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Created on October 1, 2023

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Transcript

Des morts pour connaître les vivants

Inscriptions funéraires du musée Saint-Raymond de Toulouse

ENTRÉE

Sommaire

Qu'apprend-t-on ?

Mort ou vivant

Qu'est-ce qu'une inscription?

MISSION

Qu'est-ce qu'une inscription ?

Il existe plusieurs types d'inscriptions....

revenir à l'énigme 3

Un objet réalisé dans le passé

Un objet transmis grâce à l'Archéologie

Un objet réalisé dans le passé

Par qui et pour qui ?

Écriture

Matériau et réalisation

La galerie d'épigraphie située au sous-sol du Musée Saint-Raymond, musée d'archéologie de Toulouse.

revenir à l'énigme 1

revenir à l'énigme 4

Un objet transmis grâce à l'Archéologie

Faux ?

La collecte

Le contexte

revenir à l'énigme 1

revenir à l'énigme 2

Qu'apprend-t-on sur les inscriptions ?

Une mine d'informations sur les vivants

Données démographiques

Le statut familial

Le statut juridique

La romanisation

Le statut familial

Descendants

Épouses

Ascendants

revenir à l'énigme 5

Les parents

Clique sur l'inscription, pour avoir accès à sa fiche descriptive.

Sur de nombreuses inscriptions, les personnes se définissent par rapport à leurs parents et plus souvent leur père.

  1. Silvanus se présente comme le fils de Bihotarris et son épouse Amoena comme la fille de Sembetenn.
  2. Cupitus mentionne son père Tolosanus et sa mère Cornelia Domestica.
  3. Hannarus est présenté comme le fils de Dannorix, et son épouse Alden comme la fille de Donnus.
  4. Andosten se présente comme le fils de Licinius et son épouse Lexeia est la fille d’Ombexon.
  5. Severus est présenté comme le fils de Berhax et Anderesen, sa femme, comme la fille de Castia.

Les épouses

Clique sur l'inscription, pour avoir accès à sa fiche descriptive.

La plupart des personnes (8 inscriptions sur les 10 du corpus) se définissent par rapport à leur époux ou leur épouse, qu'ils soient esclaves, citoyens romains ou pérégrins.

Les femmes ne changent pas de nom quand elles se marient : elles demeurent dans la gens de leur père.

  1. Le couple d'esclaves, affranchis par leur maître Lucius Severus, Seleucus et Munatia Benigna, figurent ensemble sur leur plaque funéraire.
  2. La citoyenne romaine Varia Clymen a fait faire l'urne pour son époux bien méritant Marcus Cartimus Dextrus.
  3. Silvanus et son épouse Amoena ont fait faire leur inscription de leur vivant.
  4. Hannarus mentionne son épouse Alden.
  5. Andosten partage son tombeau avec son épouse Lexeia.
  6. Severus et son épouse Exoreta ont fait faire leur inscription de leur vivant.

Les descendants

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Les épitaphes mentionnent souvent les membres de la famille, les parents, les conjoints, plus rarement un frère ou une soeur. Les relations filiales sont les plus nombreuses.

  1. Les deux enfants de Severus portent le même nom son fils s'appelle Silvino et sa fille Silvina.
  1. Andosten indique que le tombeau a été fait pour sa fille Julia Julia.

Le statut juridique

Non libres

Libres

Citoyens et citoyennes

Afranchis et affranchies

Pérégrins et pérégrines

Esclaves

revenir à l'énigme 6

Citoyens et citoyennes

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À Rome, les citoyens portent 3 noms, les tria nomina : le prénom, le nom de famille (qui nous indique l’époque à laquelle la famille a obtenu la citoyenneté romaine) et le surnom. Les femmes ne portent que deux noms. À partir de 212 tous les habitants de l'Empire sont des citoyens et le gentilice disparaît.

  1. Sur l'urne ci-contre, la citoyenne Varia Clymen porte 2 noms tandis que son époux, Marcus Cartimus Dextrus, porte 3 noms.
  2. Mais Octavia, elle, porte 3 noms : Octavia Pollita Cyriaceta.

Pérégrins et pérégrines

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Les pérégrins sont les habitants de l’Empire qui ne sont pas citoyens romains mais qui sont citoyens d’une cité. Le statut de la cité peut avoir des conséquences sur le statut de ses habitants. Ils portent un nom unique, généralement suivi d’une indication de la filiation : untel, fils de untel.

Les inscriptions du musée Saint-Raymond comportent de nombreux pérégrins :

  1. des hommes : Silvanus, Bihotarris, Sembetenn, Cupitus, Tolosanus, Hannrus, Dannorix, Donnus, Andosten, Lucinius, Ombexon, Severus, Berhax, Secundus, Bronxus...
  2. et des femmes : Exoreta, Castia, Anderesen, Silvana, Lexeia, Julia Julia, Alden, Amoena

Affranchis et affranchies

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Lorsque l’esclave est affranchi par un citoyen romain, il reçoit la citoyenneté romaine avec des droits civils et non politiques. Il entre dans la gens de son patron ; c’est une naissance juridique. Il en prend le prénom et le nom et garde son nom d’esclave comme cognomen. Son ancien maître devient son patron et lui son client. L’usage pour un affranchi de prendre son ancien nom servile comme cognomen est attesté tardivement sur les épitaphes, à cause de la nette connotation servile du surnom.

  1. Sur l'inscription du haut, la mère et la fille portent des noms assez répandus dans les milieux serviles et affranchis. La sœur n’est sans doute pas la fille de Tolosanus puisqu’elle porte le gentilice Iulia et pourrait donc être la fille de Cornelia née lors d’un premier mariage.
  2. Sur l'inscription du bas, le statut d'affranchi est plus facile à déterminer avec le L de libertus, après le nom de Lucius Servenius Seleucus et de sa femme Munatia Benigna, l'un et l'autre affranchis de Lucius Servenius.

Esclaves

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L’esclave (servus) est un homme, une femme, un enfant que l’on considère comme la propriété d’un maître ou d’une maîtresse. Juridiquement, l’esclave fait partie du patrimoine de son propriétaire. Il a un travail à fournir à son maître. Il fait partie d’une familia (l’ensemble des dépendants du pater familias).

  1. La dédicace est adressée par Lucius Septimus à sa "très douce maîtresse", Octavia Pollita Cyriaceta. Le qualificatif utilsé par el dédicant peut laisser entrevoir la nature de la relation entre l'esclave et sa maîtresse.
  2. L'inscription de Lucius Servenius Seleucus indique que lui et sa femme, Munatia Benigna, étaient affranchis. Ils étaient donc auparavant les esclaves de Lucius Servenius. Le mari a pris le nom de son ancien maître.

Les données sociales

Âges de la vie

Croyances

Romanisation

revenir à l'énigme 7

Fonctions

Choix des noms

âge au mariage

âge du décès

revenir à l'énigme 10

revenir à l'énigme 8

revenir à l'énigme 9

Les âges de la vie (1)

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Les informations sur l'âge du défunt sont rares, mais de plus en plus nombreuses avec les inscriptions chrétiennes. La mention du jour du décès permettait aux proches du défunt de célébrer l’anniversaire de sa mort.

  1. Par exemple sur l'inscription de Marcus Cartimus Dextrus (en haut), sa femme a indiqué très précisément son âge : 32 ans, 6 mois, 24 jours
  2. De même l'épitaphe de Filicissima, chrétienne, indique qu'elle a été 45 ans servante de Dieu et précise le jour de sa mort : le 11e jour des calendes de mai (22 avril).

revenir à l'énigme 8

Les âges de la vie (2)

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Les inscriptions funéraires mentionnent presque toujours le nom de l'époux et de l'épouse mais rarement la durée du mariage.

  1. L'inscription de Varia Clymen sur l'urne cinéraire de son époux est donc un témoignage précieux, puisqu'elle indique qu'ils ont vécu 20 ans ensemble. Comme on sait également, qu'il est mort à 32 ans, on peut en déduire qu'il s'est marié à 12 ans !

revenir à l'énigme 8

Les croyances

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La mention des dieux mânes (DM), divinités collectives qui symbolisent les esprits des morts, correspond à une évolution de la destination du formulaire funéraire avec une signification plus religieuse du tombeau au fur et à mesure du temps. Les Dieux Mânes sont les seuls dieux romains* à figurer sur les épitaphes. Les références au Christianisme apparaissent ensuite.

  1. L'inscription de Marcus Cartimus Dextrus (en haut), commence par une dédicace aux Dieux Mânes (DM).
  2. Sur l'épitaphe de Filicissima, on observe un chrisme (lettres Xp, premières lettres de CH-r-istos en grec).

*Les Romains sont polythéistes.

revenir à l'énigme 7

La romanisation (1)

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Les pérégrins latinisent souvent leur nom et prennent un nom romain lorsqu’ils deviennent citoyens. Le choix du prénom est une décision personnelle et individuelle, et est en cela un indicateur du degré d'adhésion à la romanisation. Les noms des enfants sont généralement romanisés, tandis que les noms indigènes sont simplement transcrits ou font l'objet d'une translittération en caractères latins.

  1. Deux générations apparaissent généralement sur les inscriptions, les parents ont des noms à consonnance gauloise : Bihotarris et Sembetenn alors que les terminaisons des noms des enfants rappellent des noms romains : Silvanus et Amoena.
  2. Andosten et Ombexon sont également des noms gaulois alors que leur fille porte un nom typiquement romain Julia.
  3. Les grands-parents portent des noms gaulois comme Berhax et Anderesen, alors que les petite-enfants portent des noms romanisés Silvinus et Silvina.

revenir à l'énigme 10

LA romanisation (2)

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Les indications concernant les fonctions des personnes sont fréquentes sur les inscriptions civiques et assez rares sur les épitaphes. Les responsabilités au sein de la cité attestent cependant d'un cursus honorum, similaire à celui de Rome. Certaines informations permettent aussi d'entrevoir les circulations des Gaulois entre leur province et Rome.

  1. L'épitaphe de Hanarrus indique qu'il fut 4 fois magister et questeur.
  2. L'inscription de Proxumus indique que cet habitant originaire de la cité des Convènes vivait, et était peut-être mort à Rome, fait assez rare pour être signalé.

revenir à l'énigme 9

Clique sur l'image pour obtenir sa transcription. Tu peux ensuite la déplacer ou faire disparaître le texte en cliquant de nouveau sur l'image.

Inscription 1

Cippe avec inscription. Boussens (Haute-Garonne) Marbre Époque romaine 45 x 38 x 8 cm MSR : Inv. Ra 192

VIV(is) SILVANO BI HOTARRIS F(ilio) AMOENAE SEMBETENNIS F(iliae) ux(ori)

À Silvanus, fils de Bihotarris, à son épouse Amoena, fille de Sembetenn, cippe élevé de leur vivant.

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Inscription 2

Plaque funéraire Toulouse, près de l’église Saint-Roch Calcaire Ier ou IIe siècle 29,4 x 29 x 6 cm MSR : Inv. Ra 16b. Découverte en 1776.

CVPITVS . TOLOSANI FIL(ius) . TOLOSANO PATRI CORN (eliae) DOMESTICAE . MATRI [I]VLIAE . GRAPHIDI SORORI SIBI . ET . SVIS . POSTE[RIS] QVE . EORV[M]

Cupitus, fils de Tolosanus, dédie par cette inscription un tombeau familial à Tolosanus son père, à sa mère Cornelia Domestica, à sa sœur Julia Graphis, à lui-même, à tous les siens et à leurs descendants.

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Inscription 3

Plaque funéraire Toulouse, Prairie des filtres Marbre Ier siècle 57,5 x 87,2 x 41,5 cm MSR : Inv. Ra 15. Découverte en 1863

Ce monument ne sera pas transmis à mon héritier ni aux héritiers de mon héritier

[HO]C MONIMENTV[M] H(AEREDEM) N(ON) S(EQUITUR) N(EC) H(AEREDEM) H(AEREDIS)

Inscription 4

Plaque funéraire Toulouse ancien cimetière Saint-Sauveur Marbre IVe siècle 30 x 56 cm MSR : Inv. Ra 382. Découverte en 1866.

Deposito filicissimae die XI kal (endas) mai(as) an(nos) XLV vixit ancilla Dei

Inhumation de Filicissima le 11e jour des calendes de mai (22 avril). Elle a vécu 45 ans servante de Dieu.

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Inscription 5

Urne cinéraire Rome Marbre blanc 4e ¼ du Ier siècle 48 x 32 x 27 cm MSR : Inv. Ra 91.1.1.

D(IS) M(ANIBVS)M(ARCO) CARTIMO DEXTRO VARIA CLVMEN CONIVGI B(ENE) M(ERENTI) FEC(IT) ET SIBI VIX(IT) AN(NIS) XXXII MENS(IBVS) VI DIEB(VS) XXIIII CVM QVA VIX(IT) AN(NIS) XX.

Aux dieux Mânes. Varia Clymen fit [faire cette urne] pour son époux bien méritant Marcus Cartimus Dextrus et pour elle-même. Il a vécu 32 ans, 6 mois, 24 jours. Avec lui elle a vécu 20 ans.

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Inscription 6

Fragment de sarcophage Rome Marbre blanc IIe ou IIIe siècle 31 x 75 x 6 cm MSR : Inv. Ra 383. Découverte en 1772.

OCTAVIAE POLLITAE CYRIACETI PATRONAE DVLCISSIMAE QVAE FVIT COIVX L SEPTI MI ADIVTORIS QVON DAM EVOK PATRONI MEI L SEPTIMIVS ARMENTARIVS PATRONAE DIGNISSIMAE

À Octavia Pollita Cyriaceta, très douce maîtresse, qui fut épouse de Lucius Septimus, autrefois intendant de mon maître Evok ; le pâtre Lucius Septimus à sa très digne maîtresse.

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Inscription 7

Plaque funéraire Saint-Lizier (Ariège) Marbre Ier ou IIe siècle 60 x 88 cm MSR : Inv. Ra 258. Découverte au XVIIIe siècle sur un tombeau.

ϴ HANARRO DANNORICIS . F(ilio) MAG(istro) . QVATER . ET QVAESTORI V(ivae) . ALDENI . DONNI . FIL(liae) . VXORI

Inscription dédiée au défunt Hanarr, fils de Dannorix, qui fut quatre fois magister (d’un pagus ou d’un vicus) et questeur, et à son épouse Alden, fille de Donn.

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Inscription 8

Plaque funéraire Cier de Rivière (Haute-Garonne) Haut-Empire romain Ier ou IIe siècle 28 x 39 cm MSR : Inv. Ra 216. Découvert en 1825.

ANDOSTEN LICINI F SIBI ET LEXEIAE OM BEXONIS VXORI ϴ IVLLAE IVLIAE

Andosten, fils de Licinius, a fait faire un tombeau et cette inscription pour lui-même, pour son épouse Lexeia, fille d’Ombexon, et pour leur fille défunte Julia Julia.

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Inscription 9

Inscription Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) Époque romaine Marbre 46 x 56 x 10 cm MSR : Inv. Ra 273. Remploi dans l’église de Barcugnas, récupéré pour le musée en 1815.

ϴ. SEVERVS BERHAXSIS . F . S VI EXSORATA . CASTIA F. VXOR. ET SECVNDO. F. E[T] ANDERESENI . MATRI . ET SILVINO . F . ET SILVINA [F]

Sévère, défunt, fils de Berhax, sa femme Exsoreta, fille de Castia, a fait élever ce monument de son vivant, pour son mari, pour elle-même, pour Secundus son frère, pour Anderesen sa mère, Silvinus son fils et Silvina sa fille.

Inscription 10

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Inscription Narbonne Haut Empire romain Marbre 52 x 43 x 4 cm MSR : Inv. Ra 328.

l(ucio) SERVENIO L(ucii) L(iberto) SELEVCO MVNATIAE L(ucii) L(ibertae) BENIGNAE VXORI

À Lucius Servenius Seleucus et à sa femme Munatia Benigna, l'un et l'autre aFFranchis de Lucius Servenius.

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Inscription 11

Plaque funéraire Lugdunum des Convènes (Saint-Bertrand-de-Comminges) Époque romaine Marbre 61 x 27 x 7 cm MSR : Inv. Ra 255.

ϴ PROXVMVS.DANNA DINNIS.F(ILIUS).ROMAE. BONXSVS.FRATER HERES.FECIT

Proxumus, fils de Dannadinn, mort à Rome ; Bonxsus, son frère et son héritier, a élevé ce monument.

mISSION

Décrypte le message

Pour découvrir le message, tu dois franchir 10 étapes. À toi de jouer !

commencer

message à décrypter

énigme 1

Ce message a-t-il été recopié ou a-t-il été gravé dans l’Antiquité ?

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

C'est un document authentique.

- la façon dont sont réalisées les inscriptions funéraires dans l’Antiquité.

C'est un faux !

Revoir l'inscription

- les faux

Choisis la bonne réponse.

étape 1 réussie !

Cette inscription est gravée sur une pierre en calcaire, de forme rectangulaire avec une bordure. Les lettres sont des majuscules capitales bien alignées, toutes de la même taille, avec le même interligne.

C'est très bien parti ! il te reste 9 étapes à réaliser.

énigme 2

Où cette inscription se trouvait-elle dans l'Antiquité ?

Dans une nécropole, au dessus d'un tombeau.

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

le contexte de découverte

Dans un cimetière, situé autour de l'église.

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 2 réussie !

Cette inscription a été découverte à Arrien-en-Bethmale en Arriège, puis a été apportée au musée Saint-Raymond à Toulouse où elle est conservée. Elle devait se trouver dans une nécropole antique, mais nous ne possédons pas d’informations précises sur son contexte de découverte.

Nouvelle étape réussie. il te reste 8 étapes à réaliser.

énigme 3

De quel type de message s’agit-il ?

UN AUTEL VOTIF : POUR FAIRE UN VŒU OU POUR REMERCIER UN DIEU

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

UNE INSCRIPTION CIVIQUE

les différents types d'inscriptions

UNE INSCRIPTION FUNERAIRE

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 3 réussie !

C'est bien une inscription funéraire, dans laquelle Fuscus indique qu'il a fait faire son tombeau pour lui et sa famille.

BRAVO ! il te reste 7 étapes à franchir.

énigme 4

Cette inscription a-t-elle été réalisée du vivant de Fuscus ?

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

• Fuscus était déjà mort comme l’indique la lettre ϴ.

Par qui et pour qui sont réalisées les inscriptions

• Elle a été réalisée du vivant de Fuscus.

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 4 réussie !

Fuscus a bien fait réaliser cette épitaphe de son vivant, comme l’indiquent les lettres VIV au début de son message. La lettre ϴ, sur l’inscription révèle que son fils Lucilio était mort.

Tu es sur la bonne voie. Continue !

énigme 5

Qui est concerné par cette inscription funéraire ? Quelles sont leurs relations ?

• les membres d’une même famille

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

le statut familial

• un groupe d’ami

• un groupe de personnes exerçant la même profession

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 5 réussie !

Fuscus mentionne d'abord le nom de son père, Totto et celui du père de sa femme, Sendus. Il donne le nom de sa femme, Nevresen et enfin les noms de ses deux enfants. On peut donc reconstituer l’arbre généalogique sur 3 générations.

Tu es à mi-parcours. Continue !

énigme 6

Quel était le statut de cette famille gauloise ?

Ils sont esclaves.

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

Ils sont citoyens.

le statut juridique

Ils sont affranchis.

Ils sont pérégrins.

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 6 réussie !

Fuscus et sa famille sont pérégrins. Il n'y a pas de mention de maître ou de maîtresse, pas de "L" pour signaler un Libertus, c’est-à-dire un affranchi, et pas les trois noms des citoyens romains. Ils sont donc des pérégrins : des habitants libres de l’Empire romain qui n’ont pas encore eu accès à la citoyenneté.

Continue tu as fait plus de lA moitié du parcours !

énigme 7

Quelle était la religion de Fuscus et sa famille ?

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

Ils sont Chrétiens.

les croyances

Ils sont polythéistes.

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 7 réussie !

En l’absence d’indication en lien avec la religion chrétienne (chrisme), il y a de très fortes chances qu’ils soient polythéistes, même si aucun dieu, ni même les dieux Mânes ne sont mentionnés.

Continue tu es presque arrivé !

énigme 8

Sait-on à quel âge sont morts Fuscus et les membres de sa famille et à quel âge ils se sont mariés ?

• On connaît son âge.

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

les âges de la vie

l'âge au mariage

On ne connaît pas son âge.

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 8 réussie !

Nous savons seulement que le fils de Fuscus était mort lorsqu'a été rédigée l'inscription. Il devait être assez jeune. On aurait aimé savoir comme pour Cartimus Dextrus qu’il était mort à 32 ans et qu’il s’était marié à 12 ans ou comme Filicissima qu’elle était morte à 45 ans.

pLUS QUE DEUX étapes à FRANCHIR !!

énigme 9

Sait-on quelle était la fonction dans la société des personnes mentionnées sur l'inscription ?

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

On ne sait pas quelle était la fonction de Fuscus.

la romanisation (2)

Fuscus était un co-dirigeant de la cité.

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

étape 9 réussie !

Les fonctions occupées par les habitants de l’Empire sont parfois indiquées sur leur épitaphe, comme Hanarr, fils de Dannorix, qui fut 4 fois magister et questeur, mais l'on ne sait rien sur les fonctions occupées par Fuscus et les membres de sa famille.

Plus qu'une étape à franchir !

énigme 10

Les enfants de Fuscus portent-ils des noms gaulois ?

Pour t'aider à faire ton choix, consulte les informations sur :

non

la romanisation (1)

oui

Revoir l'inscription

Choisis la bonne réponse.

BRAVO !

Fuscus avait choisi de donner des prénoms romains à ses enfants Lucilio et Lucilia alors que ses parents, lui-même et sa femme portaient des noms gaulois. Cela atteste de la volonté des Gaulois d’être à la mode de l’époque, c’est-à-dire sous l’influence exercée par le modèle dominant romain et atteste d’une adhésion volontaire à la romanisation.

MISSION réussie, tu peux maintenant lire le message qu'a fait graver Fuscus il y a près de 2000 ans...

Mauvaise réponse

Abandon

Nouvel Essai

message à décrypter

Clique sur l'image pour obtenir sa transcription. Tu peux ensuite la déplacer ou faire disparaître le texte en cliquant de nouveau sur l'image.

Nature : plaque funéraire Lieu de découverte : Arrien-en-Bethmale (09) Datation : époque romaine Matérieu : Marbre Dimensions : 53 x 77 x 8 cm Lieu de conservation : MSR / Inv. Ra 385

Informations recueillies

VIV(vis) FVSCVS TOTTONIS F(ilio) SIBI ET VXORI NEVRESENI SENDI F(illiae) ϴ LVCILIO FILIO LVCILIA FILLIAE

Traduction

De son vivant, Fuscus fils de Totto avait fait un tombeau pour lui-même, pour sa femme Nevresena, fille de Sendus, pour son fils défunt Lucilius et pour sa fille Lucilia

Crédits

  • Musée Saint-Raymond, musée d'archéologie de Toulouse : pour les photographies libres de droit et la présentation des plaques funéraires dans de la galerie d'épigraphie.
https://saintraymond.toulouse.fr/
  • Base joconde
https://www.culture.gouv.fr/Espace-documentation/Bases-de-donnees/Fiches-bases-de-donnees/Joconde-catalogue-collectif-des-collections-des-musees-de-France
  • Sonothèque
https://lasonotheque.org/
  • Professeurs d'épigraphie : Robert Sablayrolles et Jérôme France
Cours en ligne pour ses étudiants
  • Les RDV Histoire de Blois pour leur confiance
https://rdv-histoire.com/)
  • Merci à mes relecteurs Jean-Yves Bou, Sonia Dautry et Julien Jordy et mes amies Marie-Noëlle Falc et Emmanuelle Fabre pour leur soutien.
  • Photographies autres que MSR et conception graphique A. Rodes

Aurélie Rodes, Mageloup et Toulouse, septembre 2023.

Pour qui ?

Qui pouvait lire une inscription ? « La société, en particulier urbaine, possède un niveau d’alphabétisation qu’elle définit comme une « alphabétisation pauvre » mais largement répandue. Ceci explique l’utilisation des lettres majuscules, plus faciles à lire (et plus imposantes aussi pour des textes officiels) et d’un vocabulaire réduit et répétitif, pouvant être facilement mémorisé. » M. Corbier, « L’écriture dans l’espace public romain », dans L’Urbs. Espace urbain et Histoire (Ier siècle avant J.-C.–IIIe siècle après J.-C.), Actes du colloque international organisé par le Centre national de la recherche scientifique et l’Ecole française de Rome (Rome, 8-12 mai 1985), Rome, 1987, Coll. de l’Ecole française de Rome – 98, p. 27-60.

Traces de réalisation

Les sources sont rares concernant les techniques utilisées. Pour la réalisation de l’inscription, le graveur sur pierre, appelé lapicide, peut soit utiliser l’ensemble de la surface du support, soit délimiter un espace de gravure, éventuellement matérialisé par une moulure : le champ épigraphique.

La mise en page est plus ou moins soignée. Des lignes sont tracées, qui sont parfois encore visibles, comme sur l’inscription ci-contre, pour que le texte soit bien horizontal et les lettres de la même hauteur.

Mais il arrive que le lapicide manque de place et soit obligé de réduire l’espacement entre les lettres pour faire entrer tout le texte.

Parfois certains mots ont été corrigés. On le constate car la pierre est un peu creuse à certains endroits. Le lapicide a dû gratter la pierre avant de la graver de nouveau, comme sur l'inscription ci-contre au niveau du mot "uxori".

Qui réalise les inscriptions et pour qui ?

Les inscriptions sont généralement réalisées du vivant de celui qui la commande pour un parent défunt, dont on sait qu’il est mort par la lettre ϴ, qui signifie « mort » en grec.

Pourquoi ?

Sous l’Empire romain, il y a un sentiment d’éternité. Ovide appelait Rome la Ville éternelle. Une opinion régnait dans la société romaine : la ville et son Empire dureraient à jamais. Une telle conviction transparaît dans les initiatives prises par les individus afin de préserver la mémoire de leur passage sur terre et de leurs accomplissements au bénéfice des générations futures. Ce type de démarche présupposait l’existence de générations futures et leur adhésion au système de valeurs et aux notions qui avaient alors cours. La véritable explosion épigraphique du début de l’Empire traduit cette confiance dans l’avenir : des milliers d’inscriptions honorifiques et d’épitaphes alors gravées dans la pierre assurent aux Romains ordinaires que leurs descendants, directs ou non, se souviendront de leur existence à la lecture de ces phrases et malgré le passage des siècles. Martin Goodman, Rome et Jérusalem. Le choc de deux civilisations, Paris, 2007.

Vivant comme ci -dessus ou mort ci-dessous.

L’individu se définit par son statut personnel (citoyen, étranger, esclave, affranchi) et aussi par la fortune. Dans une organisation sociale en mouvement, il est important de faire connaître sa place, sa richesse et son rang.

Les tombes

Le traitement des corps pouvait prendre diverses formes. L'incinération a majoritairement été privilégiée. Le corps était alors brûlé sur un bûcher et les cendres du défunt recueillies dans une urne. Celle-ci pouvait être en terre-cuite, en pierre ou en verre. L'urne comportait un couvercle. Les réceptacles en terre cuite et en verre étaient ensuite placés dans un coffre de pierre portant souvent une inscription. Ce coffre protégeait non seulement les urnes mais aussi les objets déposés en offrande, comme les flacons à parfum, qui accompagnaient le mort dans son dernier voyage.

Photographies prises lors de la fouille de la nécropole paléochrétienne de Tarragone (Espagne), montrant les différents types d'inhumations, présentées dans le musée de la nécropole.

Les plaques funéraires ont été recueillies à une époque où l'on attachait peu d'importance au contexte archéologique, mais parfois on a retrouvé dans le tombeau qu'elle recouvrait des ossements et des objets comme un petit pot en terre cuite et une fiole en verre, qui accompagnaient l'inscription d'Andosten.

Les nécropoles

Contrairement aux inhumations chrétiennes installées au plus près des églises au centre du village, les nécropoles antiques étaient situées en dehors de la ville, mais à proximité immédiate, créant un lien entre le monde des morts et celui des vivants. L’art funéraire manifestait, dès l’entrée des villes, la puissance et la richesse de la population, avec de gros mausolées ou des monuments et des tombes plus simples en bordure des grandes voies. Ces monuments ont fait l’objet de pillages et de remplois, dès la fin de l’Antiquité, en particulier pour la construction des enceintes urbaines dès le IIIe siècle.

  1. Porte monumentale de l'entrée nord de la cité de Tolosa (actuelle place du Capitole).
  2. Voie romaine bordée des tombes de l'époque romaine.
3 à 6. Vestiges postérieurs au IVe siècle (martyrium puis basilique en l'honneur de Saturnin).
Les monuments funéraires

Les monuments funéraires pouvaient prendre plusieurs formes : des urnes funéraires ; des sarcophages, des stèles, des autels ou encore des bustes funéraires et des mausolées ou de simples caissons.

Les monuments funéraires étaient parfois dissociés du reste de l’héritage, pour éviter la mauvaise volonté des héritiers, avec l’abréviation HNS h(eredem) n(on) s(equentur), comme sur l'inscription ci-contre. Le monument avait alors un statut juridique et son commanditaire s'engageait à l'entretenir.

Les tombes dégagées lors de la fouille de la nécropole paléochrétienne de Tarragone (Espagne), sont toujours visibles et montrent les différents types d'inhumations.