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MIguel Chevalier

m.vageon

Created on August 4, 2023

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Transcript

Miguel Chevalier, Sur-Natures , Paradis Artificiel,

Oeuvre de réalité virtuelle générative et interactive projetée au mur Logiciel par le collectif Music2eye / Oeuvre unique Dimensions variables 1 ordinateur avec le logiciel de l’oeuvre, 1 vidéoprojecteur, 1 caméra infra-rouge pour l’interactivité. Achat à la Galerie Tarasiève en 2006 par le Centre national des arts plastiques. En dépôt depuis 2016 au Frac Picardie, Amiens.

Qui est Miguel Chevalier ?
Analyse des termes du cartel

SUR-

Paradis

  • 1. ANTIQ. ,,Verger, parc, jardin arrosé et planté d'arbres`` (Bible 1912, p.2120). a) Paradis terrestre. Jardin merveilleux que Dieu donna comme séjour à Adam et Ève au moment de leur création`` (Bible, loc. cit.). Synon. Éden b) Région suprême; lieu de séjour où, dans les différentes traditions, les âmes se retrouvent après la mort. > MUS Lieu de délices promis aux musulmans après leur mort en récompense de leurs mérites, et où ils jouiront de tous les plaisirs des sens. > CHRIST. [P. oppos. à purgatoire, à enfer] Lieu de séjour où les âmes des justes jouissent de la béatitude éternelle.
  • 2. P. anal. et p.métaph.a) Lieu enchanteur par sa beauté, sa douceur de vivre b) Endroit rêvé pour les plaisirs qu'il peut offrir; lieu idéal pour quelqu'un, quelque chose.

* Étymologie : Du latin super (« au-dessus de »).Indique une ampleur excessive. Indique un aspect supérieur, de supériorité. Indique l'idée de dessus, de superficialité.(ex : surfait) * Le préfixe sur- s'emploie normalement sans trait-d'union. Ici, Miguel Chevalier place ce trait d'union pour suggérer peut être l'ambivalence du terme Nature, à considérer seul et avec le préfixe * ce titre fait echo au surnaturel : Qui appartient à un univers supérieur au monde terrestre / Qui ne relève pas des lois de la nature, d'un système d'explication rationnel./ Qui semble ne pas appartenir au monde réel. /

Né en 1959 à Mexico. Vit et travaille à Paris. Depuis 1978, Miguel Chevalier utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique. Son oeuvre, expérimentale et pluridisciplinaire, prend ses sources dans l’histoire de l’art dont il reformule les données essentielles. Son travail aborde la question de l’immatérialité dans l’art, ainsi que les logiques induites par l’ordinateur, tels que l’hybridation, la générativité, l’interactivité, la mise en réseau. Il développe différentes thématiques, telles que la relation entre nature et artifice, l’observation des flux et des réseaux qui organisent nos sociétés contemporaines, l'imaginaire de l'architecture et des villes virtuelles, la transposition de motifs issus de l'art islamique dans le monde numérique. Les images qu'ils nous livrent interrogent perpétuellement notre relation au monde. Miguel Chevalier réalise de nombreuses expositions dans des musées, centres d’art et galeries dans le monde entier. Il réalise également des projets dans l’espace public et architectural.

https://www.cnrtl.fr/definition

Natures

Artificiel

Le monde physique, l'univers, l'ensemble des choses et des êtres, la réalitéEnsemble de forces ou principe supérieur, considéré comme à l'origine des choses du monde, de son organisationEnsemble des principes, des forces, en particulier de la vie, par opposition à l'action de l'hommeEnsemble de ce qui, dans le monde physique, n'apparaît pas comme (trop) transformé par l'homme (en particulier par opposition à la ville)Ensemble des caractères, des propriétés qui font la spécificité des êtres vivants : Étudier la nature animale.

Qui est dû à l'art, qui est fabriqué, fait de toutes pièces; qui imite la nature, qui se substitue à elle; qui n'est pas naturel :

Titre et sous titre soulignent l'ambivalence de l'oeuvre qui fait coéxister le naturel et l'artificiel alors plus antinomiques comme ils le sont représentés si souvvent. Ils évoquent aussi un lieu de sérénité qui échapperait pourtant à la maîtrise de l'homme ne pouvant l'expliquer, qui le dépasserait.

Analyse des termes du cartel (suite)

EN dépÔT

Interactive

réalité virtuelle

Oeuvre Générative

Lorsqu’il fait un dépôt d’œuvres auprès d’une association ou d’un diffuseur (galerie, agent d’art, ) l’artiste reste le propriétaire des œuvres ainsi que des droits d’auteur (par exemple le droit de reproduction) se rattachant aux œuvres mises en dépôt. Pour autant la structure dans laquelle l'oeuvre est déposée gère son exposition, sa conservation et son entretien (si nécessaire). Le dépôt est un contrat sur une durée déterminée passé entre le propriétaire de l'oeuvre et une structure.

L’art génératif est une pratique utilisant les algorithmes pour générer de manière autonome une oeuvre. Tout d’abord, vous créez des règles qui fixent des limites au processus de création. Ensuite, un ordinateur suit ces règles pour produire de nouvelles œuvres. Contrairement aux artistes traditionnels qui peuvent passer des jours, voire des mois, à explorer une idée, les artistes du code génératif utilisent des ordinateurs pour générer des milliers d’idées en quelques millisecondes.Artistes d’un nouveau genreLes arts génératifs visent l’ensemble des arts créatifs. En effet, le recours à l’algorithmie peut être appliqué aux arts plastiques, à la chorégraphie, à la littérature, au cinéma ainsi qu’à la musique. Dans tous les cas, le principe est le même : l’artiste confie à la machine le pouvoir créatif par l’intermédiaire d’un système de génération automatique.

La réalité virtuelle s’appuie sur un ensemble de technologies qui immergent une personne dans une reproduction numérique du monde réel ou dans un monde imaginaire. Plus le nombre de sens mobilisés est important – la vue, l’ouïe et le toucher – et plus l’immersion est efficace.Grâce à différents outils comme des lunettes stéréoscopiques (le même type de lunettes que pour regarder des films en 3D) ou un casque immersif, l’utilisateur peut se déplacer dans un environnement plus ou moins sophistiqué, en 3D. Il peut vivre également une expérience interactive en manipulant virtuellement des objets, jusqu’à en ressentir le poids et la texture. L’expérience peut être enrichie par des manettes, gants, volants ou autres interfaces haptiques, pour des interactions plus complexes. Toutes ces interactions avec l’environnement virtuel ont lieu en temps réel.

On parle d’interactivité au sujet de personnes ou de phénomènes, qui réagissent les uns aux autres. En ce sens, l’art interactif est une forme d’art qui réagit à son public et/ou à son environnement. Pour qu’il y ait interaction, il faut que l’oeuvre soit informatisée. C’est donc une oeuvre numérique manipulable en temps réel. Elle est reliée à des ordinateurs qui utilisent des capteurs détecteurs de mouvements, de température, de pression, de champs électromagnétiques etc. L’artiste pré-programme des événements sur l’oeuvre interactive, qui sollicitent des actions de manière à obtenir des réactions précises de la part du spectateur.

Dimensions variables

L'oeuvre a été exposée en des lieux différenrts. Elle est donc adaptée à l'espace et son mode d'exposition. Parfois diffusée à l'extérieure d'autres fois projetées à l'intérieur, elle peut être plus ou moins immersive.

Focus sur la représentation dans Sur-natures , Paradis Artificiel de Miguel Chevalier

Origines, influences, références

Symbolique du jardin : un art universel et intemporel
  • Claude Monet : Variations et lumières, séries, exploration de la Nature
  • Le jardin japonais, son voyage au japon
  • L'art des jardins en général (Miguel chevalier se compare à un paysagiste, un jardinier)
  • Enfance au Mexique : nature luxuriante
  • La nature dans l'art : idéalisation, recomposition, sublimation, géométrisation, réinvention
Représentation

Le jardin de Sur-Nature est un Paradis artifiel où la nature se veut poétique et méditative Symbole de la symbiose entre l'homme et la nature

  • Formes : des fleurs longilignes et aériennes ondulent . On note une alternance de lignes et de surfaces, de zones opaques et d'autres translucides. Les fleurs gardent une identité vrituelle par leur graphisme : les traits sont anguleux . Si la représentation n'est pas mimétique elle garde des similitudes avec la nature (tiges, feuillages, croissance..). Leurs dimensions ne sont pas réalistes puisqu'en croissant, elles dominent le spectateur.
  • Couleurs : ne sont pas non plus très naturalistes : violentes, luminescentes parfois fluorescentes. Chaque fleur a sa gamme colorée. La colorimétrie est cependant variable en fonction de l'exposition
  • Espace :La suggestion de profondeur ne se fait que par la superpostion des plans crées par les fleurs, les feuilles et les tiges. pas de ligne d'horizon ni autre repères.
  • Texture / matières : Les fleurs immatérielles, elles ne sont que lumière. Le procédé de projection doit accentuer cette impression d'immatérialité
  • Mouvement : lent et gracieux qui décrit la croissance des végétaux et l'influence de l'air "virtuel" sur eux.
  • Lumière : celle de l'oeuvre et de la projection. l'oeuvre est pensée pour être vue dans le noir, ce qui favorise les contrastes et l'immersion de spectateur dans l'oeuvre.
  • Le jardin est un espace crée par l'homme où se mêlent des éléments naturels (les végétaux) et des éléments artificiels ( fontaine, végétaux taillés...).
  • L'histoire des jardins révèle qu'en fonction des cultures et des époques l'homme voulait plus ou moins maÎtriser la végétation.
  • Le jardin à la japonaise auquel Miguel Chevalier fait référence exprime une esthétique savante de la perfection combinée au respect de la nature, mais il fait surtout référence au rôle du jardin japonais dans la culture asiatique : espace de méditation avant tout.
  • Dans la Bible, le paradis est un jardin.
Monet/ Lumière/Variations /Série /impressionnisme numérique (voir p3 et 4 du lien)

Les oeuvres de la génération Sur-Natures ont fait l’objet de nombreuses expositions dans des musées, centres d’art, galeries, lors de festivals. Elles ont été présentées dans des espaces intérieurs, mais également extérieurs, dans l’espace public à l’échelle architecturale (prémisse du mapping video-projection architecturale). A chaque présentation, Miguel Chevalier compose un nouveau jardin. Il définit la colorimétrie générale et choisit les graines parmis les 18 de son herbiers, celles qui composeront le jardin. Il choisit le rythme de croissance et de renouvellement.

Paradis artificiel à l'image du monde d'aujourd'hui : le virtuel s'interpénètre avec le réel, le naturel avec l'artificiel Titre aussi d'un recueil de Baudelaire
Approche scientifique, exploratoire herbier et biomimétisme
  • Utilisé pendant longtemps pour nommer un livre qui contenait des illustrations de plantes, le mot herbier désigne actuellement une collection de plantes séchées ou illustrée mais aussi le bâtiment dans lequel elle est conservée.
  • La constitution d’un herbier est une pratique qui est apparue vers 1530 en Italie, à Pise, avec les premières planches séchées du botaniste Luca Ghini. Elle est concomitante des jardins botaniques et témoigne d’une volonté de comprendre le monde végétal. La production de papier, qui s’est accrue avec le développement de l’imprimerie, n’est pas non plus étrangère à l’essor de la constitution des herbiers.

Inspiré du fonctionnement de la nature, Sur-natures est composé de 18 types de fleurs qui ont leur propre code morphogénique

Oeuvres en lien dans le travail de représentation
Lumière Variation

« Les nouvelles technologies numériques nous ont permis de transcender les frontières entre l’homme et la nature. » collectif TeamLab

Claude Monet (1840-1926), Cycle des Nymphéas du musée de l'Orangerie, entre 1897 et 1926, huile sur toile, H. : 1,97 m, L. : environ 100 m linéaires, surface environ 200 m2. Paris, musée de l'Orangerie ;

Chihuli Persian Ceiling, 2012, 25 x 15' Royal Ontario Museum, Toronto, installed 2016

Au delà des limites, Collectif Teamlab 2018 Grande Halle de La Villette Paris

Espace poétique méditatif
Herbier, collection fleurs

Azuma Makoto Story of Flowers 2017Animation

Panspermia, karl Sims, 1990 Vidéo Betacam NTSC, couleur, sonore, 2''8, Paris, centre Pompidou

1982, série HerbariumTirage gélatino-argentique39,4 x 29,8 cm

Anna Ridler, Mosaic Virus, 2019 3-screen GAN video installation

Croissance des fleurs
Faut il fuir la réalité pour être artiste ?

Les Paradis artificiels est un essai de Charles Baudelaire paru en 1860, où le poète traite de la relation entre les drogues et la création poétique. Baudelaire met cependant en question l'intimité du lien qui pourrait exister entre les drogues et le poète, le poète véritable n'ayant pas besoin de drogues pour trouver l'inspiration.

« Le bon sens nous dit que les choses de la terre n'existent que bien peu, et que la vraie réalité n'est que dans les rêves. »

“Ces recherches ont plusieurs origines. Cette inspiration vient tout d'abord de mon enfance passée au Mexique et de mes voyages en Amérique Latine où la nature est omniprésente et luxuriante. Avec mes parents, nous nous rendions très souvent dans une petite maison de campagne à 150 kilomètres de Mexico. J’étais fasciné par énormément de plantes étranges qui poussaient dans le jardin, en particulier par des plantes carnivores comme les Dionaea Muscipula ou les Pinguiculas. Cette inspiration provient également de mes séjours de plusieurs mois passé à Kyoto au Japon, à l'occasion de ma résidence à la Villa Kujoyama en 1993 et 1994. Kyoto est la ville des temples et des jardins. Le jardin japonais est un monde de l'artifice où tout est maîtrisé dans ces moindres détails : de l'organisation de l'espace à la croissance des fleurs et des arbres. Cette parfaite maîtrise a influencé ma création. Enfin le thème de la nature est un thème récurent dans l'histoire de l'art. Tout l'art de la peinture à travers les différentes époques a été de s’inspirer de la nature pour la transposer, la réinventer, la sublimer, ou pour la recomposer comme Cézanne par « la sphère, le cône et le cylindre », avec Mondrian en géométrisant ses formes. Monet a tenté à travers la peinture et avec ses variations sur le cycle des saisons, de capter le rapport au temps et au changement de la lumière. Comme les tableaux de Monet, mes compositions numériques évoluent au fil du temps, procèdent d’une rencontre entre lumière et la couleur sur une surface plane. Toutefois, au lieu d’avoir une série de toiles, on se retrouve face à une œuvre qui s’autogénère et se développe à l’infini.” M.C.

Inspiré du monde végétal et des recherches menées en laboratoire sur la croissance des plantes, Miguel Chevalier a créé au fil des années avec la collaboration de différents informaticiens, 4 différents herbiers virtuels constitués de graines et fleurs imaginaires qui lui permettent à la manière d’un paysagiste, de composer des jardins virtuels. Toutes ces créations ont comme point de départ l’observation du monde végétal et sa transposition dans l’univers numérique. Les processus de vie de chacune de ces générations de fleurs virtuelles sont inspirés de modèles et de simulations de plantes existantes étudiées et développées par l’INRA (Institut national de la recherche agronomique). Ces oeuvres utilisent des algorithmes empruntés à la biologie, qui permettent de créer des univers de vie artificielle, des effets de croissance, de prolifération et de disparition. Les fleurs virtuelles s’épanouissent en temps réel, grimpent, fanent et renaissent en variation, tout en réagissant à la présence du visiteur. Les jardins évoluent à l’infini dans une constante métamorphose. “Nous sommes entrés dans une ère où la vie artificielle est devenue possible. Aujourd’hui, on modélise et on simule de plus en plus dans les laboratoires, les conditions de vie du vivant, végétal et animal. Nombreux aujourd’hui sont les aliments, tels que les légumes et les fruits, qui poussent hors sol, dans des espaces totalement artificiels comme les serres. Je me suis inspiré de ces recherches pour les appliquer à une flore imaginaire.” M.C

Sur-Natures (appelé également Ultra-Nature ou Ultra-Natureza suivant le pays où l’oeuvre est présentée), est la première génération de graines et de jardins virtuels créée au début des années 2000 avec la collaboration des informaticiens Music2eye. Le logiciel de l’oeuvre se compose d'un herbier de 27 graines virtuelles avec chacune son propre code morphogénétique. Elles donnent naissance à de longues fleurs filaires et luminescentes de différentes couleurs, tailles et formes. Cette oeuvre s'appuie sur un principe génératif. Les fleurs naissent aléatoirement, grandissent, s’épanouissent, puis fanent, afin de renaître en variation. A partir de cet herbier, Miguel Chevalier compose à l’image d’un paysagiste ou d'un jardinier, des jardins virtuels luxuriants qui vont pousser à l’infini. Certaines plantes ont une croissance rapide et une durée de vie brève, tandis que d’autres poussent beaucoup plus lentement. Le jardin peut passer d'un univers foisonnants à des moments où la « nature » semble entrer dans une phase de sommeil hivernal. L’œuvre n’est plus dans l’ordre du fini, mais est toujours en devenir. Cette nature de synthèse évoluent de manière autonome, s’autogénèrent en temps réel. Cette œuvre est interactive. Grâce à des capteurs de présence, les jardins Sur-Natures réagissent au passage des visiteurs. Les plantes se courbent de droite à gauche comme sous l’effet d'un vent virtuel, ondulent de droite à gauche pour former des entrelacs “baroques” et d’insolites ballets végétaux. La légèreté́ de leur danse semble résumer l’évanescence de la beauté et de la vie. Les formes qui ondulent doucement, construisent une sensation poé- tique et méditative. Sur-Natures est proche d’une forme d’impressionnisme numérique. L’oeuvre retrouve la sensibilité cosmique de Monet, notamment son exploration de la lumière, du temps et de la nature, son goût des séries comme par exemple avec les Nymphéas. Les différents jardins Sur-Natures reflètent notre monde actuel où réel et virtuel, nature et artifices s’interpénètrent de plus en plus. Ces paradis artificiels cherchent à recréer les conditions d’une symbiose entre l’homme et la nature.