Le bonheur est relié à la condition humaine (ce que nous sommes en tant qu'être humain)
L'ensemble des ÊH semble être concerné par l'envie d'être heureux
Tous les choix que nous faisons = pour nous satisfaire
Bonheur = être heureux, satisfait
À la recherche du bonheur, l'ÊH = se met à part des autres êtres vivants
L'animal n'est pas concerné par la question du bonheur
Tout animal est en harmonie avec sa façon de vivre
L'animal ne se trompe pas de vie, il est comme programmé pour faire sa vie
L'animal est conditionné par la nature
Soit : l'animal est complètement dans le bonheur, il ne lui manque rien car la nature a tout prévu pour lui -> il est tellement dans le bonheur qu'il ne s'en rend pas compte
Soit : on voit la dureté du monde animal -> beaucoup de violence et donc pas de bonheur ?
Définition
bonheur : un état durable de satisfaction complète
On a tous l'envie d'être heureux, pleinement et durablement.
-> un état de vie qui n'en finit pas d'être ce qu'il est
Le temps = essentiel pour nous
Nous sommes doté de la capacité de comprendre ce qu'il se passe = conscients
Enfants = comme le monde animal
Ils sont plus facilement dans le bonheur que les adultes
Ils n'ont pas la notion du temps + un vide en soi à remplir
Satisfaction : le bonheur doit nous plaire
On met de l'absolu dans le bonheur : les petits bonheurs du quotidien
MAIS en nous : exigence de bonheur qui ne s'arrête pas = durable
L'ÊH = exception dans le monde des vivants
en manque permanent
Le manque = notre incomplétude
Il nous manque sans cesse quelque chose
L'incomplétude :
se traduit dans (la prise de conscience de) la DOUBLE NUDITÉ
PHYSIQUE
SYMBOLIQUE
Quand on a rien on peut tout accueillir
Nudité humaine = polyvalente
l'ÊH arrive au monde dans une petitesse = est vulnérable et fragile
Nudité physique = fragilité
dénué de tout :désir (muscles, tatouages...)
chanceux : corps tous différents
besoin de se protéger
Nudité symbolique/morale/intérieure
--> demande à être comblée
L'ÊH n'a rien, il doit tout acquérir
la complétude matérielle ne fait pas tout
Le Penseur de Rodin
On a besoin d'être satisfait sur tous les plans de notre existence
L'essentiel = ce qui correspond à notre essence
Rodin voulait sculpter l'ÊH --> l'a mis dans une position qui a l'air détendue mais qui ne l'est pas : muscles tendus...
L'ÊH est capable de penser et réfléchir
Il peut se poser des problèmes
à propos de la quête du bonheur
Problème 4
Problème 1
Problème 5
Problème 2
Problème 3
Problème 6
Comment savoir ce dont j'ai besoin, ce qui me manque et qui va m'accomplir ?
Toute activité humaine peut concourir au bonheur
Nous avons envie d'autre chose que tout ce que nous faisons
"Tous les Hommes recherchent d'être heureux. Cela est sans exception quelque différent moyen qu'ils y emploient... C'est le motif de toutes les actions des H. Jusqu'à ceux qui vont se pendre."
-Blaire PASCAL
, il n'est jamais coupé du monde en totalité.
Le collectif, l'ÊH vit en société
Nous avons des aspirations au bonheur qui sont personnelles : l'un a le désir, l'autre a le dégoût.
Pourtant nous avons besoin de vivre en société avec les autres pour répondre à nos besoins
ce que produisent les autres en société = répond à nos besoins
+ la transmission de connaissances = l'apprentissage
+ le partage : intellectuel, affectif...
Paradoxe :
À la fois
besoin de faire société
Mais en même temps les autres = très dérangeants
Nous sommes dans un collectif que nous devons inventer
Comment concilier la vie en société avec nos aspirations au bonheur qui sont si particulières ?
ALORS
Si j'ai en moi l'expérience du manque, est-ce que ça n'est pas justement ce qui va me rendre l'accès au bonheur impossible ?
= situation paradoxale
=> Est-ce que la conscience de l'H n'est pas contraire au bonheur ?
nous sommes exposés à une insatisfaction permanente
À quel moment on se repose de la recherche du bonheur ?
On est toujours en train de courir derrière quelque chose
État naturel paradoxal :
nous sommes amenés à prendre en charge notre avenir, devenir, sans savoir comment le faire
"Nous sommes en charge de devenir ce que nous sommes" - Nietzsche
"Le mode d'être de toute conscience est le soucis" -Heidegger
= pas que l'ÊH
"La conscience n'est pas un monopole humain" -Heidegger
=> on ne sait pas si d'autres êtres sont plus conscients que nous
Conscience = soucis = inquiétude
Résumé :
Le désir qui nous habite fait peut-être obstacle au bonheur
OU ALORS
le bonheur c'est le fait même de désirer
La définition du bonheur ==> on attend quelque chose de complet
On se fait du désir une plénitude (=plein)
Désir démesuré ?
L'ÊH ne connait pas la mesure ≠
Il est toujours dans le passé et l'avenir
-> satisfaction partielle
L'ÊH va préférer des bonheurs artificiels : alcool, stupéfiants, vivre le plus vite possible...
= cherche l'ivresse
==> expérience de décollage qu'on a pas dans la vie ordinaire
pour répondre à l'insatisfaction et expérimenter le bonheur
pur artifice = qui est inventé = ruse, contournement
peut-être jouissance dans cette ivresse mais demande force mentale et physique
burn-out
1)
Les bonheurs artificiels :
Comme si ça confirmait qu'il n'y a pas de place pour le bonheur dans la vie car on ne le trouve que dans l'artificiel
Paradoxe : en plaçant son bonheur dans des artifices, l'ÊH est le seul de tous les vivants à devoir sortir de sa nature pour trouver le bonheur
--> il s'écarte d'une vie naturelle
2)
Quand on vit une ivresse = plus nous-même
Temps de notre vie qui ne nous appartient pas, on était pas là pour le vivre
On est plus maître de notre existence
Si pas là pour le vivre, est-ce vraiment du bonheur ?
Il n'y a pas de bonheur dans l'inconscience
On peut faire en sorte d'être heureux = volonté ≠ désir
Volonté = la raison
mais la raison produit des structures, idées, conseils rationnels
Donc -> du PDV du bonheur il nous manque ce grain d'ivresse dont on a besoin
Si je veux être libre mais que je mets des barrières raisonnables
= le contraire de ce que je veux
Peut-on définir le bonheur ?
a) Nous mettons le bonheur à l'extérieur de nous
b) Nous ne sentons pas le bonheur, mais son absence
c) Le bonheur est un idéal de l'imagination
Le mot "bonheur" ==> "bonum augurium" = étymologie latine
= de bonne augure chance circonstance présage
étymologie éclairante car le mot en fr nous dit que le bonheur est sans doute l'ordre de tout ça
ça suggère donc que le bonheur est placé en dehors de nous = vient de la chance etc...
=> inconscients, les personnes humaines vivent comme si le bonheur ne venait, ne dépendait, pas d'elles.
Il y a donc une contingence absolue du bonheur ≠ nécessité
Est nécessaire, ce qui ne peut pas ne pas être ou ne peut pas être autrement qu'il est.
Def nécessité :
(ex : crayon lâché dans l'air = nécessaire qu'il tombe)
≠ obligatoire
Bonheur = contingence donc :
On peut ne pas être heureux,
on y aspire mais on est pas sûr d'avoir une vie heureuse
D'une certaine manière, le bonheur nous échappe
On le traduit comme un droit mais il n'y a pas de garantie d'être heureux ≠ nécessité
Quand on pense que le bonheur = contingent :
c'est toute notre existence qui nous apparaît comme contingente
D'après PASCAL dans Les Pensées :
Nous sommes projetés dans l'existence humaine sans savoir => "Qu'est-ce que je fais là ?"
Notre expérience de la vie = contingente
= contingence de notre existence
Paradoxe : nous expérimentons notre vie sans savoir
À la fois on comprend que existence = contingente
MAIS
en même temps : sorte de nécessité dans la façon que nous vivons notre vie
=> Nous ne pouvons pas penser notre propre absence
Texte de SCHOPENHAUER : sens du texte :
Question : Est-ce que nous pouvons faire l'expérience du bonheur ?
Réponse : NON
L'expérience du bonheur a lieu MAIS en général elle n'est pas consciente
-> on ne s'en rend pas compte -> on ne sent pas le bonheur
On observe que le bonheur n'est connu qu'à travers sa perte
nous n'avons pas une expérience directe du bonheur
= expérience indirecte
Le corps = silencieux dans son bien-être
= tant qu'il n'est pas en souffrance
Lorsque que le corps vit dans une routine = aucun changement
car nous sommes unis avec notre corps, nous ne faisons qu'un
Mais quand il y a de la douleur : nous nous dissocions de celle-ci
Donc la douleur, le souci, le malheur, le manque ou le désir non-satisfait : on peut les sentir
=> on expérimente de manière sensible ce qui nous manque, fait mal... car on aspire à être libéré
DONC
l.8 du texte
Ce qui nous fait du bien : passe inaperçu
tandis que
Ce qui nous fait du mal : très présent
La douleur et la privation se manifestent d'elles-mêmes
"Le bien-être, au contraire, n'est que pure négation"
Thèse du texte :
Exemple de la thèse :
"mais le désir est-il rempli, aussitôt il en advient de lui comme de ces morceaux goûtés par nous et qui cessent d'exister pour notre sensibilité, dès le moment où nous les avalons"
Donc
on n'a pas su être présent à notre expérience de bien-être
difficulté de l'être humain à être présent lors de l'expérience de son actualité
pas conscients du bien-être quand il est là
L'être humain met de la distance
PAS DISTANCE
DISTANCE
quand j'ai mal
quand je vais bien
car justement :
ce qui nous fait du bien passe inaperçu
≠ ce qui nous fait du mal
Comment peut-on ne pas savoir qu'on est heureux ?
on ne le sait qu'après coup
Au moment même où on incorpore la satisfaction, elle disparaît et devient inodore, incolore et se dissout en nous.
Pour en être conscient : il faut être dans un effort d'attention
Peut-être que le bonheur n'est pas si éloigné de nous, qu'il a toujours été là
mais nous = pas conscients car le quotidien a pris le dessus
Il faut redonner de la présence au bien-être
"Aussi n'apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie, la santé, la jeunesse et la liberté" l.9
Liberté = absence de contrainte = pas de limites
mais liberté et contrainte ne sont pas contraires
Nous sommes libres mais nous nous mettons tous des contraintes pour vivre cette liberté
BILAN
Le bonheur est comme la liberté, il est toujours défini par la négative (par son contraire)
on a du mal à définir le bonheur car on ne s'en aperçoit pas
reporte l'attente du bonheur
On attend le bonheur
Paradoxe :
si on est tellement imprégné dans nos moments de bonheur : on n'a pas conscience du bonheur
on devrait mettre de la distance pour sentir le bonheur
on a beaucoup de mal à vivre dans le présent : toujours dans le futur et le passé (j'allais mieux avant...)
si trop dans le présent = pas sûr de savoir que ce moment est génial
MAIS
CONCLUSION
Nous vivons le bonheur à la fois comme une exigence de notre vie et en même temps nous avons de la difficulté à le vivre au présent
Texte de Kant : une question :
Peut-on fonder en raison 1 ligne de conduite pour atteindre le bonheur ?
1 méthode
1 morale
Cela paraît difficile, voire impossible, puisque les définitions du bonheur ne sont pas le résultat d'un travail de la raison
MAIS sont, en réalité, une création de l'imagination
=> il n'y a pas de méthode pour être heureux !
la pensée du meilleur = 1 maximum, totalité, perfection
Qu'est-ce qu'un idéal ?
le résultat d'1 analyse, calcul, quantité (faculté de la raison)
Est-ce que c'est la même chose avec l'idéal du bonheur ?
NON
2 facultés :
IMAGINATION
RAISON
C'est la faculté de l'analyse :
elle produit des idées, concepts
= 1 pensée
= faculté intellectuelle
def du bonheur par la raison
Le bonheur = maximum de bien-être
OR : notion de quantité :
"un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future maintenant et à jamais"
(d'après Kant le bonheur est)
Fondements de la métaphysique des mœurs
MAIS cette définition du bonheur =
une apparence provoquée par la raison
Les définitions du bonheur = provoquées par la raison
= faculté sensible
Elle produit des images
une image = une représentation/une copie
Donc l'imagination = représentative
≠ raison
Imagination = ouverte sur l'infini
donc l'imagination = représentative + créatrice
CONCLUSION
Le bonheur ne peut pas être défini sous forme de concept
n'est pas accessible par la raison
L'Homme met dans la définition du bonheur : ses attentes (liste infinie)
Tout ce que nous savons du bonheur passe par l'expérience que nous avons les uns des autres ≠ idées
il n'y a donc pas de méthode pour être heureux
car la faculté de fabriquer une méthode = la raison
OR le bonheur ne relève pas de la raison mais de l'imagination
"Tous les Hommes recherchent d'être heureux. Cela est sans exception quelque différent moyen qu'ils y emploient... C'est le motif de toutes les actions des H. Jusqu'à ceux qui vont se pendre."
Blaire PASCAL
"Nous sommes en charge de devenir ce que nous sommes"
NIETZSCHE
"Le mode d'être de toute conscience est le soucis"
"La conscience n'est pas un monopole humain"
HEIDEGGER
Est nécessaire, ce qui ne peut pas ne pas être ou ne peut pas être autrement qu'il est.
Philosophie - Le Bonheur
FlavieFlave
Created on September 15, 2023
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Philosophie
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Le Bonheur
Intro
Définitions
Notions
Définition du Bonheur
L'incomplétude
Le Penseur
Les problèmes
Le bonheur est relié à la condition humaine (ce que nous sommes en tant qu'être humain)
L'ensemble des ÊH semble être concerné par l'envie d'être heureux
Tous les choix que nous faisons = pour nous satisfaire
Bonheur = être heureux, satisfait
À la recherche du bonheur, l'ÊH = se met à part des autres êtres vivants
L'animal n'est pas concerné par la question du bonheur
Tout animal est en harmonie avec sa façon de vivre
L'animal ne se trompe pas de vie, il est comme programmé pour faire sa vie
L'animal est conditionné par la nature
Soit : l'animal est complètement dans le bonheur, il ne lui manque rien car la nature a tout prévu pour lui -> il est tellement dans le bonheur qu'il ne s'en rend pas compte
Soit : on voit la dureté du monde animal -> beaucoup de violence et donc pas de bonheur ?
Définition
bonheur : un état durable de satisfaction complète
On a tous l'envie d'être heureux, pleinement et durablement.
-> un état de vie qui n'en finit pas d'être ce qu'il est
Le temps = essentiel pour nous
Nous sommes doté de la capacité de comprendre ce qu'il se passe = conscients
Enfants = comme le monde animal
Ils sont plus facilement dans le bonheur que les adultes
Ils n'ont pas la notion du temps + un vide en soi à remplir
Satisfaction : le bonheur doit nous plaire
On met de l'absolu dans le bonheur : les petits bonheurs du quotidien
MAIS en nous : exigence de bonheur qui ne s'arrête pas = durable
L'ÊH = exception dans le monde des vivants
en manque permanent
Le manque = notre incomplétude
Il nous manque sans cesse quelque chose
L'incomplétude :
se traduit dans (la prise de conscience de) la DOUBLE NUDITÉ
PHYSIQUE
SYMBOLIQUE
Quand on a rien on peut tout accueillir
Nudité humaine = polyvalente
l'ÊH arrive au monde dans une petitesse = est vulnérable et fragile
Nudité physique = fragilité
dénué de tout :désir (muscles, tatouages...)
chanceux : corps tous différents
besoin de se protéger
Nudité symbolique/morale/intérieure
--> demande à être comblée
L'ÊH n'a rien, il doit tout acquérir
la complétude matérielle ne fait pas tout
Le Penseur de Rodin
On a besoin d'être satisfait sur tous les plans de notre existence
L'essentiel = ce qui correspond à notre essence
Rodin voulait sculpter l'ÊH --> l'a mis dans une position qui a l'air détendue mais qui ne l'est pas : muscles tendus...
L'ÊH est capable de penser et réfléchir
Il peut se poser des problèmes
à propos de la quête du bonheur
Problème 4
Problème 1
Problème 5
Problème 2
Problème 3
Problème 6
Comment savoir ce dont j'ai besoin, ce qui me manque et qui va m'accomplir ?
Toute activité humaine peut concourir au bonheur
Nous avons envie d'autre chose que tout ce que nous faisons
"Tous les Hommes recherchent d'être heureux. Cela est sans exception quelque différent moyen qu'ils y emploient... C'est le motif de toutes les actions des H. Jusqu'à ceux qui vont se pendre."
-Blaire PASCAL
, il n'est jamais coupé du monde en totalité.
Le collectif, l'ÊH vit en société
Nous avons des aspirations au bonheur qui sont personnelles : l'un a le désir, l'autre a le dégoût.
Pourtant nous avons besoin de vivre en société avec les autres pour répondre à nos besoins
ce que produisent les autres en société = répond à nos besoins
+ la transmission de connaissances = l'apprentissage
+ le partage : intellectuel, affectif...
Paradoxe :
À la fois
besoin de faire société
Mais en même temps les autres = très dérangeants
Nous sommes dans un collectif que nous devons inventer
Comment concilier la vie en société avec nos aspirations au bonheur qui sont si particulières ?
ALORS
Si j'ai en moi l'expérience du manque, est-ce que ça n'est pas justement ce qui va me rendre l'accès au bonheur impossible ?
= situation paradoxale
=> Est-ce que la conscience de l'H n'est pas contraire au bonheur ?
nous sommes exposés à une insatisfaction permanente
À quel moment on se repose de la recherche du bonheur ?
On est toujours en train de courir derrière quelque chose
État naturel paradoxal :
nous sommes amenés à prendre en charge notre avenir, devenir, sans savoir comment le faire
"Nous sommes en charge de devenir ce que nous sommes" - Nietzsche
"Le mode d'être de toute conscience est le soucis" -Heidegger
= pas que l'ÊH
"La conscience n'est pas un monopole humain" -Heidegger
=> on ne sait pas si d'autres êtres sont plus conscients que nous
Conscience = soucis = inquiétude
Résumé :
Le désir qui nous habite fait peut-être obstacle au bonheur
OU ALORS
le bonheur c'est le fait même de désirer
La définition du bonheur ==> on attend quelque chose de complet
On se fait du désir une plénitude (=plein)
Désir démesuré ?
L'ÊH ne connait pas la mesure ≠
Il est toujours dans le passé et l'avenir
-> satisfaction partielle
L'ÊH va préférer des bonheurs artificiels : alcool, stupéfiants, vivre le plus vite possible...
= cherche l'ivresse
==> expérience de décollage qu'on a pas dans la vie ordinaire
pour répondre à l'insatisfaction et expérimenter le bonheur
pur artifice = qui est inventé = ruse, contournement
peut-être jouissance dans cette ivresse mais demande force mentale et physique
burn-out
1)
Les bonheurs artificiels :
Comme si ça confirmait qu'il n'y a pas de place pour le bonheur dans la vie car on ne le trouve que dans l'artificiel
Paradoxe : en plaçant son bonheur dans des artifices, l'ÊH est le seul de tous les vivants à devoir sortir de sa nature pour trouver le bonheur
--> il s'écarte d'une vie naturelle
2)
Quand on vit une ivresse = plus nous-même
Temps de notre vie qui ne nous appartient pas, on était pas là pour le vivre
On est plus maître de notre existence
Si pas là pour le vivre, est-ce vraiment du bonheur ?
Il n'y a pas de bonheur dans l'inconscience
On peut faire en sorte d'être heureux = volonté ≠ désir
Volonté = la raison
mais la raison produit des structures, idées, conseils rationnels
Donc -> du PDV du bonheur il nous manque ce grain d'ivresse dont on a besoin
Si je veux être libre mais que je mets des barrières raisonnables
= le contraire de ce que je veux
Peut-on définir le bonheur ?
a) Nous mettons le bonheur à l'extérieur de nous
b) Nous ne sentons pas le bonheur, mais son absence
c) Le bonheur est un idéal de l'imagination
Le mot "bonheur" ==> "bonum augurium" = étymologie latine
= de bonne augure chance circonstance présage
étymologie éclairante car le mot en fr nous dit que le bonheur est sans doute l'ordre de tout ça
ça suggère donc que le bonheur est placé en dehors de nous = vient de la chance etc...
=> inconscients, les personnes humaines vivent comme si le bonheur ne venait, ne dépendait, pas d'elles.
Il y a donc une contingence absolue du bonheur ≠ nécessité
Est nécessaire, ce qui ne peut pas ne pas être ou ne peut pas être autrement qu'il est.
Def nécessité :
(ex : crayon lâché dans l'air = nécessaire qu'il tombe)
≠ obligatoire
Bonheur = contingence donc :
On peut ne pas être heureux,
on y aspire mais on est pas sûr d'avoir une vie heureuse
D'une certaine manière, le bonheur nous échappe
On le traduit comme un droit mais il n'y a pas de garantie d'être heureux ≠ nécessité
Quand on pense que le bonheur = contingent :
c'est toute notre existence qui nous apparaît comme contingente
D'après PASCAL dans Les Pensées :
Nous sommes projetés dans l'existence humaine sans savoir => "Qu'est-ce que je fais là ?"
Notre expérience de la vie = contingente
= contingence de notre existence
Paradoxe : nous expérimentons notre vie sans savoir
À la fois on comprend que existence = contingente
MAIS
en même temps : sorte de nécessité dans la façon que nous vivons notre vie
=> Nous ne pouvons pas penser notre propre absence
Texte de SCHOPENHAUER : sens du texte :
Question : Est-ce que nous pouvons faire l'expérience du bonheur ?
Réponse : NON
L'expérience du bonheur a lieu MAIS en général elle n'est pas consciente
-> on ne s'en rend pas compte -> on ne sent pas le bonheur
On observe que le bonheur n'est connu qu'à travers sa perte
nous n'avons pas une expérience directe du bonheur
= expérience indirecte
Le corps = silencieux dans son bien-être
= tant qu'il n'est pas en souffrance
Lorsque que le corps vit dans une routine = aucun changement
car nous sommes unis avec notre corps, nous ne faisons qu'un
Mais quand il y a de la douleur : nous nous dissocions de celle-ci
Donc la douleur, le souci, le malheur, le manque ou le désir non-satisfait : on peut les sentir
=> on expérimente de manière sensible ce qui nous manque, fait mal... car on aspire à être libéré
DONC
l.8 du texte
Ce qui nous fait du bien : passe inaperçu
tandis que
Ce qui nous fait du mal : très présent
La douleur et la privation se manifestent d'elles-mêmes
"Le bien-être, au contraire, n'est que pure négation"
Thèse du texte :
Exemple de la thèse :
"mais le désir est-il rempli, aussitôt il en advient de lui comme de ces morceaux goûtés par nous et qui cessent d'exister pour notre sensibilité, dès le moment où nous les avalons"
Donc
on n'a pas su être présent à notre expérience de bien-être
difficulté de l'être humain à être présent lors de l'expérience de son actualité
pas conscients du bien-être quand il est là
L'être humain met de la distance
PAS DISTANCE
DISTANCE
quand j'ai mal
quand je vais bien
car justement :
ce qui nous fait du bien passe inaperçu
≠ ce qui nous fait du mal
Comment peut-on ne pas savoir qu'on est heureux ?
on ne le sait qu'après coup
Au moment même où on incorpore la satisfaction, elle disparaît et devient inodore, incolore et se dissout en nous.
Pour en être conscient : il faut être dans un effort d'attention
Peut-être que le bonheur n'est pas si éloigné de nous, qu'il a toujours été là
mais nous = pas conscients car le quotidien a pris le dessus
Il faut redonner de la présence au bien-être
"Aussi n'apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie, la santé, la jeunesse et la liberté" l.9
Liberté = absence de contrainte = pas de limites
mais liberté et contrainte ne sont pas contraires
Nous sommes libres mais nous nous mettons tous des contraintes pour vivre cette liberté
BILAN
Le bonheur est comme la liberté, il est toujours défini par la négative (par son contraire)
on a du mal à définir le bonheur car on ne s'en aperçoit pas
reporte l'attente du bonheur
On attend le bonheur
Paradoxe :
si on est tellement imprégné dans nos moments de bonheur : on n'a pas conscience du bonheur
on devrait mettre de la distance pour sentir le bonheur
on a beaucoup de mal à vivre dans le présent : toujours dans le futur et le passé (j'allais mieux avant...)
si trop dans le présent = pas sûr de savoir que ce moment est génial
MAIS
CONCLUSION
Nous vivons le bonheur à la fois comme une exigence de notre vie et en même temps nous avons de la difficulté à le vivre au présent
Texte de Kant : une question :
Peut-on fonder en raison 1 ligne de conduite pour atteindre le bonheur ?
1 méthode
1 morale
Cela paraît difficile, voire impossible, puisque les définitions du bonheur ne sont pas le résultat d'un travail de la raison
MAIS sont, en réalité, une création de l'imagination
=> il n'y a pas de méthode pour être heureux !
la pensée du meilleur = 1 maximum, totalité, perfection
Qu'est-ce qu'un idéal ?
le résultat d'1 analyse, calcul, quantité (faculté de la raison)
Est-ce que c'est la même chose avec l'idéal du bonheur ?
NON
2 facultés :
IMAGINATION
RAISON
C'est la faculté de l'analyse :
elle produit des idées, concepts
= 1 pensée
= faculté intellectuelle
def du bonheur par la raison
Le bonheur = maximum de bien-être
OR : notion de quantité :
"un maximum de bien-être dans mon état présent et dans toute ma condition future maintenant et à jamais"
(d'après Kant le bonheur est)
Fondements de la métaphysique des mœurs
MAIS cette définition du bonheur =
une apparence provoquée par la raison
Les définitions du bonheur = provoquées par la raison
= faculté sensible
Elle produit des images
une image = une représentation/une copie
Donc l'imagination = représentative
≠ raison
Imagination = ouverte sur l'infini
donc l'imagination = représentative + créatrice
CONCLUSION
Le bonheur ne peut pas être défini sous forme de concept
n'est pas accessible par la raison
L'Homme met dans la définition du bonheur : ses attentes (liste infinie)
Tout ce que nous savons du bonheur passe par l'expérience que nous avons les uns des autres ≠ idées
il n'y a donc pas de méthode pour être heureux
car la faculté de fabriquer une méthode = la raison
OR le bonheur ne relève pas de la raison mais de l'imagination
"Tous les Hommes recherchent d'être heureux. Cela est sans exception quelque différent moyen qu'ils y emploient... C'est le motif de toutes les actions des H. Jusqu'à ceux qui vont se pendre."
Blaire PASCAL
"Nous sommes en charge de devenir ce que nous sommes"
NIETZSCHE
"Le mode d'être de toute conscience est le soucis"
"La conscience n'est pas un monopole humain"
HEIDEGGER
Est nécessaire, ce qui ne peut pas ne pas être ou ne peut pas être autrement qu'il est.
Nécessité :