Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle
1.Le théâtre au XVIIe siècle : âge d'or
2. Le théâtre au XVIIe siècle : le classicisme
3. Le théâtre au XVIIIe siècle
4.Le théâtre au XIXe siècle : expérimentations
5.Le théâtre aux XX-XXIe siècles
Le théâtre, récapitulatif
Glossaire : vocabulaire à connaître
6.L'écriture théâtrale
1.Le théâtre au XVIIe siècle : âge d'or
Première moitié du siècle : le baroque
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troubles politico-religieux
évolution de la vision du monde
sentiment d'incertitude, d'instabilité
Baroque
Sous l'impulsion du pouvoir royal et de dramaturges talentueux, le théâtre acquiert ses lettres de noblesses, ses modalités, son esthétisme, ses ambitions et sa place.
Le monde est une scène, la vie un rôle : règne de l'illusion sur les planches comme dans la vie.
Genres : comédie, tragédie, tragi-comédie
Intrigues complexes
Invraisemblance
Violence
Pas de règle particulière
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La tragi-comédie
Multiples péripéties, intrigue complexe
Personnages de milieux élevés
Goût du spectaculaire
Thèmes du baroque :
- fragilité et vanité de l'existence
- frontières incertaines et troublantes entre réel et illusion
- vie perçue comme un théâtre
- inconstance
- imprévisibilité du monde
Tragi-comédie
Passions brimées, menacées
Dénouement heureux
Dans les années 1620-1640, la tragi-comédie rayonne. Elle est très appréciée d'un public avide d'émotions fortes.
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Le classicisme
La Bienséance
Un désir de réguler les arts : intense production théorique Objectifs : - codifier les genres - établir des règles précises
Sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, le contexte historique et politique est plus stable. Il est donc favorable à la création artistique.Le classicisme connaît son apogée les vingt premières années du règne de Louis XIV, des années 1660 aux années 1680.
Un souci de vraisemblance : le dramaturge s'appuie sur l'imaginaire mais il doit être crédible.
Règle des trois unités :- unité d'action (un fil principal) - unité de temps - unité de lieu Unité de ton : tragédie ou comédie
Les valeurs du classicisme : - la mesure et la raison - idéal de beauté intemporelle - bon goût, grâce, sobriété - utilité de l'art pour plaire et instruire, corriger les moeurs.
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Le théâtre au coeur de la vie sociale
Classicisme - régularité, contraintes formelles - goût de la mesure et de l'harmonie - goût du vraisemblable - idéal de raison et de transparence
Baroque - liberté de création - goût du spectaculaire - excentricité et démesure - instabilité, étrangeté du monde
Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, le théâtre est un lieu clé de la vie sociale. La bonne société cherche autant à voir les pièces qu'à se montrer
années 1700
années 1650
années 1600
2. Le théâtre au XVIIe siècle, la comédie et la tragédie classiques
La comédie- née au Ve siècle avant notre ère dans la Grèce antique
- au Moyen Âge : farces, courtes pièces aux personnages typés, à l'intrigue simple et s'appuyant sur le comique de gestes.
Quelques chefs-d'oeuvre de Molière :Le Misanthrope, L'Ecole des femmes, Tartuffe, Dom Juan...
- début XVIIe siècle : dans l'oubli, envers de la tragédie ; discrédit religieux et moral.
- c'est Molière qui lui donne ses lettres de noblesse
Catharsis : purgation des passions (vices)
- ses objectifs : divertir, corriger les vices des hommes grâce au rire (vices sociaux, individuels, abus de pouvoir...)
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La tragédie, un genre prestigieux
Des règles de composition précises :- 5 actes avec des temps forts : exposition, noeud de l'intrigue, les péripéties, le dénouement.
Un style noble et raffiné :- ton solennel lié à la gravité des thèmes traités - style élevé qui provoque la tristesse - termes et réalités basses proscrits, vouvoiement, différences de rang marquées, troisième personne pour parler de soi.
La tragédie est le genre noble par excellence.Elle possède une vocation didactique et une portée édifiante : elle pourrait rendre l'homme meilleur grâce à la catharsis.
La tragédie apparaît au VIe siècle avant notre ère dans la Grèce antique. Elle aborde des questions liées à la vie de la cité. C'est alors un genre très prisé qui s'est ensuite éclipsé pendant plusieurs siècles. Elle revient à l'honneur au XVIIe siècle.
- respect de la bienséance
Les ingrédients : sujets hautement problématiques, personnages mythologiques, antiques, terreur et pitié, admiration et fatalité.
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Les ambitions du classicisme
Ambitions esthétiques
Ambitions morales et éthiques
- Plaire et instruire
- Naturel et vraisemblance
- Harmonie, équilibre, régularité
- Beauté intemporelle
- Idéal de mesure
- Valorisation de la raison
- Sagesse équilibrée
- Un modèle : l'homme honnête
Un art utile, visant la perfection
Tragédie et comédie au XVIIe siècle
Comédie
Tragédie
Critères
Milieu modeste, bourgeois
Sphères élevées, élite
Personnages
Antiquité
Epoque de l'action
Contemporaine : XVIIe siècle
Passions foudroyantes, intérêts d'Etat, vengeance, héroïsme
Thèmes privilégiés
Soucis domestiques, intérêts privés, amour, avidité, vices
Dénouement
Sinistre, parfois mort
Heureux pour les personnages positifs
Toucher, amender, catharsis
Divertir, instruire, promouvoir l'idéal de l'honnête homme
Effet recherché
Racine, Corneille
Molière, Corneille
Exemples d'auteurs
Tragédie et comédie au XVIIe siècle
Epoque et lieux spécifiques
Genres distincts : comédie et tragédie
Personnages : profil différent
Effets différents
Sujets différents
Plaire
Double objectif
Théâtre
Instruire
Souci de vraisemblance
Unité d'action, de lieu, de temps
Bienséance externe : ne pas heurter les spectateurs, respecter les moeurs
Souci de bienséance
Bienséance interne : cohérence entre le comportement des personnes et leurs origines, âge, rang social
3. Le théâtre au XVIIIe siècle
Comédies sociales :porteuses d'une réflexion et d'une critique sociale ou politique à partir d'univers imaginaire, utopiques.
"J'ai guetté dans le coeur humain toutes les niches différentes où peut se cacher l'amour lorsqu'il craint de se montrer et chacune de mes comédies a pour objet de le faire sortir d'une de ses niches."
Comédies sentimentales :centrées sur le développement, l'analyse et la mise à l'épreuve du sentiment amoureux, langage raffiné, psychologies fines.
Le siècle des Lumières se caractérise par un climat d'intense effervescence intellectuelle.On aspire alors à un théâtre plus proche de son nouveau public, plus sensible, capable d'aborder les préoccupations de l'époque. De nouvelles formes émergent.
"Marivaudage" : subtilités stylistiques et intellectuelles
Ne multiplie pas les péripéties, le langage est le moteur de l'action, se concentre sur l'exploration intime.
Marivaux, auteur d'une tentraine de comédies, renouvelle le genre en approfondissant sa dimension psychologique et sociale.
Thèmes : sentiment amoureux, mensonge, masques, tensions être/paraître, sincérité
Utopie : réfléchir aux problématiques sociales, politiques et philosphiques.
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3. Le théâtre au XVIIIe siècle
Succès de ses oeuvres : intrigue complexe, ponctuée de multiples rebondissements, rythme trépidant.
"Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe [...] Il est impossible qu'on ne sorte meilleur d'une pièce où l'on a pleuré ensemble."
humour, vivacité d'esprit de ses personnages.
La comédie devient une arme au service de combats politiques et sociaux.
Vertus du rire réformateur, mêmes cibles que celles des Lumières (pouvoir, intolérance, censure, justice...)
Le Mariage de Figaro, censuré et interdit par le roi en 1783 car Figaro s'y exclame "Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Beaumarchais est surnommé le "fils de Molière". Il a lui aussi rénové la comédie.
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Le XVIIIe siècle, une comédie renouvelée
Pièces sentimentales, psychologiques
Marivaux
Pièces utopiques, problématiques sociales
Comédie
Comédie d'intrigue qui' s'ouvre à la critiques sociales
Beaumarchais
Comédie larmoyante qui vise à édifier
Le XVIIIe siècle, de nouveaux genres
Drame bourgeois
Diderot
Personnages de condition moyenne
Peinture "vraie" des "conditions sociales"
Tragédie en déclin
Comédie renouvelée
Soucis domestiques
Voltaire
dénouement moral
scènes pathétiques, attendrissantes
mise en scène plus émouvante
4. Le théâtre au XIXe siècle, un genre en effervescence : expérimentations
Le drame romantique libérer le théâtre des règles et formes jugées trop contraignantes et périmées.
Victor Hugo, préface de Cromwell, 1827.
Les règles classiques sont obsolètes : fin des trois unités et assouplissement de la règle de bienséance.
Le XIXe siècle se caractérise par de profonds bouleversements dans le théâtre. Les conventions du théâtre classique ne sont plus en phase avec les attentes du public.
Il est possible de mélanger comique et tragique.
Héros romantique : tourmenté, écartelé entre ses aspirations, son époque et la société, hors du commun, marginaux, peinent à trouver leur place.
En 1830, Hernani, pièce d'Hugo provoque un scandale qui déclenche une bataille littéraire. La pièce a choqué pour sa liberté formelle, son langage trivial, la versification audacieuse, elle ridiculise le roi et exalte un bandit.
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Tragédie et comédie au XVIIe siècle
XVIIe siècle
XIXe siècle
Critères
Tragédie
Drame
Comédie
Tous milieux
Personnages
Milieu modeste, bourgeois
Sphères élevées, élite
Après Renaissance, ancrage historico-social fort
Epoque de l'action
Antiquité
Contemporaine : XVIIe siècle
Thèmes privilégiés
Passions foudroyantes, intérêts d'Etat, vengeance, héroïsme
Soucis domestiques, intérêts privés, amour, avidité, vices
Passion, histoire, politique
Heureux pour les personnages positifs
Malheureux
Dénouement
Sinistre, parfois mort
Effet recherché
Toucher, amender, catharsis
Emouvoir en montrant la vie réelle sous toutes ses facettes, donner à réflechir
Divertir, instruire, promouvoir l'idéal de l'honnête homme
Unité d'action, mélange des registres
Règle de bienséance, quête de vraisemblance, 3 unités
Règles de composition
Le héros romantique
époque mal vécue
"Mal du siècle"
personnage désillusionné, insatisfait
Contexte difficile
société mesquine
personnage révolté
Personnage en décalage, souvent marginal
Réalité décevante
Rêves de grandeur
solitaire
personnage en souffrance, maladif
Être sensible, avide d'absolu
Héros tragique
Le naturalisme sur les planches
"Je suis absolument convaincu de voir prochainement le mouvement naturaliste s'imposer au théâtre, et y apporter la puissance de la réalité, la vie nouvelle de l'art moderne."
Le théâtre naturaliste Offrir un miroir de l'époque
Plus de vérité
mise en scène importante : tout est minutieusement préparé pour montrer l'influence du milieu sur les caractères et montrer une tranche de vie.
Représenter des vérités concrètes, quotidiennes, prosaïques.
Si le naturalisme s'est surtout incarné dans le roman, des tentaives théâtrales ont vu le jour.
Souci du détail poussé à l'extrême.
"Il faut injecter du sang frais à ce cadavre"
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Le théâtre symboliste
Le théâtre symboliste poétique, moins fondé sur l'action que sur une atmosphère mystérieuse et spirituelle.
"Il s'agirait plutôt de faire voir ce qu'il y a d'étonnant dans le fait de vivre"
"théâtre de l'âme" : explore les rêves, le surnaturel, l'inconscient.
puise ses thèmes dans les préoccupations et inquiétudes intemporelles : angoisse, amour, mort, tragique, beauté...
association de diverses formes artistiques : poésie, musique, peinture, danse.
Très vite, le naturalisme est jugé trop limité dans ses ambitions de reconstitution étroite de la réalité. Le symbolisme se déploie en réaction.
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Maeterlinck
Le vaudeville : la comédie renouvelée
Le vaudeville Au XIXe siècle, le terme vaudeville désigne un type de comédie à part entière.
Sans ambition pédagogique et morale
Vise à divertir en se moquant des travers des contemporains, notamment la bourgeoisie.
Le théâtre évolue sous l'impulsion de bouleversements sociaux : l'essor de la bourgeoisie rend nécessaire le fait de plaire à un public qui souhaite se délasser au théâtre.
L'intrigue repose souvent sur une relation amoureuse ou des problèmes d'argent.
Les personnages caricaturaux sont issus de la bourgeoisie : jeune fille naïve, valet impertinent, femme légère...
Les rebondissements s'enchaînent à un rythme très rapide. Se termine souvent bien.
Le terme "vaudeville" apparaît au Moyen Âge : il désigne de petites chansons amusantes que les comédiens intercalent dans les pièces de théâtre.
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5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
Avant 1914 Le théâtre de boulevard est le genre qui remporte le plus de succès à cette époque.
Il plaît à un public large.
Ses intrigues sont légères, fondées sur l'adultère et sa découverte avec des actions rapides et cocasses.
Les auteurs marquants sont Georges Feydeau (1862-1921), Tristan Bernard (1866-1947), Georges Courteline (1858-1929) et Alfred Jarry (1873-1907).
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5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
De 1914 à 1939 Après la guerre, le public apprécie un théâtre léger, plus drôle qu'il ne permet de réflexion.
Les auteurs marquants sont :
Sacha Guitry (1885-1957) qui présente des pièces aux intrigues très minces, presque inexistantes entre des femmes frivoles et des hommes oisifs.
Marcel Achard (1899-1974) avec des pièces qui mêlent farce, rêve et fantaisie. Ses personnages sont inspirés du cirque et de la comédie italienne.
5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
De 1914 à 1939 Un théâtre intimiste se développe dans les années 1920.
Il met en scène une action brève et sobre, des personnages comme tout le monde avec une lange naturelle, timides, hésitants voués à l'échec et à la résignation.
Marcel Pagnol (1895-1974) a aussi produit du théâtre à succès.
Jean Giraudoux (1882-1944) a quant à lui rénové la tragédie. Il s'inspire de l'Antiquité et des mythes germaniques pour créer des pièces fantaisistes avec de l'esprit et de la diversité, voire de l'humour. Il enrichit donc le matériau antique de questionnements d'actualité.
5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
" le domaine du théâtre n'est pas psychologique mais physique et plastique. [...] Une vraie pièce de théâtre bouscule le repos des sens, libère l'inconscient réprimé, pousse à une sorte de révolte virtuelle. [...] Il faut une action poussée à bout et extrême."
Après 1940 La conception du théâtre se sépare en trois axes :
- la tradition : des auteurs et dramaturges poursuivent dans la lignée de leurs prédécesseurs. Les courants de l'Existentialiste (philosophie) et de l'Absurde les inspirent.
- le théâtre de la cruauté : le drame est poussé à bout et devient acte de cruauté. Les spectateurs sont confrontés à l'action. Le langage est remis en question.
- le nouveau théâtre (anti-théâtre) : suit les trois orientations d'Artaud : primauté du physique et du plastique, identification du dramatique avec le curel et dérision du langage.
Antonin Artaud ( 1896-1948)
5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
Eugène Ionesco Un des auteurs du nouveau théâtre.
Il parodie les intrigues conventionnelles du théâtre de divertissement en faisant tenir à ses personnages des propos incohérents et farfelus montrant l'impossibilité de communiquer.
Il montre ainsi les limites du langage et l'Absurde se mêle à la violence pour faire sortir le public de son apathie et de son silence.
Il utilise les effets du cirque, la lumière, la musique pour créer des effets.
Eugène Ionesco (1912-1994)
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5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
Samuel Beckett Un des auteurs du nouveau théâtre.
Il écrit des pièces déroutantes, en rupture totale avec les conventions du théâtre classique.
Le décor est quasi inexistant ou saugrenu (sable, poubelles...). Son action est sommaire, réduite à quelques gestes ou déplacements. Ses personnages sont insignifiants et presque muets.
Le thème principal de son oeuvre est l'obsession du néant humain, de l'Absurde, du vide auquel l'humain est sans cesse confronté et contre lequel il ne peut rien.
Samuel Beckett (1906-1989)
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Le théâtre aujourd'hui
Aujourd'hui, le théâtre ne cesse de se réinventer.
Il reste un spectacle visuel dont le public peut être acteur. Les mimiques, la danse, le chant et actes symboliques en sont une part importante.
Les auteurs actuels comme Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-Luc Lagarce, Laurent Gaudé, cherchent, innovent et créent un théâtre multiforme sans qu'il n'y ait réellement de contours de genre de dessinés.
Madame Pylinska et le secret de Chopin de et avec Eric-Emmanuel Schmitt
6. L'écriture théâtrale
Les personnages
Double énonciation et double destination
Quelles sont leurs caractéristiques majeures ? que peut-on dire de leur psychologie, de leur identité sociale et de leur rôle actanciel ? Correspondent-ils à un type ?
L'énonciation est la situation de communication : un émetteur adresse un énoncé à un destinataire.
Au théâtre, on parle de double-énonciation : les paroles échangées sur scène ont deux destinataires : les autres personnages et les spectateurs.
Les modalités de prise de parole
Le théâtre possède une spécificité : il est écrit pour être lu et pour être joué. Le texte est unique mais les représentations et les mises en scène varient beaucoup.
stichomythie ?
aparté ?
Tirade ?
monologue ?
répartition de la parole ?
manière de parler ?
La dramaturge peut vouloir profiter de sa pièce pour diffuser des idées au public.
Les enjeux de la mise en scène
Situer dans le contexte de l'oeuvre
dénouement ?
scène d'exposition ?
étapes de la scène ?
dynamique ?
mouvement littéraire ?
intérêt ?
Le théâtre, récapitulatif
Le théâtre, glossaire
Acte (n. m.) : partie de la pièce qui marque les éléments importants de l'action. Traditionnellement,
une pièce classique est composée de trois ou cinq actes divisés en scènes.
Antonomase (n. f.) : se dit lorsqu’on utilise le nom d'un personnage comme un nom commun pour désigner un personnage de même caractère. Les personnages de Molière ont donné lieu à de nombreuses antonomases, par exemple, on parle d’un Harpagon pour désigner quelqu’un d’avare ou d’un Scapin pour désigner quelqu’un de fourbe.
Dialogue (n. m.) : échange entre deux personnages d’une pièce de théâtre.
Didascalie (n. f.) : indication scénique donnée par l'auteur pour guider le jeu du comédien. Souvent écrite en italique, elle peut préciser les gestes, les déplacements, les mimiques ou le ton du personnage.
Dramaturge (n. m.) : auteur de pièces de théâtre.
Drame (n. m.) : action scénique représentée par des personnages. On parle souvent de progression ou d’intensité dramatique.
Metteur en scène (n. f.) : il dirige la mise en scène, en respectant ou en s’éloignant du texte et des intentions initiales de l’auteur. Il prend souvent un parti-pris artistique, symbolique, voire idéologique.On parle ainsi parfois de réécriture scénique. Toutefois, il peut être à la fois auteur et metteur en scène comme Molière qui mettait en scène les pièces qu’il avait écrites.
Le théâtre, glossaire
Mise en scène (n. f.) : art de faire représenter une pièce de théâtre par des comédiens, de les guider
dans leur jeu et de décider de tout ce qui les entoure : décors, costumes, etc. Les mises en scènes
imaginées par les metteurs en scènes peuvent faire varier considérablement la réception de la pièce
au cours des siècles jusqu’à en modifier les messages initiaux.
Monologue (n. m.) : scène où un personnage est seul sur scène et où il se parle à lui-même (le véritable destinataire est en réalité le public), souvent pour annoncer un projet ou pour exprimer des idées ou des sentiments.
Réplique (n. f.) : texte prononcé sans être interrompu par un même personnage au cours d'un dialogue.
Scène (n. f.) : division d'un acte entre l’entrée et la sortie d’un personnage.
Tirade (n. f.) : longue suite de phrases prononcées par un même personnage sans interruption.
Dénouement (n. m.) : il s’agit des dernières scènes d’une pièce de théâtre, là où l’intrigue se résout et
où un ordre nouveau est institué.
Exposition (n. f.) : début de la pièce qui présente aux spectateurs les personnages principaux, le début de l’intrigue et donne la tonalité de la pièce. L’exposition peut s’étendre de la première scène à tout le premier acte.
Le théâtre, glossaire
Intrigue (n. f.) : suite de nœuds, d’événements et d’actions qui constituent une pièce de théâtre. C’est
l’intrigue qui sous-tend la progression dramatique.
Nœud (n. m.) : point culminant de l’intrigue dramatique où tout est mêlé mais où aucune solution ne
semble possible.
Péripétie (n. f.) : événement inattendu qui modifie et fait évoluer l’intrigue dramatique.
Aparté (n. m.) : paroles que le personnage dit à l’intention du public et que les autres personnages sur
scène ne doivent pas entendre.
Canevas (n. m.) : éléments principaux d’une intrigue que le comédien doit connaître et autour
desquels il improvise pour jouer une pièce de théâtre. Les canevas étaient très utilisés par les
comédiens de la commedia dell’arte.
Castigat ridendo mores (loc. lat.) : formule de Santeul, signifiant « la comédie corrige les mœurs »,
que Molière utilise pour élever la comédie au rang de la tragédie en lui donnant une valeur morale, celle de faire rire les hommes pour les améliorer et pour leur éviter de reproduire les défauts des personnages dont ils se sont moqués. où un ordre nouveau est institué.
Le théâtre, glossaire
Coup de théâtre (n. m.) : rebondissement inattendu de l’intrigue qui permet souvent de la faire
avancer voire de la dénouer
Double énonciation (n. f.) : il s’agit d’une même parole qui n’a pas le même sens ou les mêmes
implications pour les personnages et pour le public. Les spectateurs, du fait de leur statut, reçoivent
davantage d’informations sur les actions à venir que les personnages présents sur scène, ils sont
donc privilégiés.
Illusion (n. f.) : phénomène selon lequel on prend pour vrai ce qui n'est que fiction.
Mimésis (n. f.) : représentation fictive d'une chose réelle
Mise en abyme (n. f.) : au théâtre il s’agit d’une pièce ou d’une scène qui représenterait elle-même
une pièce de théâtre. On parle aussi de « théâtre dans le théâtre » quand le motif de la scène ou de
l’acte est lui même le jeu théâtral. On retrouve ce procédé en peinture lorsqu’un tableau représente le
peintre en train de se peindre par exemple.
Quiproquo (n. m.) : situation où un personnage commet une erreur en prenant une personne ou une
chose pour une autre. C’est un ressort récurrent de la comédie.
Soliloque (n. m.) : discours qu’un personnage seul sur scène se tient à lui-même.
Le théâtre, glossaire
Stichomythie (n. f.) : enchaînement de répliques très courtes de manière très rapide pour donner du
dynamisme et de l’intensité à une scène. Elle marque souvent le conflit.
Comédie (n. f.) : action scénique qui provoque le rire du fait des personnages, de leur langage, de
leur situation ou du jeu des comédiens. Le dénouement est heureux.
Comédie-ballet (n. f.) : Forme de comédie inventée par Molière en 1661 pour Les Fâcheux qui
comprend des parties dansées et chantées en lien avec l’intrigue
Commedia dell'Arte (n. f.) : genre de comédie populaire provenant d’Italie et ayant eu son heure de
gloire au XVIe siècle. Elle utilisait beaucoup les canevas et les masques. Ce genre a eu une grande
influence sur le théâtre français et européen aux XVIIe et XVIIe siècles et est à l’origine de certaines
pièces de Molière.
Divertissement (n. m.) : intermède dansé et chanté que l’on trouve par exemple dans les comédiesballets comme Le Bourgeois gentilhomme ou Monsieur de Pourceaugnac.
Farce (n. f.) : genre théâtral comique du Moyen-âge adressé d’abord au peuple pour son côté
grossier, ses tromperies et ses bastonnades, qui a beaucoup inspiré Molière. La présence d’éléments
farcesques dans ses pièces lui a parfois été reprochée comme un écart préjudiciable à la bienséance.
Le théâtre, glossaire
Pantomime (n. f.) : suite de gestes du comédien qui vise à amuser le spectateur plutôt qu’à raconter
une histoire.
Saynète (n. f.) : forme de comédie courte avec un nombre de personnages réduit.
Comique (adj.) : tout ce qui provoque le rire ou le sourire du spectateur. Le rire peut être provoqué
par :
- le texte de la pièce (comique de mot) ;
- le jeu du comédien (comique de geste) ;
- l’intrigue (comique de situation).
Le registre comique peut avoir comme seul objectif le rire mais il peut également dédramatiser une
situation ou avoir une fonction critique
Pathétique (adj.) : tout ce qui provoque une émotion chez le spectateur. Il est courant que, dans les
pièces de Molière, le spectateur soit ému par des situations pathétiques (à ne pas confondre avec le
registre tragique qui caractérise le genre de la tragédie où les personnages sont confrontés à la
fatalité de leur condition, ce qui les amène le plus souvent à la mort)
Le théâtre, glossaire
Satirique (adj.) : discours écrit ou oral qui porte atteinte à quelque chose, à quelqu'un, en s'en
moquant. Les personnages de Molière font souvent l’objet d’un discours satirique puisque l’on fait un
sort à leurs travers et à leurs excès.
Caractère (n. m.) : trait moral propre à une personne, qui la rend identifiable, poussé à l’extrême sur
une scène de théâtre jusqu’ à la caricature pour dénoncer des travers et des défauts mais qui peut se
retrouver chez tous les individus. Parmi les personnages de Molière, on trouve par exemple l’avare ou
l’hypocondriaque comme dans Le Malade imaginaire.
Élocution (n. f.) : manière dont un personnage s’exprime.
Masque (n. m.) : hérité de la commedia dell’arte, cet accessoire cachant le visage permet de se faire
passer pour un autre ou d’endosser un personnage typique de la comédie italienne.
Rôle (n. m.) : ensemble des répliques d'un personnage dans une pièce de théâtre.
Bienséance (n. f.) : respect des règles théâtrales et morales afin de ne pas paraître vulgaire,
choquant ou invraisemblable. Par exemple, on ne représente pas sur scène la sexualité, la violence
ou encore la mort. On a par exemple reproché à Molière « la scène du sac » dans Les Fourberies de
Scapin.
Le théâtre, glossaire
Règle des trois unités (n. f.) : énoncée par Boileau dans son Art poétique, elle régit l’organisation
d’une pièce de théâtre classique, principalement les tragédies mais Molière a copié ces règles pour
ses comédies : - Unité d'action (n. f.) : elle consiste à représenter une seule intrigue par pièce de théâtre.
- Unité de lieu (n. f.) : elle consiste à représenter l’intrigue d’une pièce de théâtre dans un seul
et unique lieu.
- Unité de temps (n. f.) : elle consiste à faire dérouler l’ensemble de l’intrigue en une seule et
unique journée.
Vraisemblance (n. f.) : caractère selon lequel ce qui est représenté sur scène est perçu comme une
imitation de la réalité.
Espace scénique (n. m.) : espace de la scène où le comédien peut évoluer.
Hors-scène (n. m.) : espace extérieur à la scène, invisible au public où est censée se dérouler une
partie de l’intrigue dont on vient raconter l’essentiel sur scène.
Décor (n. m.) : ensemble des objets qui se trouvent sur scène pour créer une atmosphère ou servir
l’intrigue.
Le théâtre, glossaire
Deus ex machina (n. m.) : (locution latine signifiant « Dieu issu de la machine ») personne qui, à la fin
d’une pièce de théâtre, arrive de manière inattendue, parfois accompagnée par une machinerie
scénique, et qui permet le dénouement.
Objet (n. m.) : tout accessoire ou matériel présent sur scène, qu’il soit simplement décoratif ou ait une
importance dans l’intrigue
Public (n. m.) : ensemble des spectateurs qui assistent à une représentation théâtrale.
Réception (n. f.) : façon dont le public reçoit la pièce et l’apprécie.
Spectacle (n. m.) : ce qui est présenté au regard du public.
http://idiomas.astalaweb.com/Franc%C3%A9s/v2/Lexique-theatre.pdf
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Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle
Noémie Budin
Created on July 26, 2023
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Le théâtre du XVIIe siècle au XXIe siècle
1.Le théâtre au XVIIe siècle : âge d'or
2. Le théâtre au XVIIe siècle : le classicisme
3. Le théâtre au XVIIIe siècle
4.Le théâtre au XIXe siècle : expérimentations
5.Le théâtre aux XX-XXIe siècles
Le théâtre, récapitulatif
Glossaire : vocabulaire à connaître
6.L'écriture théâtrale
1.Le théâtre au XVIIe siècle : âge d'or
Première moitié du siècle : le baroque
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troubles politico-religieux
évolution de la vision du monde
sentiment d'incertitude, d'instabilité
Baroque
Sous l'impulsion du pouvoir royal et de dramaturges talentueux, le théâtre acquiert ses lettres de noblesses, ses modalités, son esthétisme, ses ambitions et sa place.
Le monde est une scène, la vie un rôle : règne de l'illusion sur les planches comme dans la vie.
Genres : comédie, tragédie, tragi-comédie
Intrigues complexes
Invraisemblance
Violence
Pas de règle particulière
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La tragi-comédie
Multiples péripéties, intrigue complexe
Personnages de milieux élevés
Goût du spectaculaire
Thèmes du baroque :
Tragi-comédie
Passions brimées, menacées
Dénouement heureux
Dans les années 1620-1640, la tragi-comédie rayonne. Elle est très appréciée d'un public avide d'émotions fortes.
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Le classicisme
La Bienséance
Un désir de réguler les arts : intense production théorique Objectifs : - codifier les genres - établir des règles précises
Sous les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, le contexte historique et politique est plus stable. Il est donc favorable à la création artistique.Le classicisme connaît son apogée les vingt premières années du règne de Louis XIV, des années 1660 aux années 1680.
Un souci de vraisemblance : le dramaturge s'appuie sur l'imaginaire mais il doit être crédible.
Règle des trois unités :- unité d'action (un fil principal) - unité de temps - unité de lieu Unité de ton : tragédie ou comédie
Les valeurs du classicisme : - la mesure et la raison - idéal de beauté intemporelle - bon goût, grâce, sobriété - utilité de l'art pour plaire et instruire, corriger les moeurs.
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Le théâtre au coeur de la vie sociale
Classicisme - régularité, contraintes formelles - goût de la mesure et de l'harmonie - goût du vraisemblable - idéal de raison et de transparence
Baroque - liberté de création - goût du spectaculaire - excentricité et démesure - instabilité, étrangeté du monde
Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, le théâtre est un lieu clé de la vie sociale. La bonne société cherche autant à voir les pièces qu'à se montrer
années 1700
années 1650
années 1600
2. Le théâtre au XVIIe siècle, la comédie et la tragédie classiques
La comédie- née au Ve siècle avant notre ère dans la Grèce antique
- au Moyen Âge : farces, courtes pièces aux personnages typés, à l'intrigue simple et s'appuyant sur le comique de gestes.
Quelques chefs-d'oeuvre de Molière :Le Misanthrope, L'Ecole des femmes, Tartuffe, Dom Juan...
- début XVIIe siècle : dans l'oubli, envers de la tragédie ; discrédit religieux et moral.
- c'est Molière qui lui donne ses lettres de noblesse
Catharsis : purgation des passions (vices)
- ses objectifs : divertir, corriger les vices des hommes grâce au rire (vices sociaux, individuels, abus de pouvoir...)
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La tragédie, un genre prestigieux
Des règles de composition précises :- 5 actes avec des temps forts : exposition, noeud de l'intrigue, les péripéties, le dénouement.
Un style noble et raffiné :- ton solennel lié à la gravité des thèmes traités - style élevé qui provoque la tristesse - termes et réalités basses proscrits, vouvoiement, différences de rang marquées, troisième personne pour parler de soi.
La tragédie est le genre noble par excellence.Elle possède une vocation didactique et une portée édifiante : elle pourrait rendre l'homme meilleur grâce à la catharsis.
La tragédie apparaît au VIe siècle avant notre ère dans la Grèce antique. Elle aborde des questions liées à la vie de la cité. C'est alors un genre très prisé qui s'est ensuite éclipsé pendant plusieurs siècles. Elle revient à l'honneur au XVIIe siècle.
- respect de la bienséance
Les ingrédients : sujets hautement problématiques, personnages mythologiques, antiques, terreur et pitié, admiration et fatalité.
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Les ambitions du classicisme
Ambitions esthétiques
Ambitions morales et éthiques
Un art utile, visant la perfection
Tragédie et comédie au XVIIe siècle
Comédie
Tragédie
Critères
Milieu modeste, bourgeois
Sphères élevées, élite
Personnages
Antiquité
Epoque de l'action
Contemporaine : XVIIe siècle
Passions foudroyantes, intérêts d'Etat, vengeance, héroïsme
Thèmes privilégiés
Soucis domestiques, intérêts privés, amour, avidité, vices
Dénouement
Sinistre, parfois mort
Heureux pour les personnages positifs
Toucher, amender, catharsis
Divertir, instruire, promouvoir l'idéal de l'honnête homme
Effet recherché
Racine, Corneille
Molière, Corneille
Exemples d'auteurs
Tragédie et comédie au XVIIe siècle
Epoque et lieux spécifiques
Genres distincts : comédie et tragédie
Personnages : profil différent
Effets différents
Sujets différents
Plaire
Double objectif
Théâtre
Instruire
Souci de vraisemblance
Unité d'action, de lieu, de temps
Bienséance externe : ne pas heurter les spectateurs, respecter les moeurs
Souci de bienséance
Bienséance interne : cohérence entre le comportement des personnes et leurs origines, âge, rang social
3. Le théâtre au XVIIIe siècle
Comédies sociales :porteuses d'une réflexion et d'une critique sociale ou politique à partir d'univers imaginaire, utopiques.
"J'ai guetté dans le coeur humain toutes les niches différentes où peut se cacher l'amour lorsqu'il craint de se montrer et chacune de mes comédies a pour objet de le faire sortir d'une de ses niches."
Comédies sentimentales :centrées sur le développement, l'analyse et la mise à l'épreuve du sentiment amoureux, langage raffiné, psychologies fines.
Le siècle des Lumières se caractérise par un climat d'intense effervescence intellectuelle.On aspire alors à un théâtre plus proche de son nouveau public, plus sensible, capable d'aborder les préoccupations de l'époque. De nouvelles formes émergent.
"Marivaudage" : subtilités stylistiques et intellectuelles
Ne multiplie pas les péripéties, le langage est le moteur de l'action, se concentre sur l'exploration intime.
Marivaux, auteur d'une tentraine de comédies, renouvelle le genre en approfondissant sa dimension psychologique et sociale.
Thèmes : sentiment amoureux, mensonge, masques, tensions être/paraître, sincérité
Utopie : réfléchir aux problématiques sociales, politiques et philosphiques.
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3. Le théâtre au XVIIIe siècle
Succès de ses oeuvres : intrigue complexe, ponctuée de multiples rebondissements, rythme trépidant.
"Le théâtre est un géant qui blesse à mort tout ce qu'il frappe [...] Il est impossible qu'on ne sorte meilleur d'une pièce où l'on a pleuré ensemble."
humour, vivacité d'esprit de ses personnages.
La comédie devient une arme au service de combats politiques et sociaux.
Vertus du rire réformateur, mêmes cibles que celles des Lumières (pouvoir, intolérance, censure, justice...)
Le Mariage de Figaro, censuré et interdit par le roi en 1783 car Figaro s'y exclame "Aux vertus qu'on exige dans un domestique, Votre Excellence connaît-elle beaucoup de maîtres qui fussent dignes d'être valets ?"
Beaumarchais est surnommé le "fils de Molière". Il a lui aussi rénové la comédie.
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Le XVIIIe siècle, une comédie renouvelée
Pièces sentimentales, psychologiques
Marivaux
Pièces utopiques, problématiques sociales
Comédie
Comédie d'intrigue qui' s'ouvre à la critiques sociales
Beaumarchais
Comédie larmoyante qui vise à édifier
Le XVIIIe siècle, de nouveaux genres
Drame bourgeois
Diderot
Personnages de condition moyenne
Peinture "vraie" des "conditions sociales"
Tragédie en déclin
Comédie renouvelée
Soucis domestiques
Voltaire
dénouement moral
scènes pathétiques, attendrissantes
mise en scène plus émouvante
4. Le théâtre au XIXe siècle, un genre en effervescence : expérimentations
Le drame romantique libérer le théâtre des règles et formes jugées trop contraignantes et périmées.
Victor Hugo, préface de Cromwell, 1827.
Les règles classiques sont obsolètes : fin des trois unités et assouplissement de la règle de bienséance.
Le XIXe siècle se caractérise par de profonds bouleversements dans le théâtre. Les conventions du théâtre classique ne sont plus en phase avec les attentes du public.
Il est possible de mélanger comique et tragique.
Héros romantique : tourmenté, écartelé entre ses aspirations, son époque et la société, hors du commun, marginaux, peinent à trouver leur place.
En 1830, Hernani, pièce d'Hugo provoque un scandale qui déclenche une bataille littéraire. La pièce a choqué pour sa liberté formelle, son langage trivial, la versification audacieuse, elle ridiculise le roi et exalte un bandit.
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Tragédie et comédie au XVIIe siècle
XVIIe siècle
XIXe siècle
Critères
Tragédie
Drame
Comédie
Tous milieux
Personnages
Milieu modeste, bourgeois
Sphères élevées, élite
Après Renaissance, ancrage historico-social fort
Epoque de l'action
Antiquité
Contemporaine : XVIIe siècle
Thèmes privilégiés
Passions foudroyantes, intérêts d'Etat, vengeance, héroïsme
Soucis domestiques, intérêts privés, amour, avidité, vices
Passion, histoire, politique
Heureux pour les personnages positifs
Malheureux
Dénouement
Sinistre, parfois mort
Effet recherché
Toucher, amender, catharsis
Emouvoir en montrant la vie réelle sous toutes ses facettes, donner à réflechir
Divertir, instruire, promouvoir l'idéal de l'honnête homme
Unité d'action, mélange des registres
Règle de bienséance, quête de vraisemblance, 3 unités
Règles de composition
Le héros romantique
époque mal vécue
"Mal du siècle"
personnage désillusionné, insatisfait
Contexte difficile
société mesquine
personnage révolté
Personnage en décalage, souvent marginal
Réalité décevante
Rêves de grandeur
solitaire
personnage en souffrance, maladif
Être sensible, avide d'absolu
Héros tragique
Le naturalisme sur les planches
"Je suis absolument convaincu de voir prochainement le mouvement naturaliste s'imposer au théâtre, et y apporter la puissance de la réalité, la vie nouvelle de l'art moderne."
Le théâtre naturaliste Offrir un miroir de l'époque
Plus de vérité
mise en scène importante : tout est minutieusement préparé pour montrer l'influence du milieu sur les caractères et montrer une tranche de vie.
Représenter des vérités concrètes, quotidiennes, prosaïques.
Si le naturalisme s'est surtout incarné dans le roman, des tentaives théâtrales ont vu le jour.
Souci du détail poussé à l'extrême.
"Il faut injecter du sang frais à ce cadavre"
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Le théâtre symboliste
Le théâtre symboliste poétique, moins fondé sur l'action que sur une atmosphère mystérieuse et spirituelle.
"Il s'agirait plutôt de faire voir ce qu'il y a d'étonnant dans le fait de vivre"
"théâtre de l'âme" : explore les rêves, le surnaturel, l'inconscient.
puise ses thèmes dans les préoccupations et inquiétudes intemporelles : angoisse, amour, mort, tragique, beauté...
association de diverses formes artistiques : poésie, musique, peinture, danse.
Très vite, le naturalisme est jugé trop limité dans ses ambitions de reconstitution étroite de la réalité. Le symbolisme se déploie en réaction.
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Maeterlinck
Le vaudeville : la comédie renouvelée
Le vaudeville Au XIXe siècle, le terme vaudeville désigne un type de comédie à part entière.
Sans ambition pédagogique et morale
Vise à divertir en se moquant des travers des contemporains, notamment la bourgeoisie.
Le théâtre évolue sous l'impulsion de bouleversements sociaux : l'essor de la bourgeoisie rend nécessaire le fait de plaire à un public qui souhaite se délasser au théâtre.
L'intrigue repose souvent sur une relation amoureuse ou des problèmes d'argent.
Les personnages caricaturaux sont issus de la bourgeoisie : jeune fille naïve, valet impertinent, femme légère...
Les rebondissements s'enchaînent à un rythme très rapide. Se termine souvent bien.
Le terme "vaudeville" apparaît au Moyen Âge : il désigne de petites chansons amusantes que les comédiens intercalent dans les pièces de théâtre.
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5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
Avant 1914 Le théâtre de boulevard est le genre qui remporte le plus de succès à cette époque.
Il plaît à un public large.
Ses intrigues sont légères, fondées sur l'adultère et sa découverte avec des actions rapides et cocasses.
Les auteurs marquants sont Georges Feydeau (1862-1921), Tristan Bernard (1866-1947), Georges Courteline (1858-1929) et Alfred Jarry (1873-1907).
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5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
De 1914 à 1939 Après la guerre, le public apprécie un théâtre léger, plus drôle qu'il ne permet de réflexion.
Les auteurs marquants sont :
Sacha Guitry (1885-1957) qui présente des pièces aux intrigues très minces, presque inexistantes entre des femmes frivoles et des hommes oisifs.
Marcel Achard (1899-1974) avec des pièces qui mêlent farce, rêve et fantaisie. Ses personnages sont inspirés du cirque et de la comédie italienne.
5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
De 1914 à 1939 Un théâtre intimiste se développe dans les années 1920.
Il met en scène une action brève et sobre, des personnages comme tout le monde avec une lange naturelle, timides, hésitants voués à l'échec et à la résignation.
Marcel Pagnol (1895-1974) a aussi produit du théâtre à succès.
Jean Giraudoux (1882-1944) a quant à lui rénové la tragédie. Il s'inspire de l'Antiquité et des mythes germaniques pour créer des pièces fantaisistes avec de l'esprit et de la diversité, voire de l'humour. Il enrichit donc le matériau antique de questionnements d'actualité.
5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
" le domaine du théâtre n'est pas psychologique mais physique et plastique. [...] Une vraie pièce de théâtre bouscule le repos des sens, libère l'inconscient réprimé, pousse à une sorte de révolte virtuelle. [...] Il faut une action poussée à bout et extrême."
Après 1940 La conception du théâtre se sépare en trois axes :
- la tradition : des auteurs et dramaturges poursuivent dans la lignée de leurs prédécesseurs. Les courants de l'Existentialiste (philosophie) et de l'Absurde les inspirent.
- le théâtre de la cruauté : le drame est poussé à bout et devient acte de cruauté. Les spectateurs sont confrontés à l'action. Le langage est remis en question.
- le nouveau théâtre (anti-théâtre) : suit les trois orientations d'Artaud : primauté du physique et du plastique, identification du dramatique avec le curel et dérision du langage.
Antonin Artaud ( 1896-1948)
5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
Eugène Ionesco Un des auteurs du nouveau théâtre.
Il parodie les intrigues conventionnelles du théâtre de divertissement en faisant tenir à ses personnages des propos incohérents et farfelus montrant l'impossibilité de communiquer.
Il montre ainsi les limites du langage et l'Absurde se mêle à la violence pour faire sortir le public de son apathie et de son silence.
Il utilise les effets du cirque, la lumière, la musique pour créer des effets.
Eugène Ionesco (1912-1994)
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5. Le théâtre aux XXe et XXIe siècles
Samuel Beckett Un des auteurs du nouveau théâtre.
Il écrit des pièces déroutantes, en rupture totale avec les conventions du théâtre classique.
Le décor est quasi inexistant ou saugrenu (sable, poubelles...). Son action est sommaire, réduite à quelques gestes ou déplacements. Ses personnages sont insignifiants et presque muets.
Le thème principal de son oeuvre est l'obsession du néant humain, de l'Absurde, du vide auquel l'humain est sans cesse confronté et contre lequel il ne peut rien.
Samuel Beckett (1906-1989)
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Le théâtre aujourd'hui
Aujourd'hui, le théâtre ne cesse de se réinventer.
Il reste un spectacle visuel dont le public peut être acteur. Les mimiques, la danse, le chant et actes symboliques en sont une part importante.
Les auteurs actuels comme Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-Luc Lagarce, Laurent Gaudé, cherchent, innovent et créent un théâtre multiforme sans qu'il n'y ait réellement de contours de genre de dessinés.
Madame Pylinska et le secret de Chopin de et avec Eric-Emmanuel Schmitt
6. L'écriture théâtrale
Les personnages
Double énonciation et double destination
Quelles sont leurs caractéristiques majeures ? que peut-on dire de leur psychologie, de leur identité sociale et de leur rôle actanciel ? Correspondent-ils à un type ?
L'énonciation est la situation de communication : un émetteur adresse un énoncé à un destinataire.
Au théâtre, on parle de double-énonciation : les paroles échangées sur scène ont deux destinataires : les autres personnages et les spectateurs.
Les modalités de prise de parole
Le théâtre possède une spécificité : il est écrit pour être lu et pour être joué. Le texte est unique mais les représentations et les mises en scène varient beaucoup.
stichomythie ?
aparté ?
Tirade ?
monologue ?
répartition de la parole ?
manière de parler ?
La dramaturge peut vouloir profiter de sa pièce pour diffuser des idées au public.
Les enjeux de la mise en scène
Situer dans le contexte de l'oeuvre
dénouement ?
scène d'exposition ?
étapes de la scène ?
dynamique ?
mouvement littéraire ?
intérêt ?
Le théâtre, récapitulatif
Le théâtre, glossaire
Acte (n. m.) : partie de la pièce qui marque les éléments importants de l'action. Traditionnellement, une pièce classique est composée de trois ou cinq actes divisés en scènes.
Antonomase (n. f.) : se dit lorsqu’on utilise le nom d'un personnage comme un nom commun pour désigner un personnage de même caractère. Les personnages de Molière ont donné lieu à de nombreuses antonomases, par exemple, on parle d’un Harpagon pour désigner quelqu’un d’avare ou d’un Scapin pour désigner quelqu’un de fourbe.
Dialogue (n. m.) : échange entre deux personnages d’une pièce de théâtre.
Didascalie (n. f.) : indication scénique donnée par l'auteur pour guider le jeu du comédien. Souvent écrite en italique, elle peut préciser les gestes, les déplacements, les mimiques ou le ton du personnage.
Dramaturge (n. m.) : auteur de pièces de théâtre.
Drame (n. m.) : action scénique représentée par des personnages. On parle souvent de progression ou d’intensité dramatique.
Metteur en scène (n. f.) : il dirige la mise en scène, en respectant ou en s’éloignant du texte et des intentions initiales de l’auteur. Il prend souvent un parti-pris artistique, symbolique, voire idéologique.On parle ainsi parfois de réécriture scénique. Toutefois, il peut être à la fois auteur et metteur en scène comme Molière qui mettait en scène les pièces qu’il avait écrites.
Le théâtre, glossaire
Mise en scène (n. f.) : art de faire représenter une pièce de théâtre par des comédiens, de les guider dans leur jeu et de décider de tout ce qui les entoure : décors, costumes, etc. Les mises en scènes imaginées par les metteurs en scènes peuvent faire varier considérablement la réception de la pièce au cours des siècles jusqu’à en modifier les messages initiaux.
Monologue (n. m.) : scène où un personnage est seul sur scène et où il se parle à lui-même (le véritable destinataire est en réalité le public), souvent pour annoncer un projet ou pour exprimer des idées ou des sentiments.
Réplique (n. f.) : texte prononcé sans être interrompu par un même personnage au cours d'un dialogue.
Scène (n. f.) : division d'un acte entre l’entrée et la sortie d’un personnage.
Tirade (n. f.) : longue suite de phrases prononcées par un même personnage sans interruption.
Dénouement (n. m.) : il s’agit des dernières scènes d’une pièce de théâtre, là où l’intrigue se résout et où un ordre nouveau est institué.
Exposition (n. f.) : début de la pièce qui présente aux spectateurs les personnages principaux, le début de l’intrigue et donne la tonalité de la pièce. L’exposition peut s’étendre de la première scène à tout le premier acte.
Le théâtre, glossaire
Intrigue (n. f.) : suite de nœuds, d’événements et d’actions qui constituent une pièce de théâtre. C’est l’intrigue qui sous-tend la progression dramatique.
Nœud (n. m.) : point culminant de l’intrigue dramatique où tout est mêlé mais où aucune solution ne semble possible.
Péripétie (n. f.) : événement inattendu qui modifie et fait évoluer l’intrigue dramatique.
Aparté (n. m.) : paroles que le personnage dit à l’intention du public et que les autres personnages sur scène ne doivent pas entendre.
Canevas (n. m.) : éléments principaux d’une intrigue que le comédien doit connaître et autour desquels il improvise pour jouer une pièce de théâtre. Les canevas étaient très utilisés par les comédiens de la commedia dell’arte.
Castigat ridendo mores (loc. lat.) : formule de Santeul, signifiant « la comédie corrige les mœurs », que Molière utilise pour élever la comédie au rang de la tragédie en lui donnant une valeur morale, celle de faire rire les hommes pour les améliorer et pour leur éviter de reproduire les défauts des personnages dont ils se sont moqués. où un ordre nouveau est institué.
Le théâtre, glossaire
Coup de théâtre (n. m.) : rebondissement inattendu de l’intrigue qui permet souvent de la faire avancer voire de la dénouer
Double énonciation (n. f.) : il s’agit d’une même parole qui n’a pas le même sens ou les mêmes implications pour les personnages et pour le public. Les spectateurs, du fait de leur statut, reçoivent davantage d’informations sur les actions à venir que les personnages présents sur scène, ils sont donc privilégiés.
Illusion (n. f.) : phénomène selon lequel on prend pour vrai ce qui n'est que fiction.
Mimésis (n. f.) : représentation fictive d'une chose réelle
Mise en abyme (n. f.) : au théâtre il s’agit d’une pièce ou d’une scène qui représenterait elle-même une pièce de théâtre. On parle aussi de « théâtre dans le théâtre » quand le motif de la scène ou de l’acte est lui même le jeu théâtral. On retrouve ce procédé en peinture lorsqu’un tableau représente le peintre en train de se peindre par exemple.
Quiproquo (n. m.) : situation où un personnage commet une erreur en prenant une personne ou une chose pour une autre. C’est un ressort récurrent de la comédie.
Soliloque (n. m.) : discours qu’un personnage seul sur scène se tient à lui-même.
Le théâtre, glossaire
Stichomythie (n. f.) : enchaînement de répliques très courtes de manière très rapide pour donner du dynamisme et de l’intensité à une scène. Elle marque souvent le conflit.
Comédie (n. f.) : action scénique qui provoque le rire du fait des personnages, de leur langage, de leur situation ou du jeu des comédiens. Le dénouement est heureux.
Comédie-ballet (n. f.) : Forme de comédie inventée par Molière en 1661 pour Les Fâcheux qui comprend des parties dansées et chantées en lien avec l’intrigue
Commedia dell'Arte (n. f.) : genre de comédie populaire provenant d’Italie et ayant eu son heure de gloire au XVIe siècle. Elle utilisait beaucoup les canevas et les masques. Ce genre a eu une grande influence sur le théâtre français et européen aux XVIIe et XVIIe siècles et est à l’origine de certaines pièces de Molière.
Divertissement (n. m.) : intermède dansé et chanté que l’on trouve par exemple dans les comédiesballets comme Le Bourgeois gentilhomme ou Monsieur de Pourceaugnac.
Farce (n. f.) : genre théâtral comique du Moyen-âge adressé d’abord au peuple pour son côté grossier, ses tromperies et ses bastonnades, qui a beaucoup inspiré Molière. La présence d’éléments farcesques dans ses pièces lui a parfois été reprochée comme un écart préjudiciable à la bienséance.
Le théâtre, glossaire
Pantomime (n. f.) : suite de gestes du comédien qui vise à amuser le spectateur plutôt qu’à raconter une histoire.
Saynète (n. f.) : forme de comédie courte avec un nombre de personnages réduit.
Comique (adj.) : tout ce qui provoque le rire ou le sourire du spectateur. Le rire peut être provoqué par : - le texte de la pièce (comique de mot) ; - le jeu du comédien (comique de geste) ; - l’intrigue (comique de situation). Le registre comique peut avoir comme seul objectif le rire mais il peut également dédramatiser une situation ou avoir une fonction critique
Pathétique (adj.) : tout ce qui provoque une émotion chez le spectateur. Il est courant que, dans les pièces de Molière, le spectateur soit ému par des situations pathétiques (à ne pas confondre avec le registre tragique qui caractérise le genre de la tragédie où les personnages sont confrontés à la fatalité de leur condition, ce qui les amène le plus souvent à la mort)
Le théâtre, glossaire
Satirique (adj.) : discours écrit ou oral qui porte atteinte à quelque chose, à quelqu'un, en s'en moquant. Les personnages de Molière font souvent l’objet d’un discours satirique puisque l’on fait un sort à leurs travers et à leurs excès.
Caractère (n. m.) : trait moral propre à une personne, qui la rend identifiable, poussé à l’extrême sur une scène de théâtre jusqu’ à la caricature pour dénoncer des travers et des défauts mais qui peut se retrouver chez tous les individus. Parmi les personnages de Molière, on trouve par exemple l’avare ou l’hypocondriaque comme dans Le Malade imaginaire.
Élocution (n. f.) : manière dont un personnage s’exprime.
Masque (n. m.) : hérité de la commedia dell’arte, cet accessoire cachant le visage permet de se faire passer pour un autre ou d’endosser un personnage typique de la comédie italienne.
Rôle (n. m.) : ensemble des répliques d'un personnage dans une pièce de théâtre.
Bienséance (n. f.) : respect des règles théâtrales et morales afin de ne pas paraître vulgaire, choquant ou invraisemblable. Par exemple, on ne représente pas sur scène la sexualité, la violence ou encore la mort. On a par exemple reproché à Molière « la scène du sac » dans Les Fourberies de Scapin.
Le théâtre, glossaire
Règle des trois unités (n. f.) : énoncée par Boileau dans son Art poétique, elle régit l’organisation d’une pièce de théâtre classique, principalement les tragédies mais Molière a copié ces règles pour ses comédies : - Unité d'action (n. f.) : elle consiste à représenter une seule intrigue par pièce de théâtre. - Unité de lieu (n. f.) : elle consiste à représenter l’intrigue d’une pièce de théâtre dans un seul et unique lieu. - Unité de temps (n. f.) : elle consiste à faire dérouler l’ensemble de l’intrigue en une seule et unique journée.
Vraisemblance (n. f.) : caractère selon lequel ce qui est représenté sur scène est perçu comme une imitation de la réalité.
Espace scénique (n. m.) : espace de la scène où le comédien peut évoluer.
Hors-scène (n. m.) : espace extérieur à la scène, invisible au public où est censée se dérouler une partie de l’intrigue dont on vient raconter l’essentiel sur scène.
Décor (n. m.) : ensemble des objets qui se trouvent sur scène pour créer une atmosphère ou servir l’intrigue.
Le théâtre, glossaire
Deus ex machina (n. m.) : (locution latine signifiant « Dieu issu de la machine ») personne qui, à la fin d’une pièce de théâtre, arrive de manière inattendue, parfois accompagnée par une machinerie scénique, et qui permet le dénouement.
Objet (n. m.) : tout accessoire ou matériel présent sur scène, qu’il soit simplement décoratif ou ait une importance dans l’intrigue
Public (n. m.) : ensemble des spectateurs qui assistent à une représentation théâtrale.
Réception (n. f.) : façon dont le public reçoit la pièce et l’apprécie.
Spectacle (n. m.) : ce qui est présenté au regard du public.
http://idiomas.astalaweb.com/Franc%C3%A9s/v2/Lexique-theatre.pdf
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