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Le romantisme
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Transcript
Le roimantisme
En quoi le romantisme est-il un idéal mettant en avant l’expression de soi, des émotions, du rêve ?
Préambule
Le romantisme est un mouvement littéraire et artistique qui naît à la fin du 18e siècle et s’étend dans toute l’Europe au 19e siècle. Il refuse la rigueur du rationalisme et du classicisme qui font la part belle à la raison et aux règles d’écriture strictes. Il privilégie l’expression de soi, des émotions, du rêve et tend vers un idéal qui fuit la froide réalité. Le romantisme privilégie un contact fusionnel avec la nature, dans une recherche symbolique des couleurs qui expriment davantage des sentiments mystiques qu’un réel plastique.
index
L'apogée du romantisme (1820-1850)
Le préromantisme (1770-1720)
Les prémices de l'art moderne
Le préromantisme (1770-1720)
Le paysage reflète l’âme, dans une inspiration fantastique et légendaire. Les couleurs sont souvent irréalistes. Les peintres opposent aux mouvements rationalistes des Lumières la primauté de leur sensibilité. Est souvent privilégiée une vision sombre de la misère humaine comme les atrocités des guerres napoléoniennes…• Les peintres- Anglais : Johann Heinrich Füssli ; William Blake (poète également) ; James Macpherson...- Français : Anne-Louis Girodet-Trioson ; Antoine-Jean Gors…- Espagnols : Francisco Goya…- Allemands : Caspar David Friedrich ; Karl Friedrich Schinkel…
Exemple :Le Voyageur au dessus de la mer de nuages, C. D. Friedrich Un homme est au centre et de dos, faible puisqu’il s’appuie sur un bâton pour contempler le paysage. Le tableau exprime une immense solitude d’un homme exclu du paysage, face à l’ampleur de la nature en mouvance sans aucune autre présence humaine. Les montagnes semblent lui dessiner des ailes, de part et d’autre, comme s’il était entre vie et mort, confronté à une immensité nuageuse et plus éclairée. L’homme est face à l’au-delà, face à l’éternité indicible.
L'apogée du romantisme (1820-1850)
Le Radeau de la Méduse, Géricault s’inspire d’un naufrage qui a vu périr une centaine de passagers au large du Sénégal. La peinture témoigne d’un drame symbolisant la tragédie interne de la société, dans son désordre et sa course vers la mort, les tensions entre espoir et désespoir. En effet, le regard passe du cadavre dont les jambes pendant en dehors du radeau vers celui qui fait signe au bateau du salut, du désespoir vers un maigre espoir puisque le vent souffle dans le sens inverse que celui du bateau apportant de l’aide. Le nombre de détails sordides, l’amalgame de couleurs sombres l’emportent sur la lumière, comme si le salut des rescapés demeurait incertain. L’évocation d’une tragédie véridique sert de témoignage d’un état d’âme, du « Mal du siècle
• Conception de l’artLes peintres français accompagnent le mouvement littéraire romantique quand il s’agit d’exprimer « le Mal du siècle ».• PeintresLes plus connus sont Eugène Delacroix ; Théodore Géricault ; Pierre-Narcisse Guérin. Ils utilisent le clair-obscur ; le contraste entre les lignes pour exprimer davantage le désarroi, l’émotion dans sa puissance ; le mouvement de la passion, déjà proche du baroque.
LE ROMANTISME : LES OEUVRES CLÉS
Le Romantisme serait né en Allemagne vers 1795 dans le domaine littéraire. Il qualifie une aspiration au romanesque, c’est-à-dire à l’imaginaire, à l’aventure, à la description de paysages dans lesquels la nature tient une place primordiale. Dans le domaine pictural, le romantisme se révèle au travers du groupe des Nazaréens formé de six jeunes peintres allemands au début du XIXe siècle (dont Franz Pforr, Johann Friedrich Overbeck). Ils puisent leur inspiration dans l’imaginaire médiéval et renaissant, se réclamant tout à la fois d’Albrecht Dürer et de Raphaël. Ils partent à Rome dans l’idée de rénover l’art sacré. Caspar David Friedrich est également considéré comme le grand peintre du romantisme allemand. Ses paysages représentent des scènes irréelles, dépeignent la destinée impossible de l’homme face à l’immensité insondable – et souvent terrifiante – de la nature. En Grande-Bretagne, la sensibilité romantique s’exprime aussi par la littérature : Thomas Chatterton en offre un bon exemple, et plus encore le poète William Cowper. Ces auteurs, à la vie souvent recluse et tragique, traitent de sujets intimes, épanchant les mouvements secrets de leurs âmes. Dans le domaine de la peinture et du dessin, dès la fin du XVIIIe siècle, Johann Heinrich Füssli ou William Blake cultivent des visions bibliques ou cauchemardesques qui révèlent leur goût pour l’étrange ou le gothique. Le romantisme anglais s’incarne aussi au travers de l’école paysagère, en particulier l’œuvre de John Constable qui peint des paysages sensibles et animés aux ciels dramatiques .En France, le mouvement romantique est porté par François-René de Chateaubriand, Madame de Staël puis Victor Hugo. C’est le culte du sentiment, souvent lyrique, qui domine. Le chef de file du romantisme français dans le domaine pictural est Eugène Delacroix. Peintre de la couleur, des passions et de l’exaltation politique, il occupe le devant de la scène dès 1824. D’autres peintres ont également incarné le goût romantique, en particulier Théodore Géricault ou Paul Delaroche, aux approches si différentes. Le premier n’hésite pas à traiter des sujets polémiques ou politiques, militaires ; le second devient le peintre de genre à la mode, puisant son inspiration dans les coulisses de l’histoire de France et de la cour d’Angleterre. Le mouvement se décline aussi en sculpture, notamment sous le burin d’Antoine-Louis Barye, grand animalier, ainsi que dans le domaine musical. Le romantisme tient en une attitude qu’a bien décrite Charles Baudelaire, grand admirateur de Delacroix : il s’agit d’exprimer un ressenti intérieur, d’affirmer la primauté du sentiment sur la raison.
Les thèmes romantiques
Beaucoup d’œuvres de ce courant pictural empruntent des éléments des mythes nordiques et celtiques, mais s’inspirent aussi des sujets d’actualité.
a liberté guidant le peuple, d’Eugène Delacroix (1830) est aussi une expression de ses opinions politiques. C’est une allégorie de la révolution qui eut lieu à Paris la même année. Le peintre exprime également son soutien au peuple grec en révolte contre les Turcs, dans ses tableaux Les massacres de Scio (1824) et La Grèce expirant sur les ruines de Missolonghi. La grandeur de la nature est souvent représentée et magnifiée. Les paysages servent à exprimer le monde intérieur du peintre comme dans Le voyageur au-dessus de la mer de nuages de Caspar David Friedrich (1817-1818). Il est l’un des leaders du romantisme en Allemagne. Ses œuvres ont souvent un côté mystique qui connecte l’homme et la nature au divin.
L’un des tableaux les plus connus du romantisme est Le radeau de la Méduse de Théodore Géricault (1819). Cette œuvre a été inspirée par le naufrage d’un navire français. Le tableau est une attaque contre un système de favoritisme ayant placé un capitaine incompétent aux commandes. La scène montre le désarroi des naufragés et dénonce également le retard des secours de la marine française.
Les prémices de l'art moderne
Le courant romantique annonce les prémisses de l’art moderne, puisqu’il est le premier courant artistique où le peintre exprime son individualité et sa subjectivité. C’est avec le romantisme qu’apparaît la figure de l’artiste maudit, incompris par les gens de son époque. Les peintres britanniques William Turner et John inspireront notamment l’impressionnisme de la fin du 19e siècle.
Jean-Baptiste_Camille_Corot_-_Campagne_Romaine_–_Vallée_rocheuse_avec_un_troupeau-1827-1828
Pour résumé
L’individualisme, le sentimentalisme, le mysticisme – La peinture exprime les émotions du peintre et les fait ressentir aux spectateurs. Le culte du Moyen Âge, des « brumes du Nord » et de l’exotisme (civilisation arabe) – Représentation subjective de la réalité– Evénement de l’époque traité selon les opinions de l’artisteLe paysage romantique : La peinture de paysage– Paysages étranges et mélancoliques,
Analyse d'une oeuvre : Le radeau de la meduse
Chef-d’œuvre incontestable du XIXème siècle, le Radeau de la méduse peint par Géricault est un véritable manifeste du Romantisme. Cette immense toile réalisée entre 1818 et 1819 retrace un fait divers qui a marqué la France : l’histoire du naufrage d’une frégate au large de la Mauritanie. Analyse et description d’un drame qui révèle bien des surprises… L'histoire d'un sinistre épisodeL'histoire a défrayé la chronique à l'époque. 1816, la frégate française La Méduse s'échoue au large des côtes mauritaniennes avec à son bord près de 400 hommes, alors qu'elle s'apprêtait à coloniser le Sénégal. A son commandement, un officier d'Ancien Régime qui n'a pas su empêcher l'échouage de la frégate sur un banc de sable.Et pour cause, il n'avait pas navigué depuis plus de 20 ans ! Théodore Géricault s'est rapidement saisi du sujet et a longuement étudié ce fait divers avant d'en dépeindre ce qui allait être le plus grand chef-d'œuvre de sa vie.
Théodore Géricault, "Le Radeau de la Méduse" (peinture à l'huile, 1818-1819, exposée au Musée du Louvre à Paris)
Analyse d'une oeuvre : Le radeau de la méduse
Analyse d'une oeuvre
1. Une double composition pyramidale"Le Radeau de la Méduse" est devenue une légende. Par bien des aspects, le peintre de 28 ans démontre tout son génie par son travail d'une grande finesse. Tout a été pensé et calculé. Ce que l'on remarque en premier lieu, outre la force saisissante des clairs-obscurs, c'est cette composition pyramidale qui nous élève vers un ciel à peine plus lumineux mais extrêmement lourd.La toile dans son ensemble est une profonde incarnation du romantisme. Presque tous les personnages vivants ont le corps tourné vers cet homme qui appelle à l'aide, brandissant un bout de linge jusqu'à en risquer sa propre vie.Deux pyramides invisibles se dessinent. L'art de la force et du combat face au cri du désespoir et la déchéance béante qui trône sur ce radeau. Le mât à gauche double cet homme sur lequel reposent tous les espoirs.
L'éloge de la mort L'axe descendant du tableau nous indique clairement que la mort a commencé à emporter des hommes. Les corps sans vie jonchent ces planches en bois et Géricault n'a rien laissé au hasard. Un homme tient son fils mort dans ses bras, d'autres sont étendus, le corps en partie immergé dans l'eau, c'est une tragédie parfaitement bien captée par le peintre.
Analyse d'une oeuvre
Des dizaines d'études préparatoires ont permis à Géricault de cerner au mieux les postures, les émotions, et l'ambiance mortifère passe aussi par un scrupuleux choix des couleurs. Les chairs sont pour la plupart en voie de décomposition. Toutes les ombres qui parsèment les corps et les cadavres donnent une profondeur inégalable à la toile. Après avoir passé des nuits sombres dans le froid, impactés par des vagues et des vents glacials, l'objectif est simple : alléger le radeau pour survivre. Les plus faibles sont alors jetés à la mer, abandonnés, jusqu'à ce que s'ensuivent des scènes de cannibalisme. Quand Delacroix s'invite sur le radeau Une guest-star dans le tableau de Géricault ! Eugène Delacroix, autre peintre et grand admirateur de son comparse a posé pour la représentation de ce personnage face contre radeau, se raccrochant à une poutre pour survivre. La question se pose : est-il déjà mort ? va-t-il bientôt succomber ?
L'éloge de la mort L'axe descendant du tableau nous indique clairement que la mort a commencé à emporter des hommes. Les corps sans vie jonchent ces planches en bois et Géricault n'a rien laissé au hasard. Un homme tient son fils mort dans ses bras, d'autres sont étendus, le corps en partie immergé dans l'eau, c'est une tragédie parfaitement bien captée par le peintre.
Analyse d'une oeuvre
Naissance d'un espoirSigne d'une liberté retrouvée après de longs jours baignés dans l'horreur, l'Argus se dessine au loin dans les vagues agitées, prêt à sauver ces rescapés exténués. En quelques jours, les 150 personnes présentes sur le radeau ont sombré dans la folie, beaucoup ont péri, rejetées dans la mer ou mortes de faim et de froid... Cette scène d'une ignominie absolue démontre qu'il demeure un espoir, aussi infime soit-il, de retrouver la terre ferme. Même s'ils ne sont que dix à y parvenir, la silhouette du navire apparaissant dans une clarté céleste rappelle que le cauchemar est sur le point de prendre fin.
Analyse d'une oeuvre
.Une scène fermée et cadrée au milieu de l'immensitéGéricault s'est dédié corps et âme à ce travail. Il a toujours été particulièrement attiré par l'expression des névroses, de la souffrance et l'évocation de la mort. Disparu à l'âge de 32 ans après une existence pour le moins tumultueuse, il est aujourd'hui universellement reconnu comme l'archétype de l'artiste romantique.A l'époque, le tableau fut également interprété comme une critique de l'esclavage du fait de cet homme noir se tenant au sommet de la pyramide, il mène métaphoriquement la barque et devient la figure du leader.
Analyse d'une oeuvre : La liberté guidant le peuple
Analyse d'une oeuvre
Charles X et son impopulaire ministre, le prince de Polignac, remettent en cause les acquis de la Révolution. L’opposition libérale, par le biais du journal Le National, prépare son remplacement par le duc Louis-Philippe d’Orléans. À la session de la Chambre le 2 mars 1830, Charles X menace de sévir. Les députés, par l’ « adresse des 221 », refusent de collaborer. Le roi signe et publie dans Le Moniteur quatre ordonnances tendant à supprimer la liberté de la presse et à modifier la loi électorale. C’est une violation de la Constitution. Et c’est la révolution à Paris. En trois jours dits « Trois Glorieuses » – les 27, 28 et 29 juillet –, les Bourbons sont renversés. chevé en décembre, le tableau est exposé au Salon de mai 1831. Il semble né d’un seul élan. Mais il découle des études faites pour les œuvres philhellénistes et d’une recherche nouvelle de détails et d’attitudes.C’est l’assaut final. La foule converge vers le spectateur, dans un nuage de poussière, brandissant des armes. Elle franchit les barricades et éclate dans le camp adverse. À sa tête, quatre personnages debout, au centre une femme. Déesse mythique, elle les mène à la Liberté. À leurs pieds gisent des soldats.L’action s’élève en pyramide, selon deux plans : figures horizontales à la base et verticales, gros plan faisant saillie sur le fond flou. L’image s’érige en monument. La touche emportée et le rythme impétueux sont contenus, équilibrés.Delacroix réunit accessoires et symboles, histoire et fiction, réalité et allégorie.
Analyse d'une oeuvre
Le tableau a une composition pyramidale intuitivement détectable. Un axe part du pistolet du garçon jusqu’au bord du drapeau. Un second part du profil du visage du cadavre dénudé, et se prolonge en suivant la hampe du drapeau. Comme pour la construction, le nombre de plans est assez perceptible. Le premier plan est occupé par les morts. Deux soldats royaux à droite, un garde suisse et un cuirassier, ainsi qu’un homme nu, sur la gauche. Les lignes sont essentiellement horizontales, ce qui n’est pas étonnant, puisqu’elles symbolisent le calme, l’immobilité, la mort. Elles contrastent d’ailleurs fortement avec le second plan dont les lignes obliques ou verticales sont signes de dynamisme, de mouvement et donc de vie. Ce plan présente l’ensemble des personnages identifiables, qui avancent vers le spectateur.Le troisième plan, plus voilé donne le contexte général de l’œuvre. Une foule derrière les personnages principaux et des constructions. La présence des tours de la cathédrale Notre-Dame donne au spectateur un repère géographique pour situer la scène à Paris. Selon Alexandre Dumas, Eugène Delacroix alors cantonné au Louvre, s’enflamma en voyant le drapeau tricolore flotter sur les tours de la cathédrale. Il retranscrit cette scène dans son tableau, même si l’étendard et son porteur ne sont vraiment bien visibles que devant l’œuvre.
Analyse d'une oeuvre
La LibertéElle remplace d’Arcole. Vision nouvelle de l’allégorie de la Liberté, c’est une fille du peuple, vivante et fougueuse, qui incarne la révolte et la victoire. Coiffée du bonnet phrygien, les mèches flottant sur la nuque, elle évoque la révolution de 1789, les sans-culottes et la souveraineté du peuple. Le drapeau, symbole de lutte, faisant un avec son bras droit, se déploie en ondulant vers l’arrière, bleu, blanc, rouge. Du sombre au lumineux, comme une flamme.La pilosité de son aisselle a été jugée vulgaire, la peau devant être lisse aux yeux des rhétoriciens de la peinture.Son habit jaune, dont la double ceinture flotte au vent, glisse au-dessous des seins et n’est pas sans rappeler les drapés antiques. La nudité relève du réalisme érotique et l’associe aux Victoires ailées. Le profil est grec, le nez droit, la bouche généreuse, le menton délicat, le regard de braise. Femme exceptionnelle parmi les hommes, déterminée et noble, la tête tournée vers eux, elle les entraîne vers la victoire finale. Le corps profilé est éclairé à droite. Son flanc droit sombre se détache sur un panache de fumée. Appuyée sur son pied gauche nu qui dépasse de sa robe, le feu de l’action la transfigure. L’allégorie est la vraie protagoniste du combat. Le fusil qu’elle tient à la main gauche, modèle 1816, la rend réelle, actuelle et moderne.
Analyse d'une oeuvre
Les gamins de ParisIls se sont engagés spontanément dans le combat. L’un d’entre eux, à gauche, agrippé aux pavés, les yeux dilatés, porte le bonnet de police des voltigeurs de la garde.À droite, devant la Liberté, figure un garçon. Symbole de la jeunesse révoltée par l’injustice et du sacrifice pour les nobles causes, il évoque, avec son béret de velours noir d’étudiant, le personnage de Gavroche que l’on découvrira dans Les Misérables trente ans plus tard. La giberne, trop grande, en bandoulière, les pistolets de cavalerie aux mains, il avance de face, le pied droit en avant, le bras levé, un cri de guerre à la bouche. Il exhorte au combat les insurgés.
Analyse d'une oeuvre
L’homme au béretIl porte la cocarde blanche des monarchistes et le nœud de ruban rouge des libéraux. C’est un ouvrier avec une banderolle porte-sabre et un sabre des compagnies d’élite d’infanterie, modèle 1816, ou briquet. L’habit – tablier et pantalon à pont – est celui d’un manufacturier.Le foulard qui retient son pistolet sur son ventre évoque le mouchoir de Cholet, signe de ralliement de Charette et des Vendéens. L’homme au chapeau haut de forme, à genouxEst-ce un bourgeois ou un citadin à la mode ? Le pantalon large et la ceinture de flanelle rouge sont ceux d’un artisan. L’arme, tromblon à deux canons parallèles, est une arme de chasse. A-t-il le visage de Delacroix ou d’un de ses amis ?L’homme au foulard noué sur la tête
Analyse d'une oeuvre
L’homme au foulard noué sur la têteAvec sa blouse bleue et sa ceinture de flanelle rouge de paysan, il est temporairement employé à Paris. Il saigne sur le pavé. Il se redresse à la vue de la Liberté. Le gilet bleu, l’écharpe rouge et sa chemise répondent aux couleurs du drapeau. Cet écho est une prouesse..
Les soldats Au premier plan, à gauche, le cadavre d’un homme dépouillé de son pantalon, les bras étendus et la tunique retroussée. C’est, avec la Liberté, la deuxième figure mythique tirée d’une académie d’atelier, d’après l’antique, appelée Hector, héros d’Homère, héroïsé et réel. À droite, sur le dos, le cadavre d’un suisse, en tenue de campagne : capote gris-bleu, décoration rouge au collet, guêtres blanches, chaussures basses, shako au sol. L’autre, la face contre terre, a l’épaulette blanche d’un cuirassier. Au fond, les étudiants, dont le polytechnicien au bicorne bonapartiste, et un détachement de grenadiers en tenue de campagne et capote grise.
Analyse d'une oeuvre
Le paysageLes tours de Notre-Dame, symbole de la liberté et du romantisme comme chez Victor Hugo, situent l’action à Paris. Leur orientation sur la rive gauche de la Seine est inexacte. Les maisons entre la cathédrale et la Seine sont imaginaires.Les barricades, symboles du combat, différencient les niveaux du premier plan à droite. La cathédrale paraît loin et petite par rapport aux figures.La lumière du soleil couchant se mêle à la fumée des canons. Révélant le mouvement baroque des corps, elle éclate au fond à droite et sert d’aura à la Liberté, au gamin et au drapeau.La couleur unifie le tableau. Les bleus, blancs et rouges ont des contrepoints. Les bandoulières parallèles de buffleterie blanche répondent au blanc des guêtres et de la chemise du cadavre de gauche. La tonalité grise exalte le rouge de l’étendard.
Analyse d'une oeuvre
Le tableau glorifie le peuple citoyen « noble, beau et grand ». Historique et politique, il témoigne du dernier sursaut de l’Ancien Régime et symbolise la Liberté et la révolution picturale.Réaliste et novateur, le tableau fut rejeté par la critique, habituée à voir célébrer le réel par des concepts. Le régime de Louis-Philippe, dont elle saluait l’avènement, le cacha au public.Elle entra en 1863 au musée du Luxembourg et en 1874 au Louvre. Image de l’enthousiasme romantique et révolutionnaire, continuant la peinture historique du XVIIIe siècle et devançant Guernica de Picasso, elle est universelle.
Analyse comparée
À partir des deux œuvres du corpus vous analysez, développez une réflexion personnelle, étayée et argumentée, sur l’axe de travail suivant : « Un paysage est une partie de l'espace que l'observateur embrasse du regard en lui conférant une signification globale et un pouvoir sur les émotions » Michel Baridon Document 1 : Caspar David Friedrich (1774-1840) “Le voyageur contemplant une mer de nuages”, 1818(Hambourg, Kunsthalle) Document 2: Jean-Baptiste Camille Corot, CampagneRomaine, Vallée rocheuse avec un troupeau-1827-1828
Document 2
Document 1
Analyse comparée
Document 1
Document 2
1- Plan en deux parties qui répond à la problématique avec introduction et conclusion /5 2- Orthographe et syntaxe et soin - présentation générale / 3 3- Analyse graphique pour chaque oeuvre comparée /5 4- Analyse formelle de chaque œuvre choisie /7 DEVOIR DE 2-4 PAGES