stages of Moral development. Simply Psychology.

Flanagan rejette l’idée d’égalité du potentiel moral que Kohlberg défend, pensant que tous les êtres humains ne sont pas égaux face à ce potentiel moral.

En prenant en considération l’idée de Piaget qui exprime que tous les adultes arrivent au stade supérieur de la connaissance (espace/temps/cause/conservation) pour bien “fonctionner dans le monde”, il fait un parallèle avec le stade conventionnel de Kohlberg qui implique le bon fonctionnement dans une société et se demande la nécessité de la “sur-dépassement” de la morale pour une personne.

Il en conclut qu’il n’existait pas de “séquence universelle et irréversible des stades selon laquelle la personnalité morale se développerait et contre laquelle la maturité morale pourrait être tracée sans équivoque.

Des dilemmes

Tu trouves un portefeuille dans un escalier d’un centre commercial. Il n’y a personne dans les environs. Il y a probablement de l’argent dans le portefeuille. Qu’est-ce que tu ferais ?

Exemple de dilemmes à travailler en classe

La ville vient de planter une trentaine de jeunes arbres dans un nouveau parc près de chez toi. Tard un soir, tes amis inventent un nouveau jeu : s’agripper aux arbres, les cassant dans le processus. Tu veux t’amuser avec tes amis, mais tu trouves le « jeu » plutôt méchant. Qu’est-ce que tu ferais ?

Sources utilisées pour la Culture

- LAVAL, V. (2019). La psychologie du développement. Cairn.com. https://www.cairn.info/la-psychologie-du-developpement--9782100794997-page-87.htm - Culture et morale : cours de philosophie - terminale. (s. d.). https://www.schoolmouv.fr/cours/culture-et-morale/fiche-de-cours

"Samuel et Pearl Oliner, de l'Université Humboldt en Californie, ont interrogé 219 Allemands ayant risqué leur vie pour sauver des Juifs de l'extermination durant le troisième Reich et 118 personnes « sociologiquement » similaires, mais n'ayant manifesté aucun acte héroïque. Résultats : 39 pour cent des « héros » précisent que leurs parents adhéraient à l'idée d'une « éthique sans frontières », contre seulement 15 pour cent des personnes non héroïques. À l'inverse, dix pour cent de ces dernières indiquent que leurs parents utilisaient des stéréotypes négatifs sur les Juifs lors des conversations familiales, alors que seulement trois pour cent des « héros » avaient entendu de tels propos. De même, les militants pour les droits civils des Noirs disent avoir été inspirés par les actes de leurs parents."

BEGUE, L. (2014). L'environnement influe sur la morale. Cerveau et psycho. https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/psychologie-environnementale/l-environnement-influe-sur-la-morale-7911.php

Carol Gilligan critique le fait que Kohlberg généralise sa théorie du développement moral en analysant des étapes et des stades qui excluent les femmes des stades supérieures (il estime que la femme a une morale qui consiste à faire plaisir aux autres en étant une "bonne fille". Cependant, il ignone le point de vue des femmes qui elles, veulent venir en aide aux autres plutôt que d'évaluer des principes et des règles. Cette part là va être explorée dans le projet de Gilligan : l'éthique du Care.
Kohlberg s'appuierait indirectement sur la vision d'une hiérarchie sociale avec, au sommet, des hommes riches et non racisés à qui l'on confie des décisions fondées sur des lois abstraites. En interprétant de la mauvaise manière la parole des femmes qui exprime tout de même une conception de la morale (différente de celle que prône Kohlberg), il instaure une hiérarchie non-légitime de la morale comme un ordre social fortement contestable.

Extrait de Psychologie du jugement moral Textes fondamentaux et concepts Laurent Bègue, Laurent Bachler, Catherine Blatier, Nathalie Przygodzki-Lionet

  • La charité
  • Le contrôle de la colère
  • Le pardon
  • Piété
  • l’humilité
  • La patience

Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a ainsi résumé le comportement du musulman : « Celui qui subvient à mes besoins m’a transmis neuf commandements : demeurer conscient de Dieu, en privé comme en public; parler avec honnêteté, que l’on soit en colère ou de bonne humeur; être modéré, que l’on soit pauvre ou riche; renouer avec les amis qui ont cessé de nous parler; donner à ceux qui refusent de nous donner; que nos silences soient meublés de réflexion; que mon regard soit un avertissement; et commander le bien, autour de soi. »

La DVP appartient à la catégorie des débats réglés. Elle met en jeu l’oral, son objectif est de faire réfléchir au sens des choses. C’est un dispositif de discussion, inspiré de la « philosophie pour enfants » de Matthew Lipman, la recherche coopérative de la « vérité » (ici, le « bien » et le « juste »). Le conseil de vie de classe ou conseil d’élèves dans lequel les élèves vont apprendre à gérer l’espace commun de façon démocratique : fonctionnement de la classe (élaboration des règles de vie, règlement des conflits) ; dont l’enjeu est l’action, la prise de décision et l’engagement dans une collectivité. Cela implique que la DVP n’est ni un apprentissage de la démocratie, ni un lieu de parole. L’exigence visée, la règle implicite qui régit l’échange, est l’accès à la pensée en ce qu’elle ouvre vers l’universel : ce qui vaut pour tout autre que moi. Cela exclut donc la simple juxtaposition des opinions comme la simple expression du « moi je ».

DVP
  • Ceci est un paragraphe prêt à conL’enseignant part d’un album, d’un conte, d’une fable, d’une citation, d’un dilemme, pour susciter un questionnement des élèves. Les noter au tableau, un amorçage.
  • L'enseignant anime une discussion de 20 minutes => la recherche de réponses à ces questions.
  • Après la discussion, l’enseignant demande à chaque élève de rédiger une « sagesse du jour » qui résumerait la discussion que les élèves viennent d’avoir. => l’élève apprenne à formuler/structurer sa pensée par écrit (synthétique)
  • Les enfants qui le veulent peuvent ensuite présenter leur sagesse du jour au reste de la classe en vue du vote de la sagesse du jour de la classe (présentée par l’enseignant comme le résultat provisoire et faillible de la discussion).
  • Tous les élèves peuvent voter une fois pour plusieurs sagesses. Le vote permet aussi l’apprentissage d’une des procédures démocratiques de la formation de la « volonté générale ».
  • La sagesse individuelle et celle de la classe seront conservées par écrit dans le « carnet de l’apprenti philosophe » et pourront être illustrées par l’enfant. Ce carnet permet à l’élève un dialogue avec lui-même dans le temps, la contribution au développement de son identité et intimité.
  • tenir créativité, expériences et histoires géniales.

La philosophie de morale

- Qui a rapport aux moeurs, aux coutumes, traditions et habitudes de vie propres à une société, une époque - Qui concerne les règles ou principes de conduite, la recherche d’un bien idéal, individuel ou collectif, dans une société donnée - Conscience de ce qui est bien - Qui peut être apprécié ou jugé selon les notions du bien et du mal - Qui est relatif à la réflexion philosophique sur le bien et le mal, à une théorie particulière des règles de conduite - Qui repose sur la croyance, l’opinion, le sentiment et non sur la maternité des faits ou sur la rigueur du raisonnement

Kohlberg a posé une série de questions telles que :

Le développement moral d'après Kohlberg

  • Heinz aurait-il dû voler la drogue ?
  • Cela changerait-il quelque chose si Heinz n'aimait pas sa femme ?
  • Et si la personne mourante était un étranger, cela ferait-il une différence ?
  • La police devrait-elle arrêter le pharmacien pour meurtre si la femme décède ?
Expérience

L'échantillon comprenait 72 garçons de Chicago âgés de 10 à 16 ans, dont 58 ont été suivis tous les trois ans pendant 20 ans (Kohlberg, 1984). Chaque garçon a eu un entretien de 2 heures basé sur les dix dilemmes. Kohlberg ne s'intéressait pas à savoir si les garçons jugeaient l'action bonne ou mauvaise, mais aux raisons de leur décision. Il a constaté que ces raisons avaient tendance à changer à mesure que les enfants grandissaient.

La théorie du développement moral de Piaget

  • Moralité hétéronome (5 à 9 ans) : les règles comme immuables et imposées par les autorités (réalisme moral)
  • Moralité autonome (9 à10 ans): les règles sont créées par les gens et peuvent être négociées (relativisme moral)

Piaget (1932) ne s'intéressait pas principalement à ce que font les enfants (c'est-à-dire s'ils enfreignent ou non les règles) mais à ce qu'ils pensent. En d’autres termes, il s’intéressait au raisonnement moral des enfants : La compréhension des règles par les enfants La compréhension des enfants de la responsabilité morale La compréhension de la justice par les enfants.

https://www.simplypsychology.org/piaget-moral.html

La psychologie morale est un domaine d’étude qui a commencé comme une question de philosophie et qui est désormais considéré à juste titre comme faisant partie de la discipline de la psychologie. Elles s’appuient sur les principes moraux fondateurs de Jonathan Haidt et le processus de raisonnement éthique de James Rest.

Processus de raisonnement éthique (Rest) : - Conscience morale - Jugement moral - Intention morale - Action morale

Principes moraux fondateurs (Haidt) : - Non-nuisance - Equité - Loyauté - Autorité - Pureté

Définitions

Jugement

Action de juger, idée de justice (décision en justice), une opinion favorable ou défavorable que l'on apporte à une situation (Le Robert)

Morale

Ensemble de règles de conduite considérées comme bonnes de façon absolue ou découlant d’une certaine conception de la vie (Larousse)

Jugement moral

Acte mental établi lorsqu'une certaine conduite ou situation comporte un contenu éthique ou si il lui manque ces principes. (lesdefinitions.fr)

Ethique

Le jugement moral c'est la faculté de l’esprit à estimer le contenu éthique d’une situation au d’une conduite. Ethique : réflexion argumentée sur les valeurs morales => Lien étroit entre valeur morale et valeur éthique

Le dilemme de Trolley de la philosophe britannique Philippa Foot en 1967

Analyse

Une solution possible émerge du principe de double-effet, de Saint-Thomas d’Aquin. L’action de la manette a deux effets : d’abord de sauver les cinq personnes (effet positif), puis de tuer la personne sur l’autre voie (effet négatif).Ce principe énonce qu’actionner la manette serait moralement acceptable dans la mesure où l’acte remplit certaines conditions 5 condition. L’acte est de nature positive, ou au moins neutre.;L’effet positif est intentionnel, alors que l’effet négatif ne l’est pas (même s’il est prévisible).;L’effet positif découle directement de l’acte, et non de l’effet négatif.;L’effet positif est plus important que l’effet négatif.;Les circonstances sont suffisamment graves pour justifier l’effet négatif. C'est moralement acceptable, car ici, l'intention est de sauver 5 personnes et non de tuer une personne. Dans la variante de Judith Jarvis Thomson a proposé, celle de l’homme corpulent ici l'effet négatif va primer sur l'effet positif. Le fait de le faire directement, c'est ce qui va être moralement désapprouvé.

Sources utilisées pour la Religion

- La religion est-elle nécessaire à la moralité humaine ? (s. d.). myMaxicours. https://www.maxicours.com/se/cours/la-religion-est-elle-necessaire-a-la-moralite-humaine---terminale--philosophie/#:~:text=La%20religion%2C%20en%20tant%20que,morales%20et%20les%20rendre%20universelles. - TITUS, C. S. (2008). Le développement moral dans la psychologie morale de Lawrence Kohlberg et de Martin Seligman. Cairn.com. https://www.cairn.info/revue-d-ethique-et-de-theologie-morale-2008-HS-page-31.html