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Gervaise
lh.jtesniere
Created on September 20, 2023
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Transcript
Séquence 1 Lire et suivre un personnage : itinéraires romanesques
Parcours dans une œuvre complète : L’Assommoir d’Emile Zola (1877)
dgxy.link/Gervaise
Introduction
Texte 1
Texte 2
Prévention contre l'alcool
Texte 3
Introduction
Émile Zola est un écrivain naturaliste, il cherche à représenter son époque telle qu’elle est, avec des personnages qui représentent « la vraie vie », sans volonté de l’embellir. Il étudie les hommes dans leur milieu comme on pourrait le faire pour des animaux: il a une volonté scientifique. Il se documente donc beaucoup avant d’écrire. Dans l’Assommoir (1877), il veut parler de la vie des ouvriers des faubourgs parisiens et de leurs problèmes.
Émile Zola (1840-1902)
La série des Rougon Macquart, une représentation de la France du XIXème siècle
La série des Rougon-Macquart, dont le sous-titre est « Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire » est un ensemble de 20 romans d’Émile Zola parus entre 1871 et 1893. D’un roman à l’autre, on retrouve des personnages de la même famille, qui permettent au lecteur de découvrir différents aspects d’une France en plein bouleversement. À chaque nouveau projet, l’auteur commence par une longue période de recherche et de documentation.
Exemples de romans de la série :
Arbre généalogique de la famille Rougon-Macquart imaginé par Émile Zola.
Représenter le Paris ouvrier
Émile Zola (1840-1902)
Texte 1 :
Lire l'œuvre intégrale :
Texte 1 : (suite)
Document B : Extrait du Dossier préparatoire d’Émile Zola pour L'Assommoir, conservé à la BNF
Le Texte 1 nous montre Gervaise qui attend son mari qui n’est pas rentré, puis qui est déplaisant à son retour. La vie de Gervaise semble misérable, elle a eu ses enfants très tôt, elle est dans une situation financière misérable… Zola tenait à la présenter dans son environnement avant de la décrire (doc.B), afin qu’on la comprenne mieux. Ce n’est qu’après un commentaire sur son physique par Lantier qu’elle est un peu décrite (l.89 à 93).
É. Zola au travail
Zola et la lutte contre l’alcoolisme au XIXème siècle
« Tout L'Assommoir peut se résumer dans cette phrase : Fermez les cabarets, ouvrez les écoles. L’ivrognerie dévore le peuple. Consultez les statistiques, allez dans les hôpitaux, faites une enquête, vous verrez si je mens. L’homme qui tuerait l’ivrognerie ferait plus pour la France que Charlemagne ou Napoléon. »
3 films de prévention de Marius Rossillon dit O'Galop, vers 1918.2 films sur l'alcool et un sur la tuberculose.
Des campagnes de prévention actuelles
2023
2008
Texte 2:
Texte 3:
Retranscription Coupeau : même âge que Lantier, 26 ans en 1850. Le plus jeune d’une famille : madame Lerilleux 30 ans en 1850, et madame Veuve Lerat 36 ans. Prendre pour type l’ouvrier parisien, de taille moyenne, châtain, la mâchoire inférieure un peu proéminente, le nez écrasé, le front petit, agréable quand il est jeune, gouailleur, noceur, d’un toupet infernal, pas méchant diable, chantant, gai, rigolo – puis très vite déformé par le métier, s’encanaillant rapidement, devenant malpropre et de propos obscènes, défiguré par l’ivresse, s’abêtissant, lourd, perdant sa gaité, se noyant dans le vin. Tout ce type est celui-ci : une existence d’ouvrier, 19 ans, de 1850 à1869, roulant à l’ivresse, peu à peu perdu par le milieu, descendant en compagnie de Gervaise, ou plutôt entraînant celle-ci. Une décadence d’homme… Le montrer gentil, généreux, bon ouvrier dès le début puis, en 19 ans, en faire un monstre au physique et au moral, par une pente à expliquer. Etudier l’effet du milieu sur lui. Comme caractère, je dois faire de lui le pendant de Gervaise, […]
Premiers détails chez lui. Ivresse d’abord gaie. Le bon appétit. La graisse, cauchemars, faiblesse. Pituite, ne mange plus, ne sort plus, tremblements légers des mains, chatouillement, etc. Picotement à la peau, pied et main, froid et chaud anormaux, crampe, faiblesse des jambes et tremblement des mains, éblouissement. Bourdonnements. Étourdissement. Vert. Crampes. Première maladie. Une fluxion, on l’envoie à Saint Anne. Délire alcoolique passager. Rapide. Il rit de ses cauchemars. La peur le reprend le soir. On le guérit. Le sommeil le répare, la continence le guérit. Délire alcoolique faible. Ses mains tremblent seulement. Chez lui, dans l’autre chapitre. Alcoolisé chronique, travail lent du poison. Il conserve l’écho des hallucinations. Amaigrissement, yeux chassieux, etc. soif vive, vomissement. Le mannequin. L’immoralité accepte. Il pâlit, s’affaisse, reste comateux, puis paralysé d’un bras un jour. Affaiblissement intellectuel. Cinq ou dix fois à l’asile. Le corps imbibé d’alcool. La vue baisse. Sensiblerie. Déchire ses vêtements. Le tremblement des membres rythmique. Vieillesse précoce. L’allure et la parole changés, saccadés. La mémoire perdue. Hébété après les accès. Irritable, inquiet. L’hérédité le prédisposant. Symptômes à voir (168). Il s’alite parfois, boit pour se guérir. Maux de tête, étourdissement. Les aliments vinaigrés et épicés. Douleurs dans les bras et les jambes, il s’assoit la nuit. Enfin la grande maladie, le grand *morceaux qui précède la mort. Tout le delirium tremens. Après des excès de boisson, l’accès. Fou, s’agitant. Puis stupide. Le tremblement qui gagne tout le corps. Les pieds qui passent et qui s’agite dans le sommeil. Un portrait de Coupeau mort, regardé par Gervaise. Elle est là, à l’agonie. Son état de couvreur dans les hallucinations. Lantier. Gueulant, suant, sautant. La tisane sent le vin. La camisole. Quatre jours de cris et de tremblements. Portrait à prendre (141). (Voir les notes pour le grand tableau).