Want to create interactive content? It’s easy in Genially!

Get started free

Projet Marie Séraphique - 4e

Justine Pascanet

Created on August 24, 2023

Start designing with a free template

Discover more than 1500 professional designs like these:

Urban Illustrated Presentation

Geographical Challenge: Drag to the map

Decisions and Behaviors in the Workplace

Tangram Game

Process Flow: Corporate Recruitment

Weekly Corporate Challenge

Wellbeing and Healthy Routines

Transcript

Le voyage de la Marie-Séraphique

Dans le cadre de leur programme d'histoire, les élèves de 4e ont étudié le voyage de la Marie-Séraphique, un navire négrier français du XVIIIe siècle. Chacun des six groupes a travaillé sur une étape du voyage à partir de documents d'archive. La tâche finale à accomplir était de faire comme s'ils avaient été mandatés par le musée d'histoire de Nantes pour réaliser un panneau interractif. Voici leur travail !

Sources

1. Le départ : armer un navire négrier

La Marie-Séraphique est un voilier qui mesure 78 pieds soit 2496 cm donc 25m environ de long. Dans ce bateau il y a plusieurs parties comme des réserves de nourriture, de poudre à canon ou de boisson comme le vin.Les marchandises de ce bateau sont des fusils, des sabres d’abatis, des perles et manilles faits de lingots et de métaux, il y a aussi des « indiennes », c’est un tissu imprimé qui servait à faire des habits, et il y aussi du « chasselas » qui est un tissu imprimé. Les marchandises sont fabriquées dans la région de Nantes.La Marie-Séraphique part de Nantes en 1769 pour les côtes Africaines et accoste le 1er Mai 1769 à 11 heures, elle a été poussée par un vent fort de l’est. Il y a 37 hommes d’équipage qui est composé de 11 officiers majors, 5 officiers mariniers, 2 officiers non mariniers, 9 matelots, 8 Novices et 2 volontaires.L’armateur de la Marie-Séraphique est M. Gruel. Il a payé les marchandises et l’équipage du bateau.Léa, Julie, Djyna et Aponi.

Aquarelles de la Marie-Séraphique, Capitaine Gaugy, 1772 (ci-dessus et ci-dessous)

Armement de la Marie-Séraphique, fin du XVIIIe siècle

2. Première étape : la traite en Afrique

Le trajet vers l’Afrique La Marie-Séraphique, part de Nantes le 1er Mai 1769, et arrive le 22 août 1769 à Loango. Le voyage aura duré 114 jours. Une fois arrivé, un courtier du roi de Loango vient pour négocier avec les marchands négriers européens. Souvent, les courtiers du roi parlent plusieurs langues européennes. Un royaume esclavagiste Le royaume de Loango est une monarchie, elle est dirigée par un roi. Les marchands africains vendent les esclaves destinés à l’esclavage. Ce sont souvent des prisonniers de guerre, des victimes d’enlèvement ou des criminels condamnés à l’esclavage. Une fois le commerce fait, les esclaves sont emmenés dans des barques, puis dans le bateau destiné à l’Amérique. Le bilan de la traite A la fin de l’échange, le bilan est de 312 captifs achetés, le 18 décembre 1769. Un captif vaut 348 livres d’argent. En tout, ils auront dépensé 108 576 livres d’argent. La Marie-Séraphique suivra le trajet du commerce triangulaire.Etienne Oscar Hugo Maël Martin

Vocabulaire : Captifs : Prisonniers de guerre Monarchie : Territoire dirigée par des Rois

"Quibanga" maisons temporaires servant à la traite en Afrique, gravure, XVIIIe siècle

Fouet servant à la traite en Afrique

Capture de prisonniers en Afrique, gravure, XVIIIe siècle

3. La traversée de l'Atlantique

Le bateau part des côtes africaines, puis se dirige vers l’île de Saint-Domingue. Après un long voyage, il arrive enfin.Les captifs sont enfermés dans l’entre-pont. Leurs conditions de vie sont horribles : problème d’hygiène, vomissements, obscurité de la cale, l’humidité ambiante, la promiscuité des esclaves allongés et ils sont dans l’incapacité de se mouvoir car ils sont tous serrés les uns contre les autres.Les esclaves sont nourris, sinon ils meurent, mais moins que les marins. Ils sont lavés deux fois par semaine. Les marins prennent soin des captifs car ça leur rapportera de l’argent quand ils vont les vendre. Ils ont l’interdiction de maltraiter les captifs. L’équipage est cependant armé en cas d’émeute. Carl, Eden, David, Karl

Entre-pont de la Marie-Séraphique, aquarelle, Gaugy, 1772

Vue en coupe de la Marie-Séraphique, aquarelle, Gaugy, 1772

4. L'arrivée à Saint-Domingue et la vente des captifs

Saint-Domingue, une colonie esclavagiste Saint-Domingue est une île des Antilles qui se trouve aujourd’hui entre Haïti à l’Ouest et la République Dominicaine à l’Est. Au XVIIIème siècle l’île est une colonie française. Il y a 89% d’esclaves sur cette l’île. La vente des captifsLa Marie-Séraphique arrive à Saint-Domingue le 14 février 1770 et y apporte 298 esclaves. Saint-Domingue achète de nombreux esclaves pour les récoltes de la canne à sucre. Le prix moyen d’un esclave est de 12 750 livres. L’achat de nouvelles marchandises : On voit que Saint-Domingue est tournée vers le commerce car l’île produit plus de 4 millions de livres de sucre pour pouvoir les vendre en Europe grâce au commerce triangulaire. Ambre, Asya, Eléonore, Günes

Vue et plan de la ville du Cap-Français au XVIIIe

Carte de l’île de Saint-Domingue du XVIIIe D’après Guillaume Delisle 1725, Musée d’Aquitaine, Bordeaux

Entre-pont de la Marie-Séraphique, Capitaine Gaugy, 1772

5. Le devenir des esclaves à Saint-Domingue

Le travail des esclavesLes différents travaux que doivent faire les esclaves sont :

  • Les plantations de café et de sucre
  • Les travaux domestiques
  • Dans les mines
  • Et la construction
Le travail qui mobilise le plus d’esclaves est la plantation de sucre qui prend 5 millions d’esclaves tandis que la plantation de café est de 2 millions comme les travaux domestiques. Les mines prennent 1 million d’esclaves et la construction prend un demi-million d’esclaves. L’organisation des plantationsLes plantations s’organisent en plusieurs étapes ;
  • 1ère étape : Ils labourent les terres et plantes les graines.
  • 2ème étape : Ils cultivent et entretiennes les champs.
  • 3ème étape : Une fois que les plantations ont suffisamment poussés, ils les récoltent
  • 4ème étape : Ils mettent les récoltent dans mes moulins pour en faire du sucre. Dans les plantations de canne à sucre.
Les violences contre les esclavesDans leurs travaux, les esclaves subissent des violences. Ils ont des fers entravés placés autour de leur cou pour les empêcher de s’enfuir de la plantation. Il y a aussi des fers de punitions pour qu’ils ne puissent plus essayer de s’enfuir. Ils se font fouetter. S’ils fuient une fois, et ils se font couper l’oreille et ils sont marqués au fer rouge, par la fleur lys. S’ils s’évadent une deuxième fois, ils se font couper le jarret et ils ont une autre fleur de lys sur l’épaule. Et la troisième fois c’est la mort. Au XVIIIe siècle c’était légal.

Le travail des esclaves dans une plantation d’indigo, Gravure du XVIIIe siècle

Fer de punition provenant d’une habitation coloniale, XVIIIe siècle

Noah, Przemyslaw, Thibault, Quentin

6. Le retour à Nantes, bilan d'un voyage

La Marie Séraphique part de Saint-Domingue le 18 mai 1770 et arrive à Nantes le 29 juin 1770.Ils rapportent de leur expédition de l’indigo, du coton, du sucre, du café, bois, cuivre et cacao. Le navire appartient à l’armateur Jacques Gruel. Ils reviennent avec une perte de 5 personnes. Le bilan financier de cette traversée est de 227 000 livres. La traite reste une activité risquée même pour l’armateur car il suffit d’une révolte, d’une tempête ou encore d’une épidémie pour ralentir la progression du bateau. Monsieur Gruel habite dans une résidence luxueuse à Nantes : au rez- de-chaussée nous y trouvons un magasin, au 1er étage il y a son cabinet de travail, aux 2èmes et 3èmes étages il loge avec sa famille et pour finir, au sous- toit vivent les domestiques. Avec cette somme colossale d’argent ils s’offrent des meubles luxueux et des autos portraits.

Portrait de l'épouse d’un armateur nantais, Pierre-Bernard Morlot, 1753

La ville de Nantes profite de la traite Atlantique étant donné qu’il y a beaucoup de gens qui accostent avec leurs bateaux donc il ya plus d’argent qui rentre dans les caisses de la ville car ils ont des taxes de séjour au port à payer. Indigo : plante servant de colorant pour tissu (bleu) Armateur : personne qui exploite et équipe un bateau Livres : ancienne monnaie

L’hôtel particulier de Mr Gruel, propriétaire et armateur du navire (photos actuelles)

Aquarelles de la Marie-Séraphique, Capitaine Gaugy, 1772

Ce travail s'est appuyé principalement sur les sources suivantes :

Gallica (BNF)
Musée d'Histoire de Nantes
Le livre de Bertrand Guillet : la Marie-Séraphique, navire négrier, aux éditions MeMo, 2010
Ce scénario pédagogique qui a énormément inspiré ce travail (site de l'académie de Strasbourg)