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Chapitre 2

Instit Sainte-Marie

Created on June 23, 2023

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Chapitre 2La réaction inflammatoire, un exemple de réaction innée

SOMMAIRE

Partie 1

Partie 2

Partie 3

L’immunologie correspond à l’étude du système immunitaire (organes et cellules). Le système immunitaire correspond entre autre à un ensemble de cellules qui sont produites au niveau d’organes dits lymphoïdes. Les organes lymphoïdes primaires sont un lieu de production des cellules de l’immunité (thymus, moelle osseuse) et les secondaires sont un lieu de stockage (ganglion, amygdales, végétation, rate…)

https://www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/vaccination/piq-immunologie-de-la-vaccination/description-du-systeme-immunitaire/

La réaction inflammatoire correspond à l’immunité innée. L'immunité innée ne nécessite pas d'apprentissage préalable, est génétiquement héritée et est présente dès la naissance. Elle est mise en œuvre très rapidement en cas d’intrusions de pathogènes, de présence de cellules cancéreuses ou de lésion des tissus.

La première ligne de défense est constituée par l’immunité innée dont l’un des mécanismes est appelé réaction inflammatoire. L’inflammation ou réaction inflammatoire est la réponse des tissus vivants, vascularisés, à une agression. Elle se manifeste toujours par 4 signes cliniques décrits par Cornelius Celsus au 1er siècle : - Rubor (la rougeur) - Tumor (l’œdème) - Calore (la chaleur) - Dolore (la douleur)

Problème : Comment sont reconnus les agents pathogènes ?

I. La reconnaissance des agents pathogènes : AD n°1 : La détection des agents pathogènes.

-La réaction inflammatoire aigue est déclenchée par des cellules de l’immunité innée qui peuvent reconnaitre des éléments pathogènes (bactéries, virus, cellules modifiées cancéreuses, …). Les cellules qui assurent cette reconnaissance sont appelées les cellules sentinelles (cellules dendritiques, granulocytes, mastocytes et macrophages). -Elles résident en permanence dans les tissus. Elles expriment sur leur membrane les récepteurs de l’immunité innée (récepteurs PRR : pathogen recognition receptor). Ces récepteurs reconnaissent donc les molécules “étrangères” : composants de la paroi ou de la membrane des bactéries ou des champignons : LPS ou peptidogyclanes ; protéines virales ; molécules libérées en cas de lésion... (PAMP : pathogen associated molecular pattern).- -Grâce à ces récepteurs, les cellules sentinelles sont capables de détecter des agents infectieux ou des situations dangereuses pour l’organisme.

Bilan : La réaction inflammatoire est déclenchée par une reconnaissance des agents pathogènes ou des lésions tissulaires. Elle mobilise des acteurs pour la plupart cellulaires qui interviennent contre l’agent agressif. Suite à une blessure, un pathogène pénètre dans l’organisme via la peau ou les muqueuses. Dès son entrée, il est reconnu par les cellules de l'immunité innée comme les cellules dendritiques, les macrophages, les mastocytes et les granulocytes (=cellules sentinelles). Ces cellules sont capables d’identifier les pathogènes, grâce à des récepteurs appelés PRR (Pattern Recognition Receptor) qui reconnaissent des motifs moléculaires caractéristiques des micro-organismes appelés PAMP (Pathogen Associated Molecular Pattern).

Immunité innée : réaction de défense immunitaire stéréotypée de l’organisme à une agression : infection, brûlure, allergie, etc….. L’inflammation se manifeste par une rougeur (due à une vasodilatation locale), un gonflement (œdème), une sensation de chaleur et une douleur qui semble pulser. Récepteur PRR : récepteurs membranaires ou intra-cytoplasmiques propres aux cellules de l’immunité innée. Les récepteurs PRR (pour Pattern Recognition Receptors) leur donnent la capacité de reconnaître la majorité des micro-organismes. Cette reconnaissance est globale. Motifs moléculaires PAMP (pathogen associated molecular pattern) : molécules associées aux pathogènes (LPS, peptidoglycane..) reconnues par le système immunitaire inné. Cellules sentinelles : cellules immunitaires qui résident en permanence dans les tissus, même lorsque ces derniers ne sont pas lésés ou infectés. Ces cellules sont chargées de reconnaître les agents pathogènes grâce à leur PRR.

AT n°2: Examen hématologique.

Problème : Que se passe-t-il une fois que les cellules sentinelles ont reconnus l’agent pathogène ?

II. Le rôle des cellules sentinelles : AD n°2 : Les deux rôles des cellules sentinelles.

II.A. La libération de molécules pro-inflammatoires:

  • Les macrophages, les cellules dendritiques, les granulocytes et les mastocytes produisent des molécules chimiques appelées les médiateurs de l’inflammation comme :
- l'histamine, - les cytokines pro inflammatoires (IL-1, IL-6, TNF-α...) - les éicosanoïdes (molécules dérivées de l'oxydation d'acides gras à 20 carbones, prostaglandines, thromboxane, prostacycline, leucotriènes).

    II.B. L’élimination des agents pathogènes :

    • La libération des médiateurs chimiques favorise l'arrivée de cellules immunitaires en renfort et déclenche l'élimination des agents pathogènes par les phagocytes.
    • Les granulocytes, des macrophages ainsi que les cellules dendritiques sont parfois regroupées sous le nom de phagocytes, car elles sont toutes douées de phagocytose.

    Bilan : La phagocytose est la première défense mise en place pour s’opposer à la multiplication de l’agent infectieux. Elle se déroule en 4 étapes : *adhérence de la cellule phagocytaire au pathogène. Cela est rendu possible par la reconnaissance de molécules communes à un grand nombre de pathogènes grâce aux récepteurs PRR des cellules phagocytaires ; *ingestion du pathogène dans une grande vésicule cytoplasmique par endocytose ; *dégradation par digestion du pathogène et donc élimination. *une partie des molécules issues de la digestion du pathogène s’associe aux récepteurs membranaires du complexe majeur d’histocompatibilité (CMH). Le phagocyte devient alors une cellule présentatrice de l’antigène (CPA).

    Phagocytose : mécanisme permettant aux cellules d'internaliser et de digérer des particules et des micro-organismes. Endocytose : processus au cours duquel la membrane d’une cellule enveloppe et absorbe une particule.

    http://moncoursimmuno.blogspot.com/2014/

    Problème : Quels sont les rôles des molécules pro-inflammatoires ?

    III. Les mécanismes de la réaction inflammatoire :

    http://svt.ac-dijon.fr/schemassvt/spip.php?article3237

    Bilan : L’immunité innée est un ensemble de réactions intervenant rapidement dans de nombreuses situations potentiellement dangereuses pour l’organisme. Ces réactions sont mises en œuvre en moins de 24 h. Rougeur, chaleur, gonflement et douleur caractérisent la réaction inflammatoire. La reconnaissance des microorganismes par les cellules sentinelles induit la libération par ces mêmes cellules de molécules pro-inflammatoires responsables : -du chimiotactisme : attraction des cellules immunitaires sur le lieu de l’infection -vasodilatation des vaisseaux sanguins et exsudation du plasma (libération du plasma vers le tissu) -diapédèse : migration des leucocytes à travers les vaisseaux sanguins Ces réactions sont à l’origine des 4 symptômes de la RI (rougeur, chaleur, douleur et œdème).

    http://blog.ac-versailles.fr/stl/public/Cours_CBSV_Terminale/Theme_3_-_Immunite_et_endocrino/Chapitre_4_-_Immunite_innee/Chapitre_4_Eleve_-_La_reponse_immunitaire_innee.pdf

    That's all!