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SOCIALISATION

estelle.bruni99

Created on October 9, 2023

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Transcript

sociologie Comment devenons nous des acteurs sociaux?

1) Quel(s) point(s) communs observez-vous entre ces différentes écoles de magie? 2) Quelles différences faites-vous entre ces deux écoles de magie? 3) Que pouvez-vous en conclure?

Savoir que la socialisation est un processus

OBJECTIFS D'APPRENTISSAGE

Être capable d'illustrer la pluralité des instances de socialisation et connaître le rôle spécifique de la famille, l'école, des médias et du groupe de pairs dans le processus de socialisation

Savoir illustrer le caractère différencié des processus de socialisation en fonction du milieu social et du genre

I) La socialisation : un processus qui forme l'individu et le rend apte à vivre en société

III) Le processus de socialisation : un processus différencié selon le milieu social, le genre
II) Les acteurs au coeur du processus de socialisation

A) Les individus intériorisent des Dispositions au cours d'un long processus de socialisation...

A) Les agents explicitements socialisateurs : La famille et l'école
A) Comment sont "fabriqués" les filles et les garçons?
B) LeS agents implicitement socialisateurs Le groupe de pairs et les médias
B) L'impact décisif du milieu social
B)... qui leur permet de s'intégrer et vivre en société
I) LA SOCIALISATION : UN PROCESSUS QUI FORME L'INDIVIDU ET LE REND APTE À VIVRE EN SOCIÉTÉ A) Les individus intériorisent des dispositions au cours d'un long processus de socialisation

La socialisation : de quoi parle-t-ON?

"Ensemble des processus par lesquels l’individu est construit, formé, façonné, conditionné… par la société dans laquelle il vit” “Processus au cours desquels l’individu acquiert, apprend, intériorise, incorpore, intègre des façons de faire, de penser, d’être, de sentir... qui sont situées socialement” : ce sont des DISPOSITIONS= Façon dont la société forme et transforme les individus

On distingue la socialisation primaire de la socialisation secondaire

Le long processus de la socialisation se développe tout au long de la vie

Socialisation primaire

Socialisation secondaire

DANS LES DEUX CAS LES INDIVIDUS INTÉRIORISENT DES DISPOSITIONS QUI DÉCOULENT DE NORMES, VALEURS ET RÔLES SOCIAUX

Les normes sociales sont des énoncés qui obligent les individus à adopter certains comportements et ou qui leur interdisent d’en adopter certains. On distingue les normes inscrites dans le droit, c’est-à- dire les normes juridiques (règles de droit tel qu’un texte de loi) des normes sociales non inscrites dans le droit (« Dire bonjour », « Vouvoyer une personne qu’on ne connaît pas »...). La société exige ou souhaite le respect des normes et juge de la conformité des comportements des individus. Les valeurs sont des idéaux collectifs susceptibles d’orienter les actions individuelles. La liberté, le travail, l’amour sont des exemples d’idéaux collectifs.(...) Les valeurs ont un influence sur le réel et contribuent à guider les actions des individus en conférant aux normes leurs légitimité. Ainsi se serrer la main pour se saluer n’a aucun sens si ce n’est celui d’exprimer le respect que l’on doit aux autres membres de la société. Et de même que le respect des autres peut s’exprimer de plusieurs façons, une seule valeur peut s’incarner dans un grand nombre de normesMontousse, Renouard, 100 fiches pour comprendre la sociologie, Bréal 2019

1) Quelles distinctions pouvez-vous faire entre les normes et les valeurs?

2) Quels liens peut-on établir entre les normes et les valeurs?

Les normes découlent des valeurs Ex : la norme « ne pas discriminer un individu en fonction de sa couleur de peau » découle de la valeur « égalité » Une même valeur peut se traduire sous la forme de plusieurs normes Ex : les normes « ne pas mentir », « ne pas voler », « ne pas tricher » découlent de la valeur « honnêteté ».

Les normes peuvent être distinguées selon leur degré d’explicitation

Certaines normes sont implicites c’est-à-dire qu’elles sont sous-entendues, considérées comme "allant de soi", sans être expressément formulées et inscrites dans le droit = normes informelles D’autres normes – les normes juridiques – sont explicites c’est-à-dire qu’elles sont expressément formulées dans des injonctions écrites (les lois, les règlements) ou orales, c’est-à-dire dans des prescriptions (= ordres) détaillant ce qu’il faut faire ou ne pas faire = normes formelles

Normes ou valeurs?

Les valeurs comme les normes sont propres à une société, à un groupe, à une époque et un espace donné

AU COURS DU PROCESSUS DE SOCIALISATION, L'INDIVIDU INCORPORE DES DISPOSITIONS DE DIFFÉRENTES MANIÈRES

L'injonction : Transmission explicite et contrainte des agents socialisateurs assortie de sanctions positives et négatives

L'interaction : Lente intériorisation par l'agent socialisé de façon de faire, de penser et d'être lors des milliers d'interactions au quotidien

L'imitation : Incorporation de façons de faire, de penser et d'être par l'observation et la pratique d'activités récurrentes

LES RÔLES SOCIAUX

Au cours du processus de socialisation, l'individu occupe successivement des places spécifiques au sein de la société dans laquelle il évolue (enfant, élève, parent, mari...) Par conséquent, il doit apprendre à se comporter conformément à ce que l'on attend de lui, à son statut social. = En fonction de ce statut, l’individu fait l’apprentissage de nouveaux rôles sociaux c’est-à-dire les comportements attendus selon le statut occupé.
I) LA SOCIALISATION : UN PROCESSUS QUI FORME L'INDIVIDU ET LE REND APTE À VIVRE EN SOCIÉTÉ B) LES INDIVIDUS INTÉRIORISENT DES DISPOSITIONS AU COURS D'UN LONG PROCESSUS DE SOCIALISATION... ... QUI LEUR PERMET DE S'INTÉGRER ET VIVRE EN SOCIÉTÉ

La socialisation, grâce à l'intégration dispositions, facilite l’intégration de l’individu dans la société Un individus adopte par exemple des des dispositions communes à un groupe. Cela lui permet de se faire accepter et reconnaître par les autres comme membre à part entière de celle-ci.

5) Quelles sont les dispositions partagées par les punks français? 6) Que permet l’adoption de ces dispositions communes pour les individus?

SOCIALISATION
“Processus au cours desquels l’individu acquiert, apprend, intériorise, incorpore, intègre des façons de faire, de penser, d’être qui sont situées socialement” : ce sont des DISPOSITIONS. Ces dispositions découlent de :
Rôles sociaux
Normes
Valeurs
Formelles
Informelles

II) LES ACTEURS AU COEUR DU PROCESSUS DE SOCIALISATION

A) LeS ACTEURS EXPLICITEMENT SOCIALISATEURS : LA FAMILLE ET L'ÉCOLE A.1 Le rôle de la famille
La famille joue un rôle essentiel au cours de la socialisation de l'individu 1) La socialisation familiale opère dans la période où l’identité et la personnalité de l’enfant se construit et donc là où elle est le plus malléable 2) Elle opère au quotidien (donc de manière continue chaque jour) 3) Elle se réalise dans un cadre affectif

De nombreux garçons engagés dans une formation professionnelle de danseur ont d'abord été confrontés à la pratique au travers de l'univers familial. De fait, plus l'enfant est socialisé dans un univers où la danse classique a une place importante, plus il a de chances de développer un goût pour la danse, et que celle-ci soit acceptée par les parents. C'est ce qu'illustre le cas de Nathan, âgé de 15 ans au moment de l'enquête. Il est le dernier d’une famille de trois enfants. Sa grande sœur a dansé intensivement dans une école professionnelle alors qu’ils vivaient à l’étranger. Sa mère, aujourd’hui divorcée, est professeure de lettres dans le secondaire. Passionnée de danse classique, elle s’est investie fortement en tant que bénévole dans l’école de danse de sa fille. La danse et l’école de danse deviennent ainsi une préoccupation centrale de la vie de la famille. Le goût précoce de Nathan relève de cette socialisation familiale. Laillier, "Des petits rats et des hommes" 2016

Guillaume Diop, 23 ans devient la première Étoile noire de l'Opéra de Paris en mars 2023
8) Qui a influencé Nathan dans sa pratique de la danse classique? 9) Comment peut-on l’expliquer? 10)Que peut-on en conclure?
8) Ce sont principalement sa soeur qui dansait déjà intensément dans une école professionnelle, et sa mère, passionnée de classique et très impliquée dans l'école de danse de sa fille. 9) Nathan a été plongé/baigné très tôt dans l'univers de la danse, ce qui a façonné ses dispositions, ses goûts, sa pratique. En effet, plus l'enfant est socialisé dans un univers où la danse classique a une place importante, plus il a de chances de développer un goûtpour la danse, et que celle-ci soit acceptée par les parents. 10)L'univers familial, plus précisément la socialisation familiale a une influence décisive sur l'acquisition et l'intériorisation des dispositions des individus
11) Que siginifie la donnée 52%? 12) À l'aide des données chiffrées, justifiez le titre "tels parents, tels enfants" en matière de transgression des normes de comportement au volant 13) À l'aide des modes de socialisation vus précdemment, expliquez comment se fait la transmission des comportements au volant entre parents et enfants
La famille est une instance ........................................ de socialisation des individus tout au long de la vie. La socialisation primaire familiale laisse une empreinte ......................................, elle va imprimer les dispositions. Elle se réalise dans un cadre …………………………………. et opère au …………………………….. Cette influence familiale se prolonge aussi à l’âge ………………….
A.2 LE RÔLE DE L'ÉCOLE
La socialisation scolaire engage en fait trois grands types d'apprentissage. L'École est tout d'abord le lieu de l'apprentissage de contenus et de compétences qui sont explicitement présentés comme des savoirs scolaires à acquérir. À cet aspect explicite et éducatif s'ajoute cependant, comme dans toute autre forme de socialisation, une dimension implicite faite d'apprentissages plus diffus et moins visibles : apprentissage d'un certain rapport au temps et à l'espace ainsi que d'usges particuliers du corps, ou encore intériorisation de schèmes sociaux liés à l'organisation de la société (définitions sociales de l'intellligence, de la division du travail...). Enfin, on peut ajouter à ces deux dimensions de la socialisation scolaire tout ce qui s'apprend à l'école mais, soit dans les marges de l'institution (par exemple la socialisation sentimentale ou culturelle par les pairs) soit même contre elle (comment "tricher" pendant un controle ou fumer dans des espaces où c'est interdit) Darmon, La socialisation 2016
15) Quels sont les trois grands types d’apprentissage dispensés au cours de la socialisation scolaire? 16) Les différents types d’apprentissage dispensés part l’École sont-ils uniquement nécessaires dans le cadre scolaire? 17) La socialisation scolaire est-elle réalisée spécifiquement par l’École? Justifiez

15) On distingue les apprentissages explicites (savoirs scolaires, valeurs et normes scolaires), mais aussi implicites et diffus (ex : rapport au temps)

16) Les différentes compétences apprises à l'école servent aussi en dehors du cadre scolaire : vivre avec les autres, travailler en groupe.. sont des compétences et des attitudes que l'on peut transposer dans le milieu familial, professionnel... L'école a donc un rôle essentiel qui dépasse le simple cadre scolaire

17) Non, la socialisation scolaire n'est pas réalisée spécifiquement par l'école : le groupe de pairs participe aussi à la socialisation au sein de l'école

L'................................. constitue une autre …………………………………. importante de socialisation. L'enfant y intériorise non seulement des ………………………………….. scolaires, mais aussi non scolaires. Par exemple, il intériorise des valeurs comme le respect, l'honnêteté, et des règles de vie en société. Mais la socialisation à l'école se fait aussi dans des lieux plus ………………………………. comme la cour de récréation
B) LES AGENTS IMPLICITEMENTS SOCIALISATEURS B.1 LE GROUPE DE PAIRS
Dans les années 1950, Iona et Peter Opie ont réalisé un recensement des blagues, devinettes, comptines, langues secrètes, superstitions (les incisives écartées portent bonheur) et rituels plus ou moins magiques (lire l'avenir dans le numéro des tickets de bus, révéler l'amour entre une fille et un garçon à partir des lettres de leur nom), que les enfants connaissent [...]. La description de ces cultures enfantines montre que ce que les enfants savent, pensent et font à un moment donné de leur existence ne leur a pas été appris par des adultes.[...] La majorité [des enfants] indique qu'ils ont appris les jeux auxquels ils jouent en récréation et les rituels qui les accompagnent par l'intermédiaire d'autres enfants de leur âge ou, plus rarement, par un frère ou un cousin un peu plus âgé, et non par leurs parents ou leurs enseignants. À côté de la socialisation verticale (entre adultes et enfants), une socialisation horizontale s'effectue précocement au sein des groupes d'enfants et elle contribue de façon importante à la construction des savoirs, des valeurs et des pratiques dans les premières années de la vie. [...] À partir du moment où ils entrent à l'école, les enfants développent donc de manière croissante une vie sociale entre pairs qui échappe pour partie à la connaissance et au contrôle des adultes. Martine Court, Sociologie des enfants, 2017.
19) Qu’appelle-t-on ici groupe de pairs ? 20) En quoi y a-t-il une socialisation entre pairs ? 21) Pourquoi parle-t-on de socialisation horizontale ?
19) Groupe de pairts : ensemble d'individus ayant la même tranche d'âge mais surtout le même statut social. 20) Les pairs entretiennent des relations régulières. Ils apprennent au contact les uns des autres, s'imitent... Ils se transmettent des dispositions, des rituels, croyances. 21) C'est une socialisation horizontale car elle s'effectue entre individus d'un même âge mais surtout d"un même statut. On la différencie de la socialisation verticale qui s'effectue par exemple entre parents et enfants.
Dès l’enfance s’opère une socialisation entre .................................... qui vient s’ajouter à la socialisation familiale ou scolaire. Elle est qualifiée d’..................................................... dans la mesure où les pairs ont le même ……………………………….. contrairement aux ......................................... et aux .............................................. qui eux participent à une socialisation verticale.
B.2 LE RÔLE DES MÉDIAS
“Qu'est-ce qu'une belle femme ? Pour la majorité d'entre nous, c'est d'abord une femme mince. Mais d'où vient cette idée reçue ? A quel point est-elle façonnée par les médias ? [...]L'étude [réalisée par un anthropologue de l'université de Neuchâtel] porte sur la comparaison de trois villages [du Nicaragua]. L'un d'entre eux, le village A, est équipé de la télévision depuis 2006. [...] Le village B reçoit pour sa part la télévision depuis 2009. [...] Enfin, les conditions de vie dans le village C sontidentiques à celles des village A et B, sauf que la télévision n'y est pas encore installée. Hormis ces nuances, les trois villages sont peuplés de personnes de revenus et de niveaux d'éducation comparables, en majorité des Garifunas. Quelque 112 participants, hommes et femmes [...] ont été suivis pendant trois ans et régulièrement questionnés sur leurs préférences en matière de corps féminin, par le biais d'images représentant des femmes de corpulence variable. Résultat, dans les deux villages ayant accès à la télévision, les personnes interrogées ont privilégié des images de femmes minces, alors que dans le village sans télévision, c'étaient les femmes plus rondes qui étaient désignées comme les plus attirantes.Pascaline Minet, “Comment la télévision façonne l'idéal féminin”,
23) Comment peut-on qualifier ce type d’enquête? Justifiez votre réponse. 24) Quel est le but de cette enquête? 25) Pourquoi est-ce important d’avoir un village sans télévision pour l’étude? 26) Quelle est l’influence de la télévision sur la représentation de l’idéal féminin ? Par quoi, plus précisément, peut-elle s’exercer ?
23) C'est une enquête qualittaive réalisée sur un petit échantillon (3 villages), la chercheurse cherche à comprendre la formation de l'idéal féminin. Elle opte principalement pour des observations et entretiens. Les données receuillies sont plutôt textuelles. 24) Le but est de comprendre comment se forme et se perçoit l'idéal féminin 25) Cela permet d'isoler l'effet des médias, ici de la télévision, sur la perception de l'idéal féminin. La chercheuse raisonne "toutes choses égales par ailleurs" pour identifier le lien causal entre médias et perception de l'idéal féminin. 26) Les médias, la télévision, vont façonner une perception de l'idéal feminin par les représentation qu'ils véhiculent. Ils donnent à voir ce qui est attendu et désirable lorsque l'on est une femme. Dans les villages avec TV, l'idéal féminin est une femme mince alors que de village sans, on privilégie les rondeurs. En conclusion, les médias participent à construire et modéliser les représentations des individus. Ils ont une influence décisive sur les manières d'être, de penser, de sentir, de percevoir...
Les médias sont aussi devenus une instance ............................................ de socialisation. Certains livres, films ou séries peuvent ainsi avoir une ............................................... sur les façons d’agir, de penser et d’être des individus. En véhiculant, par exemple, des représentations sur la beauté féminine, la télévision, la publicité ou les films peuvent en ........................................ l’idéal.

"Les Polonais sont encore des gens de tradition. Dans notre culture, si vous êtes seul, quelque chose ne va pas chez vous. Si vous êtes une mère célibataire, il y a quelque chose qui ne va pas chez vous, si vous êtes un homme célibataire, il y a quelque chose qui ne va vraiment pas chez vouse. Les gens pensent que vous n’êtes peut-être pas quelqu’un de bien, que vous êtes un personnage effrayant, ou que vous êtes peut-être lesbienne ou gay." Dans cet extrait d’entretien, l’une des psychologues de l’émission souligne l’importance sociale que revêt l’institution du mariage hétérosexuel en Pologne. Surtout, elle montre que le mariage permet d’échapper à deux stigmates : la laideur et/ou l’homosexualité (en plus du stigmate de célibataire). Elle explique alors que les femmes qui participent à l’émission « rêvent de trouver un mari parce qu’elles ont peur d’être seules » ou d’être qualifiées socialement de stara panna (vieille fille). Un marié explique quant à lui ne pas regretter s’être lancé dans cette aventure : de célibataire endurci il est devenu aux yeux de ses pairs un homme divorcé, un statut qu’il explique être plus facile à porter. La plupart des personnes rencontrées précisent qu’en Pologne, le mariage associé à la « tradition » reste un passage obligé au moment duquel la vie d’un individu prend sens. Le mariage hétérosexuel, ou plus largement l’hétérosexualité, ne définit donc pas ici seulement une pratique sexuelle normative mais aussi « un mode de vie normal ». Le dispositif de l’émission se présente donc comme une solution possible pour embrasser l’idéal normatif du mariage hétérosexuel. Kondracki, "Télé-réalité et hétérosexualité. Analyse de la production de l’émission Mariés au premier regard en Pologne", 2023

LES PRINCIPALES INSTANCES DE SOCIALISATION

Les agents explicitement socialisateurs

Les agents implicitement socialisateurs

III) lE PROCESSUS DE SOCIALISATION : UN PROCESSUS DIFFÉRENCIÉ EN FONCTION DU MILIEU SOCIAL ET DU GENRE A) COMMENT SONT "FABRIQUÉS LES FILLES ET LES GARÇONS"

Qu'est ce que le genre?
Genre : Bicatégorisation hiérarchisée entre les sexes, entre les valeurs et représentations associées à chaque sexe = construction sociale du sexe
Alors que 2/3 du travail domestique est assuré par les femmes et que 97% de la population carcérale est composée d'hommes, les jouets encouragent la reproduction de rôles stéréotypés. Les jouets sont à la fois sexués (ils sont destinés aux filles et aux garçons) et sexuants. Ils confirment l'identité assignée des garçons et des filles. Avec des poupées et des déguisements de princesse, les filles apprennent à s'occuper des autres et à être jolies. Reléguées à l'espace domestique, elles sont dans une posture passive, d'attente du prince charmant. À l'inverse, l'inventivité et l'agressivité sont davantage stimulées chez les garçons. Souvent à l'extérieur et associés à l'action, ils sont invités à s'identifier aux super-héros Lebourg "Comment les jouets fabriquent des destinées et assignent les garçons à la domination", 2015

28) Quels jouets offre-t-on aux filles et aux garçons? 29) Pourquoi offre-t-on des jouets stéréotypés aux filles et aux garçons? 30) Pourquoi peut-on dire que les jouets sont à la fois séxués et sexuants? 31) Quel est le rôle des médias dans cette nécessité de se retrouver en adéquation avec son genre ?

LLa socialisation n'est pas un processus…………………………….. Dès la naissance, les instances de socialisation ne transmettent pas les mêmes ………………………………. aux filles et aux garçons car on ne leur assigne pas les mêmes………………………... On parle de socialisation différenciée selon le ………………………….. Elle passe essentiellement par l’................................................. Elle revêt donc principalement un caractère latent ou implicite.Elle conduit à l’intériorisation de manières d’être et de faire correspondant à la définition du masculin et du féminin dans la société. On parle alors de socialisation ……………………………………. selon le genre. Elle a un effet performatif. Par conséquent, les différences entre les dispositions des filles et les préférences des garçons ne sont pas innées mais construites.

III) LE PROCESSUS DE SOCIALISATION : UN PROCESSUS DIFFÉRENCIÉ SELON LE MILIEU SOCIAL ET LE GENRE B) l'impact décisif du milieu social

*Milieu social : environnement social dans lequel évolue un individu et qui peut s’identifier par exemple par la profession exercée ou par le style de vie, et qui se caractérise par des manières d’agir de penser, de sentir qui lui sont propres

Antoine, jeune banlieusard parisien, suit des études de comptabilité sans grande conviction, partageant son temps entre les batailles de rap qu'il pratique avec talent et son emploi de livreur de sushis. Lors d'une course à l'Opéra Garnier, sa route croise celle de Mme Loyseau, professeure de chant dans la vénérable institution, qui détecte chez Antoine un talent brut
33) Quels éléments peuvent indiquer un décalage entre le milieu social d'Antoine et celui de madame Loyseau 34) Le rap est-il davantage associé au milieu populaire ou au milieu aisé? Même question pour la musique classique. 35) Lorsque Antoine revêt un costume pour sortir de chez lui, à quelles réactions de la part de ses pairs est-il confronté? Pourquoi?
lA PRATIQUE DES RALLYES

36) Quelles sont les différentes activités effectuées par ces jeunes des milieux aisés? 37) Qui est à l’initiative des ces activités? 37) Donnez des exemples de dispositions transmises dans le documentaire.39) Et est-ce que tout le monde peut participer à ces activités?40) Quel est le but réel de ces activités et plus particulièrement des rallyes ?

36) Danser, faire des rencontrer, boire, jouer aux cartes... 37) Ce sont les parents qui sont à l'initiative de ces rallyes. Ils transmettent des dispositions qu’ils ont eux-mêmes reçus. L’organisation des rallyes est le résultat d’une socialisation qui commence dès le plus jeune âge et qui se réalise tout au long de l’enfance, sous la tutelle des mères. 38) Les dispositions ransmises sont principalement les règles de politesse, de langage, tenue vestimentaire, etc. 39) Ces activités sont électives, c'est-à-dire qu'elles sont réservées à certaines personnes qui appartiennent au même milieu social (ici l'élite). Pour y participer, il faut maîtriser un certain nombre de codes que peu de personnes maîtrisent. 40) L’objectif de ces activités est le maintien de l’entre soi (très important), la reproduction sociale du milieu social. Par exemple, le documentaire montre que la personne interrogée a trouvé son mari au cours des rallyes. On parle d'homogamie sociale. En somme, ils sont organisés pour faire en sorte que les personnes issues du milieu bourgeois rencontrent une personne de ce même milieu.

En quoi la socialisation est-elle donc différenciée en fonction du milieu social?
La socialisation, en tant que processus socialement situé, conduit les individus à intérioriser des dispositions propres à leur ………………………………………….d’origine. Bourdieu parle d'habitus. Ce terme désigne l’ensemble des schèmes de perception de la réalité, des savoirs-être, des dispositions que le socialisé ………………………………… et qui par la suite lui permettront de jouer son rôle social. Cette socialisation ……………………………. engendre une forme de ………………………………………sociale : familiarisés à l’environnement professionnel de leurs parents, les enfants sont enclins à envisager de travailler dans le même domaine, les individus choisissent majoritairement un conjoint dont les caractéristiques économiques, sociales et culturelles sont proche des siennes...

Conclusion générale

= Dispositions
5) Les principales dispositions, c'est-à-dire les manières d'être, de penser, de faire... acquises par les punks français sont les suivantes : valorisation du franc-parler, culture "anti-École", style vestimentaire particulier, tatouages, iercings... 6) Ceux qui incorporent ces dispositions sont intégrés au groupe. En revanche, les autres sont exclus. Ces dispositions agissent "comme des barrières à l'entrée" protégant ceux étant à l'intérieur et excluant ceux étant à l'extérieur

Socialisation primaire

Socialisation qui se déroule de l'enfance à l'adolescence On la qualifie de "primaire" car c'est celle qui apparaît en premier lors du processus de construction de l'individu. Elle pose les bases (force) + C'est aussi la plus décisive car elle fait intervenir des autruis significatifs (affectivité)

Ex : Aucune norme ne dit formellement qu’un élève ne doit pas porter une cravate dans un lycée public mais il est d’usage pour un lycéen ne pas se vêtir ainsi.

Le rôle des pairs et des médias dans le processus de socialisation

1) 52% des jeunes conducteurs grillent des stops ou feux rouges lorsque leurs parents commettaient eux-mêmes cette infraction du code de la route 2) Quelle que soit l'infraction, les enfants la commettent davantage lorsque leurs parents la commettaient eux aussi. Par exemple, 25% des jeunes conducteurs n'attachent pas leur ceinture lorsque leurs parents ne le faisaient pas, soit six fois plus que les enfants dont les parents attachaient leur ceinture. Il semble donc y avoir une transmission du comportement au volant entre parents et enfants. 3) Cette transmission se fait ici essentiellement par imitation

Ex : Dans le règlement intérieur du lycée, il est formellement écrit qu’un élève doit faire le travail demandé par le professeur.

1) On offre aux filles des jeux associés au domestique ou à la beauté tandis qu'on offre aux garçons des jouets qui renvoient à l'extérieur, à l'action et à la virilité 2) On offre des jouets stéréotypés aux filles et aux garçons pour les préparer à tenir leur rôle social (à avoir un comportement adapté à leur genre). Les enfants eux-mêmes ont le souci, à travers le choix de leurs jouets, d’apparaître en adéquation avec leur genre d’appartenance. 3) Les jouets sont "sexuants" parce qu'ils confirment l'identité assignée aux garçons et aux filles. Par exemple, si les filles aiment le rose, cela confirme que ce sont bien des filles 4) Les catalogues de jouets, les publicités à la télévision... exposent l’enfant à des images qui vont lui permettre d’identifier les activités ludiques qui sont conformes à son genre, ce qui orientera ensuite de façon stéréotypée son choix de jouets.

Les normes sont des règles de conduite alors que les valeurs sont des idéaux collectifs. Autrement dit, les normes guident les comportements des individus en définissant des façons d’être et d’agir qui sont acceptables ou pas alors que les valeurs sont des principes qui définissent ce qui est considéré comme souhaitable. Ainsi les normes sont concrètes alors que les valeurs sont abstraites.

33) Plusieurs éléments peuvent illustrer le décalage de milieu social des deux personnages : le langage (Antoine peut adopter un langage relativement familier), le lieu de vie (Antoine qui semble vivre dans une cité et madame Loyseau dans un appartement parisien), le style vestimentaire (jogging et blouson pour Antoine contre vêtements nobles pour madame Loyseau), profession (livreur de sushis contre professeure de chant à l'Opéra de Paris) 34) Le rap est davantage associé à la culture populaire alors que la musique classique est davantage associée aux milieux aisés. Les pratiques musicales sont différenciées en fonction du milieu social 35) Lorsqu'Antoine sort de chez lui en costume, ses amis le charillent. Ces railleries peuvent être dûes au décalage entre les nouvelles normes qu'adopte Antoine et les normes de son groupe d'appartenance

Les punks adoptent des valeurs ainsi que des normes corporelles et langagières particulières. Ils valorisent le "franc-parler". Il rejettent la "langue de bourgeois" et les normes scolaires d’usage. La provocation est valorisée et elle est incarnée par la figure du punk " fort en gueule". Leur style vestimentaire particulier les distingue des autres : cheveux colorés, tatouages, piercings... Ces normes et valeurs particulières fonctionnent à la fois comme barrière à l’entrée pour se distinguer des autres et comme facteur d'intégration pour ceux qui les adoptent. Elles traduisent à la fois une identité masculine ouvrière contestataire et une cohésion de groupe, le groupe "punk".

1) 52% des jeunes conducteurs grillent des stops ou feux rouges lorsque leurs parents commettaient eux-mêmes cette infraction du code de la route 2) Quelle que soit l'infraction, les enfants la commettent davantage lorsque leurs parents la commettaient eux aussi. Par exemple, 25% des jeunes conducteurs n'attachent pas leur ceinture lorsque leurs parents ne le faisaient pas, soit six fois plus que les enfants dont les parents attachaient leur ceinture. Il semble donc y avoir une transmission du comportement au volant entre parents et enfants. 3) Cette transmission se fait ici essentiellement par imitation

SOCIALISATION SECONDAIRE

La socialisation secondaire se prolonge tout au long de la vie adulte jusqu'à la vieillesse S'appuyant sur la socialisation primaire, la socialisation secondaire la complète, la prolonge ou bien au contraire, la transforme

Le rôle des pairs et des médias dans le processus de socialisation

Au sein d’une société donnée, certaines valeurs sont largement partagées par l’ensemble de ses membres alors que d’autres peuvent être spécifiques à un groupe en particulier. Par exemple dans la société française aujourd’hui, la valeur d’égalité est très largement partagée par la population alors que les valeurs catholiques sont spécifiques à un groupe particulier (les individus de religion catholique). Mais dans la société française d’Ancien Régime par exemple, les valeurs catholiques étaient très largement partagées par la population. Aussi, les valeurs ne sont les mêmes d’une période historique à l’autre ou d’un pays à l’autre.

1) 52% des jeunes conducteurs grillent des stops ou feux rouges lorsque leurs parents commettaient eux-mêmes cette infraction du code de la route 2) Quelle que soit l'infraction, les enfants la commettent davantage lorsque leurs parents la commettaient eux aussi. Par exemple, 25% des jeunes conducteurs n'attachent pas leur ceinture lorsque leurs parents ne le faisaient pas, soit six fois plus que les enfants dont les parents attachaient leur ceinture. Il semble donc y avoir une transmission du comportement au volant entre parents et enfants. 3) Cette transmission se fait ici essentiellement par imitation