Les Jeux Olympiques de l'Antiquité
Les athlètes
Reconstitution du site d’Olympie (autour du 3e siècle avant J.-C.).
Histoire des Jeux Olympiques.
Les sports au programme
Les récompenses
Olympie, berceau des Jeux Olympiques
Les Jeux Olympiques tels que nous les connaissons aujourd’hui ont une longue histoire qui remonte à l’Antiquité. Si certains éléments de ces Jeux ont été repris « tels quels » lors de l’instauration des Jeux Olympiques modernes, d’autres ont été écartés ou modifiés. Tout commence en Grèce, dans le Péloponnèse, il y a 3 000 ans environ.
Des concours sportifs sont organisés à Olympie et sont nommés d’après le nom du site, les « Jeux Olympiques ». On ne sait pas exactement quand ils commencent, mais leur première trace écrite date de 776 av. J.C. Il est difficile de connaître l’origine exacte des Jeux de l’Antiquité. Il existe de nombreuses versions tentant de l’expliquer. Historiquement, les Jeux sont instaurés afin de donner une unité au monde hellénique (grec), alors fragmenté en cité-états, constamment en guerre. La mythologie se mêle à l’histoire, et on explique souvent les événements vécus à cette époque comme des conséquences de l’intervention des dieux. Ces Jeux ont lieu tous les quatre ans. Cette période de quatre années prend le nom d’« Olympiade » et sert de système de datation : le temps ne se compte pas en années, mais en Olympiades.
1er jour
2e jour
info
info
Les sports au programme
3e jour
4e jour
info
info
Les Jeux Olympiques sont célébrés durant plus d’un millénaire et connaissent de nombreux changements. A leur apogée (autour du 5e siècle avant J.-C.), ils durent cinq jours et les compétitions sportives occupent une place centrale. Le programme des Jeux Olympiques ne comporte que des sports individuels, les sports d’équipe sont absents. Les compétitions ont lieu dans le stade et sur l’hippodrome.
5e jour
info
Les prix des concours locaux
Les prix remis à l’occasion des concours locaux ont une valeur matérielle plus importante. Des amphores remplies d’huile d’olive sont bien souvent la récompense remise au vainqueur. À cette époque, l’huile d’olive est extrêmement précieuse et vaut beaucoup d’argent. D’autres prix, comme des trépieds en bronze (supports à trois pieds), des boucliers en bronze ou des coupes en argent peuvent aussi faire partie des lots. Malgré cela, le prestige des Jeux Panhelléniques reste sans égal. La modeste couronne de feuillage est la plus haute récompense attribuée alors dans le monde grec, car elle garantit à celui qui la reçoit l’honneur et le respect de tous.
La fin des Jeux
Durant plus d’un millénaire, les Grecs, puis plus tard les Romains, se réunissent à Olympie pour célébrer ensemble la fête en l’honneur de Zeus et veiller à ce que les Jeux Olympiques de l’Antiquité restent un événement majeur. On sait que les Jeux sont encore organisés au 4e siècle de notre ère. C’est un décret de l’empereur chrétien Théodose en 393 après J.-C. qui interdit la pratique des cultes païens et par là-même l’organisation des Jeux. Toutefois, la popularité des concours sportifs et des fêtes culturelles persiste jusqu’au 6e siècle après J.-C. dans de nombreuses provinces de l’Empire romain encore sous influence grecque.
Olympie, de la fin des Jeux jusqu’à sa redécouverte au 19e siècle. Après l’interdiction de Théodose, les cultes païens sont petit à petit supprimés et le site d’Olympie est abandonné. Des tremblements de terre détruisent les édifices. Leurs ruines disparaissent peu à peu sous la terre et le sable : il ne reste plus aucune trace visible du site. Grâce aux écrits des historiens de l’Antiquité, la mémoire des Jeux et leur place dans le monde grec ne s’efface pas complètement. On sait que ces Jeux ont existé, sans connaître exactement leur emplacement. C’est en 1776 que le voyageur anglais Richard Chandler découvre le site de l’antique Olympie. Il est fouillé à grande échelle quelque cent ans plus tard par des archéologues allemands. Aujourd’hui, l’étude du site archéologique permet de mieux connaître la grandeur des Jeux Panhelléniques et l’importance d’Olympie.
Les athlètes célèbres
Si l’exercice physique constitue une partie importante de l’éducation dans l’Antiquité, il y a également des athlètes hautement spécialisés qui suivent des programmes d’entraînement et participent à de nombreuses compétitions. Les noms des grands champions de l’Antiquité sont parvenus jusqu’à nous. Considérés comme des héros et des exemples à suivre, ces grands athlètes sont célébrés au-delà de leur mort. Sur leurs stèles funéraires, on sculpte les couronnes remportées aux Jeux afin de rappeler leurs exploits. Sur la tombe de l’un d’entre eux, on construit même une école.
Les courses à pied se déroulent dans le stade. Il en existe plusieurs types.
- La course du stade couvre une longueur de stade, environ 192 m.
- Le diaulos comporte deux longueurs ou double stade.
- Le dolichos est une course de longue distance (de 7 à 24 stades).
- La course en armes (à Olympie, il s’agit d’un diaulos), est une course où les athlètes sont revêtus d’un casque et de jambières et portent un bouclier. Les concurrents prennent place sur une ligne de départ signalée par des pierres en calcaire blanc. Une barrière s’abaisse pour signaler le départ. La course s’effectue en ligne droite. Pour les longues distances, les concurrents contournent une borne ou un poteau à chaque fin de stade.
L’après-midi est consacré aux sports de combat : pugilat (boxe), lutte et pancrace. C’est par tirage au sort que les concurrents savent avec qui ils vont combattre. Il n’existe pas de catégories de poids comme aujourd’hui. Pour mettre fin au combat, un des adversaires peut lever le doigt.
La tricherie et les amendes. Lorsque les athlètes ne respectent pas les règles, le juge sévit directement pendant le concours en usant du fouet. Pour des fautes plus graves, les athlètes doivent payer une amende. Avec cet argent, on fait ériger des statues de Zeus à Elis et à Olympie, et on inscrit les noms des tricheurs sur leur socle. À Olympie, ces statues (les Zanes) sont disposées le long du chemin qui mène au stade ; à Elis, elles sont placées dans le gymnase. De cette manière, on rappelle aux athlètes l’exemple à ne pas suivre ! La musique et les chants
Les concours de musique et de chant ne font pas partie du programme des Jeux Olympiques. C’est une particularité des Jeux de Delphes. Bien avant l’apparition des concours sportifs, des concours musicaux sont organisés à Delphes. Il s’agit de chants accompagnés à la cithare (sorte de lyre), de solos de flûte ou encore de chants accompagnés par la flûte. Musique et chant continuent d’être au programme même après l’intégration des concours sportifs. Il y a même des concours de poésie et de théâtre.
Les Jeux organisés à Olympie sont à l’origine des Jeux Panhelléniques qui englobent : les Jeux d’Olympie (Jeux Olympiques), les Jeux de Delphes (Jeux Pythiques), les Jeux de l’Isthme de Corinthe (Jeux Isthmiques), les Jeux de Némée (Jeux Néméens). Les Jeux Panhelléniques ont donc la particularité de rassembler le monde grec (pan=tout, hellène=grec) à une époque où la Grèce n’est pas encore un État mais est formée de cités-états. De la Grèce et de ses colonies (Italie, Afrique du Nord et Asie Mineure), les gens se déplacent pour participer ou assister aux Jeux, animés par un sentiment commun : leur appartenance à une même culture et à une même religion. Les quatre Jeux Panhelléniques n’ont jamais lieu dans la même année.
Les compétitions hippiques se déroulent sur l’hippodrome. L’épreuve reine est la course des quadriges, chars tirés par quatre chevaux. Il y a aussi les courses de chars tirés par des poulains et une course de chevaux montés. Les vainqueurs ne sont ni les jockeys, ni les auriges (conducteurs de chars), mais les propriétaires des chevaux. C’est ainsi que Kyniska de Sparte, femme et propriétaire d’une écurie, a pu devenir championne olympique.
Le pentathlon a lieu dans le stade pendant l’après-midi. Il comporte cinq épreuves : lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, course et lutte. Le lancer du disque est pratiqué sans élan. Tous les athlètes utilisent le même disque. Pour le saut en longueur, les athlètes utilisent des haltères en pierre ou en métal, de forme variable. L’épreuve consiste probablement en une suite de cinq sauts à pieds joints et sans élan, ce qui suppose de l’harmonie et un sens du rythme. Pour le lancer du javelot, on se sert d’une lanière de cuir fixée sur la hampe du javelot afin de lui conférer une rotation supplémentaire. Ces trois disciplines se pratiquent uniquement dans le cadre du pentathlon.
La course et la lutte, en revanche, se pratiquent également hors pentathlon, comme discipline particulière.
Histoire des JO antiques
Sonia BENOIT
Created on September 22, 2023
S.Benoit, CGE BTS 2023-2024
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Interactive Image with Information
View
Interactive Human Body Image
View
Interactive Artwork Image
View
Interactive Product Image
View
Essential Square Interactive Image
View
Akihabara Vertical Interactive Image
View
Interactive Nature Image
Explore all templates
Transcript
Les Jeux Olympiques de l'Antiquité
Les athlètes
Reconstitution du site d’Olympie (autour du 3e siècle avant J.-C.).
Histoire des Jeux Olympiques.
Les sports au programme
Les récompenses
Olympie, berceau des Jeux Olympiques
Les Jeux Olympiques tels que nous les connaissons aujourd’hui ont une longue histoire qui remonte à l’Antiquité. Si certains éléments de ces Jeux ont été repris « tels quels » lors de l’instauration des Jeux Olympiques modernes, d’autres ont été écartés ou modifiés. Tout commence en Grèce, dans le Péloponnèse, il y a 3 000 ans environ. Des concours sportifs sont organisés à Olympie et sont nommés d’après le nom du site, les « Jeux Olympiques ». On ne sait pas exactement quand ils commencent, mais leur première trace écrite date de 776 av. J.C. Il est difficile de connaître l’origine exacte des Jeux de l’Antiquité. Il existe de nombreuses versions tentant de l’expliquer. Historiquement, les Jeux sont instaurés afin de donner une unité au monde hellénique (grec), alors fragmenté en cité-états, constamment en guerre. La mythologie se mêle à l’histoire, et on explique souvent les événements vécus à cette époque comme des conséquences de l’intervention des dieux. Ces Jeux ont lieu tous les quatre ans. Cette période de quatre années prend le nom d’« Olympiade » et sert de système de datation : le temps ne se compte pas en années, mais en Olympiades.
1er jour
2e jour
info
info
Les sports au programme
3e jour
4e jour
info
info
Les Jeux Olympiques sont célébrés durant plus d’un millénaire et connaissent de nombreux changements. A leur apogée (autour du 5e siècle avant J.-C.), ils durent cinq jours et les compétitions sportives occupent une place centrale. Le programme des Jeux Olympiques ne comporte que des sports individuels, les sports d’équipe sont absents. Les compétitions ont lieu dans le stade et sur l’hippodrome.
5e jour
info
Les prix des concours locaux Les prix remis à l’occasion des concours locaux ont une valeur matérielle plus importante. Des amphores remplies d’huile d’olive sont bien souvent la récompense remise au vainqueur. À cette époque, l’huile d’olive est extrêmement précieuse et vaut beaucoup d’argent. D’autres prix, comme des trépieds en bronze (supports à trois pieds), des boucliers en bronze ou des coupes en argent peuvent aussi faire partie des lots. Malgré cela, le prestige des Jeux Panhelléniques reste sans égal. La modeste couronne de feuillage est la plus haute récompense attribuée alors dans le monde grec, car elle garantit à celui qui la reçoit l’honneur et le respect de tous.
La fin des Jeux
Durant plus d’un millénaire, les Grecs, puis plus tard les Romains, se réunissent à Olympie pour célébrer ensemble la fête en l’honneur de Zeus et veiller à ce que les Jeux Olympiques de l’Antiquité restent un événement majeur. On sait que les Jeux sont encore organisés au 4e siècle de notre ère. C’est un décret de l’empereur chrétien Théodose en 393 après J.-C. qui interdit la pratique des cultes païens et par là-même l’organisation des Jeux. Toutefois, la popularité des concours sportifs et des fêtes culturelles persiste jusqu’au 6e siècle après J.-C. dans de nombreuses provinces de l’Empire romain encore sous influence grecque.
Olympie, de la fin des Jeux jusqu’à sa redécouverte au 19e siècle. Après l’interdiction de Théodose, les cultes païens sont petit à petit supprimés et le site d’Olympie est abandonné. Des tremblements de terre détruisent les édifices. Leurs ruines disparaissent peu à peu sous la terre et le sable : il ne reste plus aucune trace visible du site. Grâce aux écrits des historiens de l’Antiquité, la mémoire des Jeux et leur place dans le monde grec ne s’efface pas complètement. On sait que ces Jeux ont existé, sans connaître exactement leur emplacement. C’est en 1776 que le voyageur anglais Richard Chandler découvre le site de l’antique Olympie. Il est fouillé à grande échelle quelque cent ans plus tard par des archéologues allemands. Aujourd’hui, l’étude du site archéologique permet de mieux connaître la grandeur des Jeux Panhelléniques et l’importance d’Olympie.
Les athlètes célèbres
Si l’exercice physique constitue une partie importante de l’éducation dans l’Antiquité, il y a également des athlètes hautement spécialisés qui suivent des programmes d’entraînement et participent à de nombreuses compétitions. Les noms des grands champions de l’Antiquité sont parvenus jusqu’à nous. Considérés comme des héros et des exemples à suivre, ces grands athlètes sont célébrés au-delà de leur mort. Sur leurs stèles funéraires, on sculpte les couronnes remportées aux Jeux afin de rappeler leurs exploits. Sur la tombe de l’un d’entre eux, on construit même une école.
Les courses à pied se déroulent dans le stade. Il en existe plusieurs types.
- La course du stade couvre une longueur de stade, environ 192 m.
- Le diaulos comporte deux longueurs ou double stade.
- Le dolichos est une course de longue distance (de 7 à 24 stades).
- La course en armes (à Olympie, il s’agit d’un diaulos), est une course où les athlètes sont revêtus d’un casque et de jambières et portent un bouclier. Les concurrents prennent place sur une ligne de départ signalée par des pierres en calcaire blanc. Une barrière s’abaisse pour signaler le départ. La course s’effectue en ligne droite. Pour les longues distances, les concurrents contournent une borne ou un poteau à chaque fin de stade.
L’après-midi est consacré aux sports de combat : pugilat (boxe), lutte et pancrace. C’est par tirage au sort que les concurrents savent avec qui ils vont combattre. Il n’existe pas de catégories de poids comme aujourd’hui. Pour mettre fin au combat, un des adversaires peut lever le doigt.La tricherie et les amendes. Lorsque les athlètes ne respectent pas les règles, le juge sévit directement pendant le concours en usant du fouet. Pour des fautes plus graves, les athlètes doivent payer une amende. Avec cet argent, on fait ériger des statues de Zeus à Elis et à Olympie, et on inscrit les noms des tricheurs sur leur socle. À Olympie, ces statues (les Zanes) sont disposées le long du chemin qui mène au stade ; à Elis, elles sont placées dans le gymnase. De cette manière, on rappelle aux athlètes l’exemple à ne pas suivre ! La musique et les chants Les concours de musique et de chant ne font pas partie du programme des Jeux Olympiques. C’est une particularité des Jeux de Delphes. Bien avant l’apparition des concours sportifs, des concours musicaux sont organisés à Delphes. Il s’agit de chants accompagnés à la cithare (sorte de lyre), de solos de flûte ou encore de chants accompagnés par la flûte. Musique et chant continuent d’être au programme même après l’intégration des concours sportifs. Il y a même des concours de poésie et de théâtre.
Les Jeux organisés à Olympie sont à l’origine des Jeux Panhelléniques qui englobent : les Jeux d’Olympie (Jeux Olympiques), les Jeux de Delphes (Jeux Pythiques), les Jeux de l’Isthme de Corinthe (Jeux Isthmiques), les Jeux de Némée (Jeux Néméens). Les Jeux Panhelléniques ont donc la particularité de rassembler le monde grec (pan=tout, hellène=grec) à une époque où la Grèce n’est pas encore un État mais est formée de cités-états. De la Grèce et de ses colonies (Italie, Afrique du Nord et Asie Mineure), les gens se déplacent pour participer ou assister aux Jeux, animés par un sentiment commun : leur appartenance à une même culture et à une même religion. Les quatre Jeux Panhelléniques n’ont jamais lieu dans la même année.
Les compétitions hippiques se déroulent sur l’hippodrome. L’épreuve reine est la course des quadriges, chars tirés par quatre chevaux. Il y a aussi les courses de chars tirés par des poulains et une course de chevaux montés. Les vainqueurs ne sont ni les jockeys, ni les auriges (conducteurs de chars), mais les propriétaires des chevaux. C’est ainsi que Kyniska de Sparte, femme et propriétaire d’une écurie, a pu devenir championne olympique.
Le pentathlon a lieu dans le stade pendant l’après-midi. Il comporte cinq épreuves : lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, course et lutte. Le lancer du disque est pratiqué sans élan. Tous les athlètes utilisent le même disque. Pour le saut en longueur, les athlètes utilisent des haltères en pierre ou en métal, de forme variable. L’épreuve consiste probablement en une suite de cinq sauts à pieds joints et sans élan, ce qui suppose de l’harmonie et un sens du rythme. Pour le lancer du javelot, on se sert d’une lanière de cuir fixée sur la hampe du javelot afin de lui conférer une rotation supplémentaire. Ces trois disciplines se pratiquent uniquement dans le cadre du pentathlon. La course et la lutte, en revanche, se pratiquent également hors pentathlon, comme discipline particulière.