Sensibilisation à la citoyennete
"La Liberté commence où l'ignorance finit" Victor Hugo
virginie COEZ 2025/2026
Introduction
La citoyenneté, en France, ne se résume pas à un simple statut juridique : elle est une construction historique et un idéal toujours en mouvement. Née des grandes transformations de la Révolution française et portée par les principes fondateurs de liberté, d’égalité et de fraternité, elle incarne la participation de chacun à la vie collective et à la défense des valeurs républicaines. Être citoyen, c’est certes bénéficier de droits – voter, s’exprimer, être protégé – mais c’est aussi assumer des devoirs : respecter les lois, contribuer à la cohésion sociale et promouvoir la dignité de tous. Pour les travailleurs sociaux, cette notion prend une résonance particulière : accompagner des publics fragilisés, c’est aussi leur permettre de trouver une place active dans la société, de faire valoir leurs droits et de remplir leurs responsabilités. Comprendre la citoyenneté et l’engagement, c’est donc se donner les moyens d’agir non seulement en professionnels compétents, mais aussi en acteurs responsables d’une République vivante et solidaire.
La Citoyenneté: Héritage Historique et engagement Républicain
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. L’idée de citoyenneté n’est pas nouvelle. Elle a traversé les siècles, de l'Antiquité jusqu'à la Révolution française. Trop souvent insaisissable ou mal comprise, la citoyenneté cherche aujourd'hui un nouveau souffle. Au cours de l'Histoire, les Français ont connu plusieurs formes de gouvernance : la Monarchie, où le peuple est dirigé par un roi, l'Empire, où le pouvoir est incarné par un empereur, et la République. Lors de la Révolution française, les Français ont choisi d’adopter la République. Dans ce régime, toutes les personnes exerçant une autorité ou un pouvoir sont élues par les citoyens. Ainsi, les citoyens participent directement à la gouvernance de leur pays. C’est la Révolution française qui a véritablement affirmé la notion de citoyenneté en France. La citoyenneté est une conquête, et elle s’exerce à travers des droits, mais aussi des devoirs. Les droits permettent à chaque citoyen de participer à la vie politique, économique et sociale du pays, tandis que les devoirs rappellent l'importance de respecter les lois, de contribuer à la société et de protéger les valeurs républicaines. Ainsi, la citoyenneté est une responsabilité partagée, un pilier fondamental de la République qui exige l'engagement de tous.
La citoyenneté
La citoyenneté est le fait, pour une personne, une famille ou un groupe, d'être reconnu comme membre d'une cité ou d'un État partageant un projet commun auquel ils souhaitent prendre une part active. Elle implique l'existence de droits, qui garantissent cette participation, et de devoirs, qui rappellent la responsabilité de chacun envers la collectivité. Aujourd'hui, la citoyenneté se définit par la participation active à la vie de la cité, qu'il s'agisse de voter, de s'engager dans des associations ou de respecter les lois et les valeurs de la société.
La République est un régime politique sans roi. Le terme vient du latin "res publica", qui signifie "la chose publique", c'est-à-dire l'intérêt général. Il s'agit d'un système politique dans lequel la souveraineté appartient à l'ensemble de la population, ou à une partie d'entre elle. Le pouvoir n'est donc pas concentré entre les mains d'une seule personne, et la délégation des pouvoirs n'est pas héréditaire. Dans une République, le chef de l'État est élu par le peuple. La Constitution est le texte de loi fondamental qui fixe l'organisation des pouvoirs au sein de l'État. Elle est la loi suprême d'un pays et définit la forme de gouvernement. La Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, adoptée le 6 août 1789, consacre les principes d'égalité et de liberté. L'article premier stipule : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." Ce texte demeure un fondement essentiel des valeurs républicaines et des droits humains en France et dans le monde.
La citoyenneté
La citoyenneté est une notion en évolution. Le terme vient du latin CIVITAS. Un citoyen est celui qui adhère aux règles et aux finalités d'une cité, d'un pays. Ce qui lui vaut de bénéficier de droits et devoirs. La notion de citoyenneté évolue en même temps que le cadre politique dans lequel elle s'exerce. C'est une notion en mouvement, en devenir. Cependant, c'est une notion en crise, en perte de repères. La citoyenneté est la partcipation au gouvernement de la cité et l'affirmation de l'appartenance à une communauté politique au moyen du vote. -La Citoyenneté politique-La Citoyenneté civique-La Citoyenneté sociale
Les enjeux de la Citoyenneté: Engagement Politique, Civique et Justice Sociale
La citoyenneté politique est l'un des fondements de la démocratie. Elle permet aux citoyens de participer activement à la vie politique de leur pays, principalement à travers le droit de vote, mais aussi par l'engagement politique ou associatif. En exerçant ce droit, les citoyens choisissent leurs représentants et influencent les décisions qui touchent à la gestion de l'État. La citoyenneté politique, c'est aussi la défense des libertés individuelles et collectives, ainsi que le respect des lois qui garantissent un fonctionnement juste et équilibré de la société. La citoyenneté civique, quant à elle, met l'accent sur la responsabilité des individus au sein de la communauté. Être un citoyen civique, c'est respecter les lois, payer ses impôts, et s'engager dans des actions de solidarité pour le bien commun. La citoyenneté civique implique aussi de se comporter de manière respectueuse envers les autres membres de la société, en favorisant le vivre-ensemble et en luttant contre les discriminations. Elle renforce le tissu social en rappelant que chaque individu a un rôle à jouer dans le bon fonctionnement de la cité. Enfin, la citoyenneté sociale va au-delà des droits civils et politiques, en mettant l'accent sur l'inclusion et la justice sociale. Elle concerne les droits sociaux, tels que l'accès à l'éducation, à la santé, au logement et à la protection sociale. La citoyenneté sociale cherche à garantir l'égalité des chances et à offrir à chacun les moyens de participer pleinement à la vie économique et sociale. Elle repose sur l'idée que les droits fondamentaux sont indissociables d'une société solidaire et juste, où chacun peut vivre dans la dignité.
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen: l'un des fondements de la République!
La Révolution française consacre, le 26 août 1789, un nouvel être politique : le citoyen. Ce dernier joue un rôle actif dans le pouvoir en participant à la constitution de la Nation. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l'un des textes fondateurs de la République, comprend un préambule et 17 articles. Elle définit des droits fondamentaux, tels que la liberté, la propriété, l'égalité devant la justice et l'égalité entre les hommes et les femmes. Ce texte sert de préambule ou de référence pour plusieurs constitutions en France, notamment celles de 1791, 1852, 1946 et celle de 1958, qui établit la Cinquième République. De plus, il a inspiré de nombreux textes dans d'autres pays d'Europe et en Amérique latine. L'article premier de la Déclaration stipule : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." En 1789, la Déclaration pose ainsi un ensemble de règles et de lois à respecter pour le bien-être de l'individu et de la Nation. En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme élargit ces principes à tous les peuples et nations du monde, affirmant ainsi l'universalité des droits de l'homme.
les symboles de la République: l'essence de la République
Le drapeau tricolore est né sous la Révolution française de 1789. Il résulte de la réunion des couleurs bleu et blanc, symbolisant les révolutionnaires parisiens, et du blanc, couleur du roi. Ce drapeau incarne la révolte du peuple pour obtenir la liberté et est présent sur tous les bâtiments publics. L'hymne national, La Marseillaise, à l'origine un chant de guerre révolutionnaire, s'impose progressivement comme l'hymne national de la France. Son auteur, Rouget de Lisle, était capitaine sous la Révolution. Face aux Prussiens, il compose le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin", qui se répand de bouche à oreille, notamment par les fédérés de Marseille, et devient le chant national le 14 juillet 1795. L'allégorie de Marianne représente la liberté et la République, ainsi que la justice. Elle est souvent représentée portant le bonnet phrygien, symbole porté dans l'Antiquité par les esclaves libérés. Les partisans de la Révolution, connus sous le nom de "sans-culottes", arboraient également ce bonnet. Le prénom Marianne est choisi en raison de sa popularité au XVIIIe siècle. Enfin, le sceau de la République sert à sceller des documents officiels, rendant ainsi ceux-ci authentiques. Les premiers sceaux ont été créés par les rois mérovingiens pour authentifier des actes et ordonner des décisions, comme celles des ministres de la justice et des gardes des sceaux.
Les symboles d'une culture française
Le coq français et gaulois est un symbole emblématique de la Gaule et des Gaulois depuis l'Antiquité, où il a été retrouvé gravé sur des monnaies de l'époque. Le coq tire son nom d'un jeu de mots du latin gallus, signifiant à la fois "gaulois" et "coq". Cet oiseau incarne le courage, la vaillance et la fierté, et il est désormais reconnu comme un insigne national. Les Français sont fiers comme des coqs ! À l'étranger, le coq est souvent utilisé pour évoquer la France, notamment dans le domaine sportif. Comme le disait Coluche : "Savez-vous pourquoi les Français ont choisi le coq comme emblème? C'est le seul oiseau qui arrive à chanter les pieds dans la m..." La baguette de pain a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel de la France depuis 2018. Elle est un symbole de l'alimentation et de la vie à la française. Fait intéressant, le prix du pain a été l'un des déclencheurs de la Révolution française et reste aujourd'hui encore réglementé en France. Le faisceau du licteur représente l'union de tous les Français. Composé d'une hache entourée de branches, il symbolise la solidarité autour d'une même cause. Le bouclier qui l'accompagne est gravé des initiales de la République française et orné de branches de chêne et d'olivier, symbolisant respectivement la justice et la paix. Le licteur, quant à lui, était un officier de justice dans la Rome antique.
La République et ses valeurs peuvent s'incarner sous diverses formes, que ce soit à travers un chant, une figure féminine, un drapeau, ou d'autres emblèmes. Ces éléments sont des symboles qui représentent non seulement la République, mais également la France dans son ensemble. Il existe de nombreux symboles, certains étant spécifiquement liés à la République, tandis que d'autres reflètent l'identité nationale. Souvent, les symboles de la République se confondent avec ceux de notre pays, illustrant ainsi l'interconnexion entre les valeurs républicaines et l'identité française.
La Liberte guidant le peuple de Eugène Delacroix 1830Une Oeuvre emblématique de la République
Cette œuvre met en avant la République en illustrant un moment de révolte et de victoire. La foule franchit les barricades, symbolisant l'élan populaire vers la liberté. La Liberté elle-même est représentée par une femme du peuple, incarnant à la fois la révolte et l'espoir d'une victoire finale. Elle brandit le drapeau tricolore et porte un fusil, témoignant ainsi de la lutte acharnée du peuple pour obtenir la liberté. Le choix de la représentation d'une femme souvent dénudée fait écho à la tradition artistique du modèle antique et souligne son rôle nourricier envers le peuple. À ses côtés, le personnage de Gavroche incarne la jeunesse révoltée face à l'injustice sociale. En arrière-plan, les tours de Notre-Dame ajoutent une dimension symbolique et historique à la scène, rappelant l'importance de la ville de Paris dans cette lutte pour la liberté.
"Liberté, égalité, fraternité, voilà ce que le peuple veut, voilà ce qu'il a toujours voulu" Victor Hugo
La devise de la France, "Liberté, Égalité, Fraternité," est un principe fondamental qui incarne les valeurs de la République. Adoptée pendant la Révolution française, elle symbolise les aspirations d'un peuple en quête de justice et de droits universels. Ensemble, ces trois mots forment le socle des droits et des devoirs qui régissent la vie en société en France. La laïcité est souvent considérée comme un élément clé de la République française, contribuant à la cohésion sociale et à la coexistence pacifique des différentes convictions au sein de la société. La laïcité est un principe fondamental qui garantit la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, assurant ainsi la neutralité de l'État en matière de croyances. En France, la laïcité implique que l'État ne favorise ni ne discrimine aucune religion, permettant à chacun de pratiquer sa foi librement ou de ne pas en avoir. Elle vise à garantir la liberté de conscience, à protéger les individus contre les pressions religieuses, et à promouvoir l'égalité de tous les citoyens, quelles que soient leurs croyances. La laïcité est un principe fondamental, mais son ajout à la devise suscite un débat souvent passionné et très souvent des réflexions profondes.
LIBERTE
La liberté est une valeur fondamentale : elle transforme l’homme de sujet en citoyen. Elle désigne la capacité d’agir selon sa propre volonté, sans contraintes arbitraires, tout en respectant la loi et les droits des autres. 🔹 La liberté n’est pas absolue Être libre implique aussi des responsabilités individuelles et collectives : nos choix doivent respecter les autres et les règles communes. 🔹 Exemples de libertés concrètes Liberté de circulation : se déplacer librement. Liberté d’opinion et d’expression : « Tout citoyen peut parler, écrire et imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Liberté de culte (loi de 1905) : « La République assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte. » Liberté d’entreprendre : faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Liberté syndicale (depuis 1946) : « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix. » En résumé, la liberté permet à chacun de participer activement à la société, tout en assumant ses responsabilités et en respectant les autres.
EGALITE
L’égalité : un principe fondamental L’égalité signifie que tous les individus sont égaux devant la loi. Cela veut dire que chacun doit être traité de manière juste et équitable, sans discrimination. Mais l’égalité ne se limite pas à la loi : elle cherche aussi à corriger les inégalités sociales grâce aux politiques publiques. Par exemple, l’accès à l’éducation, à la santé ou à l’emploi doit être accessible à tous. L’objectif est de construire une société plus juste, où chacun peut s’épanouir pleinement. 🔹 L’égalité juridique Tous les citoyens ont les mêmes droits et devoirs : Devant la loi : « Nous sommes tous égaux devant la loi, sans distinction d’origine ou de religion. » Devant le vote : le principe « une personne, une voix » (1958). Égalité hommes-femmes : la loi garantit aux femmes, dans tous les domaines, les mêmes droits qu’aux hommes (1946). Égalité des chances : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi à cause de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. » En résumé, l’égalité, c’est à la fois un droit, un devoir et un objectif social : elle permet à chacun de participer à la société et de réaliser son potentiel.
FRATERNITE
La fraternité est un idéal, une valeur humaine et un principe fondamental de la République. Elle signifie que tous les citoyens sont liés les uns aux autres et forment une communauté solidaire. 🔹 La fraternité dans la vie quotidienne C’est un sentiment d’appartenance à une même famille humaine et un lien de cohésion entre les personnes. Elle se traduit par des actes de solidarité : protéger les plus vulnérables, s’entraider et partager avec ceux qui en ont besoin. La fraternité contribue à garantir une société harmonieuse et juste, où chacun peut vivre dignement et en sécurité. 🔹 Solidarité et engagement civique Tous les citoyens sont invités à agir dans un esprit de solidarité et de partage. Cela se manifeste par des initiatives concrètes : aide aux personnes âgées, accompagnement des enfants en difficulté, soutien aux personnes en situation de précarité, participation à la vie associative ou citoyenne. La solidarité s’appuie sur le principe que tout être humain en difficulté, quelle que soit sa situation, a le droit à un soutien de la collectivité. En résumé, fraternité et solidarité sont au cœur de la vie sociale : elles permettent de vivre ensemble, de protéger les plus vulnérables et de construire une société juste pour tous.
Les fondements de la V ème République du 4 octobre 1958
Tout Etat dispose d'une constitution. Un ensemble de lois qui a pour objectif de proéger les droits des citoyens et de garantir les libertés publiques. La constitution française date de 1958. c'est un texte juridique qui regroupe l'ensemble des règles de fonctionnement des institutions française. c'est le plus haut texte situé dans la hiérarchie des normes. la République française est fondée sur le principe de séparation des trois pouvoirs: -le pouvoir législatif (le Parlement: Assemblée Nationale et le Sénat). -le pouvoir exécutif (Président de la République et le gouvernement). -le pouvoir judiciaire (les juges).
La Nationalité
La citoyenneté française est liée à deux conditions: la nationalité d'une part et la jouissance des droits civils, civiques et politiques d'autre part. La nationalité s"acquiert de plusieurs façons: -par le droit du sang: tout enfant dont au moins l'un des deux parents est frnaçais. Les enfants héritent à leur naissance de la nationalité de leurs parents (y compris adoption) -par le droit du sol: permet à un enfant né en France de parents étrangers d'acquérir la nationalité à ses 18 ans, avec une résidence d'au moins 5 ans depuis l'âge de 11 ans.Le droit du sol permet l'acquisition de la nationalité française en considération du lieu de naissance. -par le mariage: être marié avec une personne de nationalité française depuis au moins 4 ans et avoir une communauté de vie affective et matérielle et faire une demande de naturalisation. Il n'y a pas d'effet automatique, avec des délais augmentés selon certaines conditions.
Le Suffrage Universel : l'expression de la volonté citoyenne
Le suffrage désigne l'action par laquelle un électeur exprime un choix ou une volonté, participant ainsi à la désignation de ses représentants. C'est l'expression de la volonté individuelle des citoyens. Le suffrage est qualifié d'universel lorsque le droit de vote est reconnu à tous les citoyens, permettant ainsi à chacun de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis. Cependant, il est important de noter que le suffrage universel ne garantit pas que tous les individus puissent voter. Des conditions d'âge, de nationalité et d'autres critères peuvent limiter l'accès au vote. Le suffrage universel constitue néanmoins la première condition d'une vie politique démocratique. Il peut être direct, lorsque les citoyens votent directement sur les questions, ou indirect, lorsque des représentants sont élus pour prendre des décisions en leur nom. Historiquement, certaines catégories de la population ont été exclues du suffrage pendant de longues périodes. Par exemple, les femmes n'ont obtenu le droit de vote qu'en 1945, et les jeunes de 18 ans seulement en 1974. Ces luttes pour l'inclusion montrent l'évolution des droits politiques et l'importance de garantir un accès équitable au suffrage pour tous.
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La crise de la citoyenneté et du vivre-ensemble en France reflète des tensions croissantes autour de l'identité, de l'intégration et de la participation citoyenne. Elle se manifeste par un sentiment de fracture sociale, accentué par les inégalités économiques, les discriminations, et une méfiance envers les institutions. Cette crise est également nourrie par des clivages culturels et religieux, alimentant des débats sur la laïcité, l'immigration, et les valeurs républicaines. De plus, le désengagement civique, illustré par la baisse de la participation électorale et le désintérêt pour les affaires publiques, reflète une défiance à l'égard du système politique. Face à ces défis, le vivre-ensemble est fragilisé, et la cohésion sociale menacée, nécessitant des efforts concertés pour renforcer le dialogue, promouvoir l'égalité des chances, et redonner du sens à la citoyenneté. Cela implique une réaffirmation des valeurs républicaines, tout en s'adaptant aux réalités contemporaines et en créant des espaces d'inclusion et de solidarité.
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Président de la République:
Le Président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct, et ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. Pour se présenter à cette fonction, il doit être de nationalité française et âgé d'au moins 18 ans. En tant que garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire, il veille au respect des traités et à l'indépendance de la justice, tout en s'assurant que la Constitution est respectée. En cas d'empêchement dû à une maladie ou une disparition, ou en cas de vacance de la présidence suite au décès, c'est le président du Sénat qui assure l'intérim et organise de nouvelles élections. Au cours de l'histoire, des événements marquants, tels que la démission du Général De Gaulle en 1969 et le décès de Georges Pompidou en 1974, ont mis en lumière les enjeux liés à cette fonction. Le Président dispose également de prérogatives importantes, telles que la nomination du Premier ministre, l'organisation de référendums, la dissolution de l'Assemblée nationale, l'octroi de pouvoirs exceptionnels en cas de menaces graves sur les institutions, ainsi que le rôle de chef des armées, le droit de grâce et la conclusion de traités et accords internationaux.
George Clemenceau a souvent dit "le peuple mérite ses élus" il souligne l'idée que la qualité des élus est en partie le reflet des choix et des valeurs du peuple
Gouvernement:
constitue avec le Président le pouvoir exécutif. Détermine et conduit la politique de la France. Il se compose du 1er ministre et des membres du gouvernement. plusieurs catégories: Ministres d'état, ministres délégués, secrétaires d'état. En moyenne 40 membres dans le Gouvernement. Les Ministres sont nommés conjointement par le Président et le 1er ministre. Le Conseil des Ministres se réunit chaque mercredi. Ses missions principales incluent la gestion des affaires intérieures et extérieures, la sécurité, l'économie, l'éducation, la santé, ainsi que le développement durable. Le gouvernement propose également des projets de loi au Parlement, veille à leur application une fois adoptés et prend des mesures pour maintenir l'ordre public et garantir le bien-être des citoyens. Il agit sous le contrôle des institutions législatives et peut être soumis à des mécanismes de responsabilité, comme la motion de censure dans certains systèmes démocratiques.
Le parlement est constitué de deux chambres: l'Assemblée Nationale et le Sénat Le parlement écrit et vote la loi. Il contrôle l'action du gouverment. Il évalue les politiques publiques. Afin de garantir le séparation des pouvoirs, chaque chambre dispose d'une autonomie réglementaire, financière et administrative.
le schéma de la "navette parlementaire"
Assemblée Nationale
Palais Bourbon
L'Assemblée nationale est l'une des deux chambres du Parlement français, aux côtés du Sénat. Elle joue un rôle central dans l'élaboration des lois et le contrôle du gouvernement. Composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, elle siège au Palais Bourbon à Paris. Les députés y discutent, amendent et votent les projets de loi proposés par le gouvernement ou par des parlementaires. L'Assemblée nationale a également le pouvoir de renverser le gouvernement par le vote d'une motion de censure, ce qui lui confère un rôle clé dans l'équilibre des pouvoirs en France.
Le Président de l'Assemblée Nationale est élu par les députés pour 5 ans. c'est le 3 ème personnage de l'Etat. Organise et préside les débats. 1ère femme de l'Histoire à accéder au Perchoir: Madame Yael Braun Pivet
Le Sénat
348 sénateurs qui écrit , vote la loi et contrôle l'action du Gouvernement. Le Sénat est la chambre haute du Parlement français, complétant l'Assemblée nationale dans le processus législatif. Il représente les collectivités territoriales et joue un rôle clé dans la révision des lois. Composé de 348 sénateurs, élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs, le Sénat a pour mission d'examiner, d'amender et de voter les projets de loi adoptés par l'Assemblée nationale. Il siège au Palais du Luxembourg à Paris. Bien qu'il ne puisse pas renverser le gouvernement, son pouvoir de blocage dans le processus législatif, notamment en matière constitutionnelle, et son rôle de conseil en font une institution importante dans la vie politique française. Election au suffrage universel indirect avec un mandat de 6 ans, renouvelé par moitié tous les 3 ans. (Minimum 24 ans) le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales. le Sénat ne peut être disssout, il représente ainsi la stabilité des institutions
Palais du Luxembourg
L'organisation des collectivités territoriales: L'administration territoriale de la République est assurée par les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l'Etat. Après l'Etat, les collectivités territoriales jouent un rôle croissant dans l'administration du territoire. les lois des 7 et 22 juillet 1983 définissent la répartition des compétences entre la Région, le Département et la Commune. la loi NOTRe du 16 juillet 2015 remet les compétences en avant.
La Commune:
La commune fait partie des trois grandes catégories de collectivités territoriales en France. Née en 1789 sous la Révolution, succédant à l’ancienne organisation paroissiale, elle constitue l’échelon le plus ancien et le plus proche de la population. Aujourd’hui, on compte environ 36 000 communes en France, même si une volonté politique engagée depuis 2016 cherche à réduire ce nombre grâce à la création des « communes nouvelles ». La diversité de taille est considérable : Paris, capitale, compte plus de deux millions d’habitants, Reims environ 184 000, Sedan 17 000, tandis que de très petites communes subsistent comme Le Mont-Dieu dans le canton de Vouziers (16 habitants, avec une femme élue maire) ou encore Rouvroy-Ripont dans l’Argonne (10 habitants). Chaque commune est administrée par un maire et un conseil municipal élu au suffrage universel direct pour 6 ans. Le nombre de conseillers municipaux varie selon la population : il peut aller de 7 au minimum dans les plus petites communes à 59 à Reims, par exemple. Le maire est choisi par les conseillers municipaux en leur sein. Enfin, certaines grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille disposent de mairies d’arrondissement, adaptées à leur organisation particulière.
Compétences de la commune:
La commune, souvent appelée « maison commune », est le premier échelon de la démocratie de proximité. Elle assume de nombreuses missions essentielles au quotidien des habitants. Elle gère l’état civil (naissances, mariages, décès, baptêmes civils), ainsi que les cimetières et crématoriums. Elle organise la vie électorale et tient à jour les listes électorales. Elle est également responsable des écoles maternelles et primaires, de la cantine, du périscolaire et des transports scolaires. Dans le domaine culturel et sportif, elle administre les centres de loisirs, maisons de quartier, bibliothèques et équipements sportifs. La commune entretient la voirie et aménage l’espace public (pistes cyclables, circulation, urbanisme), tout en veillant à l’environnement (eau, collecte des déchets, espaces verts). Elle contribue à la sécurité par l’action de la police municipale, le maire exerçant aussi les fonctions d’officier de police judiciaire. Enfin, la commune joue un rôle central dans le domaine social : à travers le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), elle accompagne les familles, soutient les personnes âgées, en difficulté ou en situation de handicap, développe des actions de solidarité, d’aide alimentaire et d’accès au logement. Ces compétences sociales traduisent la vocation première de la commune : être au plus près des habitants et répondre à leurs besoins essentiels.
Le Conseil Départemental:
les électeurs français inscrits élisent les conseillers départementaux lors des élections départementales. les conseillers départementaux (depuis 2015)sont élus au suffrage universel direct pour une durée de 6 ans. Pour chaque canton, un binôme (femme-homme) est élu ensemble au scrutin majoritaire à 2 tours... Lors de sa première réunion ou son renouvellement, le conseil départemental élit son président parmi ses membres. l'élection a lieu à la majorité absolue des membres. Le président est l'organe exécutif du conseil départemental: -ordonne les dépenses et impute les recettes; -est chargé de l'administration; -dispose des prérogatives liées au code de l'action sociale et des familles..; les départements sont les chefs de fils de l'action sociale! L'échelon des politiques sanitaires et sociales. Des politiques qui grèvent une large part du budget départemental.
Les compétences du conseil départemental:
la Voirie: gestion des routes départementales, le transport des personnes porteurs d'handicaps . l'éducation: les collèges la culture: les archives départementales, le patrimoine départemental. le développement local: aide aux associations, aux communes. le tourisme: développement du tourisme local.
Les compétences du conseil départemental:
Le Conseil départemental joue un rôle central dans les politiques sociales en France, avec des missions axées sur la solidarité et le soutien aux populations vulnérables. Ses principales responsabilités sociales incluent : Aide sociale à l'enfance (ASE) : Le Conseil départemental protège les enfants en danger ou en difficulté, en organisant des mesures de protection (placement en famille d'accueil, assistance éducative, etc.) et en accompagnant les familles. Insertion sociale et professionnelle : Il gère le revenu de solidarité active (RSA) et met en place des dispositifs d'accompagnement pour favoriser l'insertion des bénéficiaires dans le monde du travail et la société. Aide aux personnes âgées : Le Conseil départemental finance et organise l'accompagnement des personnes âgées, notamment à travers l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), pour soutenir leur maintien à domicile ou leur placement en établissement. Aide aux personnes handicapées : Il est responsable de la gestion des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et de l'attribution de prestations comme la Prestation de compensation du handicap (PCH), visant à améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap. Logement et insertion sociale : Le Conseil départemental intervient dans l'accès au logement pour les personnes en difficulté et lutte contre les exclusions sociales. Ces missions font du Conseil départemental un acteur clé dans la mise en œuvre des politiques sociales de proximité, visant à assurer un filet de protection pour les citoyens les plus fragiles.
zoom sur la politique sociale
l'action sociale est dévolue au conseil départemental qui s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles. C'est un ensemble de dispositions législatives et règlementaires sur l'action sociale et la famille. Parmi les actions sociales, le conseil départemental est chargé de la protection de l'enfance. le conseil départemental est responsable de la protection de l'enfance. il est chargé d'apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique: -aux enfants et à leur famille, confronté à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces enfants ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social; -aux majeurs de moins de 21 ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre. ainsi, il réalise: des actions de prévention; le recueil et le traitement des signalements sur des enfants en danger ou risquant de l'être; l'accueil des enfants confiés par leurs parents ou par le juge des enfants.
La Région:
C'est la collectivité la plus récente (1982) En 2015 réduction du nombre de régions: de 22 à 13 régions la Région Grand Est; les Hauts de France Les électeurs français inscrits élisent les conseillers généraux lors des élections régionales. Ils sont élus pour une durée de 6 ans. Elus au scrutin de liste avec un système mixte de règles des scrutins majoritaire et proportionnel. Scrutin à deux tours.
Les compétences de la Région:
Les transports: gestion des ports et des aeroports, des trains express régionaux (TER), la voiries départementales, certaines gares, les transports scolaires... Les Lycées: construction, entretien, fonctionnement des lycées d'enseignement général, des lycées professionnels, des lycées et etablissements d'enseignement agricole... Ont aussi pour mission de définir une stratégie régionale pour l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation. la formation professionnelle et l'emploi: insertion des jeunes en difficulté, formation des demandeurs d'emplois, la gestion de l'apprentissage et des formations en alternance...mission d'information des élèves, étudiants et apprentis. Ils sont chargés des formations sanitaires et sociale... l'aménagement du territoire et l'environnement: gestion des déchets, des parcs naturels régionaux, développement rural et urbain, plan régional pour la qualité de l'air, désenclavement des territoires ruraux, d'implantation des différentes infrastructures... Le développement économique: animation des pôles d'activités; aide tissu économique, développement économique, d'innovation, d'aides à l'investissement immobilier et à l'innovation des entreprises... La gestion des programmes européens: gestion des fonds européens...
La Citoyenneté sociale:
Être citoyen, c’est prendre conscience de ses droits, de ses devoirs et de ses responsabilités. C’est quelqu’un qui habite un territoire, une ville, une nation ou un pays, et qui accepte les règles communes pour vivre en société avec les autres. Quelques droits fondamentaux 1881 : lois Jules Ferry – gratuité, obligation scolaire et laïcité. 1936 : droits aux loisirs – congés payés et temps de repos. 1945 : droit à la santé – création de la Sécurité sociale. Quelques devoirs essentiels: Se soumettre à la loi : respecter les règles établies pour assurer le bon fonctionnement de la société. Payer des impôts : le principe est prévu par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. » Respecter le droit des autres : comme le rappelait Descartes, « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » En résumé, être citoyen, c’est participer activement à la vie de la société, profiter de ses droits tout en assumant ses responsabilités et en respectant celles des autres.
Mais l'application de ces valeurs est imparfaite : discriminations, racisme, homophobie, sexisme...ainsi pour mettre en place ces valeurs, on met en place des règles de fonctionnement, des principes... ainsi: la République est indivisible: la loi est la même pour tous et partout. la République est laique; la France est démocratique, la République est sociale La citoyenneté est la participation à la vie publique dans toutes ses dimensions, politique avec le droit de vote, civique avec les libertés publiques et sociale avec la naissance de l'Etat providence. L'exercice de la citoyenneté est compromis lorsque le lien social est fragilisés par les difficultés économiques et sociales ou par la priorité individuelle sur la priorité collective
"Monsieur Etat n'existe pas!"
L’État fixe les grands objectifs et met en place les principaux dispositifs des politiques publiques : il définit le cadre, les stratégies, les principes et le fonctionnement de ces dispositifs. Quelques exemples de grandes orientations : la création du RSA en 2009 (devenu Revenu de Solidarité Active), l’instauration d’autres minima sociaux comme le minimum vieillesse ou l’allocation aux adultes handicapés (AAH), la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté en 2019, mais aussi la politique familiale, la politique d’insertion ou encore la politique du logement. L’expression « c’est la faute à l’État » traduit une tendance bien ancrée en France : attribuer à l’État la responsabilité de nombreux problèmes sociaux, économiques ou politiques. Cette attitude, souvent qualifiée de « Monsieur État », reflète la perception d’une puissance publique omniprésente, censée intervenir et résoudre toutes les difficultés rencontrées par les citoyens. Cette vision découle largement du modèle d’État-providence français, qui alimente de fortes attentes en matière de protection sociale, d’emploi, de santé ou d’éducation. Mais elle révèle aussi un paradoxe : en pointant systématiquement l’État du doigt, on risque de masquer la part de responsabilité individuelle et collective. L’attente permanente d’une solution venue d’en haut peut conduire à une forme de dépendance vis-à-vis de l’État, freinant ainsi l’initiative, l’innovation et la responsabilisation citoyenne.
En janvier 2023, le gouvernement estimait qu'au moins 11 000 enfants étaient en attente d'une place en IME à l'échelle nationale . Cette situation est exacerbée dans certains départements. Par exemple, en Seine-Saint-Denis, 2 500 enfants étaient en liste d'attente. Temps d'attente moyen en France: 21 mois. En août 2024, plus de 2 000 enfants étaient sans solution d'hébergement, dont 467 avaient moins de 3 ans UNICEF. Cette situation a augmenté de 120 % depuis 2020 Fin 2023, environ 221 000 enfants et jeunes majeurs étaient accueillis dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) en France. En France, le non-recours au Revenu de Solidarité Active (RSA) reste un phénomène préoccupant, touchant une part significative des personnes éligibles.Ces chiffres suggèrent que plus d'un million de personnes éligibles au RSA ne bénéficient pas de cette aide, malgré leur éligibilité. Causes proncipales:Complexité administrative,Manque d'information.... Le budget consacré à la solidarité humaine pour le département des Ardennes représente 225,6 millions d'euros, soit 53,8 % du budget total. Pour l’année 2024 s’élevant à 113 millions d’euros dans l'Aisnes, Les dépenses sociales du Département de la Marne s'élèvent à 395 millions d'euros. En 2025, la situation financière des départements français est préoccupante, avec entre 30 et 40 départements en situation de quasi-faillite.
Politique et travail social : ce n’est pas abstrait ! Beaucoup de jeunes – et parfois moins jeunes – professionnels en formation estiment que la politique n’est pas pour eux et peinent à comprendre l’intérêt des décisions prises. Pourtant, les chiffres récents montrent que les décisions politiques et budgétaires ont un impact direct sur le terrain : elles influencent la vie des enfants et des familles, mais aussi l’organisation et les missions du travail social. Lien entre politique et pratique sociale: Les budgets, les délais d’attente et les dispositifs d’aide ne sont pas abstraits. Ils conditionnent directement l’action des professionnels sociaux et l’accès aux droits pour les publics vulnérables. Importance de la formation citoyenne et professionnelle: Comprendre la politique, les mécanismes budgétaires et les décisions de l’État permet aux travailleurs sociaux de : mieux défendre les publics, anticiper les besoins, proposer des solutions adaptées. La hausse des besoins sociaux, le non-recours aux aides et la fragilité financière des départements soulignent la nécessité de : politiques cohérentes,engagement actif des acteurs sociaux, pour éviter que les plus vulnérables ne soient laissés pour compte.
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COEZ Virginie
Created on September 28, 2023
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Transcript
Sensibilisation à la citoyennete
"La Liberté commence où l'ignorance finit" Victor Hugo
virginie COEZ 2025/2026
Introduction
La citoyenneté, en France, ne se résume pas à un simple statut juridique : elle est une construction historique et un idéal toujours en mouvement. Née des grandes transformations de la Révolution française et portée par les principes fondateurs de liberté, d’égalité et de fraternité, elle incarne la participation de chacun à la vie collective et à la défense des valeurs républicaines. Être citoyen, c’est certes bénéficier de droits – voter, s’exprimer, être protégé – mais c’est aussi assumer des devoirs : respecter les lois, contribuer à la cohésion sociale et promouvoir la dignité de tous. Pour les travailleurs sociaux, cette notion prend une résonance particulière : accompagner des publics fragilisés, c’est aussi leur permettre de trouver une place active dans la société, de faire valoir leurs droits et de remplir leurs responsabilités. Comprendre la citoyenneté et l’engagement, c’est donc se donner les moyens d’agir non seulement en professionnels compétents, mais aussi en acteurs responsables d’une République vivante et solidaire.
La Citoyenneté: Héritage Historique et engagement Républicain
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. L’idée de citoyenneté n’est pas nouvelle. Elle a traversé les siècles, de l'Antiquité jusqu'à la Révolution française. Trop souvent insaisissable ou mal comprise, la citoyenneté cherche aujourd'hui un nouveau souffle. Au cours de l'Histoire, les Français ont connu plusieurs formes de gouvernance : la Monarchie, où le peuple est dirigé par un roi, l'Empire, où le pouvoir est incarné par un empereur, et la République. Lors de la Révolution française, les Français ont choisi d’adopter la République. Dans ce régime, toutes les personnes exerçant une autorité ou un pouvoir sont élues par les citoyens. Ainsi, les citoyens participent directement à la gouvernance de leur pays. C’est la Révolution française qui a véritablement affirmé la notion de citoyenneté en France. La citoyenneté est une conquête, et elle s’exerce à travers des droits, mais aussi des devoirs. Les droits permettent à chaque citoyen de participer à la vie politique, économique et sociale du pays, tandis que les devoirs rappellent l'importance de respecter les lois, de contribuer à la société et de protéger les valeurs républicaines. Ainsi, la citoyenneté est une responsabilité partagée, un pilier fondamental de la République qui exige l'engagement de tous.
La citoyenneté
La citoyenneté est le fait, pour une personne, une famille ou un groupe, d'être reconnu comme membre d'une cité ou d'un État partageant un projet commun auquel ils souhaitent prendre une part active. Elle implique l'existence de droits, qui garantissent cette participation, et de devoirs, qui rappellent la responsabilité de chacun envers la collectivité. Aujourd'hui, la citoyenneté se définit par la participation active à la vie de la cité, qu'il s'agisse de voter, de s'engager dans des associations ou de respecter les lois et les valeurs de la société.
La République est un régime politique sans roi. Le terme vient du latin "res publica", qui signifie "la chose publique", c'est-à-dire l'intérêt général. Il s'agit d'un système politique dans lequel la souveraineté appartient à l'ensemble de la population, ou à une partie d'entre elle. Le pouvoir n'est donc pas concentré entre les mains d'une seule personne, et la délégation des pouvoirs n'est pas héréditaire. Dans une République, le chef de l'État est élu par le peuple. La Constitution est le texte de loi fondamental qui fixe l'organisation des pouvoirs au sein de l'État. Elle est la loi suprême d'un pays et définit la forme de gouvernement. La Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen, adoptée le 6 août 1789, consacre les principes d'égalité et de liberté. L'article premier stipule : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." Ce texte demeure un fondement essentiel des valeurs républicaines et des droits humains en France et dans le monde.
La citoyenneté
La citoyenneté est une notion en évolution. Le terme vient du latin CIVITAS. Un citoyen est celui qui adhère aux règles et aux finalités d'une cité, d'un pays. Ce qui lui vaut de bénéficier de droits et devoirs. La notion de citoyenneté évolue en même temps que le cadre politique dans lequel elle s'exerce. C'est une notion en mouvement, en devenir. Cependant, c'est une notion en crise, en perte de repères. La citoyenneté est la partcipation au gouvernement de la cité et l'affirmation de l'appartenance à une communauté politique au moyen du vote. -La Citoyenneté politique-La Citoyenneté civique-La Citoyenneté sociale
Les enjeux de la Citoyenneté: Engagement Politique, Civique et Justice Sociale
La citoyenneté politique est l'un des fondements de la démocratie. Elle permet aux citoyens de participer activement à la vie politique de leur pays, principalement à travers le droit de vote, mais aussi par l'engagement politique ou associatif. En exerçant ce droit, les citoyens choisissent leurs représentants et influencent les décisions qui touchent à la gestion de l'État. La citoyenneté politique, c'est aussi la défense des libertés individuelles et collectives, ainsi que le respect des lois qui garantissent un fonctionnement juste et équilibré de la société. La citoyenneté civique, quant à elle, met l'accent sur la responsabilité des individus au sein de la communauté. Être un citoyen civique, c'est respecter les lois, payer ses impôts, et s'engager dans des actions de solidarité pour le bien commun. La citoyenneté civique implique aussi de se comporter de manière respectueuse envers les autres membres de la société, en favorisant le vivre-ensemble et en luttant contre les discriminations. Elle renforce le tissu social en rappelant que chaque individu a un rôle à jouer dans le bon fonctionnement de la cité. Enfin, la citoyenneté sociale va au-delà des droits civils et politiques, en mettant l'accent sur l'inclusion et la justice sociale. Elle concerne les droits sociaux, tels que l'accès à l'éducation, à la santé, au logement et à la protection sociale. La citoyenneté sociale cherche à garantir l'égalité des chances et à offrir à chacun les moyens de participer pleinement à la vie économique et sociale. Elle repose sur l'idée que les droits fondamentaux sont indissociables d'une société solidaire et juste, où chacun peut vivre dans la dignité.
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen: l'un des fondements de la République!
La Révolution française consacre, le 26 août 1789, un nouvel être politique : le citoyen. Ce dernier joue un rôle actif dans le pouvoir en participant à la constitution de la Nation. La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l'un des textes fondateurs de la République, comprend un préambule et 17 articles. Elle définit des droits fondamentaux, tels que la liberté, la propriété, l'égalité devant la justice et l'égalité entre les hommes et les femmes. Ce texte sert de préambule ou de référence pour plusieurs constitutions en France, notamment celles de 1791, 1852, 1946 et celle de 1958, qui établit la Cinquième République. De plus, il a inspiré de nombreux textes dans d'autres pays d'Europe et en Amérique latine. L'article premier de la Déclaration stipule : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits." En 1789, la Déclaration pose ainsi un ensemble de règles et de lois à respecter pour le bien-être de l'individu et de la Nation. En 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme élargit ces principes à tous les peuples et nations du monde, affirmant ainsi l'universalité des droits de l'homme.
les symboles de la République: l'essence de la République
Le drapeau tricolore est né sous la Révolution française de 1789. Il résulte de la réunion des couleurs bleu et blanc, symbolisant les révolutionnaires parisiens, et du blanc, couleur du roi. Ce drapeau incarne la révolte du peuple pour obtenir la liberté et est présent sur tous les bâtiments publics. L'hymne national, La Marseillaise, à l'origine un chant de guerre révolutionnaire, s'impose progressivement comme l'hymne national de la France. Son auteur, Rouget de Lisle, était capitaine sous la Révolution. Face aux Prussiens, il compose le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin", qui se répand de bouche à oreille, notamment par les fédérés de Marseille, et devient le chant national le 14 juillet 1795. L'allégorie de Marianne représente la liberté et la République, ainsi que la justice. Elle est souvent représentée portant le bonnet phrygien, symbole porté dans l'Antiquité par les esclaves libérés. Les partisans de la Révolution, connus sous le nom de "sans-culottes", arboraient également ce bonnet. Le prénom Marianne est choisi en raison de sa popularité au XVIIIe siècle. Enfin, le sceau de la République sert à sceller des documents officiels, rendant ainsi ceux-ci authentiques. Les premiers sceaux ont été créés par les rois mérovingiens pour authentifier des actes et ordonner des décisions, comme celles des ministres de la justice et des gardes des sceaux.
Les symboles d'une culture française
Le coq français et gaulois est un symbole emblématique de la Gaule et des Gaulois depuis l'Antiquité, où il a été retrouvé gravé sur des monnaies de l'époque. Le coq tire son nom d'un jeu de mots du latin gallus, signifiant à la fois "gaulois" et "coq". Cet oiseau incarne le courage, la vaillance et la fierté, et il est désormais reconnu comme un insigne national. Les Français sont fiers comme des coqs ! À l'étranger, le coq est souvent utilisé pour évoquer la France, notamment dans le domaine sportif. Comme le disait Coluche : "Savez-vous pourquoi les Français ont choisi le coq comme emblème? C'est le seul oiseau qui arrive à chanter les pieds dans la m..." La baguette de pain a été reconnue comme patrimoine culturel immatériel de la France depuis 2018. Elle est un symbole de l'alimentation et de la vie à la française. Fait intéressant, le prix du pain a été l'un des déclencheurs de la Révolution française et reste aujourd'hui encore réglementé en France. Le faisceau du licteur représente l'union de tous les Français. Composé d'une hache entourée de branches, il symbolise la solidarité autour d'une même cause. Le bouclier qui l'accompagne est gravé des initiales de la République française et orné de branches de chêne et d'olivier, symbolisant respectivement la justice et la paix. Le licteur, quant à lui, était un officier de justice dans la Rome antique.
La République et ses valeurs peuvent s'incarner sous diverses formes, que ce soit à travers un chant, une figure féminine, un drapeau, ou d'autres emblèmes. Ces éléments sont des symboles qui représentent non seulement la République, mais également la France dans son ensemble. Il existe de nombreux symboles, certains étant spécifiquement liés à la République, tandis que d'autres reflètent l'identité nationale. Souvent, les symboles de la République se confondent avec ceux de notre pays, illustrant ainsi l'interconnexion entre les valeurs républicaines et l'identité française.
La Liberte guidant le peuple de Eugène Delacroix 1830Une Oeuvre emblématique de la République
Cette œuvre met en avant la République en illustrant un moment de révolte et de victoire. La foule franchit les barricades, symbolisant l'élan populaire vers la liberté. La Liberté elle-même est représentée par une femme du peuple, incarnant à la fois la révolte et l'espoir d'une victoire finale. Elle brandit le drapeau tricolore et porte un fusil, témoignant ainsi de la lutte acharnée du peuple pour obtenir la liberté. Le choix de la représentation d'une femme souvent dénudée fait écho à la tradition artistique du modèle antique et souligne son rôle nourricier envers le peuple. À ses côtés, le personnage de Gavroche incarne la jeunesse révoltée face à l'injustice sociale. En arrière-plan, les tours de Notre-Dame ajoutent une dimension symbolique et historique à la scène, rappelant l'importance de la ville de Paris dans cette lutte pour la liberté.
"Liberté, égalité, fraternité, voilà ce que le peuple veut, voilà ce qu'il a toujours voulu" Victor Hugo
La devise de la France, "Liberté, Égalité, Fraternité," est un principe fondamental qui incarne les valeurs de la République. Adoptée pendant la Révolution française, elle symbolise les aspirations d'un peuple en quête de justice et de droits universels. Ensemble, ces trois mots forment le socle des droits et des devoirs qui régissent la vie en société en France. La laïcité est souvent considérée comme un élément clé de la République française, contribuant à la cohésion sociale et à la coexistence pacifique des différentes convictions au sein de la société. La laïcité est un principe fondamental qui garantit la séparation des institutions publiques et des organisations religieuses, assurant ainsi la neutralité de l'État en matière de croyances. En France, la laïcité implique que l'État ne favorise ni ne discrimine aucune religion, permettant à chacun de pratiquer sa foi librement ou de ne pas en avoir. Elle vise à garantir la liberté de conscience, à protéger les individus contre les pressions religieuses, et à promouvoir l'égalité de tous les citoyens, quelles que soient leurs croyances. La laïcité est un principe fondamental, mais son ajout à la devise suscite un débat souvent passionné et très souvent des réflexions profondes.
LIBERTE
La liberté est une valeur fondamentale : elle transforme l’homme de sujet en citoyen. Elle désigne la capacité d’agir selon sa propre volonté, sans contraintes arbitraires, tout en respectant la loi et les droits des autres. 🔹 La liberté n’est pas absolue Être libre implique aussi des responsabilités individuelles et collectives : nos choix doivent respecter les autres et les règles communes. 🔹 Exemples de libertés concrètes Liberté de circulation : se déplacer librement. Liberté d’opinion et d’expression : « Tout citoyen peut parler, écrire et imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. » Liberté de culte (loi de 1905) : « La République assure la liberté de conscience et garantit la liberté de culte. » Liberté d’entreprendre : faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Liberté syndicale (depuis 1946) : « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix. » En résumé, la liberté permet à chacun de participer activement à la société, tout en assumant ses responsabilités et en respectant les autres.
EGALITE
L’égalité : un principe fondamental L’égalité signifie que tous les individus sont égaux devant la loi. Cela veut dire que chacun doit être traité de manière juste et équitable, sans discrimination. Mais l’égalité ne se limite pas à la loi : elle cherche aussi à corriger les inégalités sociales grâce aux politiques publiques. Par exemple, l’accès à l’éducation, à la santé ou à l’emploi doit être accessible à tous. L’objectif est de construire une société plus juste, où chacun peut s’épanouir pleinement. 🔹 L’égalité juridique Tous les citoyens ont les mêmes droits et devoirs : Devant la loi : « Nous sommes tous égaux devant la loi, sans distinction d’origine ou de religion. » Devant le vote : le principe « une personne, une voix » (1958). Égalité hommes-femmes : la loi garantit aux femmes, dans tous les domaines, les mêmes droits qu’aux hommes (1946). Égalité des chances : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi à cause de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances. » En résumé, l’égalité, c’est à la fois un droit, un devoir et un objectif social : elle permet à chacun de participer à la société et de réaliser son potentiel.
FRATERNITE
La fraternité est un idéal, une valeur humaine et un principe fondamental de la République. Elle signifie que tous les citoyens sont liés les uns aux autres et forment une communauté solidaire. 🔹 La fraternité dans la vie quotidienne C’est un sentiment d’appartenance à une même famille humaine et un lien de cohésion entre les personnes. Elle se traduit par des actes de solidarité : protéger les plus vulnérables, s’entraider et partager avec ceux qui en ont besoin. La fraternité contribue à garantir une société harmonieuse et juste, où chacun peut vivre dignement et en sécurité. 🔹 Solidarité et engagement civique Tous les citoyens sont invités à agir dans un esprit de solidarité et de partage. Cela se manifeste par des initiatives concrètes : aide aux personnes âgées, accompagnement des enfants en difficulté, soutien aux personnes en situation de précarité, participation à la vie associative ou citoyenne. La solidarité s’appuie sur le principe que tout être humain en difficulté, quelle que soit sa situation, a le droit à un soutien de la collectivité. En résumé, fraternité et solidarité sont au cœur de la vie sociale : elles permettent de vivre ensemble, de protéger les plus vulnérables et de construire une société juste pour tous.
Les fondements de la V ème République du 4 octobre 1958
Tout Etat dispose d'une constitution. Un ensemble de lois qui a pour objectif de proéger les droits des citoyens et de garantir les libertés publiques. La constitution française date de 1958. c'est un texte juridique qui regroupe l'ensemble des règles de fonctionnement des institutions française. c'est le plus haut texte situé dans la hiérarchie des normes. la République française est fondée sur le principe de séparation des trois pouvoirs: -le pouvoir législatif (le Parlement: Assemblée Nationale et le Sénat). -le pouvoir exécutif (Président de la République et le gouvernement). -le pouvoir judiciaire (les juges).
La Nationalité
La citoyenneté française est liée à deux conditions: la nationalité d'une part et la jouissance des droits civils, civiques et politiques d'autre part. La nationalité s"acquiert de plusieurs façons: -par le droit du sang: tout enfant dont au moins l'un des deux parents est frnaçais. Les enfants héritent à leur naissance de la nationalité de leurs parents (y compris adoption) -par le droit du sol: permet à un enfant né en France de parents étrangers d'acquérir la nationalité à ses 18 ans, avec une résidence d'au moins 5 ans depuis l'âge de 11 ans.Le droit du sol permet l'acquisition de la nationalité française en considération du lieu de naissance. -par le mariage: être marié avec une personne de nationalité française depuis au moins 4 ans et avoir une communauté de vie affective et matérielle et faire une demande de naturalisation. Il n'y a pas d'effet automatique, avec des délais augmentés selon certaines conditions.
Le Suffrage Universel : l'expression de la volonté citoyenne
Le suffrage désigne l'action par laquelle un électeur exprime un choix ou une volonté, participant ainsi à la désignation de ses représentants. C'est l'expression de la volonté individuelle des citoyens. Le suffrage est qualifié d'universel lorsque le droit de vote est reconnu à tous les citoyens, permettant ainsi à chacun de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis. Cependant, il est important de noter que le suffrage universel ne garantit pas que tous les individus puissent voter. Des conditions d'âge, de nationalité et d'autres critères peuvent limiter l'accès au vote. Le suffrage universel constitue néanmoins la première condition d'une vie politique démocratique. Il peut être direct, lorsque les citoyens votent directement sur les questions, ou indirect, lorsque des représentants sont élus pour prendre des décisions en leur nom. Historiquement, certaines catégories de la population ont été exclues du suffrage pendant de longues périodes. Par exemple, les femmes n'ont obtenu le droit de vote qu'en 1945, et les jeunes de 18 ans seulement en 1974. Ces luttes pour l'inclusion montrent l'évolution des droits politiques et l'importance de garantir un accès équitable au suffrage pour tous.
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La crise de la citoyenneté et du vivre-ensemble en France reflète des tensions croissantes autour de l'identité, de l'intégration et de la participation citoyenne. Elle se manifeste par un sentiment de fracture sociale, accentué par les inégalités économiques, les discriminations, et une méfiance envers les institutions. Cette crise est également nourrie par des clivages culturels et religieux, alimentant des débats sur la laïcité, l'immigration, et les valeurs républicaines. De plus, le désengagement civique, illustré par la baisse de la participation électorale et le désintérêt pour les affaires publiques, reflète une défiance à l'égard du système politique. Face à ces défis, le vivre-ensemble est fragilisé, et la cohésion sociale menacée, nécessitant des efforts concertés pour renforcer le dialogue, promouvoir l'égalité des chances, et redonner du sens à la citoyenneté. Cela implique une réaffirmation des valeurs républicaines, tout en s'adaptant aux réalités contemporaines et en créant des espaces d'inclusion et de solidarité.
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Président de la République:
Le Président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans au suffrage universel direct, et ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. Pour se présenter à cette fonction, il doit être de nationalité française et âgé d'au moins 18 ans. En tant que garant de l'indépendance nationale et de l'intégrité du territoire, il veille au respect des traités et à l'indépendance de la justice, tout en s'assurant que la Constitution est respectée. En cas d'empêchement dû à une maladie ou une disparition, ou en cas de vacance de la présidence suite au décès, c'est le président du Sénat qui assure l'intérim et organise de nouvelles élections. Au cours de l'histoire, des événements marquants, tels que la démission du Général De Gaulle en 1969 et le décès de Georges Pompidou en 1974, ont mis en lumière les enjeux liés à cette fonction. Le Président dispose également de prérogatives importantes, telles que la nomination du Premier ministre, l'organisation de référendums, la dissolution de l'Assemblée nationale, l'octroi de pouvoirs exceptionnels en cas de menaces graves sur les institutions, ainsi que le rôle de chef des armées, le droit de grâce et la conclusion de traités et accords internationaux.
George Clemenceau a souvent dit "le peuple mérite ses élus" il souligne l'idée que la qualité des élus est en partie le reflet des choix et des valeurs du peuple
Gouvernement:
constitue avec le Président le pouvoir exécutif. Détermine et conduit la politique de la France. Il se compose du 1er ministre et des membres du gouvernement. plusieurs catégories: Ministres d'état, ministres délégués, secrétaires d'état. En moyenne 40 membres dans le Gouvernement. Les Ministres sont nommés conjointement par le Président et le 1er ministre. Le Conseil des Ministres se réunit chaque mercredi. Ses missions principales incluent la gestion des affaires intérieures et extérieures, la sécurité, l'économie, l'éducation, la santé, ainsi que le développement durable. Le gouvernement propose également des projets de loi au Parlement, veille à leur application une fois adoptés et prend des mesures pour maintenir l'ordre public et garantir le bien-être des citoyens. Il agit sous le contrôle des institutions législatives et peut être soumis à des mécanismes de responsabilité, comme la motion de censure dans certains systèmes démocratiques.
Le parlement est constitué de deux chambres: l'Assemblée Nationale et le Sénat Le parlement écrit et vote la loi. Il contrôle l'action du gouverment. Il évalue les politiques publiques. Afin de garantir le séparation des pouvoirs, chaque chambre dispose d'une autonomie réglementaire, financière et administrative.
le schéma de la "navette parlementaire"
Assemblée Nationale
Palais Bourbon
L'Assemblée nationale est l'une des deux chambres du Parlement français, aux côtés du Sénat. Elle joue un rôle central dans l'élaboration des lois et le contrôle du gouvernement. Composée de 577 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, elle siège au Palais Bourbon à Paris. Les députés y discutent, amendent et votent les projets de loi proposés par le gouvernement ou par des parlementaires. L'Assemblée nationale a également le pouvoir de renverser le gouvernement par le vote d'une motion de censure, ce qui lui confère un rôle clé dans l'équilibre des pouvoirs en France.
Le Président de l'Assemblée Nationale est élu par les députés pour 5 ans. c'est le 3 ème personnage de l'Etat. Organise et préside les débats. 1ère femme de l'Histoire à accéder au Perchoir: Madame Yael Braun Pivet
Le Sénat
348 sénateurs qui écrit , vote la loi et contrôle l'action du Gouvernement. Le Sénat est la chambre haute du Parlement français, complétant l'Assemblée nationale dans le processus législatif. Il représente les collectivités territoriales et joue un rôle clé dans la révision des lois. Composé de 348 sénateurs, élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs, le Sénat a pour mission d'examiner, d'amender et de voter les projets de loi adoptés par l'Assemblée nationale. Il siège au Palais du Luxembourg à Paris. Bien qu'il ne puisse pas renverser le gouvernement, son pouvoir de blocage dans le processus législatif, notamment en matière constitutionnelle, et son rôle de conseil en font une institution importante dans la vie politique française. Election au suffrage universel indirect avec un mandat de 6 ans, renouvelé par moitié tous les 3 ans. (Minimum 24 ans) le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales. le Sénat ne peut être disssout, il représente ainsi la stabilité des institutions
Palais du Luxembourg
L'organisation des collectivités territoriales: L'administration territoriale de la République est assurée par les collectivités territoriales et les services déconcentrés de l'Etat. Après l'Etat, les collectivités territoriales jouent un rôle croissant dans l'administration du territoire. les lois des 7 et 22 juillet 1983 définissent la répartition des compétences entre la Région, le Département et la Commune. la loi NOTRe du 16 juillet 2015 remet les compétences en avant.
La Commune:
La commune fait partie des trois grandes catégories de collectivités territoriales en France. Née en 1789 sous la Révolution, succédant à l’ancienne organisation paroissiale, elle constitue l’échelon le plus ancien et le plus proche de la population. Aujourd’hui, on compte environ 36 000 communes en France, même si une volonté politique engagée depuis 2016 cherche à réduire ce nombre grâce à la création des « communes nouvelles ». La diversité de taille est considérable : Paris, capitale, compte plus de deux millions d’habitants, Reims environ 184 000, Sedan 17 000, tandis que de très petites communes subsistent comme Le Mont-Dieu dans le canton de Vouziers (16 habitants, avec une femme élue maire) ou encore Rouvroy-Ripont dans l’Argonne (10 habitants). Chaque commune est administrée par un maire et un conseil municipal élu au suffrage universel direct pour 6 ans. Le nombre de conseillers municipaux varie selon la population : il peut aller de 7 au minimum dans les plus petites communes à 59 à Reims, par exemple. Le maire est choisi par les conseillers municipaux en leur sein. Enfin, certaines grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille disposent de mairies d’arrondissement, adaptées à leur organisation particulière.
Compétences de la commune:
La commune, souvent appelée « maison commune », est le premier échelon de la démocratie de proximité. Elle assume de nombreuses missions essentielles au quotidien des habitants. Elle gère l’état civil (naissances, mariages, décès, baptêmes civils), ainsi que les cimetières et crématoriums. Elle organise la vie électorale et tient à jour les listes électorales. Elle est également responsable des écoles maternelles et primaires, de la cantine, du périscolaire et des transports scolaires. Dans le domaine culturel et sportif, elle administre les centres de loisirs, maisons de quartier, bibliothèques et équipements sportifs. La commune entretient la voirie et aménage l’espace public (pistes cyclables, circulation, urbanisme), tout en veillant à l’environnement (eau, collecte des déchets, espaces verts). Elle contribue à la sécurité par l’action de la police municipale, le maire exerçant aussi les fonctions d’officier de police judiciaire. Enfin, la commune joue un rôle central dans le domaine social : à travers le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), elle accompagne les familles, soutient les personnes âgées, en difficulté ou en situation de handicap, développe des actions de solidarité, d’aide alimentaire et d’accès au logement. Ces compétences sociales traduisent la vocation première de la commune : être au plus près des habitants et répondre à leurs besoins essentiels.
Le Conseil Départemental:
les électeurs français inscrits élisent les conseillers départementaux lors des élections départementales. les conseillers départementaux (depuis 2015)sont élus au suffrage universel direct pour une durée de 6 ans. Pour chaque canton, un binôme (femme-homme) est élu ensemble au scrutin majoritaire à 2 tours... Lors de sa première réunion ou son renouvellement, le conseil départemental élit son président parmi ses membres. l'élection a lieu à la majorité absolue des membres. Le président est l'organe exécutif du conseil départemental: -ordonne les dépenses et impute les recettes; -est chargé de l'administration; -dispose des prérogatives liées au code de l'action sociale et des familles..; les départements sont les chefs de fils de l'action sociale! L'échelon des politiques sanitaires et sociales. Des politiques qui grèvent une large part du budget départemental.
Les compétences du conseil départemental:
la Voirie: gestion des routes départementales, le transport des personnes porteurs d'handicaps . l'éducation: les collèges la culture: les archives départementales, le patrimoine départemental. le développement local: aide aux associations, aux communes. le tourisme: développement du tourisme local.
Les compétences du conseil départemental:
Le Conseil départemental joue un rôle central dans les politiques sociales en France, avec des missions axées sur la solidarité et le soutien aux populations vulnérables. Ses principales responsabilités sociales incluent : Aide sociale à l'enfance (ASE) : Le Conseil départemental protège les enfants en danger ou en difficulté, en organisant des mesures de protection (placement en famille d'accueil, assistance éducative, etc.) et en accompagnant les familles. Insertion sociale et professionnelle : Il gère le revenu de solidarité active (RSA) et met en place des dispositifs d'accompagnement pour favoriser l'insertion des bénéficiaires dans le monde du travail et la société. Aide aux personnes âgées : Le Conseil départemental finance et organise l'accompagnement des personnes âgées, notamment à travers l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), pour soutenir leur maintien à domicile ou leur placement en établissement. Aide aux personnes handicapées : Il est responsable de la gestion des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et de l'attribution de prestations comme la Prestation de compensation du handicap (PCH), visant à améliorer la qualité de vie des personnes en situation de handicap. Logement et insertion sociale : Le Conseil départemental intervient dans l'accès au logement pour les personnes en difficulté et lutte contre les exclusions sociales. Ces missions font du Conseil départemental un acteur clé dans la mise en œuvre des politiques sociales de proximité, visant à assurer un filet de protection pour les citoyens les plus fragiles.
zoom sur la politique sociale
l'action sociale est dévolue au conseil départemental qui s'appuie sur le code de l'action sociale et des familles. C'est un ensemble de dispositions législatives et règlementaires sur l'action sociale et la famille. Parmi les actions sociales, le conseil départemental est chargé de la protection de l'enfance. le conseil départemental est responsable de la protection de l'enfance. il est chargé d'apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique: -aux enfants et à leur famille, confronté à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces enfants ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social; -aux majeurs de moins de 21 ans confrontés à des difficultés familiales, sociales et éducatives susceptibles de compromettre gravement leur équilibre. ainsi, il réalise: des actions de prévention; le recueil et le traitement des signalements sur des enfants en danger ou risquant de l'être; l'accueil des enfants confiés par leurs parents ou par le juge des enfants.
La Région:
C'est la collectivité la plus récente (1982) En 2015 réduction du nombre de régions: de 22 à 13 régions la Région Grand Est; les Hauts de France Les électeurs français inscrits élisent les conseillers généraux lors des élections régionales. Ils sont élus pour une durée de 6 ans. Elus au scrutin de liste avec un système mixte de règles des scrutins majoritaire et proportionnel. Scrutin à deux tours.
Les compétences de la Région:
Les transports: gestion des ports et des aeroports, des trains express régionaux (TER), la voiries départementales, certaines gares, les transports scolaires... Les Lycées: construction, entretien, fonctionnement des lycées d'enseignement général, des lycées professionnels, des lycées et etablissements d'enseignement agricole... Ont aussi pour mission de définir une stratégie régionale pour l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation. la formation professionnelle et l'emploi: insertion des jeunes en difficulté, formation des demandeurs d'emplois, la gestion de l'apprentissage et des formations en alternance...mission d'information des élèves, étudiants et apprentis. Ils sont chargés des formations sanitaires et sociale... l'aménagement du territoire et l'environnement: gestion des déchets, des parcs naturels régionaux, développement rural et urbain, plan régional pour la qualité de l'air, désenclavement des territoires ruraux, d'implantation des différentes infrastructures... Le développement économique: animation des pôles d'activités; aide tissu économique, développement économique, d'innovation, d'aides à l'investissement immobilier et à l'innovation des entreprises... La gestion des programmes européens: gestion des fonds européens...
La Citoyenneté sociale:
Être citoyen, c’est prendre conscience de ses droits, de ses devoirs et de ses responsabilités. C’est quelqu’un qui habite un territoire, une ville, une nation ou un pays, et qui accepte les règles communes pour vivre en société avec les autres. Quelques droits fondamentaux 1881 : lois Jules Ferry – gratuité, obligation scolaire et laïcité. 1936 : droits aux loisirs – congés payés et temps de repos. 1945 : droit à la santé – création de la Sécurité sociale. Quelques devoirs essentiels: Se soumettre à la loi : respecter les règles établies pour assurer le bon fonctionnement de la société. Payer des impôts : le principe est prévu par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. » Respecter le droit des autres : comme le rappelait Descartes, « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. » En résumé, être citoyen, c’est participer activement à la vie de la société, profiter de ses droits tout en assumant ses responsabilités et en respectant celles des autres.
Mais l'application de ces valeurs est imparfaite : discriminations, racisme, homophobie, sexisme...ainsi pour mettre en place ces valeurs, on met en place des règles de fonctionnement, des principes... ainsi: la République est indivisible: la loi est la même pour tous et partout. la République est laique; la France est démocratique, la République est sociale La citoyenneté est la participation à la vie publique dans toutes ses dimensions, politique avec le droit de vote, civique avec les libertés publiques et sociale avec la naissance de l'Etat providence. L'exercice de la citoyenneté est compromis lorsque le lien social est fragilisés par les difficultés économiques et sociales ou par la priorité individuelle sur la priorité collective
"Monsieur Etat n'existe pas!"
L’État fixe les grands objectifs et met en place les principaux dispositifs des politiques publiques : il définit le cadre, les stratégies, les principes et le fonctionnement de ces dispositifs. Quelques exemples de grandes orientations : la création du RSA en 2009 (devenu Revenu de Solidarité Active), l’instauration d’autres minima sociaux comme le minimum vieillesse ou l’allocation aux adultes handicapés (AAH), la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté en 2019, mais aussi la politique familiale, la politique d’insertion ou encore la politique du logement. L’expression « c’est la faute à l’État » traduit une tendance bien ancrée en France : attribuer à l’État la responsabilité de nombreux problèmes sociaux, économiques ou politiques. Cette attitude, souvent qualifiée de « Monsieur État », reflète la perception d’une puissance publique omniprésente, censée intervenir et résoudre toutes les difficultés rencontrées par les citoyens. Cette vision découle largement du modèle d’État-providence français, qui alimente de fortes attentes en matière de protection sociale, d’emploi, de santé ou d’éducation. Mais elle révèle aussi un paradoxe : en pointant systématiquement l’État du doigt, on risque de masquer la part de responsabilité individuelle et collective. L’attente permanente d’une solution venue d’en haut peut conduire à une forme de dépendance vis-à-vis de l’État, freinant ainsi l’initiative, l’innovation et la responsabilisation citoyenne.
En janvier 2023, le gouvernement estimait qu'au moins 11 000 enfants étaient en attente d'une place en IME à l'échelle nationale . Cette situation est exacerbée dans certains départements. Par exemple, en Seine-Saint-Denis, 2 500 enfants étaient en liste d'attente. Temps d'attente moyen en France: 21 mois. En août 2024, plus de 2 000 enfants étaient sans solution d'hébergement, dont 467 avaient moins de 3 ans UNICEF. Cette situation a augmenté de 120 % depuis 2020 Fin 2023, environ 221 000 enfants et jeunes majeurs étaient accueillis dans le cadre de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) en France. En France, le non-recours au Revenu de Solidarité Active (RSA) reste un phénomène préoccupant, touchant une part significative des personnes éligibles.Ces chiffres suggèrent que plus d'un million de personnes éligibles au RSA ne bénéficient pas de cette aide, malgré leur éligibilité. Causes proncipales:Complexité administrative,Manque d'information.... Le budget consacré à la solidarité humaine pour le département des Ardennes représente 225,6 millions d'euros, soit 53,8 % du budget total. Pour l’année 2024 s’élevant à 113 millions d’euros dans l'Aisnes, Les dépenses sociales du Département de la Marne s'élèvent à 395 millions d'euros. En 2025, la situation financière des départements français est préoccupante, avec entre 30 et 40 départements en situation de quasi-faillite.
Politique et travail social : ce n’est pas abstrait ! Beaucoup de jeunes – et parfois moins jeunes – professionnels en formation estiment que la politique n’est pas pour eux et peinent à comprendre l’intérêt des décisions prises. Pourtant, les chiffres récents montrent que les décisions politiques et budgétaires ont un impact direct sur le terrain : elles influencent la vie des enfants et des familles, mais aussi l’organisation et les missions du travail social. Lien entre politique et pratique sociale: Les budgets, les délais d’attente et les dispositifs d’aide ne sont pas abstraits. Ils conditionnent directement l’action des professionnels sociaux et l’accès aux droits pour les publics vulnérables. Importance de la formation citoyenne et professionnelle: Comprendre la politique, les mécanismes budgétaires et les décisions de l’État permet aux travailleurs sociaux de : mieux défendre les publics, anticiper les besoins, proposer des solutions adaptées. La hausse des besoins sociaux, le non-recours aux aides et la fragilité financière des départements soulignent la nécessité de : politiques cohérentes,engagement actif des acteurs sociaux, pour éviter que les plus vulnérables ne soient laissés pour compte.