Want to create interactive content? It’s easy in Genially!
Paysage état d'âme 2023
Lycée Berthelot
Created on July 24, 2023
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Audio tutorial
View
Pechakucha Presentation
View
Desktop Workspace
View
Decades Presentation
View
Psychology Presentation
View
Medical Dna Presentation
View
Geometric Project Presentation
Transcript
le paysage état d’âme
Écrire le paysage est-ce s’écrire ?
Caspar David Friedrich, Le voyageur contemplant une mer de nuages, 1818
Paysage-état d'âme La théorie du paysage-état d'âme est un thème récurrent du romantisme. Il est nécessaire de distinguer le cas des arts picturaux et de la littérature. Il s'agit, pour le héros romantique en littérature, de se réfugier dans la nature, élément central du romantisme, c'est-à-dire loin de la civilisation et de la vie urbaine, considérées comme néfastes au développement de l'individualité. Son lieu de repos sera alors décrit comme correspondant à l'état d'âme du héros, généralement des souffrances dues à l'amour ou au mal du siècle. Dans les beaux-arts picturaux, un paysage, généralement sans personnage ou avec des figurants mythologiques tels que des nymphes, devra évoquer un sentiment chez le spectateur, et ainsi changer son état d'âme. Un des principaux développeurs de cette théorie est Alfred de Musset.
INDEX
René
CHATEAUBRIAND
LAMARTINE
« Le lac
« Il pleure dans mon cœEur »
VERLAINE
CAMUS
"NOCES
Oscar Wilde
"Le déclin du mensonge", in Intentions
Le paysage dans l'histoire des arts
Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt
ACTIVITE GRAND ORAL
LE mythe
SECTION 1
CHATEAUBRIAND René
René
La solitude absolue, le spectacle de la nature, me plongèrent bientôt dans un état presque impossible à décrire. Sans parents, sans amis, pour ainsi dire, sur la terre, n'ayant point encore aimé, j'étais accablé d'une surabondance de vie. Quelquefois je rougissais subitement, et je sentais couler dans mon cœur comme des ruisseaux d'une lave ardente ; quelquefois je poussais des cris involontaires, et la nuit était également troublée de mes songes et de mes veilles. Il me manquait quelque chose pour remplir l'abîme de mon existence : je descendais dans la vallée, je m'élevais sur la montagne, appelant de toute la force de mes désirs l'idéal objet d'une flamme future ; je l'embrassais dans les vents ; je croyais l'entendre dans les gémissements du fleuve ; tout était ce fantôme imaginaire, et les astres dans les cieux, et le principe même de vie dans l'univers.
René
Toutefois cet état de calme et de trouble, d'indigence et de richesse, n'était pas sans quelques charmes : un jour je m'étais amusé à effeuiller une branche de saule sur un ruisseau et à attacher une idée à chaque feuille(12) que le courant entraînait. Un roi qui craint de perdre sa couronne par une révolution subite ne ressent pas des angoisses plus vives que les miennes à chaque accident qui menaçait les débris de mon rameau. O faiblesse des mortels ! ô enfance du cœur humain qui ne vieillit jamais ! voilà donc à quel degré de puérilité notre superbe raison peut descendre ! Et encore est-il vrai que bien des hommes attachent leur destinée à des choses d'aussi peu de valeur que mes feuilles de saule.
René
Mais comment exprimer cette foule de sensations fugitives que j'éprouvais dans mes promenades ? Les sons que rendent les passions dans le vide d'un cœur solitaire ressemblent au murmure que les vents et les eaux font entendre dans le silence d'un désert : on en jouit, mais on ne peut les peindre.L'automne me surprit au milieu de ces incertitudes : j'entrai avec ravissement dans les mois des tempêtes. Tantôt j'aurais voulu être un de ces guerriers errant au milieu des vents, des nuages et des fantômes ; tantôt j'enviais jusqu'au sort du pâtre que je voyais réchauffer ses mains à l'humble feu de broussailles qu'il avait allumé au coin d'un bois. J'écoutais ses chants mélancoliques, qui me rappelaient que dans tout pays le chant naturel de l'homme est triste, lors même qu'il exprime le bonheur. Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Questions de compréhension
René
- Quels manques René exprime-t-il ?- Que révèlent les oppositions sur l’état d’esprit du personnage ? - Que pouvez-vous dire sur la phrase finale ? « Notre cœur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs. »
VERS LA QUESTION D'INTERPRETATION : - Comment l’évocation du paysage aide-t-elle à traduire l’intensité des sentiments ?
KANT
LAMARTINE « Le Lac »
LAMARTINE
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages, Dans la nuit éternelle emportés sans retour, Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ? Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière, Et près des flots chéris qu'elle devait revoir, Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre Où tu la vis s'asseoir !
LAMARTINE
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés, Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes Sur ses pieds adorés. Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ; On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux, Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence Tes flots harmonieux.
LAMARTINE
Tout à coup des accents inconnus à la terre Du rivage charmé frappèrent les échos ; Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère Laissa tomber ces mots : " Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours : Laissez-nous savourer les rapides délices Des plus beaux de nos jours !
LAMARTINE
" Assez de malheureux ici-bas vous implorent, Coulez, coulez pour eux ; Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ; Oubliez les heureux. " Mais je demande en vain quelques moments encore, Le temps m'échappe et fuit ; Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore Va dissiper la nuit.
LAMARTINE
" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive, Hâtons-nous, jouissons ! L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive Il coule, et nous passons ! " Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse, Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, S'envolent loin de nous de la même vitesse Que les jours de malheur ?
LAMARTINE
Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ? Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus ! Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface, Ne nous les rendra plus ! Éternité, néant, passé, sombres abîmes, Que faites-vous des jours que vous engloutissez ? Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes Que vous nous ravissez ?
LAMARTINE
Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir, Gardez de cette nuit, gardez, belle nature, Au moins le souvenir ! Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages, Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux, Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages Qui pendent sur tes eaux.
LAMARTINE
Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe, Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés, Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface De ses molles clartés. Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire, Que les parfums légers de ton air embaumé, Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire, Tout dise : Ils ont aimé !
VERLAINE
VERLAINE « Il pleure dans mon cœur »
"Il pleut doucement sur la ville"(Arthur Rimbaud)
VERLAINE
Il pleure dans mon cœ urComme il pleut sur la ville ; Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœ ur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un cœur qui s’ennuie, Ô le chant de la pluie !
VERLAINE
Il pleure sans raison Dans ce cœ ur qui s’écœ ure. Quoi ! nulle trahison ?… Ce deuil est sans raison. C’est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon cœur a tant de peine !
WILDE
Albert CAMUS, Noces, 1936 à 1937.
CAMUS
Noces à Tipasa Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. À certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement de saisir autre chose que des gouttes de lumière et de couleurs qui tremblent au bord des cils. L'odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme. À peine, au fond du paysage, puis-je voir la masse noire du Chenoua qui prend racine dans les collines autour du village, et s'ébranle d'un rythme sûr et pesant pour aller s'accroupir dans la mer.
CAMUS
[…] Que d'heures passées à écraser les absinthes , à caresser les ruines, à tenter d'accorder ma respiration aux soupirs tumultueux du monde ! Enfoncé parmi les odeurs sauvages et les concerts d'insectes somnolents, j'ouvre les yeux et mon cœur à la grandeur insoutenable de ce ciel gorgé de chaleur. Ce n'est pas si facile de devenir ce qu'on est, de retrouver sa mesure profonde. Mais à regarder l'échine solide du Chenoua, mon cœur se calmait d'une étrange certitude. J'apprenais à respirer, je m'intégrais et je m'accomplissais. Je gravissais l'un après l'autre des coteaux dont chacun me réservait une récompense, comme ce temple dont les colonnes mesurent la course du soleil et d'où l'on voit le village entier, ses murs blancs et roses et ses vérandas vertes.
CAMUS
Le vent à Djémila Comme le galet verni par les marées, j'étais poli par le vent, usé jusqu'à l'âme. J'étais un peu de cette force selon laquelle je flottais, puis beaucoup, puis elle enfin, confondant les battements de mon sang et les grands coups sonores de ce cœur partout présent de la nature. Le vent me façonnait à l'image de l'ardente nudité qui m'entourait. Et sa fugitive étreinte me donnait, pierre parmi les pierres, la solitude d'une colonne ou d'un olivier dans le ciel d'été. Ce bain violent de soleil et de vent épuisait toutes mes forces de vie. A peine en moi ce battement d'ailes qui affleure, cette vie qui se plaint, cette faible révolte de l'esprit. Bientôt, répandu aux quatre coins du monde, oublieux, oublié de moi-même, je suis ce vent et dans le vent, ces colonnes et cet arc, ces dalles qui sentent chaud et ces montagnes pâles autour de la ville déserte. Et jamais je n'ai senti, si avant, à la fois mon détachement de moi-même et ma présence au monde. Oui, je suis présent.
CAMUS
L’été à Alger Sentir ses liens avec une terre, son amour pour quelques hommes, savoir qu'il est toujours un lieu où le cœur trouvera son accord, voici déjà beaucoup de certitudes pour une seule vie d'homme. Et sans doute cela ne peut suffire. Mais à cette patrie de l'âme tout aspire à certaines minutes. « Oui, c'est là-bas qu'il nous faut retourner. »Cette union que souhaitait Plotin , quoi d'étrange à la retrouver sur la terre ? L'Unité s'exprime ici en termes de soleil et de mer. Elle est sensible au cœur par un certain goût de chair qui fait son amertume et sa grandeur. J'apprends qu'il n'est pas de bonheur surhumain, pas d'éternité hors de la courbe des journées. Ces biens dérisoires et essentiels, ces vérités relatives sont les seules qui m'émeuvent. Les autres, les « idéales », je n'ai pas assez d'âme pour les comprendre. […] Il n'est pas toujours facile d'être un homme, moins encore d'être un homme pur. Mais être pur, c'est retrouver cette patrie de l'âme où devient sensible la parenté du monde, où les coups du sang rejoignent les pulsations violentes du soleil de deux heures.
CAMUS
Vous choisirez l'extrait des Noces de Camus qui vous inspire le plus. Vous enregistrez un vocal qui sera une brève question d'interprétation de ce texte. En quoi l'écriture de ce texte dépasse-t-elle la simple description du paysage ? Vous n'oublierez pas d'envoyer votre vocal !
WILDE
Oscar WILDE, « Le déclin du mensonge », in Intentions, 1928.
WILDE
Qu’est-ce donc que la Nature ? Elle n’est pas la Mère qui nous enfanta. Elle est notre création. C’est dans notre cerveau qu’elle s’éveille à la vie. Les choses sont parce que nous les voyons, et ce que nous voyons, et comment nous le voyons, dépend des arts qui nous ont influencés. Regarder une chose et la voir sont deux actes très différents. On ne voit quelque chose que si l’on en voit la beauté. Alors, et alors seulement, elle vient à l’existence.
WILDE
A présent, les gens voient des brouillards, non parce qu’il y en a, mais parce que des poètes et des peintres leur ont enseigné la mystérieuse beauté de ces effets. Des brouillards ont pu exister pendant des siècles à Londres. J’ose même dire qu’il y en eut. Mais personne ne les a vus et, ainsi, nous ne savons rien d’eux. Ils n’existèrent qu’au jour où l’art les inventa. Maintenant, il faut l’avouer, nous en avons à l’excès. Ils sont devenus le pur maniérisme d’une clique, et le réalisme exagéré de leur méthode donne la bronchite aux gens stupides. Là où l’homme cultivé saisit un effet, l’homme d’esprit inculte attrape un rhume.
WILDE
Soyons donc humains et prions l’Art de tourner ailleurs ses admirables yeux. Il l’a déjà fait, du reste. Cette blanche et frissonnante lumière que l’on voit maintenant en France, avec ses étranges granulations mauves et ses mouvantes ombres violettes, est sa dernière fantaisie et la Nature, en somme, la produit d’admirable façon. Là où elle nous donnait des Corot ou des Daubigny, elle nous donne maintenant des Monet exquis et des Pissarro enchanteurs. En vérité, il y a des moments, rares il est vrai, qu’on peut cependant observer de temps à autre, où la Nature devient absolument moderne.
WILDE
Il ne faut pas évidemment s’y fier toujours. Le fait est qu’elle se trouve dans une malheureuse position. L’Art crée un effet incomparable et unique et puis il passe à autre chose. La Nature, elle, oubliant que l’imitation peut devenir la forme la plus sincère de l’inculte, se met à répéter cet effet jusqu’à ce que nous en devenions absolument las. Il n’est personne, aujourd’hui, de vraiment cultivé, pour parler de la beauté d’un coucher de soleil. Les couchers de soleil sont tout à fait passés de mode. Ils appartiennent au temps où Turner était le dernier mot de l’art. Les admirer est un signe marquant de provincialisme.
WILDE
QUESTION D’INTERPRETATION LITTERAIRE :
Comment Wilde parvient-il à affirmer le rôle créateur de l’art, seul capable de rendre la nature existante ?
Histoire des arts : le paysage
DÜRER
Les Moulins à Eau sur la Pegnitz, 1498, Cabinet des estampes, Paris
DÜRER
L'Église Saint-Jean à Nuremberg (v. 1489)
DÜRER
Trente (Italie) vue du Nord, 1494
Un nouveau regard porté sur la nature : Le goût du pittoresque et la naissance du sublime au XVIIIème siècle.
Hubert Robert
La grotte de Méréville
Hubert Robert
Ruines antiques (1779)
Joseph VERNET
« Paysage de montagne avec tempête »
Pierre Jacques VOLAIRE
« L’éruption du Vésuve, le 14 mai 1771 » (1771)
LE ROMANTISME : EXALTATION DES SENTIMENTS ET VISION INTERIEURE
Caspar David Friedrich, Le voyageur contemplant une mer de nuages, 1818
Caspar David Friedrich, Femme devant le coucher de soleil.
TURNER : Jonction entre classicisme et romantisme
Didon construisant Carthage de Turner (1815)
TURNER : Jonction entre classicisme et romantisme
Paysage avec une rivière et une baie dans le lointain de vers 1840
TURNER : Jonction entre classicisme et romantisme
Tempête de neige (1842)
L’impressionnisme : Transcription d’une impression, d’une sensibilité plus que d’un paysage
Monet, Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt
MONET
Le tableau est composé en miroir. La partie supérieure se reflétant dans la partie inférieure. La ligne de pliage se situe au niveau des barques sur la Seine.
Le paysage à l’heure symboliste : des métaphores dans la nature
Edvard Munch, Le Soleil 1910
Edvard Munch, Le Cri
Vincent Van Gogh Le semeur au soleil couchant (1888)
Harald Sohlberg « Nuit d’hiver dans les montagnes » (1914)
Forêt de hêtres Gustav Klimt
Hêtres de Kerduel de Maurice Denis (1893)
Piet Mondrian « Bois près d’Oele »
L’Île des morts de Böcklin
La Nuit de Van Gogh
Whistler Nocturnes en bleu et or
A VOUS...
CONSIGNES DEVOIR MAISON
ACTIVITE
A votre tour maintenant de construire une exposition de paysages (urbains ou non) état d’âme. Avec un texte philosophique et un texte littéraire en regard. Vous présenterez cette "exposition" sous forme de genially (ou autre support du même type)
CONSIGNES
- J'attends de vous
- 5 illustrations (photographies, tableaux d'artistes ou de vous)
- 5 textes philosophiques
- 5 textes littéraires
- Le tout précisément légendé !
SUIVEZ LE GUIDE
Tout au long de l'année, je vous proposerai de vous porter volontaire pour préparer la visite guidée d'un des lieux que nous visiterons à Berlin. Cette visite sera l'occasion d'un "grand oral / suivez le guide". Pour cette séquence, paysage état d'âme oblige, la visite guidée à préparer est le Musée Caspar David Friedrich. (Alte Nationalgalerie). Voici le lien :
Séquence II : le paysage état d’âme
Narcisse
Et pour ma part, je remercie le photographe de talent que vous connaissez un petit peu et qui a illustré l'intégralité de ce que vous venez de lire.... Vous le connaissez, il s'agit de
Monsieur Roubertou-Feillel ! Merci beaucoup à lui !