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02. Les régimes totalitaires

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Transcript

Les régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

Introduction

De nouveaux régimes

Les pavillons nazi et soviétique à l'exposition universelle de Paris en 1937

Les régimes totalitaires

Introduction

Evaluation de fin de chapitre : question problématisée sur l’un des deux chapitres. Il faudra rédiger totalement l’introduction, présenter le développement sous la forme d’un plan détaillé (avec des arguments, des explications et des illustrations) et rédiger totalement la conclusion.

Point méthode
1. Commencer par une accroche en rapport avec la formation de la QP. 2. Définir les mots clés de la question problématisée : quoi ? où ? 3. Reprendre la problématique proposée par la réponse problématisée. 4. Annoncer un plan : > plan chronologique : un plan qui décrit une évolution ; > plan thématique : un plan qui analyse un phénomène en plusieurs thèmes ; > plan analytique : un plan qui décrit, explique et donne les effets ou les limites ; > plan dialectique : un plan qui discute un phénomène (Oui… mais ou Non… mais).

Les régimes totalitaires

Introduction

> Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent-ils les sociétés européennes ?

Question problématisée

Formulation Première

Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent- ils les sociétés européennes ? Vous pourrez montrer que les totalitarismes naissent dans l’entre-deux-guerres, qu’ils proposent des projets et des pratiques nouveaux, et qu’ils bouleversent l’ordre hérité de la Première Guerre mondiale.

Formulation Terminale

Question problématisée

Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent- ils les sociétés européennes ?

Les régimes totalitaires

Introduction

Expression de « projets totalitaires » à définir. Quels sont les régimes considérés comme totalitaires ?Bornes chronologiques ? À quel(s) événement(s) renvoie le sujet ? Limites spatiales ? Sur quel espace porte mon sujet ? Si le sujet ne comporte ni bornes chronologiques ni limites spatiales, il faut les définir et justifier son choix.

Ce terme pose la question de l’impact de ces projets politiques. Le choix de « déstabiliser » donne déjà une orientation au sujet.

> Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent-ils les sociétés européennes ?

Il s’agit ici d’évoquer les points communs et les différences/oppositions entre ces projets totalitaires.

Les régimes totalitaires

Introduction

Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme, 1951

Le totalitarisme

Le terme de totalitaire est employé pour la première fois en 1923 en Italie par Giovanni Amendola, un opposant politique à Mussolini. Une première réflexion majeure sur le phénomène est apportée en 1951 par la philosophe Hannah Arendt dans son ouvrage The Origins of Totalitarianism.

Le totalitarisme diffère par essence des autres formes d'oppression politique que nous connaissons, comme le despotisme, la tyrannie et la dictature. Partout où celui-ci s'est hissé au pouvoir, il a engendré des institutions politiques entièrement nouvelles, il a détruit toutes les traditions sociales, juridiques et politiques du pays. Peu importent la tradition spécifiquement nationale ou la source spirituelle particulière de son idéologie : le régime totalitaire transforme toujours les classes en masses, substitue au système des partis, non pas des dictatures à parti unique, mais un mouvement de masse, déplace le centre du pouvoir de l'armée à la police, et met en œuvre une politique étrangère visant ouvertement à la domination du monde. Les régimes totalitaires actuels sont nés des systèmes à parti unique ; chaque fois que ces derniers sont devenus vraiment totalitaires, ils se sont mis à agir selon un système de valeurs si radicalement différent de tous les autres qu'aucune de nos catégories utilitaires, que ce soient celle de la tradition, de la justice, de la morale, ou de celles du sens commun, ne nous est plus d'aucun secours pour nous accorder à leur ligne d'action, pour la juger ou pour la prédire.

Les régimes totalitaires et l'Europe en 1939

Les régimes totalitaires

Introduction

En 1937 l’exposition universelles de Paris voit se défier deux puissances totalitaires, l’URSS soviétique et l’Allemagne nationale-socialiste dont les pavillons se dressent dans un face à face spectaculaire et agressif. Inventé en 1923 en Italie par Giovanni Amendola, opposant à Mussolini, le terme « totalitaire » désigne un régime fondé sur la toute-puissance de l'État, un parti unique, un culte du chef et la terreur de masse. Nés dans l’entre-deux-guerres les régimes soviétique en Russie (1917), fasciste en Italie (1922) et nazi en Allemagne (1933), malgré d'importantes divergences idéologiques, partagent un même rejet de de la démocratie et de l’ordre hérité de la Première Guerre mondiale. Leur apparition bouleverse en profondeur le continent et remet en question les équilibres géopolitiques européens. Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent-ils les sociétés européennes ? Après avoir rappelé l’origine des régimes totalitaires soviétique, fasciste et nazi, on verra qu’ils partagent des points communs mais aussi des différences. Enfin, on montrera que par leurs actions ils remettent en cause l’ordre international et conduisent à la Seconde Guerre mondiale.

Etape 1
Etape 2
Etape 3
Etape 4

Les régimes totalitaires

> Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent-ils les sociétés européennes ?

SOMMAIRE

Conclusion Vidéo de révisions

I. Aux origines des régimes totalitaires A) Les suites de la Première Guerre mondialeB) La conquête du pouvoir C) Des projets idéologiques de nature différente II. Les caractéristiques des régimes totalitairesA) Edifier une humanité nouvelleB) La violence comme principe de gouvernement C) L'encadrement des masses III. La déstabilisation de l'ordre européen A) Des objectifs géopolitiques, facteurs de nouvelles tensions internationales B) L’impossible maintien de la paixC) La marche à la guerre

Evaluation

PPO1

Corrigé

PPO2

PPO3

Les régimes totalitaires

I.

Aux origines des régimes totalitaires

> Comment émergent les régimes totalitaires dans l’Europe de l’entre-deux-guerres ?

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

A. Les suites de la Première Guerre mondiale

1. Le traumatisme de la Première Guerre mondiale

De nombreux pays connaissent une sortie de guerre difficile marquée par la défaite ou par une victoire jugée insatisfaisante.

Russie

Prisonniers russes après la bataille de Tannenberg, août 1914

La révolution d'Octobre

2 mars 1917, abdication du tsar Nicolas II

Le défilé des femmes à Petrograd le 23 février 1917

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

A. Les suites de la Première Guerre mondiale

1. Le traumatisme de la Première Guerre mondiale

De nombreux pays connaissent une sortie de guerre difficile marquée par la défaite ou par une victoire jugée insatisfaisante.

Allemagne

Italie

Mussolini devant le drapeau des arditi, 1920

Les « terres irrédentes » revendiquées par l'Italie

Le diktat de Versailles

Caricature allemande de T. Heine parue dans le journal allemand Simplicissimus, 3 juin 1919. A l'issue des traités l'Allemagne, reconnue responsable de la guerre, perd 15% de son territoire, 10% de sa population, est coupée en deux, doit payer l'équivalent de 1 420 milliards € de réparations et voit son armée limitée à 100 000 hommes.

Le « coup de poignard dans le dos »

Affiche électorale du DNVP (parti d'extrême-droite), 1924

23 mars 1919, fondation à Milan des faisceaux de combat

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

A. Les suites de la Première Guerre mondiale

2. Les difficultés socio-économiques

Russie

Italie

Occupation d'une usine par les communistes italiens à Florence en 1920.

Les troubles sociaux du Biennio Rosso

Trotsky harrangue des soldats de l'armée rouge en 1918

Allemagne

Vingt millions d'Allemands ont faim comme toi. [...] Demain tu retourneras au bureau de placement et tu pointeras. À part cela, tu n'as rien à faire demain. Et tu as toujours de nouveaux compagnons. Depuis que le gouvernement Brüning est en fonction, le nombre des chômeurs a augmenté de quatre millions. Crois-tu qu'il baissera sans qu'on change de méthodes ? Dans les champs, il y a du pain qui pousse mais le paysan ne peut plus vendre son grain. [...] Dans les mines allemandes, il y a de la potasse, et les paysans en ont besoin comme engrais. Mais les puits sont arrêtés et les mineurs pointent au chômage. Dans les prairies et les champs, il y a trop d'eau. On pourrait drainer, mais les travailleurs vont pointer au chômage et les entrepreneurs font faillite. [...] Participe à l'œuvre de construction ! Mets la main à la pâte ! [...] Demain, tout sera nouveau et plus grand ! Les nationaux-socialistes peuvent t'aider ! Les nationaux-socialistes veulent t'aider ! Mais il faut que tu leur donnes le pouvoir !

Un tract du NSDAP pour les élections du parlement de Prusse, 24 avril 1932

La création de l'URSS en 1922

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

A. Les suites de la Première Guerre mondiale

3. La brutalisation de la société

Dans les sous-sols de la Tcheka, Ivan Vladimirov, 1919

La violence des SA

« Berlin, un dimanche », illustration de Erich Schilling parue dans Simplicissimus, 18 juillet 1927.« Est-ce l’homme qui est passé sous une voiture ? Non, sous le national-socialisme ! »

J’en viens maintenant à la violence. La violence n’est pas immorale. La violence est parfois morale. Nous refusons à tous nos ennemis le droit de se lamenter sur notre violence parce que, comparée à la violence commise pendant les tragiques années 1919 et 1920, et à celle exercée par les bolchevistes en Russie, où deux millions de personnes ont été exécutées, deux millions d’autres jetées dans les cachots, notre violence est un jeu d’enfants. D’autre part, notre violence est efficace, parce que, en juillet et août, nous avons obtenu, en quarante-huit heures de violences systématiques et guerrières, ce que nous n’aurions pas obtenu en quarante-huit ans de discours. Donc, quand notre violence résout une situation gangrenée, elle est morale, sacro-sainte, nécessaire.

Mussolini justifie la violence

Extrait du discours-fleuve de plus de 2 heures prononcé à Udine par Mussolini devant le Congrès des fascistes du Frioul, 1922

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

B. La conquête du pouvoir

1. Du Léninisme au Stalinisme

La prise du pouvoir par Staline

Le camarade Staline, en devenant Secrétaire général du Parti, a concentré un immense pouvoir entre ses mains et je ne suis pas certain qu’il sache en user avec assez de prudence […]. Staline est trop brutal, et ce défaut, pleinement supportable dans les relations entre nous, communistes, devient intolérable dans la fonction de secrétaire général. C’est pourquoi je propose aux camarades de réfléchir au moyen de déplacer Staline de ce poste et de nommer à sa place un homme qui, sous tous les rapports, se distingue de Staline par une supériorité - c’est-à-dire qu’il soit plus patient, plus loyal, plus poli et plus attentionné envers les camarades, moins capricieux.

Le testament de Lénine

Notes de Lénine, 25 décembre 1922 et 4 janvier 1923

Lénine malade reçoit la visite de Staline, 1922

Lénine

Les compagnons de Lénine

Boukharine – exécuté

Preobrajenski – exécuté

Tomski – « suicidé »

Serebriakov – exécuté

Lachevitch – « disparu »

Rykov – exécuté

Kamenev – exécuté

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

B. La conquête du pouvoir

2. La marche sur Rome et la prise du pouvoir

La prise du pouvoir par Mussolini

Caricature italienne, 1924

Accusé du meurtre de Matteoti, Mussolini déclare vouloir en assumer « la reponsabilité politique, morale et historique »

Tous les fonctionnaires publics qui refusent de préter serment de fidélité au régime sont éloignés de leur service. (...)Le chef du gouvernement n'est pas responsable devant le Parlement.- À l'échelle des communes, le conseil municipal est supprimé de même que le maire. Le podestà1 le remplace, nommé par décret royal.- La diffusion à l'étranger de fausses informations, exagérées ou tendancieuses, qui peuvent nuire au prestige de l'État ou aux intérêts nationaux, entraînent la réclusion de 5 à 15 ans, l'interdiction permanente d'intégrer la fonction publique, la perte immédiate de la citoyenneté italienne et la confiscation des biens.- Pour appliquer les mesures pour la défense de l'État », un Tribunal spécial est institué, dont les sentences sont immédiatement applicables sans possibilité d'appel.

Extraits des lois fascistissimes

Lois fascistissimes, 1925 et 1926

1 Représentant local du parti fasciste

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

B. La conquête du pouvoir

3. L'Allemagne nazie

La prise du pouvoir par Hitler

Affiche de propagande nazie, Heinrich Knirr, 1938

A la mort du président Hindenburg en août 1934, Hitler concentre sous le titre de Führer les fonctions de chef du gouvernement, chef de l'État, chef du parti unique et de commandant en chef des armées.

L'incendie du Reichstag

Dans la nuit du 27 au 28 février 1933, un incendie criminel ravage le Reichstag, siège du Parlement allemand à Berlin. Un jeune communiste Marinus van der Lubbe est arrêté.

En vertu de l’article 48 de la constitution, est pris le décret suivant destiné à la répression des actes commis par les communistes et constituant un danger pour l’Etat : les articles 114, 115, 117, 118, 123, 124 et 153 de la Constitution sont abolis. Sont autorisés par conséquent : les restrictions à la liberté des personnes, à la liberté d’expression y compris la liberté de presse, le droit de réunion ; les atteintes au secret des communications ; les perquisitions ; les confiscations, les restrictions de la propriété. Le Parti nazi est le seul parti politique subsistant en Allemagne.

Le décret de l'incendie du Reichstag

Journal officiel du Reich, 28 février et 14 mars 1933.

Loi du 14 juillet 1933.

Reichstagsbrandverordnung, 28 février 1933

En annulant l'essentiel des libertés civiles et politiques établies par la Constitution, ce décret constitue la première disposition législative qui ouvre la voie à la Gleichschaltung (la « mise au pas » du pays)

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

C. Des idéologies de nature différente

1. Le communisme

La doctrine stalinienne

Le premier plan quinquennal (1928-1932)

Extraits du discours de Staline faisant le bilan du premier plan quinquennal devant le Comité central du PCUS, 7 janvier 1933.

Les succès du plan quinquennal mobilisent les forces révolutionnaires de la classe ouvrière de tous les pays contre le capitalisme, c'est là un fait incontestable. [...] La tâche essentielle du plan quinquennal consistait à transformer l'URSS, de pays agraire et faible [...] en un pays industriel et puissant, parfaitement libre et indépendant des caprices du capitalisme mondial. [...] La tâche essentielle du plan quinquennal consistait à créer dans notre pays une industrie capable de réoutiller et de réorganiser, sur la base du socialisme, l'industrie, les transports et l'agriculture. La tâche essentielle du plan quinquennal consistait à faire passer la petite économie rurale morcelée dans la voie de la grande économie collectivisée, d'assurer par là même la base économique du socialisme à la campagne, à éliminer jusqu’au bout les éléments capitalistes1, à créer une base économique pour la suppression des classes en URSS et de liquider ainsi la possibilité de restauration du capitalisme en URSS. Une dictature du prolétariat, forte et puissante, voilà ce qu'il nous faut maintenant.

1. Selon Staline, les industriels, les commerçants, les nobles, les popes, les koulaks (paysans enrichis), les anciens officiers blancs et les intellectuels bourgeois sont des ennemis de classe.

« Chassons les koulaks du kolkhoze », affiche soviétique de 1930

Affiche de Nikolaï Kotcherguine,

« 1er mai 1920. Sur les ruines du capitalisme, marchons vers la fraternité des travailleurs du monde entier ».

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

C. Des idéologies de nature différente

2. Le fascisme

La doctrine fasciste

La doctrine fasciste

Benito Mussolini, La Doctrine du fascisme, trad. Charles Belin, 1938.

Pour le fascisme, le monde n’est pas ce monde matériel […] où l’homme est un individu isolé de tous les autres, existant en soi et gouverné par une loi naturelle qui, instinctivement, le pousse à vivre une vie de plaisir égoïste et momentané. Dans ce qu’on appelle l’homme, le fascisme considère la nation et la patrie, les individus et les générations se trouvant unis dans une même tradition et dans une même mission […]. Pour le fasciste, tout est dans l’État […]. En ce sens, le fascisme est totalitaire, et l’État fasciste, synthèse et unité de toute valeur, interprète, développe et domine toute la vie du peuple. Ni individus, ni groupes (partis politiques, associations, syndicats, classes) en dehors de l’État. Le fascisme s’oppose donc au socialisme qui fige le mouvement historique dans la lutte des classes. […] Le fascisme s’oppose à la démocratie qui rabaisse le peuple au niveau du plus grand nombre ; il nie que le nombre puisse gouverner grâce à une consultation périodique […]. Le fascisme repousse le pacifisme. Seule la guerre porte au maximum de tension toutes les énergies humaines et imprime un sceau de noblesse aux peuples qui l’affrontent. L’État fasciste s’attribue aussi le domaine économique […]. Le fascisme est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe s’inspirant des doctrines et de la pratique du fascisme.

Le citoyen-soldat

Affiche réalisée pour l’exposition de la révolution fasciste à Rome, 1933

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

C. Des idéologies de nature différente

3. Le nazisme

La doctrine nationale-socialiste

L’idéologie nationale-socialiste

Adolf Hitler, Mein Kampf, 1925.

- Les Aryens : « La conception raciale ne croit nullement à l’égalité des races, mais reconnaît au contraire leur diversité et leur valeur plus ou moins élevée. […] Les Aryens ont été les seuls fondateurs d’une humanité supérieure, celle qui a créé la civilisation. »- Les Juifs et les marxistes : « Le jeune Juif aux cheveux noirs épie pendant des heures, le visage illuminé d’une joie satanique, la jeune fille qu’il souille de son sang1 […]. Ainsi cherche-t-il à abaisser systématiquement le niveau des races en empoisonnant constamment les individus. […] La perte de la pureté du sang abaisse l’homme pour toujours. Les peuples qui se métissent ou se laissent métisser pèchent contre la volonté de l’éternelle Providence et leur chute n’est pas imméritée. […] C’est ainsi que le Juif est celui qui pousse le plus ardemment aujourd’hui à la destruction radicale de l’Allemagne. Tout ce qui, dans le monde entier, s’imprime contre l’Allemagne est écrit par des Juifs, de même que, en temps de paix et pendant la guerre, la presse des boursiers juifs et des marxistes a attisé systématiquement la haine contre l’Allemagne. »- L’espace vital : « La politique extérieure de l’État raciste doit assurer les moyens d’existence sur cette planète de la race que groupe l’État […]. Seul un espace suffisant sur cette terre assure à un peuple la liberté de l’existence. […] L’avenir de notre politique extérieure se tr ouve dans une politique de l’Est, dans le sens de l’acquisition de la terre nécessaire à notre peuple allemand. »

1. Par le métissage.

« Un peuple s'aide lui-même »

Affiche de la campagne pour l’œuvre de bienfaisance du secours d’hiver, 1938.

Affiche de l'exposition « le juif éternel » à Munich, 1937

I. Aux origines des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

C. Des idéologies de nature différente

3. Le nazisme

9-10 novembre 1938, la Nuit de cristal

PPO1

Préparez une présentation orale de 5 minutes l'aide du dossier documentaire.

Itinéraire

25 minutes

individuel

Les régimes totalitaires

II.

Les caractéristiques des régimes totalitaires

> Comment s'exerce le pouvoir dans ces régimes ?

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

Thème

Forger un "homme nouveau"

Répondez aux questions puis construisez à l'aide de vos réponses/lectures/réflexions un oral de 5 min qui réponde à la problématique posée.

Thème

Des ennemis désignés

Des régimes dictatoriaux

Thème

Thème

La Grande Terreur en URSS

PPO2

Thème

L'encadrement des sociétés

30 minutes

Grp de 3

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

A. Edifier une humanité nouvelle

1. Forger un homme nouveau

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

A. Edifier une humanité nouvelle

2. Des ennemis désignés

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

B. La violence comme principe de gouvernement

1. Des régimes dictatoriaux

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

B. La violence comme principe de gouvernement

2. La violence d'Etat

1937-1938, la Grande Terreur en URSS

PPO2

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

C. L'encadrement des masses

II. Les caractéristiques des régimes totalitaires

Les régimes totalitaires

C. L'encadrement des masses

Point commun aux 3 totalitarismes

Spécificités du communisme

Spécificités du fachisme

Spécificités du nazisme

Les régimes totalitaires

III.

La déstabilisation de l'ordre européen

> Comment les régimes totalitaires entraînent-ils l'Europe dans la guerre ?

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

A. Des objectifs géopolitiques, facteurs de nouvelles tensions internationales

1. La remise en cause de l’ordre issu des traités de Versailles

Première de couverture de la version française du traité (document publié vers le 28 juin 1919).

La remise en cause des traités de paix

Le miroir, 21 septembre 1919

« Gegen Versailles » (« Contre Versailles ») Affiche du NSDAP, 1931.

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

A. Des objectifs géopolitiques, facteurs de nouvelles tensions internationales

2. Les visées impérialistes de l’Italie et de l’Allemagne

Une volonté d'étendre territoire et influence

Cahier d'écolier sous le fascisme, années 30.

La communauté raciale allemande comprend 85 millions d’hommes qui forment un noyau racial, plus relié sur lui-même que ce n’est le cas dans aucun autre pays, et qui, d’un autre côté, possède plus qu’aucun autre peuple un droit à un espace vital plus vaste. L’avenir de l’Allemagne est donc sous l’entière dépendance d’un règlement territorial nécessaire. Il n’y a que la violence qui puisse apporter une solution au problème allemand. L’équipement de l’armée, de la marine de guerre et de l’aviation, ainsi que la formation du corps des officiers sont presque achevés. L’équipement et l’armement sont modernes. Si l’on attend encore, ils risquent d’être périmés […]. En outre, le monde attend notre attaque et renforce chaque année ses contre-mesures. C’est pendant que les autres pays se barricadent qu’il faut que nous passions à l’offensive […]. Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps. »

Adolf Hitler, cité dans Les Archives secrètes de la Wilhelmstrasse, T. 2, L’Allemagne et la Tchécoslovaquie (1937-1938), trad. Michel Tournier, Plon, 1951

La constitution d'un « espace vital »

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

A. Des objectifs géopolitiques, facteurs de nouvelles tensions internationales

3. Le Komintern

Staline et la IIIe Internationale

Affiche réalisée pour le 3e Congrès du Komintern (en 1921) par Alexander Petrovich Apsit

Une du journal L'Humanité, 4 mai 1936

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

B. L'impossible maintien de la paix

1. Les atteintes au droit international

Les premières agressions

La campagne d'Abyssinie, 1935-1936

Domenica del corriere, 27 décembre 1936

L'impuissance de la SDN

Gabriel Gobin, caricature dans Le Pèlerin, 5 juillet 1937.

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

B. L'impossible maintien de la paix

2. La guerre d'Espagne et ses conséquences

1936-1938 : les interventions étrangères dans la guerre civile espagnole

PPO3

Compléter le schéma de synthèse.

Itinéraire

15 minutes

individuel

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

C. La marche à la guerre

1. Les coups de force

Ultimes agressions

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

C. La marche à la guerre

2. L'échec de la conférence de Munich

La presse française au lendemain des accords de Munich

La faiblesse des démocraties

III. La déstabilisation de l'ordre européen

Les régimes totalitaires

C. La marche à la guerre

3. Vers la guerre

L'année 1939

Le pacte d'acier

Signé le 22 mai 1939 à Berlin par von Ribbentrop (Allemagne nazie) et Ciano (Italie fasciste), le pacte germano-italien scelle officiellement l'union des forces de l'Axe.

Des soldats allemands arrachent une barrière frontière polonaise le 1er septembre 1939.

L'invasion de la Pologne

Le démembrement de la Tchécoslovaquie

La Wehrmacht parade place Venceslas à Prague le 15 mars 1939.

L'invasion de l'Albanie

Soldats italiens entrant à Durazzo, 7 avril 1939.

Le 23 août 1939, Molotov (URSS) et von Ribbentrop (Allemagne nazie) signent le pacte germano-soviétique de non-agression.

Le pacte germano-soviétique

Les régimes totalitaires

Conclusion

Les régimes totalitaires

Conclusion

Point méthode
1. Faire une synthèse de l'argumentation et répondre à la problématique. 2. Proposer une ouverture : > formuler une mise en perspective du sujet ; > élargir le cadre chronologique ou géographique ; > éventuellement sous forme de question.

Les régimes totalitaires

Conclusion

> Comment les projets totalitaires, opposés ou alliés, déstabilisent-ils les sociétés européennes ?

Les répercussions de la Première Guerre mondiale se font encore fortement ressentir dans l’Europe des années 20. C’est ce contexte de frustrations nationalistes et de faiblesse politique qui permet l’arrivée au pouvoir de Mussolini, Staline et Hitler, ce dernier exploitant également la crise économique des années 30. Bien que reposant sur des idéologies de natures différentes, les régimes totalitaires possèdent un fonctionnement proche : parti unique et culte du chef, propagande et embrigadement, surveillance et répression de masse.A partir des années 30, ils déstabilisent le fragile équilibre européen.Tout d’abord ils s’affirment comme des modèles radicalement opposés à la démocratie libérale tant dans leur idéologie que leur exercice du pouvoir. Ensuite par leur politique étrangère ils font voler en éclat le système de sécurité collective issu de la Première Guerre mondiale sans que les démocraties ne réussissent à s’y opposer. De la guerre d'Espagne aux accords de Munich, divisées, pacifistes, les démocraties se révèlent incapables d’endiguer les dynamiques impérialistes et agressives des régimes totalitaires. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne envahit la cité-État de Dantzig et la Pologne. Cette fois-ci, la France et le Royaume-Uni réagissent militairement. C’est le début de la Seconde Guerre mondiale.

Etape 1
Etape 2

Les régimes totalitaires

Vidéo de révisions

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Introduire le mot de passe

Les interventions étrangère dans la guerre civile espagnole

En 1936 le Frente popular remporte les élections législatives ce qui entraîne le soulèvement du général Franco, partisan d’un régime autoritaire nationaliste. Une guerre civile sanglante (1936-1939) oppose les nationalistes du général Franco aux républicains et aux anarchistes.Le conflit s’internationalise. L’Italie et l’Allemagne soutiennent Franco (Guernica) mais les démocraties occidentales, soucieuses de ne pas déstabiliser l’ordre européen, ne répondent pas aux demandes des républicains.Staline envoie des armes et des conseillers militaires tandis que des milliers de communistes européens et de volontaires s’engagent dans les Brigades internationales.La victoire de Franco permet l’instauration d’un régime autoritaire en Espagne mais la guerre d’Espagne a surtout montré l’impuissance des démocraties et favorisé le rapprochement entre l’Italie et l’Allemagne (axe Rome-Berlin, 1936 puis Pacte anti-Kominterm avec le Japon et l’Allemagne, 1937).

La doctrine nationale-socialiste

L’idéologie nazie est notamment contenue dans Mein Kampf, écrit par Hitler en 1924.Elle est à la fois raciste, antisémite et nationaliste. Raciste car elle postule l’existence d’une hiérarchie des races avec à sa tête la prétendue « race aryenne » à laquelle appartient le peuple allemand. Le rôle de l’Etat serait d’assurer la domination et la pureté de cette race en la protégeant des autres races et en menant une politique eugéniste. Antisémite car parmi ces races inférieures figureraient la « race juive », cause de tous les maux dont souffre l’Allemagne.

La doctrine stalinienne

Inspirée des idées de Marx, l’idéal soviétique est le communisme. Cette idéologie prône l’avènement d’une société égalitaire sans classe sociale, sans Etat et sans propriété privée. Dès 1917 les Bolchéviks avaient aboli la propriété privée mais Staline décide d’accélérer la mise en place du communisme. Il lance une industrialisation à marche forcée du pays dans le cadre d'une planification (définition d’objectifs de production) autoritaire quinquennale et impose en 1929 la collectivisation des campagnes : de grandes fermes d'État, les sovkhozes, et de grandes exploitations collectives, les kolkhozes, sont créées.

La faiblesse des démocraties

Traversées par un fort courant pacifiste, les démocraties occidentales essaient de maintenir la paix à tout prix et les 29 et 30 septembre 1938, la France et le Royaume-Uni autorisent l'annexion des Sudètes par l'Allemagne nazie. Les accords de Munich sont bien accueillis par la majorité de la population des démocraties occidentales, qui pensent que l'on a « sauvé la paix ». De rares voix s'élèvent pour dénoncer un compromis lâche qui ne fait que retarder la guerre (Churchill).

En Allemagne

En Allemagne la crise de 29 frappe de plein fouet une économie déjà fragilisée par l’hyperinflation des années 20. L’explosion du chômage qui en résulte (6 millions en 1933) donne au parti nazi et à Hitler l’audience qui lui permet d’arriver au pouvoir en janvier 1933.

La brutalisation de la société

De retour du front, de nombreux anciens combattants transfèrent les attitudes agressives du temps de guerre dans la vie politique du temps de paix et les années 1920 sont marquées par l’introduction de la violence dans les luttes politiques.En Russie, dès 1917 une première une police politique, la Tchéka, est créée tandis que des camps de travail ouvrent et que la famine est utilisée comme moyen de répression.En Italie, les milices du parti fasciste, les squadristes (« chemises noires ») rétablissent l’ordre en faisant régner la terreur dans les usines et les campagnes. En Allemagne enfin, l’immédiat après-guerre est marqué tant par les violences d’extrême-droite des corps-francs que par celles d’extrême-gauche (tentative de révolution spartakiste, 1919).Le parti nazi se dote aussi d’une organisation paramilitaire, la SA, responsable de nombreuses violences de rue dans les années 20.

La brutalisation de la société (G. Mosse)

De retour du front, de nombreux anciens combattants transfèrent les attitudes agressives du temps de guerre dans la vie politique du temps de paix et les années 1920 sont marquées par l’introduction de la violence dans les luttes politiques.

En Russie, dès 1917 une première une police politique, la Tchéka, est créée tandis que des camps de travail ouvrent et que la famine est utilisée comme moyen de répression.

En Italie, les milices du parti fasciste, les squadristes (« chemises noires ») rétablissent l’ordre en faisant régner la terreur dans les usines et les campagnes.

En Allemagne enfin, l’immédiat après-guerre est marqué tant par les violences d’extrême-droite des corps-francs que par celles d’extrême-gauche (tentative de révolution spartakiste, 1919).Le parti nazi se dote aussi d’une organisation paramilitaire, la SA, responsable de nombreuses violences de rue dans les années 20.

L'Allemagne nazie

La République de Weimar, née au lendemain de la Première Guerre mondiale, est minée par la crise économique et les violences politiques. C’est dans ce contexte que le NSDAP, longtemps un petit parti extrémiste et antisémite dirigé par Hitler, connaît une ascension fulgurante à la faveur de la crise des années 30. En 1932 il devient le premier parti d’Allemagne et Hitler est nommé légalement chancelier le 30 janvier 1933. L’instauration de la dictature est rapide : il prétexte de l’incendie du Reichstag en février pour supprimer les libertés publiques, s’arroger les pleins pouvoirs et interdire les autres partis. Après le décès du Président Hindenburg en août 1934, il cumule les fonctions de Président et de Chancelier en tant que Führer.

Du Léninisme au Stalinisme

Lénine meurt en 1924 et Joseph Djougachvili, dit Staline (« L'homme d'acier »), s'impose comme son héritier en URSS. Il écarte ses principaux rivaux comme Léon Trotski en 1927 ou Nikolaï Boukharine en 1929 par une série de purges au sein du parti communiste et de l’appareil d’Etat. Seul au pouvoir, Staline prône la construction du « socialisme dans un seul pays », et étend la bureaucratisation du Parti et de l'État.

En Italie

En Italie, le mouvement fasciste fondé par Benito Mussolini en 1919 naît des désillusions engendrées par la Première Guerre mondiale. Les Italiens à qui l’Entente refuse les terres irrédentes pourtant promises, ont le sentiment que la victoire leur a été volée malgré d’importants efforts pendant la guerre (Vittorio Veneto, 1918).

L'année 1939

Le renoncement de Munich laisse libre court aux appétits des régimes fascistes. Loin de se limiter aux Sudètes, Hitler s’empare de toute la Tchécoslovaquie (entrée de la Wehrmacht à Prague le 15 mars 1939) et exige de la Lituanie qu'elle lui cède Memel. Dans le même temps Mussolini conquiert l’Albanie en avril. Les deux puissances se rapprochent par la signature du pacte germano-italien en mai. Hitler convoite désormais la Pologne. Pour ce faire il envoie son ministre des Affaires étrangère, Ribbentrop, à Moscou négocier un pacte de non-agression avec l’URSS. Le pacte germano-soviétique est signé le 23 août 1939 ses clauses secrètes incluent le partage de la Pologne. L’Allemagne nazie envahit le territoire polonais le 1er septembre. Alliés de la Pologne, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre : c’est le début de la Seconde Guerre mondiale.

En Russie

En Russie la succession des défaites (Tannenberg, Lacs de Mazurie, 1914) et les pénuries alimentaires provoquent une révolution qui contraint le tsar Nicolas II à abdiquer dès février 1917. Cependant en octobre une seconde révolution, bolchévique, renverse le gouvernement provisoire et porte Lénine au pouvoir.

Le pavillon allemand

Haut de 54 mètres, couronné d'un aigle tenant une croix gammée dans ses serres, le pavillon de l'Allemagne est l'oeuvre d'Albert Speer, architecte en chef du Parti nazi et futur ministre des Armements du Reich.

Albert Speer présente à Hitler la maquette du pavillon.

Cube massif, martial, rythmé de lourds pilastres qui forment le chiffre III, il se présente comme un rempart contre le communisme. L’emblème impérialiste et guerrier de l’aigle surmonte le monument tandis que les sculptures monumentales de Joseph Thorak témoignent de l’idéologie (de l’art) nazi.

Auteur inconnu, Paris, 1937 Scherl Bilderdienst 1464,ADN-Bildarchiv

Ultimes agressions

Convaincu de la faiblesse des démocraties, Hitler se lance dans une politique de coups de force afin de réaliser son programme pangermaniste. En 1938 il réalise l’Anschluss, c’est-à-dire l’annexion de l’Autriche. Puis il déstabilise la Tchécoslovaquie dont il exige qu’elle lui cède la région des Sudètes peuplée d’une minorité allemande.L’Europe est au bord de la guerre quand, à l’initiative du Duce, une conférence de paix s’ouvre à Munich.

Les premières agressions

Dans les années 30 Allemagne et Italie mènent une politique d'intimidation et les premières atteintes au droit international ont lieu :

  • l’Allemagne quitte la SDN en 1933,
  • Hitler rétablit le service militaire et occupe militairement la Rhénanie en violation des traités de paix,
  • l’Italie se lance dans la conquête de l’Ethiopie en 1935.
Impuissante la SDN condamne et sanctionne en vain. Les puissances européennes divisées et pacifiste ne réagissent pas par peur d'une nouvelle guerre.

9-10 novembre 1938 : la Nuit de cristal

Dès 1933, le boycott des commerces juifs est mis en place. Le 15 septembre 1935, les lois de Nuremberg les excluent de la société allemande. Les violences envers eux se multiplient et les 9 et 10 novembre 1938, sous l'impulsion des autorités nazies, les populations du Reich s'en prennent aux synagogues et aux commerces des Juifs, tandis que des assassinats sont commis en toute impunité.

9-10 novembre 1938 : la Nuit de cristal

Dès 1933, le boycott des commerces juifs est mis en place. Le 15 septembre 1935, les lois de Nuremberg les excluent de la société allemande. Les violences envers eux se multiplient et les 9 et 10 novembre 1938, sous l'impulsion des autorités nazies, les populations du Reich s'en prennent aux synagogues et aux commerces des Juifs, tandis que des assassinats sont commis en toute impunité.

Une volonté d'étendre territoire et influence

Les idéologies nazie et fasciste exaltent la guerre qui serait un moyen de revivifier le peuple, de manifester sa puissance et de consacrer la domination des plus forts.Mussolini qui veut s’imposer en Méditerranée pour ressuciter la « mare nostrum » et retrouver la puissance de l’Empire romain, revendique un impérialisme fasciste. Pour les nazis, la guerre est l’occasion de mettre en œuvre le pangermanisme (volonté de regrouper tous les peuples d’origine germanique au sein d’un même État), de doter la race aryenne d’un espace vital (lebensraum) seul à même de permettre sa survie et de prendre une revanche sur la France, « l’ennemi mortel du peuple allemand ».

Staline et la IIIe Internationale

Le modèle soviétique a vocation à se répandre dans le monde entier (la Révolution mondiale, K. Marx) par l’intermédiaire du Komintern. Cependant Staline privilégie la construction du communisme dans la seule URSS avant sa possible extension. L’interdiction du KPD en Allemagne et la répression qui s’abat sur ses membres (internements à Dachau) amènent un changement de position. Désormais le Komintern encourage les partis communistes européens à s’allier aux autres forces de gauche pour faire barrage au fascisme (Front populaire, 1936).

Le pavillon soviétique

Le pavillon de l'URSS, long de 160 m, a été conçu par Boris Iofane et Vera Moukhina, qui a réalisé la sculpture. Sur sa façade de marbre figure l'inscription « 1917-1937 » en rappel des 20 ans de la révolution d'Octobre. Le pavillon est surmonté du groupe sculpté monumental L'Ouvrier et la Kolkhozienne de Vera Moukhina mettant en scène les deux branches du prolétariat : une paysanne, la kohlkozienne, et un ouvrier. Ils brandissent faucille et marteau, les symboles du régime. Ils symbolisent la marche vers le progrès et le triomphe du prolétariat, mais également la volonté de révolution mondiale et de conquête soviétique.

Entièrement en acier inoxydable, le groupe mesure 25 m de haut et pèse 80 tonnes. Après l'exposition il a été démonté et envoyé à Moscou où il trône toujours devant le bâtiment du centre panrusse des expositions (VDNKh).

La marche sur Rome et la prise du pouvoir

Le parti fasciste (PNF) nait en 1921 mais les premiers résultats électoraux sont décevants (32 députés en mai 1921). Mussolini mise alors sur l'action directe pour s'emparer du pouvoir : il menace le roi d’un soulèvement armé contre l’Etat avec la marche paramilitaire sur Rome du 28 octobre 1922. Victor-Emmanuel III choisit alors d'appeler Mussolini à la tête du gouvernement. Les premiers mois du régime maintiennent un certain pluralisme politique jusqu’à l'assassinat du député socialiste antifasciste Matteotti en 1924 par les squadristes. Mussolini revendique l'assassinat et lance officiellement la dictature fasciste par une série de lois dites « fascistissimes », qui limitent les libertés individuelles et suppriment toute forme d'opposition.

La doctrine fasciste

L’idéologie fasciste est d’abord nationaliste. Mussolini se veut le restaurateur de la grandeur italienne et les références à l’Empire romain sont constantes. Elle est également antidémocratique, la démocratie serait dépassée par la figure du chef providentiel qui incarne la masse. Elle rejette également la notion d’égalité au nom de l’homme nouveau qu’il entend crée, exaltant la force, les valeurs guerrières. Traditionnaliste, il relègue les femmes à un rôle maternel.A l’origine, le fascisme n’est pas raciste mais à partir de 1938 et de l’alliance avec l’Allemagne, un antisémitisme d’État est mis en place (les juifs sont recensés et les juifs étrangers expulsés). C’est l’aboutissement de la logique raciale propre à l'idéologie fasciste de l'homme nouveau.

La brutalisation de la société (G. Mosse)

De retour du front, de nombreux anciens combattants transfèrent les attitudes agressives du temps de guerre dans la vie politique du temps de paix et les années 1920 sont marquées par l’introduction de la violence dans les luttes politiques.

En Russie, dès 1917 une première une police politique, la Tchéka, est créée tandis que des camps de travail ouvrent et que la famine est utilisée comme moyen de répression.

En Italie, les milices du parti fasciste, les squadristes (« chemises noires ») rétablissent l’ordre en faisant régner la terreur dans les usines et les campagnes.

En Allemagne enfin, l’immédiat après-guerre est marqué tant par les violences d’extrême-droite des corps-francs que par celles d’extrême-gauche (tentative de révolution spartakiste, 1919).Le parti nazi se dote aussi d’une organisation paramilitaire, la SA, responsable de nombreuses violences de rue dans les années 20.

En Allemagne

En Allemagne, le traité de Versailles, qualifié de diktat, est vu comme une humiliation. Ses clauses très dures (perte de 10% du territoire, désarmement, réparations) sont d’autant moins acceptées que l'armée n'a pas été vaincue sur le champ de bataille, donnant naissance au mythe du « coup de poignard dans le dos ».

La remise en cause des traités de paix

L’Italie et l’Allemagne sont hostiles aux traités de paix qui ont conclu la Première Guerre mondiale et aux principes de sécurité collective destinés à garantir la paix internationale (création de la SDN, 1920).Elles contestent les frontières de 1919 :- l’Italie veut toujours les terres irrédentes promises pour prix de son engagement dans la Première Guerre mondiale,- l’Allemagne entend se remilitariser, récupérer la Rhénanie et le corridor de Dantzig.

En Italie

L’Italie est particulièrement touchée par la crise économique de l’immédiat après-guerre et les troubles sociaux qu’elle engendre (1919-1920, « il Biennio rosso »). Usines et grands domaines agricoles sont occupés par les ouvriers et les paysans. Les grands industriels se tournent vers le parti fasciste qui paraît seul capable de l’ordre et faire barrage au communisme (création du PCI, 1921).

En Russie

Conséquence de la révolution bolchévique, les années 1918-1921 sont marquées par la guerre civile entre « Rouges » (communistes) et « Blancs » (partisans du tsar). Les bolcheviks qui l’emportent et fondent l’URSS en 1922 en profitent pour mettre au pas la société russe.