Thème 1 : La fiction pour interroger le réel: regarder le monde, inventer des mondes
Séquence 1: Maupassant et ses nouvelles réalistes: quel miroir pour l'homme?
Index
ENQUETE
ORAL : Débat
1. Séance 1 : Qu'est-ce que le réalisme ?
2. Séance 2 : Découvrir un auteur réaliste.
8. Séance 5 : Comparer la nouvelle à une adaptation cinématographique
3. Séance 3 : Etudier l'incipit d'une nouvelle réaliste
9. ORTHOGRAPHE : Les homophones grammaticaux
4. Séance 4 :Les caractéristiques d'une nouvelle réaliste
10. Lexique : vie quotidienne
5. Lexique : Les niveaux de langage
10. Ecriture
6. GRAMMAIRE : Les paroles rapportées
7. CONJUGAISON: Les temps du récit
Séance 1: Qu'est-ce que le réalisme ?
➔Les Casseurs de pierres est un tableau peint en 1849 par Gustave Courbet, détruit en 1945, lors d'un bombardement en Allemagne. Il mesurait 165 × 257 cm.
https://www.youtube.com/watch?v=__cLVgQezS4
Je retiens:
Le mouvement réaliste est un mouvement littéraire et artistique qui consiste à représenter la réalité le plus fidèlement possible, sans chercher à l’idéaliser. Tous les sujets sont donc dignes d’être traités.
Définitions: -La réalité ou le réel c'est ce qui existe par opposition à ce qui est imaginé. -La fiction c'est ce qui est inventé, imaginé. -Le réalisme c'est ce qui fait vrai, c'est représenter le réel dans une oeuvre littéraire ou artistique
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Séance 2: Découvrir un auteur réaliste
Maupassant, un auteur réaliste
➔UN AUTEUR DE NOUVELLES REALISTES : MAUPASSANT
Place, dans la grille, les titres de quelques romans et nouvelles de Maupassant. Adieu – Au printemps – Bel-Ami – Boule de Suif – La Confession – La Main – La Parure – Le Horla – Le Papa de Simon – Sur l’eau – Une partie de campagne
Un jour... un auteur
Séance 3 : Découvrir un incipit de nouvelle réaliste
Aux champs - Maupassant - L'incipit
Les deux chaumières (1) étaient côte à côte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produits à peu près simultanément dans l'une et l'autre maison. Les deux mères distinguaient à peine leurs produits (2) dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au véritable. La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure (3) abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons. Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard(4) avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim. La mère empâtait (5) elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s'attardait au repas en répétant : "Je m'y ferais bien tous les jours"
1) Où se situe l'action ? 2)Qui sont les personnages présentés dans les paragraphes 1 à 3 ? Qu'apprend-on sur eux ? 3)Quel est le temps dominant ? Pourquoi ? 4) Le quatrième paragraphe apporte une rupture dans ce début de récit. Par quels moyens l'élément perturbateur est-il annoncé ? 5)Quels nouveaux personnages font leur apparition ? Qu'apprend-on sur eux ? 6) Quelle hypothèse pouvez-vous faire sur la suite de l'histoire ?
les descriptions : les expansions qui caractérisent le cadre des paysans ("terre inféconde", "cinquante ans d'usage", "joues sales" ...)
le quotidien des paysans : présence d'un repas frugal par un adjectif épithète ("pain molli"), figure de la ménagère qui s'occupe des enfants ("leur donner la pâtée"), profusion d'enfants dans les familles par une ("les huit noms", "les pères criaient avant d'en arriver au véritable").
Je retiens:
Le récit réaliste raconte avant tout le réel, la réalité. Ainsi les sujets des récits réalistes sont tirés du vécu et mettent en scène des personnages ordinaires. Les auteurs, comme Maupassant, Zola, Flaubert, ont le goût du détail, se documentent en général avant d'écrire.
CONJUGAISON: Les temps du récit
Il était tard. Pierre avait terminé son roman. Il se leva ; il rêvait encore de la vie de son héros. Il se délectait de ce sentiment d'aventure et de dangers avortés. Il décida de le relire. Il tournait la première page lorsque la lumière s'éteignit brusquement.
Séance 4: Etudier la nouvelle et repérer ses caractéristiques
Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle ; et, sans s'arrêter aux mioches, qui la connaissaient bien maintenant, elle pénétra dans la demeure des paysans. Ils étaient là, en train de fendre du bois pour la soupe ; ils se redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et attendirent. Alors la jeune femme, d'une voix entrecoupée, tremblante commença : - Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien... je voudrais bien emmener avec moi votre... votre petit garçon... Les campagnards, stupéfaits et sans idée, ne répondirent pas. Elle reprit haleine et continua. - Nous n'avons pas d'enfants ; nous sommes seuls, mon mari et moi... Nous le garderions... voulez-vous ? La paysanne commençait à comprendre. Elle demanda : - Vous voulez nous prend'e Charlot ? Ah ben non, pour sûr. Alors M. d'Hubières intervint : - Ma femme s'est mal expliquée. Nous voulons l'adopter, mais il reviendra vous voir. S'il tourne bien, comme tout porte à le croire, il sera notre héritier. Si nous avions, par hasard, des enfants, il partagerait également avec eux. Mais s'il ne répondait pas à nos soins, nous lui donnerions, à sa majorité, une somme de vingt mille francs (7), qui sera immédiatement déposée en son nom chez un notaire. Et, comme on a aussi pensé à vous, on vous servira jusqu'à votre mort, une rente de cent francs par mois. Avez-vous bien compris ?
L’adoption
Alors Mme d'Hubières, en sortant, s'avisa qu'ils étaient deux tout petits, et elle demanda à travers ses larmes, avec une ténacité de femme volontaire et gâtée, qui ne veut jamais attendre : - Mais l'autre petit n'est pas à vous ? Le père Tuvache répondit : - Non, c'est aux voisins ; vous pouvez y aller si vous voulez. Et il rentra dans sa maison, où retentissait la voix indignée de sa femme. Les Vallin étaient à table, en train de manger avec lenteur des tranches de pain qu'ils frottaient parcimonieusement avec un peu de beurre piqué au couteau, dans une assiette entre eux deux. M. d'Hubières recommença ses propositions, mais avec plus d'insinuations, de précautions oratoires (8), d'astuce. Les deux ruraux hochaient la tête en signe de refus ; mais quand ils apprirent qu'ils auraient cent francs par mois, ils se considérèrent, se consultant de l'oeil, très ébranlés. Ils gardèrent longtemps le silence, torturés, hésitants. La femme enfin demanda : - Qué qu't'en dis, l'homme ? Il prononça d'un ton sentencieux (9) : - J'dis qu'c'est point méprisable. Alors Mme d'Hubières, qui tremblait d'angoisse, leur parla de l'avenir du petit, de son bonheur, et de tout l'argent qu'il pourrait leur donner plus tard. Le paysan demanda : - C'te rente de douze cents francs, ce s'ra promis d'vant l'notaire ? M. d'Hubières répondit : - Mais certainement, dès demain. La fermière, qui méditait, reprit : - Cent francs par mois, c'est point suffisant pour nous priver du p'tit ; ça travaillera dans quéqu'z'ans ct'éfant ; i nous faut cent vingt francs. Mme d'Hubières trépignant d'impatience, les accorda tout de suite ; et, comme elle voulait enlever l'enfant, elle donna cent francs en cadeau pendant que son mari faisait un écrit. Le maire et un voisin, appelé aussitôt, servirent de témoins complaisants. Et la jeune femme, radieuse, emporta le marmot hurlant, comme on emporte un bibelot désiré d'un magasin. Les Tuvache sur leur porte, le regardaient partir muets, sévères, regrettant peut-être leur refus.
Un retour bouleversant
Et, quand ils se furent reconnus, les parents voulurent tout de suite sortir le fieu (13) dans le pays pour le montrer. On le conduisit chez le maire, chez l'adjoint, chez le curé, chez l'instituteur. Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière, le regardait passer. Le soir, au souper il dit aux vieux : - Faut-i qu'vous ayez été sots pour laisser prendre le p'tit aux Vallin ! Sa mère répondit obstinément : - J'voulions point vendre not' éfant ! Le père ne disait rien. Le fils reprit : - C'est-i pas malheureux d'être sacrifié comme ça ! Alors le père Tuvache articula d'un ton coléreux : - Vas-tu pas nous r'procher d' t'avoir gardé ? Et le jeune homme, brutalement : - Oui, j'vous le r'proche, que vous n'êtes que des niants (14). Des parents comme vous, ça fait l'malheur des éfants. Qu'vous mériteriez que j'vous quitte. La bonne femme pleurait dans son assiette. Elle gémit tout en avalant des cuillerées de soupe dont elle répandait la moitié : - Tuez-vous donc pour élever d's éfants ! Alors le gars, rudement : - J'aimerais mieux n'être point né que d'être c'que j'suis. Quand j'ai vu l'autre, tantôt, mon sang n'a fait qu'un tour. Je m'suis dit : "V'là c'que j'serais maintenant !". Il se leva. - Tenez, j'sens bien que je ferai mieux de n'pas rester ici, parce que j'vous le reprocherais du matin au soir, et que j'vous ferais une vie d'misère. Ça, voyez-vous, j'vous l'pardonnerai jamais ! Les deux vieux se taisaient, atterrés, larmoyants. Il reprit : - Non, c't' idée-là, ce serait trop dur. J'aime mieux m'en aller chercher ma vie aut'part ! Il ouvrit la porte. Un bruit de voix entra. Les Vallin festoyaient avec l'enfant revenu. Alors Charlot tapa du pied et, se tournant vers ses parents, cria : - Manants (15), va ! Et il disparut dans la nuit.
Je retiens:
La nouvelle est un récit court, centré sur un seul événement. Le narrateur présente donc rapidement le décor, l’intrigue et les personnages. La nouvelle réaliste met en scène des personnages que l’on pourrait trouver dans la réalité. Le décor est décrit avec précision afin que le lecteur reconnaisse le cadre et identifie des lieux réels. Les milieux sociaux et professionnels sont précisément décrits pour donner l’illusion du vrai. Les dialogues permettent de rendre compte des sentiments, des caractères ou des appartenances sociales.
Les niveaux de langage
Pour aller plus loin...
Comment donner du rythme à une histoire ? 1) Combien de temps s'est écoulé dans l'histoire de la nouvelle "Aux champs" ? 2) Est-ce un temps long ou court ? 3) En combien de pages cette histoire est-elle racontée ? 4) Est-ce un texte long ou court ? 5) Quelles sont les astuces dont on dispose lorsqu'on raconte une histoire pour montrer que du temps a passé et pour ne pas être obligé de tout dire ?
Séance 5 : Comparer avec l'adaptation cinématographique
1)Quels sont les éléments réalistes dans cette adaptation? 2)Comment le réalisateur a-t-il remanié le récit ? Observez : -le narrateur : -l’ordre du récit ; -les personnages ; -les éléments de l’histoire. 3)Relevez les oppositions entre les deux mères. Comment s’exprime la maternité (les qualités de mère) chez chacune d’elle ?
BILAN
Des talents de conteur:-références littéraires -efficacité du récit (rythme) -effet de surprise -figures de style -précision du vocabulaire -leçon immplicite
FICHE DE LECTURE
GRAMMAIRE: Les paroles rapportées
Séance 5: La Parure, une nouvelle passée à la loupe
Activité 1
Mon rêve : En quelques lignes, imagine ce que pourrait être ton avenir.
Activité 2
Laissez-moi vous présenter Mathilde: écoute sans le texte
Premier arrêt : l’invitation au bal. A quelle suite pouvons-nous nous attendre ? Deuxième arrêt : la fin du bal. Quel avenir pour Mathilde ?
Activité 3
Ma belle Mathilde ! Rédiger deux paragrahes faisant le portrait de Mathilde avant la perte de la parure et après. 1) Brouillon : tableau Mathilde avant/ Mathilde après. Relevé des caractéristiques physiques et morales et ajouts de caractéristiques pertinentes d’après ce que l’on comprend du texte. 2) Rédaction des deux paragraphes.
Activité 4
Richesse et misère: Opposer deux champs lexicaux.
Texte 1 : C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérance, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique. Elle fut simple ne pouvant être parée, mais malheureuse comme une déclassée, car les femmes n'ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille. Leur finesse native, leur instinct d'élégance, leur souplesse d'esprit, sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames. Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses,dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l'indignaient. La vue de la petite Bretonne qui faisait son humble ménage éveillait en elle des regrets désolés et des rêves éperdus.
Texte 2 : Mme Loisel connut la vie horrible des nécessiteux. Elle prit son parti, d'ailleurs, tout d'un coup, héroïquement. Il fallait payer cette dette effroyable. Elle payerait. On renvoya la bonne ; on changea de logement ; on loua sous les toits une mansarde. Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle, usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale, les chemises et les torchons, qu'elle faisait sécher sur une corde ; elle descendit à la rue, chaque matin, les ordures, et monta l'eau, s'arrêtant à chaque étage pour souffler. Et, vêtue comme une femme du peuple, elle alla chez le fruitier, chez l'épicier, chez le boucher, le panier au bras, marchandant, injuriée, défendant sou à sou son misérable argent. Il fallait chaque mois payer des billets, en renouveler d'autres, obtenir du temps. Le mari travaillait,le soir,à mettre au net les comptes d'un commerçant, et la nuit, souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page. Et cette vie dura dix ans. Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué, tout, avec le taux de l'usure, et l'accumulation ses intérêts superposés. Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers.
Activité 5
Permettez-moi d’insister ! Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. a- Surligne les mots qui décrivent Mathilde. Quelle est leur classe grammaticale ? b- Entoure en vert les signes de ponctuation et la conjonction de coordination. c- Quel est l'effet produit ? d- Quelle procédé littéraire (=figure de style) reconnaissez-vous ? e- Trouvez une autre construction similaire dans le passage, puis dans le texte intégral.
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le ministre la remarqua. Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si douce au cœur des femmes.
Une énumération (ou gradation) est un procédé d'écriture qui permet d'insister sur une idée et qui consiste en une liste de mots de même classe grammaticale.
Définition
Activité 6
Les maîtres du temps ! Objectif : Découvrir l’ellipse temporelle et le sommaire. Support : La parure, Maupassant, 1884, texte intégral. Début de l’action : « Or, un soir… » Relevé des connecteurs temporels en début de paragraphe. Faire une frise chronologique avec les évènements et le nombre de lignes. Commenter les extraits ci-dessous:
Elle poussa un cri de joie : "C'est vrai. Je n'y avais point pensé. " Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse.
Elle écrivit sous sa dictée. Au bout d'une semaine, ils avaient perdu toute espérance.
Et cette vie dura dix ans. Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué.
Elle sauta au cou de son amie, l'embrassa avec emportement, puis s'enfuit avec son trésor. Le jour de la fête arriva.
Un sommaire est un résumé dans la narration: un long moment de vie est résumé en quelques lignes. Une ellipse est un passage de l'histoire qui n'est pas raconté. Ces deux procédés permettent d'accélérer le temps de la narration et de donner du rythme à la nouvelle.
Définition
Activité 7
La moralité de cette histoire… Travail en groupe: Faire un schéma récapitulatif de ce que Maupassant nous dit dans le texte : les caprices, le mensonge, la joie éphémère du bal, l’héroïsme de Mathilde et déterminer une morale pour l’histoire.
Séquence 1 Maupassant et ses nouvelles réalistes
JOUBERT
Created on July 19, 2023
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Thème 1 : La fiction pour interroger le réel: regarder le monde, inventer des mondes
Séquence 1: Maupassant et ses nouvelles réalistes: quel miroir pour l'homme?
Index
ENQUETE
ORAL : Débat
1. Séance 1 : Qu'est-ce que le réalisme ?
2. Séance 2 : Découvrir un auteur réaliste.
8. Séance 5 : Comparer la nouvelle à une adaptation cinématographique
3. Séance 3 : Etudier l'incipit d'une nouvelle réaliste
9. ORTHOGRAPHE : Les homophones grammaticaux
4. Séance 4 :Les caractéristiques d'une nouvelle réaliste
10. Lexique : vie quotidienne
5. Lexique : Les niveaux de langage
10. Ecriture
6. GRAMMAIRE : Les paroles rapportées
7. CONJUGAISON: Les temps du récit
Séance 1: Qu'est-ce que le réalisme ?
➔Les Casseurs de pierres est un tableau peint en 1849 par Gustave Courbet, détruit en 1945, lors d'un bombardement en Allemagne. Il mesurait 165 × 257 cm.
https://www.youtube.com/watch?v=__cLVgQezS4
Je retiens:
Le mouvement réaliste est un mouvement littéraire et artistique qui consiste à représenter la réalité le plus fidèlement possible, sans chercher à l’idéaliser. Tous les sujets sont donc dignes d’être traités.
Définitions: -La réalité ou le réel c'est ce qui existe par opposition à ce qui est imaginé. -La fiction c'est ce qui est inventé, imaginé. -Le réalisme c'est ce qui fait vrai, c'est représenter le réel dans une oeuvre littéraire ou artistique
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Séance 2: Découvrir un auteur réaliste
Maupassant, un auteur réaliste
➔UN AUTEUR DE NOUVELLES REALISTES : MAUPASSANT
Place, dans la grille, les titres de quelques romans et nouvelles de Maupassant. Adieu – Au printemps – Bel-Ami – Boule de Suif – La Confession – La Main – La Parure – Le Horla – Le Papa de Simon – Sur l’eau – Une partie de campagne
Un jour... un auteur
Séance 3 : Découvrir un incipit de nouvelle réaliste
Aux champs - Maupassant - L'incipit
Les deux chaumières (1) étaient côte à côte, au pied d'une colline, proches d'une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s'étaient produits à peu près simultanément dans l'une et l'autre maison. Les deux mères distinguaient à peine leurs produits (2) dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d'arriver au véritable. La première des deux demeures, en venant de la station d'eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l'autre masure (3) abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons. Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d'oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d'âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d'usage. Le dernier moutard(4) avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l'assiette creuse pleine de pain molli dans l'eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu'à plus faim. La mère empâtait (5) elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s'attardait au repas en répétant : "Je m'y ferais bien tous les jours"
1) Où se situe l'action ? 2)Qui sont les personnages présentés dans les paragraphes 1 à 3 ? Qu'apprend-on sur eux ? 3)Quel est le temps dominant ? Pourquoi ? 4) Le quatrième paragraphe apporte une rupture dans ce début de récit. Par quels moyens l'élément perturbateur est-il annoncé ? 5)Quels nouveaux personnages font leur apparition ? Qu'apprend-on sur eux ? 6) Quelle hypothèse pouvez-vous faire sur la suite de l'histoire ?
les descriptions : les expansions qui caractérisent le cadre des paysans ("terre inféconde", "cinquante ans d'usage", "joues sales" ...)
le quotidien des paysans : présence d'un repas frugal par un adjectif épithète ("pain molli"), figure de la ménagère qui s'occupe des enfants ("leur donner la pâtée"), profusion d'enfants dans les familles par une ("les huit noms", "les pères criaient avant d'en arriver au véritable").
Je retiens:
Le récit réaliste raconte avant tout le réel, la réalité. Ainsi les sujets des récits réalistes sont tirés du vécu et mettent en scène des personnages ordinaires. Les auteurs, comme Maupassant, Zola, Flaubert, ont le goût du détail, se documentent en général avant d'écrire.
CONJUGAISON: Les temps du récit
Il était tard. Pierre avait terminé son roman. Il se leva ; il rêvait encore de la vie de son héros. Il se délectait de ce sentiment d'aventure et de dangers avortés. Il décida de le relire. Il tournait la première page lorsque la lumière s'éteignit brusquement.
Séance 4: Etudier la nouvelle et repérer ses caractéristiques
Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle ; et, sans s'arrêter aux mioches, qui la connaissaient bien maintenant, elle pénétra dans la demeure des paysans. Ils étaient là, en train de fendre du bois pour la soupe ; ils se redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et attendirent. Alors la jeune femme, d'une voix entrecoupée, tremblante commença : - Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien... je voudrais bien emmener avec moi votre... votre petit garçon... Les campagnards, stupéfaits et sans idée, ne répondirent pas. Elle reprit haleine et continua. - Nous n'avons pas d'enfants ; nous sommes seuls, mon mari et moi... Nous le garderions... voulez-vous ? La paysanne commençait à comprendre. Elle demanda : - Vous voulez nous prend'e Charlot ? Ah ben non, pour sûr. Alors M. d'Hubières intervint : - Ma femme s'est mal expliquée. Nous voulons l'adopter, mais il reviendra vous voir. S'il tourne bien, comme tout porte à le croire, il sera notre héritier. Si nous avions, par hasard, des enfants, il partagerait également avec eux. Mais s'il ne répondait pas à nos soins, nous lui donnerions, à sa majorité, une somme de vingt mille francs (7), qui sera immédiatement déposée en son nom chez un notaire. Et, comme on a aussi pensé à vous, on vous servira jusqu'à votre mort, une rente de cent francs par mois. Avez-vous bien compris ?
L’adoption
Alors Mme d'Hubières, en sortant, s'avisa qu'ils étaient deux tout petits, et elle demanda à travers ses larmes, avec une ténacité de femme volontaire et gâtée, qui ne veut jamais attendre : - Mais l'autre petit n'est pas à vous ? Le père Tuvache répondit : - Non, c'est aux voisins ; vous pouvez y aller si vous voulez. Et il rentra dans sa maison, où retentissait la voix indignée de sa femme. Les Vallin étaient à table, en train de manger avec lenteur des tranches de pain qu'ils frottaient parcimonieusement avec un peu de beurre piqué au couteau, dans une assiette entre eux deux. M. d'Hubières recommença ses propositions, mais avec plus d'insinuations, de précautions oratoires (8), d'astuce. Les deux ruraux hochaient la tête en signe de refus ; mais quand ils apprirent qu'ils auraient cent francs par mois, ils se considérèrent, se consultant de l'oeil, très ébranlés. Ils gardèrent longtemps le silence, torturés, hésitants. La femme enfin demanda : - Qué qu't'en dis, l'homme ? Il prononça d'un ton sentencieux (9) : - J'dis qu'c'est point méprisable. Alors Mme d'Hubières, qui tremblait d'angoisse, leur parla de l'avenir du petit, de son bonheur, et de tout l'argent qu'il pourrait leur donner plus tard. Le paysan demanda : - C'te rente de douze cents francs, ce s'ra promis d'vant l'notaire ? M. d'Hubières répondit : - Mais certainement, dès demain. La fermière, qui méditait, reprit : - Cent francs par mois, c'est point suffisant pour nous priver du p'tit ; ça travaillera dans quéqu'z'ans ct'éfant ; i nous faut cent vingt francs. Mme d'Hubières trépignant d'impatience, les accorda tout de suite ; et, comme elle voulait enlever l'enfant, elle donna cent francs en cadeau pendant que son mari faisait un écrit. Le maire et un voisin, appelé aussitôt, servirent de témoins complaisants. Et la jeune femme, radieuse, emporta le marmot hurlant, comme on emporte un bibelot désiré d'un magasin. Les Tuvache sur leur porte, le regardaient partir muets, sévères, regrettant peut-être leur refus.
Un retour bouleversant
Et, quand ils se furent reconnus, les parents voulurent tout de suite sortir le fieu (13) dans le pays pour le montrer. On le conduisit chez le maire, chez l'adjoint, chez le curé, chez l'instituteur. Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière, le regardait passer. Le soir, au souper il dit aux vieux : - Faut-i qu'vous ayez été sots pour laisser prendre le p'tit aux Vallin ! Sa mère répondit obstinément : - J'voulions point vendre not' éfant ! Le père ne disait rien. Le fils reprit : - C'est-i pas malheureux d'être sacrifié comme ça ! Alors le père Tuvache articula d'un ton coléreux : - Vas-tu pas nous r'procher d' t'avoir gardé ? Et le jeune homme, brutalement : - Oui, j'vous le r'proche, que vous n'êtes que des niants (14). Des parents comme vous, ça fait l'malheur des éfants. Qu'vous mériteriez que j'vous quitte. La bonne femme pleurait dans son assiette. Elle gémit tout en avalant des cuillerées de soupe dont elle répandait la moitié : - Tuez-vous donc pour élever d's éfants ! Alors le gars, rudement : - J'aimerais mieux n'être point né que d'être c'que j'suis. Quand j'ai vu l'autre, tantôt, mon sang n'a fait qu'un tour. Je m'suis dit : "V'là c'que j'serais maintenant !". Il se leva. - Tenez, j'sens bien que je ferai mieux de n'pas rester ici, parce que j'vous le reprocherais du matin au soir, et que j'vous ferais une vie d'misère. Ça, voyez-vous, j'vous l'pardonnerai jamais ! Les deux vieux se taisaient, atterrés, larmoyants. Il reprit : - Non, c't' idée-là, ce serait trop dur. J'aime mieux m'en aller chercher ma vie aut'part ! Il ouvrit la porte. Un bruit de voix entra. Les Vallin festoyaient avec l'enfant revenu. Alors Charlot tapa du pied et, se tournant vers ses parents, cria : - Manants (15), va ! Et il disparut dans la nuit.
Je retiens:
La nouvelle est un récit court, centré sur un seul événement. Le narrateur présente donc rapidement le décor, l’intrigue et les personnages. La nouvelle réaliste met en scène des personnages que l’on pourrait trouver dans la réalité. Le décor est décrit avec précision afin que le lecteur reconnaisse le cadre et identifie des lieux réels. Les milieux sociaux et professionnels sont précisément décrits pour donner l’illusion du vrai. Les dialogues permettent de rendre compte des sentiments, des caractères ou des appartenances sociales.
Les niveaux de langage
Pour aller plus loin...
Comment donner du rythme à une histoire ? 1) Combien de temps s'est écoulé dans l'histoire de la nouvelle "Aux champs" ? 2) Est-ce un temps long ou court ? 3) En combien de pages cette histoire est-elle racontée ? 4) Est-ce un texte long ou court ? 5) Quelles sont les astuces dont on dispose lorsqu'on raconte une histoire pour montrer que du temps a passé et pour ne pas être obligé de tout dire ?
Séance 5 : Comparer avec l'adaptation cinématographique
1)Quels sont les éléments réalistes dans cette adaptation? 2)Comment le réalisateur a-t-il remanié le récit ? Observez : -le narrateur : -l’ordre du récit ; -les personnages ; -les éléments de l’histoire. 3)Relevez les oppositions entre les deux mères. Comment s’exprime la maternité (les qualités de mère) chez chacune d’elle ?
BILAN
Des talents de conteur:-références littéraires -efficacité du récit (rythme) -effet de surprise -figures de style -précision du vocabulaire -leçon immplicite
FICHE DE LECTURE
GRAMMAIRE: Les paroles rapportées
Séance 5: La Parure, une nouvelle passée à la loupe
Activité 1
Mon rêve : En quelques lignes, imagine ce que pourrait être ton avenir.
Activité 2
Laissez-moi vous présenter Mathilde: écoute sans le texte
Premier arrêt : l’invitation au bal. A quelle suite pouvons-nous nous attendre ? Deuxième arrêt : la fin du bal. Quel avenir pour Mathilde ?
Activité 3
Ma belle Mathilde ! Rédiger deux paragrahes faisant le portrait de Mathilde avant la perte de la parure et après. 1) Brouillon : tableau Mathilde avant/ Mathilde après. Relevé des caractéristiques physiques et morales et ajouts de caractéristiques pertinentes d’après ce que l’on comprend du texte. 2) Rédaction des deux paragraphes.
Activité 4
Richesse et misère: Opposer deux champs lexicaux.
Texte 1 : C'était une de ces jolies et charmantes filles, nées, comme par une erreur du destin, dans une famille d'employés. Elle n'avait pas de dot, pas d'espérance, aucun moyen d'être connue, comprise, aimée, épousée par un homme riche et distingué ; et elle se laissa marier avec un petit commis du ministère de l'Instruction publique. Elle fut simple ne pouvant être parée, mais malheureuse comme une déclassée, car les femmes n'ont point de caste ni de race, leur beauté, leur grâce et leur charme leur servant de naissance et de famille. Leur finesse native, leur instinct d'élégance, leur souplesse d'esprit, sont leur seule hiérarchie, et font des filles du peuple les égales des plus grandes dames. Elle souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. Elle souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l'usure des sièges, de la laideur des étoffes. Toutes ces choses,dont une autre femme de sa caste ne se serait même pas aperçue, la torturaient et l'indignaient. La vue de la petite Bretonne qui faisait son humble ménage éveillait en elle des regrets désolés et des rêves éperdus.
Texte 2 : Mme Loisel connut la vie horrible des nécessiteux. Elle prit son parti, d'ailleurs, tout d'un coup, héroïquement. Il fallait payer cette dette effroyable. Elle payerait. On renvoya la bonne ; on changea de logement ; on loua sous les toits une mansarde. Elle connut les gros travaux du ménage, les odieuses besognes de la cuisine. Elle lava la vaisselle, usant ses ongles roses sur les poteries grasses et le fond des casseroles. Elle savonna le linge sale, les chemises et les torchons, qu'elle faisait sécher sur une corde ; elle descendit à la rue, chaque matin, les ordures, et monta l'eau, s'arrêtant à chaque étage pour souffler. Et, vêtue comme une femme du peuple, elle alla chez le fruitier, chez l'épicier, chez le boucher, le panier au bras, marchandant, injuriée, défendant sou à sou son misérable argent. Il fallait chaque mois payer des billets, en renouveler d'autres, obtenir du temps. Le mari travaillait,le soir,à mettre au net les comptes d'un commerçant, et la nuit, souvent, il faisait de la copie à cinq sous la page. Et cette vie dura dix ans. Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué, tout, avec le taux de l'usure, et l'accumulation ses intérêts superposés. Mme Loisel semblait vieille, maintenant. Elle était devenue la femme forte, et dure, et rude, des ménages pauvres. Mal peignée, avec les jupes de travers et les mains rouges, elle parlait haut, lavait à grande eau les planchers.
Activité 5
Permettez-moi d’insister ! Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. a- Surligne les mots qui décrivent Mathilde. Quelle est leur classe grammaticale ? b- Entoure en vert les signes de ponctuation et la conjonction de coordination. c- Quel est l'effet produit ? d- Quelle procédé littéraire (=figure de style) reconnaissez-vous ? e- Trouvez une autre construction similaire dans le passage, puis dans le texte intégral.
Le jour de la fête arriva. Mme Loisel eut un succès. Elle était plus jolie que toutes, élégante, gracieuse, souriante et folle de joie. Tous les hommes la regardaient, demandaient son nom, cherchaient à être présentés. Tous les attachés du cabinet voulaient valser avec elle. Le ministre la remarqua. Elle dansait avec ivresse, avec emportement, grisée par le plaisir, ne pensant plus à rien, dans le triomphe de sa beauté, dans la gloire de son succès, dans une sorte de nuage de bonheur fait de tous ces hommages, de toutes ces admirations, de tous ces désirs éveillés, de cette victoire si complète et si douce au cœur des femmes.
Une énumération (ou gradation) est un procédé d'écriture qui permet d'insister sur une idée et qui consiste en une liste de mots de même classe grammaticale.
Définition
Activité 6
Les maîtres du temps ! Objectif : Découvrir l’ellipse temporelle et le sommaire. Support : La parure, Maupassant, 1884, texte intégral. Début de l’action : « Or, un soir… » Relevé des connecteurs temporels en début de paragraphe. Faire une frise chronologique avec les évènements et le nombre de lignes. Commenter les extraits ci-dessous:
Elle poussa un cri de joie : "C'est vrai. Je n'y avais point pensé. " Le lendemain, elle se rendit chez son amie et lui conta sa détresse.
Elle écrivit sous sa dictée. Au bout d'une semaine, ils avaient perdu toute espérance.
Et cette vie dura dix ans. Au bout de dix ans, ils avaient tout restitué.
Elle sauta au cou de son amie, l'embrassa avec emportement, puis s'enfuit avec son trésor. Le jour de la fête arriva.
Un sommaire est un résumé dans la narration: un long moment de vie est résumé en quelques lignes. Une ellipse est un passage de l'histoire qui n'est pas raconté. Ces deux procédés permettent d'accélérer le temps de la narration et de donner du rythme à la nouvelle.
Définition
Activité 7
La moralité de cette histoire… Travail en groupe: Faire un schéma récapitulatif de ce que Maupassant nous dit dans le texte : les caprices, le mensonge, la joie éphémère du bal, l’héroïsme de Mathilde et déterminer une morale pour l’histoire.