Etre
Soldat
pendant la première guerre mondiale
Comment utiliser ce genially?
Pour aller à la page suivante
Pour répondre aux questions
Pour accéder à des informations complémentaires
Pour ouvrir un document
Pour connaître les mots de vocabulaire
C'est parti !
Pour revenir en arrière
Attention: certaines informations ne sont pas indiquées par des questions. C'est à toi de remplir ta fiche au fur et à mesure de tes découvertes
Nous sommes en 1916. Vous êtes Jérôme Koing et vous travaillez au Canard enchaîné, journal français fondé en 1915 pour dénoncer la censure. Ce matin, vous avez reçu un courrier étonnant, qui a été jeté d'un camion par des soldats mutins. Cliquez dessus pour l'ouvrir ...
« Tract » manuscrit, vers 1916-1918.: « Camarades, nous sommes trois régiments qui n’avons pas voulu monter en ligne. Nous allons à l’arrière. À nous tous d’en faire autant si nous voulons sauver notre peau. »
Vous décidez d'enquêter sur les conditions de vie et de combat des soldats pendant la Première guerre mondiale. Pour cela, rendez-vous directement à Verdun, pour remplir votre cahier de reporter de guerre, avant de réaliser votre article de presse.
Vous y êtes presque
Le train vous a déposé à Bar-Le Duc, et vous vous dirigez en direction de Verdun, vers le front, sur la Voie Sacrée.
Vous décidez de monter dans un des véhicules pour rejoidre directement le fort de Verdun.
Le maréchal Petain
Fantassin de formation, il devient jeune général au début de la guerre 14-18. Il organise la défense de Verdun en 1916. Il met en place une liaison avec Bar le-Duc, à l’arrière.En 24h, 6 000 camions montent vers le front en empruntant la « voie sacrée ». L’assaut allemand est repoussé. Il obtient, pendant la bataille que ses troupes soient régulièrement renouvelées : c’est ainsi que, par rotations successives (« le tourniquet»), 70 divisions des 95 de l’armée françaises vont connaître l’enfer de Verdun.
Vous êtes arrivé sur le front du côté des tranchées françaises et vous poursuivez votre enquête
Vers la dernière ligne de front
Poilus dans les tranchées, date et lieu inconnus
Une batterie française à Verdun
Installés derrière la ligne de front, les artilleurs français bombardent les tranchées allemandes.Dans cette guerre, l'artillerie joue un rôle considérable et est responsable de plus de 75% des morts et des blessés.
Ravitaillement d'obus, mai 1916
Durant la bataille, plus de 50 millions d’obus de tout type ont été tirés dans le secteur, dont un quart au moins n’auraient pas explosés. Entre deux offensives, les soldats se servaient parfois des douilles pour confectionner et graver des vases, des objets de piété et même des instruments de musique
"Mes chers parents, Je suis encore vivant et en bonne santé, pas même blessé, alors que tous mes camarades sont tombés morts ou blessés aux mains des Boches, qui nous ont fait souffrir les mille horreurs, liquides enflammés, gaz asphyxiants, attaques...(...). Ah ! Grand Dieu, ici seulement c'est la guerre. Je suis redescendu de première ligne(1) ce matin. Je ne suis qu'un bloc de boue et j'ai dû faire racler mes vêtements avec un couteau car je ne pouvais plus me traîner, la boue collant à mes pans de capotes après mes jambes (...). J'ai eu soif, j'ai connu l'horreur de l'attente de la mort sous un tir de barrage inouï. Je tombe de fatigue, voilà dix nuits que je passe en première ligne. Je vais me coucher, au repos dans un village de l'arrière où cela cogne cependant. J'ai sommeil, je suis plein de poux, je pue la charogne des macchabées(2). Je vous écrirai dès que je vais pouvoir.
Lettre de Georges Gallois, 221e régiment d'infanterie, Verdun, 15 juillet 1916.
1. La ligne de tranchée la plus proche du front. 2. Les morts
"Un rideau flamboyant monta en l'air, suivi d'un rugissement soudain, tel que nous n'en avions jamais entendu. Un tonnerre à rendre fou (...) fit trembler le sol (...). Dans le cercle étroit qui nous entourait, les obus lourds continuaient de faire rage. On voyait soudainement des mottes de terre noire jaillir en tourbillon d'un nuage blan; l'explosion était engloutie par le fracas général. D'ailleurs, à mieux dire, on n'entendait plus rien du tout. Dans la petite section de tranchée, sur notre gauche, trois hommes de ma compagnie furent mis en pièces. L'un des derniers coups, un obus n'éclata pas, tua de plein fouet le pauvre petit Schmidt, qui était encore assis dans l'escalier de l'abri"
Ernst Jünger, Orages d'acier, Carnets de guerre 1914-1918
Ecrivain allemand, soldat durant la première guerre mondiale au cours de laquelle il est blessé sept fois.
L'importance de l'aviation
Ils sont venus en Europe combattre pour la liberté. Les pilotes volent sur des avions français, le Newport et le Squat. Il n’y a pas encore de cabine, ils doivent donc faire face au froid d’altitude, ni de mitrailleuse tirant dans l’axe.
L’avion a tenu brillamment sa place lors des combats à Verdun. En effet, un an avant l’entrée officielle des Etats-Unis (avril 1917), quelques aviateurs américains ont voulu se battre aux côtés de l’armée française et ont créé l’escadrille Lafayette (du nom du marquis qui s’est investi lors de la guerre d’indépendance Américaine).
Vu du ciel le paysage de Verdun était chaotique et pour pouvoir reconnaître les tranchées allemandes ou françaises les avions étaient obligés de voler très bas.
L'emblème de l'escadrille Lafayette
Les blessés de guerre
Avant de rentrer à Paris, tu vas à Lyon pour rencontrer ces survivants de l'horeur:
Le bilan humain
Attention: cette vidéo peut être difficile à regarder
La mort est partout
Les morts sont partout dans les zones de combats. Ce sodlat allemand, aux aguets dans une tranchée près du fort de Vaux, doit cohabiter avec le cadavre à demi enseveli d’un fantassin français.
" Des odeurs de cadavres qui n'ont pu être enterrés s'élèvent des anciennes tranchées françaises ravagées (...). Quand vient le vent du nord avec son épouvantable odeur de putréfaction ou avec la puanteur des grenades de souffre et de phosphore et quand le feu de batterie reprend, nos nerfs sont remis à rude épreuve."
S'il te reste du temps, tu peux regarder cette vidéo ou commencer à rédiger ton article de journal.
Copie - 3eme Etre soldat pendant la première guerre mondiale
melissa.legoff29
Created on September 11, 2023
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Nous sommes en 1916. Vous êtes Jérôme Koing et vous travaillez au Canard enchaîné, journal français fondé en 1915 pour dénoncer la censure. Ce matin, vous avez reçu un courrier étonnant, qui a été jeté d'un camion par des soldats mutins. Cliquez dessus pour l'ouvrir ...
« Tract » manuscrit, vers 1916-1918.: « Camarades, nous sommes trois régiments qui n’avons pas voulu monter en ligne. Nous allons à l’arrière. À nous tous d’en faire autant si nous voulons sauver notre peau. »
Vous décidez d'enquêter sur les conditions de vie et de combat des soldats pendant la Première guerre mondiale. Pour cela, rendez-vous directement à Verdun, pour remplir votre cahier de reporter de guerre, avant de réaliser votre article de presse.
Vous y êtes presque
Le train vous a déposé à Bar-Le Duc, et vous vous dirigez en direction de Verdun, vers le front, sur la Voie Sacrée.
Vous décidez de monter dans un des véhicules pour rejoidre directement le fort de Verdun.
Le maréchal Petain
Fantassin de formation, il devient jeune général au début de la guerre 14-18. Il organise la défense de Verdun en 1916. Il met en place une liaison avec Bar le-Duc, à l’arrière.En 24h, 6 000 camions montent vers le front en empruntant la « voie sacrée ». L’assaut allemand est repoussé. Il obtient, pendant la bataille que ses troupes soient régulièrement renouvelées : c’est ainsi que, par rotations successives (« le tourniquet»), 70 divisions des 95 de l’armée françaises vont connaître l’enfer de Verdun.
Vous êtes arrivé sur le front du côté des tranchées françaises et vous poursuivez votre enquête
Vers la dernière ligne de front
Poilus dans les tranchées, date et lieu inconnus
Une batterie française à Verdun
Installés derrière la ligne de front, les artilleurs français bombardent les tranchées allemandes.Dans cette guerre, l'artillerie joue un rôle considérable et est responsable de plus de 75% des morts et des blessés.
Ravitaillement d'obus, mai 1916
Durant la bataille, plus de 50 millions d’obus de tout type ont été tirés dans le secteur, dont un quart au moins n’auraient pas explosés. Entre deux offensives, les soldats se servaient parfois des douilles pour confectionner et graver des vases, des objets de piété et même des instruments de musique
"Mes chers parents, Je suis encore vivant et en bonne santé, pas même blessé, alors que tous mes camarades sont tombés morts ou blessés aux mains des Boches, qui nous ont fait souffrir les mille horreurs, liquides enflammés, gaz asphyxiants, attaques...(...). Ah ! Grand Dieu, ici seulement c'est la guerre. Je suis redescendu de première ligne(1) ce matin. Je ne suis qu'un bloc de boue et j'ai dû faire racler mes vêtements avec un couteau car je ne pouvais plus me traîner, la boue collant à mes pans de capotes après mes jambes (...). J'ai eu soif, j'ai connu l'horreur de l'attente de la mort sous un tir de barrage inouï. Je tombe de fatigue, voilà dix nuits que je passe en première ligne. Je vais me coucher, au repos dans un village de l'arrière où cela cogne cependant. J'ai sommeil, je suis plein de poux, je pue la charogne des macchabées(2). Je vous écrirai dès que je vais pouvoir.
Lettre de Georges Gallois, 221e régiment d'infanterie, Verdun, 15 juillet 1916.
1. La ligne de tranchée la plus proche du front. 2. Les morts
"Un rideau flamboyant monta en l'air, suivi d'un rugissement soudain, tel que nous n'en avions jamais entendu. Un tonnerre à rendre fou (...) fit trembler le sol (...). Dans le cercle étroit qui nous entourait, les obus lourds continuaient de faire rage. On voyait soudainement des mottes de terre noire jaillir en tourbillon d'un nuage blan; l'explosion était engloutie par le fracas général. D'ailleurs, à mieux dire, on n'entendait plus rien du tout. Dans la petite section de tranchée, sur notre gauche, trois hommes de ma compagnie furent mis en pièces. L'un des derniers coups, un obus n'éclata pas, tua de plein fouet le pauvre petit Schmidt, qui était encore assis dans l'escalier de l'abri"
Ernst Jünger, Orages d'acier, Carnets de guerre 1914-1918
Ecrivain allemand, soldat durant la première guerre mondiale au cours de laquelle il est blessé sept fois.
L'importance de l'aviation
Ils sont venus en Europe combattre pour la liberté. Les pilotes volent sur des avions français, le Newport et le Squat. Il n’y a pas encore de cabine, ils doivent donc faire face au froid d’altitude, ni de mitrailleuse tirant dans l’axe.
L’avion a tenu brillamment sa place lors des combats à Verdun. En effet, un an avant l’entrée officielle des Etats-Unis (avril 1917), quelques aviateurs américains ont voulu se battre aux côtés de l’armée française et ont créé l’escadrille Lafayette (du nom du marquis qui s’est investi lors de la guerre d’indépendance Américaine).
Vu du ciel le paysage de Verdun était chaotique et pour pouvoir reconnaître les tranchées allemandes ou françaises les avions étaient obligés de voler très bas.
L'emblème de l'escadrille Lafayette
Les blessés de guerre
Avant de rentrer à Paris, tu vas à Lyon pour rencontrer ces survivants de l'horeur:
Le bilan humain
Attention: cette vidéo peut être difficile à regarder
La mort est partout
Les morts sont partout dans les zones de combats. Ce sodlat allemand, aux aguets dans une tranchée près du fort de Vaux, doit cohabiter avec le cadavre à demi enseveli d’un fantassin français.
" Des odeurs de cadavres qui n'ont pu être enterrés s'élèvent des anciennes tranchées françaises ravagées (...). Quand vient le vent du nord avec son épouvantable odeur de putréfaction ou avec la puanteur des grenades de souffre et de phosphore et quand le feu de batterie reprend, nos nerfs sont remis à rude épreuve."
S'il te reste du temps, tu peux regarder cette vidéo ou commencer à rédiger ton article de journal.