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Le clonage POUR

Ketsia Herr

Created on October 11, 2023

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Le clonage, pour ou contre ?

Clonage humain, où en est-on ?

Dupliquer des hommes, ce n’est plus de la science-fiction. Les chercheurs ont déjà réussi à obtenir des embryons de clones humains en laboratoire. Mais rassurez-vous, il n’y a pas de naissance en vue. Jusqu’à quand ?

Le 24 janvier 2018, une équipe de l’Institut des neurosciences de Shanghai, en Chine, a eu le plaisir de nous annoncer la venue au monde des deux premiers primates obtenus par clonage : les macaques Zhong Zhong et Hua Hua. La maman va bien, et les bébés aussi. Sauf que cette bonne nouvelle cache une question angoissante. Tout comme les macaques, les humains sont des primates – leur génétique et la nôtre sont très proches.

Clonage humain, où en est-on ?

Pourquoi mener un tel projet ? Les chercheurs chinois ont invoqué la possibilité d’étudier des maladies humaines chez les primates. En effet, pour tester l’efficacité de deux traitements, par exemple, mieux vaut le faire chez des animaux les plus proches génétiquement. Mais les chercheurs occidentaux y voient plutôt une démonstration de force de la Chine, qui n’hésite pas à tenter de telles prouesses pour faire valoir sa supériorité scientifique sur le reste du monde. « C’est très difficile à réaliser, avec un taux de réussite extrêmement faible, et applicable à peu de maladies… » fait remarquer Corinne Cotinot, chercheuse à l’Institut national de recherche agronomique (Inra). D’ailleurs, le nom même des macaques – Zhonghua signifiant « Chine » -n’exprime-t-il pas clairement cette volonté de rouler des biscottos ?

Clonage humain, où en est-on ?

Il suffirait de peu de chose pour appliquer cette technique à notre espèce. D’ailleurs, on a déjà cloné de l’humain ! En 2013, l’équipe de Shoukhrat Mitalipov, de l’université des sciences et de la santé de l’Oregon (États-Unis), a produit des embryons humains clonés à partir des cellules d’un bébé – une première passée presque inaperçue à l’époque. Mais les embryons ainsi obtenus n’ont jamais été implantés dans une mère porteuse, même si, en théorie, il était tout à fait possible de le faire. Si personne n’est encore officiellement passé à l’acte, c’est surtout parce qu’il existe une barrière morale. Le clonage est « tabou », l’idée de dupliquer un humain choque ; et, dans nombre de pays (dont la France), la loi l’interdit tout simplement. Par ailleurs, la méthode est encore peu efficace : pour obtenir les deux craquants petits macaques, il a fallu plus de 400 ovocytes !

Clonage humain, où en est-on ?

En admettant qu’un scientifique, en quête de gloire sulfureuse ou pas, souhaite être le premier à cloner un humain. Pourquoi ferait-il ça ?

Pour obtenir une armée de clones, comme dans Star Wars ? Non, les soldats ordinaires, bien moins coûteux, ont de beaux jours devant eux. Plus raisonnablement, on pourrait envisager de faire naître et grandir un clone pour conserver en permanence un stock d’organes complets, prêts à être greffés sans risque de #rejet#.

Clonage humain, où en est-on ?

Un clone d’Einstein ?

Autre raison d’agir pour les cloneurs : faire revivre un savant disparu et profiter de ce qu’il peut encore apporter à l’humanité. Imaginez l’annonce officielle de la naissance du clone d’Einstein ! Attention, ce n’est pas si simple. D’abord il faudrait l’autorisation de la famille. Ensuite, sachez que deux clones ne sont pas rigoureusement identiques : « Il y a davantage de différence entre des clones qu’entre des vrais jumeaux », confirme Pascale Chavatte-Palmer.

Différentes formes de clonage

Quelques arguments supplémentaires

Que peut tirer la race humaine du clonage humain ? Cet acte peut servir à sauver des vies si il est utilisé de façon thérapeutique, en soignant des déficiences d’un organisme (par exemple, le clonage d’un organe pourrait venir en aide a des personnes gravement malades). De plus, l’amélioration de l’Homme à travers le clonage et à travers la manipulation de son programme génétique (l’Eugénisme), n’essaye pas de guérir une déficience, mais vise plutôt à, par exemple, faire les gens plus grands, plus intelligents, ou améliorer leur sens. De plus le clonage peut offrir une option aux couples qui ne peuvent pas avoir des enfants (problèmes liés à la fertilisation, orientation sexuelle des couples). Les clones dans la société augmenteraient la diversité et la créativité et donneraient une vision progressiste de notre environnement. Enfin, quelqu’un qui aurait perdu un être cher pourrait ainsi lui donner une "seconde vie" en « donnant naissance » à son clone. Dans ce scénario, le clone serait alors une personne de remplacement. Les chercheurs affirment de plus que le clonage humain ne représente aucun danger. En effet, si le patrimoine génétique est identique, le caractère, lui, variera selon l'environnement et les goûts, et donc l'être cloné gardera son individualisme. Cette hypothèse est confirmée par l'exemple des "vrais jumeaux" qui constituent un cas de clonage naturel.

Quelques arguments supplémentaires

La Finlande, a déclaré la représentante, fait partie des pays qui estiment que le clonage thérapeutique offre de grandes possibilités pour soigner un grand nombre de maladies graves comme le diabète et les maladies neurodégénératives. Elle ne peut donc pas accepter une solution tendant à une interdiction complète du clonage thérapeutique.