Jean de La Bruyère
Les Caractères
Sommaire
- Citations faisant référence à la comédie sociale
2. Florilège de quatre remarques
4. Le caractère revoltant
3. Mon portrait préféré
" Un beau-père aime son gendre, aime sa bru. Une belle-mère
aime son gendre, n’aime point sa bru. Tout est réciproque. "
Jean de La BruyèreLivre V : De la Société de la Conversation,45[V]
" Si le financier manque son coup, les courtisans disent de
lui : « C’est un bourgeois, un homme de rien, un malotru » ;
s’il réussit, ils lui demandent sa fille. "
Jean de La BruyèreLivre VI : Des Biens de Fortune,7[VII]
" La vie de la Cour est un jeu sérieux, mélancolique, quiapplique : il faut arranger ses pièces et ses batteries, avoir un dessein, le suivre, parer celui de son adversaire, hasarder quelquefois, et jouer de caprice ; et après toutes ses rêveries et toutes ses mesures, on est échec, quelquefois mat ; souvent, avec des pions qu’on ménage bien, on va à
dame, et l’on gagne la partie : le plus habile l’emporte, ou
le plus heureux. "
Jean de La BruyèreLivre VIII : De la Cour,64[IV]
" Lucile aime mieux user sa vie à se faire supporter de
quelques Grands, que d’être réduit à vivre familièrement avec ses égaux. La règle de voir de plus grands que soi doit avoir ses restrictions. Il faut quelquefois d’étranges talents pour la réduire en pratique. "
Jean de La BruyèreLivre IX : Des Grands,14[I]
" Démophile, à ma droite, se lamente, et s’écrie : « Tout estperdu, c’est fait de l’État ; il est du moins sur le penchant de sa ruine. [...] il fait déplier sa robe et la mettre à l’air, afin qu’elle soit toute prête pour la cérémonie de la cathédrale"
Jean de La BruyèreLivre X : Du Souverain ou de la République,11[VI]
Florilège de remarques
" À force de faire de nouveaux contrats, ou de sentir son
argent grossir dans ses coffres, on se croit enfin une bonne
tête, et presque capable de gouverner. "
" Xantippe au fond de sa province, sous un vieux toit et dans
un mauvais lit, a rêvé pendant la nuit qu’il voyait le prince,
qu’il lui parlait, et qu’il en ressentait une extrême joie ; il a été triste à son réveil ; il a conté son songe, et il a dit : « Quelles chimères ne tombent point dans l’esprit des hommes pendant qu’ils dorment ! » Xantippe a continué de vivre ; il est venu à la Cour, il a vu le prince, il lui a parlé ; et il a été plus loin que son songe, il est favori. "
Jean de La BruyèreLivre VI : Des biens de Fortune,37[VII]
Paroles du Lecteur
Jean de La BruyèreLivre VIII : De la Cour,68[IV]
Cette remarque nous révèle le réel pouvoir de l'argent, sur le mental et sur les caractères de chacun. En ayant pour conséquence, de rendre les personnes concernés outrecuidant.
Paroles du Lecteur
Cette remarque oppose les idées créent par Xantippe au travers de son rêve et celle de la réalité, quand ce dernier va à la rencontre du Prince, elle illustre également le faite de comment les gens peuvent parfois jouer un rôle pour réussir dans la société, même si leurs rêves semblent irréalistes.
Florilège de remarques
" Les Grands se gouvernent par sentiment, âmes oisives sur lesquelles tout fait d’abord une vive impression. Une chose arrive, ils en parlent trop ; bientôt ils en parlent peu ; ensuite ils n’en parlent plus, et ils n’en parleront plus. Action, conduite, ouvrage, événement, tout est oublié ; ne leur demandez ni correction, ni prévoyance, ni réflexion, ni reconnaissance, ni récompense. "
" Il n’y a qu’une affliction qui dure, qui est celle qui vient de la perte de biens : le temps, qui adoucit toutes les autres, aigrit celle-ci. Nous sentons à tous moments, pendant le cours de notre vie, où le bien que nous avons perdu nous manque. "
Jean de La BruyèreLivre VI : Des biens de Fortune,76[I]
Paroles du Lecteur
Jean de La BruyèreLivre IX : Des Grands,54[VI]
Cette remarque suggère que perdre un bien ou de l'argent est l'une des pires souffrances et que cette douleur là dure longtemps.
Paroles du Lecteur
Cette remarque dit que les personnes influentes changent souvent d'avis et ne pensent pas beaucoup aux autres. Cela montre que la société peut admirer Les Grands comme des exemples, même si ils ne sont pas réellement parfait.
Mon portrait préféré
" Cléon parle peu obligeamment ou peu juste, c’est l’un ou l’autre ; mais il ajoute qu’il est fait ainsi, et qu’il dit ce qu’il pense. "
Jean de La BruyèreLivre V : De la Société et de la Conversation,22[V]
Paroles du Lecteur
Au travers du personnage de Cléon, La Bruyère ouvre le débat sur les menteurs, mais peut-être pas tant que ça. Selon moi, je pense que c'est justement le point de vue de sa personne qui nous fait dire que ce dernier ment, alors que c'est juste un personnage ayant une opinion différente de celui de son interlocuteur. Cependant, si l'on fait passer ses opinions comme vrais, c'est aux interlocuteurs de vérifier leurs véracités.
Le caratère revoltant
" Celui qui dit incessamment qu’il a de l’honneur et de la probité, qu’il ne nuit à personne, qu’il consent que le mal qu’il fait aux autres lui arrive, et qui jure pour le faire croire, ne sait pas même contrefaire l’homme de bien. Un homme de bien ne saurait empêcher par toute sa modestie qu’on ne dise de lui ce qu’un malhonnête homme sait dire de soi. "
Jean de La BruyèreLivre V : De la Société et de la Conversation,21[I]
Paroles du Lecteur
J'ai choisi ce caractère, car j'ai préféré en choisir un qui ne faisait pas partie d'aucun ordre de l'époque : un caractère générique, où l'on peut en appliquer ses défauts à notre aire actuelle. En réalité, cette personne ne se comporte pas du tout comme un honnête homme. Ce comportement est hypocrite. Ce personnage essaie de cacher ses mauvaises actions derrière un masque. Une personne réellement décente n'a pas besoin de se vanter constamment de sa bonne foi, ses actions parleront d'elles-mêmes, normalement.
La conclusion du Lecteur
Les objectifs de l'auteur sont réussis, j'ai appris dans tous les domaines. Je n'avais pas lu ce type de texte auparavant. Ce n'est pas un livre à lire, mais un livre à posséder : la lecture de quelques maximes, nous font réfléchir et c'est assez compliqué de passer d'une maxime à une autre, sans y poser son temps de réflexion sur la précédente. Ce fût assez compliqué de comprendre de temps à autre, certaine maximes. J'ai trouvé intéressant le faite de pouvoir comparer les différents caractères de la société du siècle des moralistes avec le nôtre. J'ai constaté que l'on retrouve en majorité les différents caractères de la société évoquée par La Bruyère, à l'heure actuelle, mais sous différentes formes.
La source
pp.1 Inconnu, dit autrefois Jean de La Bruyère, Anonyme, 1651-1700
" Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière. "
Jean de La Bruyère
Les caractères : Livre V à X - Jean de La Bruyère
Brayan
Created on October 8, 2023
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Jean de La Bruyère
Les Caractères
Sommaire
2. Florilège de quatre remarques
4. Le caractère revoltant
3. Mon portrait préféré
" Un beau-père aime son gendre, aime sa bru. Une belle-mère aime son gendre, n’aime point sa bru. Tout est réciproque. "
Jean de La BruyèreLivre V : De la Société de la Conversation,45[V]
" Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui : « C’est un bourgeois, un homme de rien, un malotru » ; s’il réussit, ils lui demandent sa fille. "
Jean de La BruyèreLivre VI : Des Biens de Fortune,7[VII]
" La vie de la Cour est un jeu sérieux, mélancolique, quiapplique : il faut arranger ses pièces et ses batteries, avoir un dessein, le suivre, parer celui de son adversaire, hasarder quelquefois, et jouer de caprice ; et après toutes ses rêveries et toutes ses mesures, on est échec, quelquefois mat ; souvent, avec des pions qu’on ménage bien, on va à dame, et l’on gagne la partie : le plus habile l’emporte, ou le plus heureux. "
Jean de La BruyèreLivre VIII : De la Cour,64[IV]
" Lucile aime mieux user sa vie à se faire supporter de quelques Grands, que d’être réduit à vivre familièrement avec ses égaux. La règle de voir de plus grands que soi doit avoir ses restrictions. Il faut quelquefois d’étranges talents pour la réduire en pratique. "
Jean de La BruyèreLivre IX : Des Grands,14[I]
" Démophile, à ma droite, se lamente, et s’écrie : « Tout estperdu, c’est fait de l’État ; il est du moins sur le penchant de sa ruine. [...] il fait déplier sa robe et la mettre à l’air, afin qu’elle soit toute prête pour la cérémonie de la cathédrale"
Jean de La BruyèreLivre X : Du Souverain ou de la République,11[VI]
Florilège de remarques
" À force de faire de nouveaux contrats, ou de sentir son argent grossir dans ses coffres, on se croit enfin une bonne tête, et presque capable de gouverner. "
" Xantippe au fond de sa province, sous un vieux toit et dans un mauvais lit, a rêvé pendant la nuit qu’il voyait le prince, qu’il lui parlait, et qu’il en ressentait une extrême joie ; il a été triste à son réveil ; il a conté son songe, et il a dit : « Quelles chimères ne tombent point dans l’esprit des hommes pendant qu’ils dorment ! » Xantippe a continué de vivre ; il est venu à la Cour, il a vu le prince, il lui a parlé ; et il a été plus loin que son songe, il est favori. "
Jean de La BruyèreLivre VI : Des biens de Fortune,37[VII]
Paroles du Lecteur
Jean de La BruyèreLivre VIII : De la Cour,68[IV]
Cette remarque nous révèle le réel pouvoir de l'argent, sur le mental et sur les caractères de chacun. En ayant pour conséquence, de rendre les personnes concernés outrecuidant.
Paroles du Lecteur
Cette remarque oppose les idées créent par Xantippe au travers de son rêve et celle de la réalité, quand ce dernier va à la rencontre du Prince, elle illustre également le faite de comment les gens peuvent parfois jouer un rôle pour réussir dans la société, même si leurs rêves semblent irréalistes.
Florilège de remarques
" Les Grands se gouvernent par sentiment, âmes oisives sur lesquelles tout fait d’abord une vive impression. Une chose arrive, ils en parlent trop ; bientôt ils en parlent peu ; ensuite ils n’en parlent plus, et ils n’en parleront plus. Action, conduite, ouvrage, événement, tout est oublié ; ne leur demandez ni correction, ni prévoyance, ni réflexion, ni reconnaissance, ni récompense. "
" Il n’y a qu’une affliction qui dure, qui est celle qui vient de la perte de biens : le temps, qui adoucit toutes les autres, aigrit celle-ci. Nous sentons à tous moments, pendant le cours de notre vie, où le bien que nous avons perdu nous manque. "
Jean de La BruyèreLivre VI : Des biens de Fortune,76[I]
Paroles du Lecteur
Jean de La BruyèreLivre IX : Des Grands,54[VI]
Cette remarque suggère que perdre un bien ou de l'argent est l'une des pires souffrances et que cette douleur là dure longtemps.
Paroles du Lecteur
Cette remarque dit que les personnes influentes changent souvent d'avis et ne pensent pas beaucoup aux autres. Cela montre que la société peut admirer Les Grands comme des exemples, même si ils ne sont pas réellement parfait.
Mon portrait préféré
" Cléon parle peu obligeamment ou peu juste, c’est l’un ou l’autre ; mais il ajoute qu’il est fait ainsi, et qu’il dit ce qu’il pense. "
Jean de La BruyèreLivre V : De la Société et de la Conversation,22[V]
Paroles du Lecteur
Au travers du personnage de Cléon, La Bruyère ouvre le débat sur les menteurs, mais peut-être pas tant que ça. Selon moi, je pense que c'est justement le point de vue de sa personne qui nous fait dire que ce dernier ment, alors que c'est juste un personnage ayant une opinion différente de celui de son interlocuteur. Cependant, si l'on fait passer ses opinions comme vrais, c'est aux interlocuteurs de vérifier leurs véracités.
Le caratère revoltant
" Celui qui dit incessamment qu’il a de l’honneur et de la probité, qu’il ne nuit à personne, qu’il consent que le mal qu’il fait aux autres lui arrive, et qui jure pour le faire croire, ne sait pas même contrefaire l’homme de bien. Un homme de bien ne saurait empêcher par toute sa modestie qu’on ne dise de lui ce qu’un malhonnête homme sait dire de soi. "
Jean de La BruyèreLivre V : De la Société et de la Conversation,21[I]
Paroles du Lecteur
J'ai choisi ce caractère, car j'ai préféré en choisir un qui ne faisait pas partie d'aucun ordre de l'époque : un caractère générique, où l'on peut en appliquer ses défauts à notre aire actuelle. En réalité, cette personne ne se comporte pas du tout comme un honnête homme. Ce comportement est hypocrite. Ce personnage essaie de cacher ses mauvaises actions derrière un masque. Une personne réellement décente n'a pas besoin de se vanter constamment de sa bonne foi, ses actions parleront d'elles-mêmes, normalement.
La conclusion du Lecteur
Les objectifs de l'auteur sont réussis, j'ai appris dans tous les domaines. Je n'avais pas lu ce type de texte auparavant. Ce n'est pas un livre à lire, mais un livre à posséder : la lecture de quelques maximes, nous font réfléchir et c'est assez compliqué de passer d'une maxime à une autre, sans y poser son temps de réflexion sur la précédente. Ce fût assez compliqué de comprendre de temps à autre, certaine maximes. J'ai trouvé intéressant le faite de pouvoir comparer les différents caractères de la société du siècle des moralistes avec le nôtre. J'ai constaté que l'on retrouve en majorité les différents caractères de la société évoquée par La Bruyère, à l'heure actuelle, mais sous différentes formes.
La source
pp.1 Inconnu, dit autrefois Jean de La Bruyère, Anonyme, 1651-1700
" Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière. "
Jean de La Bruyère