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Projet MTU module 4
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Created on July 3, 2023
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Transcript
Module 4
Problématiser un sujet
Bonjour à toutes et à tous
Bienvenue dans ce quatrième module de formation aux Méthodologies de Travail Universitaire. Lors de votre dernière séance de TD, vous avez identifié et validé votre problématique relative à votre sujet de recherche. La deuxième étape du projet est de répondre à cette problématique grâce à une synthèse de différents articles académiques que vous allez devoir trouver. Pour rappel, la synthèse, qui vous a été présentée en classe, prend la forme d’un document écrit comprenant une introduction, un développement argumenté, une conclusion et une bibliographie. Avant de vous lancer dans la rédaction et l’argumentation, un petit rappel des règles d'écriture et des types de discours est nécessaire !
Lorsque vous rédigez une synthèse qui comprend des documents (académiques, presse…), il est impératif de les citer correctement dans le corps du texte et à la fin, dans une bibliographie. Pour cela, vous pouvez utiliser la norme APA.
Norme APA
La synthèse
Une synthèse analytique se présente sous la forme suivante : une introduction, un développement, une conclusion.
Introduction : L’introduction est la partie la plus importante de votre article. Elle permet d’expliquer au lecteur quelle est votre thématique, votre sujet, votre plan et l’intérêt de tout cela. Elle oriente la lecture ; dès les premières lignes, on comprend si oui ou non notre curiosité sera satisfaite. L’introduction est la vitrine de votre document : vous montrez que le sujet est compris, que vous vous posez une vraie question d’actualité et que vous faites preuve de réflexion.Les extraits du texte ci-dessous constituent les différentes parties de l'introduction. Lisez-les et retrouvez les sous-parties auxquelles elles correspondent.
L’introduction commence par une accroche ou un contexte qui donne envie de lire la suite, grâce à un fait d’actualité, d’un chiffre, d’une citation, d’une idée commune, cohérente avec votre sujet. Elle ne doit pas être vague et large, mais précise. Ensuite, le sujet est exposé et le processus de problématisation commence. Les concepts-clés et les enjeux du sujet sont définis, afin de faire découler la problématique naturellement. Le plan est annoncé à la fin.
Eduquer, c’est : « mettre en œuvre des moyens propres à assurer la formation et le développement d’un être humain », dit le dictionnaire. Cette tâche, qui incombe à tous les parents du monde, est loin d’être aisée, tant les moyens auxquels il est fait allusion dans cette définition sont multiples et variés.
Contexte/Accroche
Toutefois on distingue nettement deux types d’éducation basés sur des principes totalement opposés à première vue : l’éducation stricte, fondée sur la sévérité et la nécessité des contraintes, et l’éducation libérale qui repose davantage sur la confiance et l’autonomie de l’enfant.
Situation/problématisation
Entre ces deux options, laquelle choisir ?
Question/problématique
Avant de répondre à cette question, il faudra d’abord définir ces deux types d’éducation et en étudier les bienfaits et les limites.
Annonce du plan
Plan
Maintenant que tu as ton sujet et ton introduction, tu peux passer à la phase de construction de ton plan et de ton argumentaire. Il existe différents types de plan :
- Le plan dialectique : Thèse, Antithèse, Synthèse. La partie 1 valide le sujet, la partie 2 remet en question le sujet, et la partie trois dépasse la contradiction pour trouver des solutions et nuancer le propos.
- Le plan analytique (ou thématique) : le sujet est analysé par thèmes (enjeux, taxonomie etc). Le but est d’analyser les aspects essentiels du sujet, d’en faire le tour en traitant par rubriques les éléments les plus importants.
- Le plan étude de cas : aussi appelé CFC (Causes, Faits, Conséquences) ou PQD (Pourquoi, Quoi, Dans quel but) : ce plan permet d’analyser un problème en lien avec un événement ou un cas spécifique localisé dans le temps et l’espace.
- Le plan comparatif : ce plan permet d’analyser un problème dans plusieurs pays, cultures ou en fonction de différents phénomènes : on étudie les convergences, les divergences et ce qu’on peut retirer de la comparaison et qui présenterait une solution.
Maintenant que vous connaissez les différents types de plan, reliez chaque exemple proposé ci-dessous au type de plan qui lui convient le mieux.
Zone de dépot
Dans quelle mesure peut-on considérer l’art comme inutile ?1. L’art est une décoration dont on peut se passer facilement 2. L’art permet l’engagement et l’action 3. L’art est une activité créative qui permet l’ouverture l’esprit
Plan analytique
Zone de dépot
Quels sont les enjeux du vieillissement démographique ? 1. Aspects économiques du vieillissement2. Aspects politiques du vieillissement3. Aspects éthiques et sociaux du vieillissement
Plan comparatif
Zone de dépot
De quelle manière pouvons-nous expliquer l’immigration en France depuis les années 70 ? 1. Les causes de l’immigration en France dans cette période2. Les différentes vagues d’immigration en France3. Les conséquences de l’immigration et sa portée sur l’époque actuelle
Plan Etude de cas
Zone de dépot
De quelle manière la ville durable est-elle déployée en Europe ? 1. Europe du Nord : une importance accordée à l’inclusivité2. Europe du Sud : la sobriété énergétique3. Un point commun : le développement d’un numérique responsable
Plan dialectique
Quelques conseils avant de démarrer :
- La progressivité ! La première partie implique la deuxième qui doit impliquer la troisième. La cohérence et la pertinence sont de mise. L’opinion et l’idée doivent progresser au fur et à mesure de la démonstration.
- Tu dois avoir un enchaînement logique entre tes idées et tes sous-parties. Tu racontes une histoire qui se lit facilement et qui est compréhensible pour tous.
La structuration des propos
Dans tout texte scientifique, mais aussi dans la vie courante, on attend du rédacteur qu’il argumente, c'est-à-dire qu’il présente ses idées d’une façon convaincante pour le lecteur.Commençons par un petit exercice… Regardons trois exemples de paragraphes rédigés. Les trois portent sur la question suivante : « pourquoi es-tu arrivé en retard ? ». Quel est le plus convaincant ?
Bonne réponse : la 3. Chaque argument est composé de trois parties : affirmation, explication, illustration. L’affirmation annonce l’idée principale. L’explication développe l’argumentation. Et l’illustration exemplifie les propos. Dans cet exercice, il manque l’explication et l’illustration dans le paragraphe 1. Dans le 2, il manque une illustration. Dans le 3, on a les trois informations : l’affirmation (l’élève est en retard), l’explication et l’illustration (aspects concrets des explications).
1. Je suis arrivé en retard, c’est comme cela.
2. Je n’ai pas eu le temps de venir en classe. Ce matin, mon réveil n’a pas sonné.
3. Je suis arrivé en retard. En effet, je n’ai pas eu le temps d’arriver à l’heure au lycée puisque mon réveil n’a pas sonné. Mon réveil devait sonner à 7 h 00 mais je n’ai été réveillé par mon père qu’à 7 h 30. Comme je mets 25 minutes pour aller au lycée, je n’ai pas eu le temps pour être là à la première sonnerie de 7 h 50.
Conclusion
Comme l’introduction, la conclusion est essentielle. Elle rappelle la problématique et fait le bilan des arguments développés dans le développement. Elle propose une réponse claire à la problématique et peut aboutir à une proposition d’ouverture sur le sujet abordé, en lien avec une thématique plus large ou vue sous un autre angle. L'ouverture n'est pas indispensable dans une conclusion : si vous n'avez pas d'idée, un bilan bien construit peut tout à fait suffire.Elle doit reposer sur plusieurs critères : la clarté, la précision, la concision, la neutralité et la cohérence.
Exercice
“Pourquoi les écrivains ont-ils parfois recours à la fiction pour argumenter ?” Parmi les conclusions ci-dessous, laquelle vous semble la plus pertinente pour traiter la question posée ?
Plaisante et accessible, la fiction permet également à un écrivain de faire passer de manière détournée des idées subversives. En ce sens, elle s'avère parfois plus efficace pour argumenter qu'un grand discours ou une longue démonstration théorique. Cependant, le recours à la fiction n'est qu'une stratégie argumentative parmi d'autres, et certains textes d'idées, comme les Maximes de La Rochefoucauld, mettent en œuvre d'autres procédés tout aussi efficaces et persuasifs
La une est plutôt une transition entre deux parties du développement et la troisième n’est pas en lien avec le sujet de la question de recherche (elle traite plutôt de l’intérêt de l’écriture d’un roman).
Nous avons montré que le recours à la fiction permet de rendre l'argumentation plus attrayante, puis que le recours à la fiction permet de rendre certaines idées plus accessibles et enfin qu'il permet de faire passer plus facilement des idées subversives. C'est pour toutes ces raisons que les écrivains ont recours à la fiction pour argumenter.
En conclusion, on peut donc dire que les écrivains peuvent faire passer un message grâce aux histoires qu'ils racontent. Ce ne sont pas des histoires faites pour divertir, mais pour éduquer. Les fables et les contes sont plus faciles à comprendre, c'est d'ailleurs pourquoi ils plaisent aux enfants.
