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Copie - Réécrire 4e
EstherProfesseur
Created on June 11, 2023
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Transcript
L'exercice de réécriture au DNB
VERSION 4e
Mode opératoire pour réussir la réécriture
1. je lis attentivement la consigne, surtout si elle est double, 2. je repère par un système de couleurs (une couleur / type de modifications) ce qui va devoir changer en passant le texte au radar, 3. j’opère les transformations demandées par la consigne à chaque fois que je rencontre une marque de couleurs, 4. je me relis, en veillant au respect des consignes comme aux fautes de copie.
I. En changeant de sujet
I-A. Réécrivez le texte suivant en passant de la 1ère personne du singulier à la 3e personne du singulier. J'obéis. Je croyais ce que me disait Jean S. qui était un des plus travailleurs de mes camarades et qui m'aimait bien. […] Je n'eus qu'à le suivre jusqu'en haut des marches de velours rouge. Qu'il était épais, ce velours, sous mes pieds ! D'émotion, je tremblais. Julien Green, Partir avant le jour. Sept 2012
Point méthode : Repérez toutes les marques de la 1ère personne du singulier : pronoms personnels sujets, pronoms personnels objets et déterminants possessifs. Opérez les modifications.
I-A. Réécrivez le texte suivant en passant de la 1ère personne du singulier à la 3e personne du singulier. J'obéis. Je croyais ce que me disait Jean S. qui était un des plus travailleurs de mes camarades et qui m'aimait bien. […] Je n'eus qu'à le suivre jusqu'en haut des marches de velours rouge. Qu'il était épais, ce velours, sous mes pieds ! D'émotion, je tremblais. Julien Green, Partir avant le jour. Sept 2012
I-A. Correction Il obéit. Il croyait ce que lui disait Jean S. qui était un des plus travailleurs de ses camarades et qui l’aimait bien. […]. Il n’eut qu’à le suivre jusqu’en haut des marches de velours rouge. Qu’il était épais, ce velours, sous ses pieds ! D’émotion, il tremblait.
I-B. Réécrivez le texte suivant en remplaçant les pronoms de la 1ère personne du pluriel « nous » par la 3e personne du pluriel « ils ». Comme tous les autres, nous nous sommes tenus par la main pour ne pas nous perdre dans la foule. Comme tous les autres, la première nuit, nous n'avons pu trouver le sommeil, craignant que des mains vicieuses ne nous dérobent la couverture que nous partagions. Laurent Gaudé, Le Soleil des Scorta. Juin 2013
I-B. Réécrivez le texte suivant en remplaçant les pronoms de la 1ère personne du pluriel « nous » par la 3e personne du pluriel « ils ». Comme tous les autres, nous nous sommes tenus par la main pour ne pas nous perdre dans la foule. Comme tous les autres, la première nuit, nous n'avons pu trouver le sommeil, craignant que des mains vicieuses ne nous dérobent la couverture que nous partagions. Laurent Gaudé, Le Soleil des Scorta. Juin 2013
I-B. Correction Comme tous les autres, ils se sont tenus par la main pour ne pas se perdre dans la foule. Comme tous les autres, la première nuit, ils n’ont pu trouver le sommeil, craignant que des mains vicieuses ne leur dérobent la couverture qu’ils partageaient.
I-C. Réécrivez le passage suivant en remplaçant « tu » par « elle ». Tu y étais d'ailleurs incité par ton désir de pouvoir rédiger de longues et copieuses missives à l'intention de ta mère, de lui exprimer l'amour que tu lui voues. Charles Juliet, Lambeaux. Novembre 2012
Attention au changement de genre et ses conséquences !
I-C. Réécrivez le passage suivant en remplaçant « tu » par « elle ». Tu y étais d'ailleurs incité par ton désir de pouvoir rédiger de longues et copieuses missives à l'intention de ta mère, de lui exprimer l'amour que tu lui voues. Charles Juliet, Lambeaux. Novembre 2012
I-C. Correction Elle y était d’ailleurs incitée par son désir de pouvoir rédiger de longues et copieuses missives à l’intention de sa mère, de lui exprimer l’amour qu’elle lui voue.
I-D. Réécrivez en remplaçant « je » par « nous ». C'est à cette époque qu'une maladie étrange fit des ravages dans mon cerveau. Je contractai la rage de lire, de tout lire, de lire matin, midi et soir. Et lorsque toutes les lumières étaient éteintes, je me confectionnais une tente avec mon drap et un balai et je m'usais les yeux à la lumière d'une torche électrique. Ernest Pépin, Coulée d'or. Juin 2010
I-D. Réécrivez en remplaçant « je » par « nous ». C'est à cette époque qu'une maladie étrange fit des ravages dans mon cerveau. Je contractai la rage de lire, de tout lire, de lire matin, midi et soir. Et lorsque toutes les lumières étaient éteintes, je me confectionnais une tente avec mon drap et un balai et je m'usais les yeux à la lumière d'une torche électrique. Ernest Pépin, Coulée d'or. Juin 2010
I-D. Correction C’est à cette époque qu’une maladie étrange fit des ravages dans nos cerveaux. Nous contractâmes la rage de lire, de tout lire, matin, midi et soir. Et lorsque toutes les lumières étaient éteintes, nous nous confectionnions une tente avec nos draps et un balai et nous nous usions les yeux à la lumière d’une torche électrique.
I-E. Réécrivez le texte suivant en remplaçant « il » et « Robert » par je et « nous » par ils. Un jour, par exemple, il était entré dans le block mimant l'attitude d'un homme qui donne le bras à sa femme. Nous étions écroulés dans nos coins, sales, écœurés, désespérés […] Robert traversa la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire, sous nos regards médusés, puis il fit le geste de l'inviter à s'asseoir sur son lit. Romain Gary, Les Racines du ciel. Juin 2011
Attention à la consigne double !
E. Réécrivez le texte suivant en remplaçant « il » et « Robert » par je et « nous » par ils. Un jour, par exemple, il était entré dans le block mimant l'attitude d'un homme qui donne le bras à sa femme. Nous étions écroulés dans nos coins, sales, écœurés, désespérés […] Robert traversa la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire, sous nos regards médusés, puis il fit le geste de l'inviter à s'asseoir sur son lit. Romain Gary, Les Racines du ciel. Juin 2011
I-E. Correction Un jour, par exemple, j’étais entré dans le block mimant l’attitude d’un homme qui donne le bras à sa femme. Ils étaient écroulés dans leurs coins, sales, écoeurés, désespérés […]. Je traversai la baraque, continuant à offrir le bras à la femme imaginaire, sous leurs regards médusés, puis je fis le geste de l’inviter à s’asseoir sur mon lit.
I-F. Réécrivez le passage suivant en remplaçant « tu » par « vous » et la 1ère personne du singulier par la 1ère personne du pluriel. Naturellement, tu triomphes. Tu vas pouvoir enfin me tromper. Il y a douze ans que tu attendais ce jour et tu t'es arrangé pour que ce soit moi qui aie l'air d'avoir tort. Jean Anouilh, Episode de la vie d'un auteur. Septembre 2011
Attention au "je" qui devient "nous" !
I-F. Réécrivez le passage suivant en remplaçant « tu » par « vous » et la 1ère personne du singulier par la 1ère personne du pluriel. Naturellement, tu triomphes. Tu vas pouvoir enfin me tromper. Il y a douze ans que tu attendais ce jour et tu t'es arrangé pour que ce soit moi qui aie l'air d'avoir tort. Jean Anouilh, Episode de la vie d'un auteur. Septembre 2011
I-F. Correction Naturellement, vous triomphez. Vous allez pouvoir enfin nous tromper. Il y a douze ans que vous attendiez ce jour et vous vous êtes arrangés pour que ce soit nous qui ayons l’air d’avoir tort.
II. En changeant de temps verbal
II-A. Réécrivez ce passage aux temps du discours en mettant le verbe « resta » au présent de l'indicatif, après avoir souligné tous les verbes conjugués à des temps du récit. Le chien noir resta la patte en l'air et les vieilles femmes laissèrent choir leur ouvrage. L'étranger venait de déboucher par la route de Soleure. Les enfants s'étaient d'abord portés à sa rencontre, puis ils s'étaient arrêtés, indécis. Quant au groupe des buveurs, « Au Sauvage », ils avaient cessé de boire et observaient l'étranger par en dessous. Celui-ci s'était arrêté à la première maison du pays. Blaise Cendrars, L'Or. Avril 2012
Point méthode : Il s'agira d'identifier les verbes et les temps du passé (resta = passé simple / imparfait / plus-que-parfait), avant d'opérer la transposition. Si passé simple « resta », devient le présent « reste », alors l'imparfait devient aussi présent, et le plus-que-parfait devient passé composé ! (attention aux valeurs des temps dans le système du passé/récit!)
II-A. Réécrivez ce passage aux temps du discours en mettant le verbe « resta » au présent de l'indicatif, après avoir souligné tous les verbes conjugués à des temps du récit. Le chien noir resta la patte en l'air et les vieilles femmes laissèrent choir leur ouvrage. L'étranger venait de déboucher par la route de Soleure. Les enfants s'étaient d'abord portés à sa rencontre, puis ils s'étaient arrêtés, indécis. Quant au groupe des buveurs, « Au Sauvage », ils avaient cessé de boire et observaient l'étranger par en dessous. Celui-ci s'était arrêté à la première maison du pays. Blaise Cendrars, L'Or. Avril 2012
II-A. Correction Le chien noir reste la patte en l’air et les vieilles femmes laissent choir leur ouvrage. L’étranger vient de déboucher par la route de Soleure. Les enfants se sont d’abord portés à sa rencontre, puis ils se sont arrêtés, indécis. Quant au groupe des buveurs, « Au Sauvage », ils ont cessé de boire et observent l’étranger par en dessous. Celui-ci s’est arrêté à la première maison du pays.
II-B. Réécrivez ce passage au passé en commençant par : Sans un mot nous suivîmes Véra qui... Sans un mot, nous suivons Véra qui se dirige vers la boutique, la traverse, va au fond où se trouve la caisse, fait des excuses et paie le prix du sachet. Nathalie Sarraute, Enfance. Juin 2000
Point méthode : Il s'agit de vérifier que vous connaissez vos conjugaisons du passé simple. Ça vaut peut-être le coup de les revoir !
II-B. Réécrivez ce passage au passé en commençant par : Sans un mot nous suivîmes Véra qui... Sans un mot, nous suivons Véra qui se dirige vers la boutique, la traverse, va au fond où se trouve la caisse, fait des excuses et paie le prix du sachet. Nathalie Sarraute, Enfance. Juin 2000
II-B. Correction Sans un mot, nous suivîmes Véra qui se dirigea vers la boutique, la traversa, alla au fond, où se trouvait la caisse, fit des excuses et paya la prix du sachet.
(« trouvait » à l’imparfait pcq action de 2nd plan)
II-C. Réécrivez ce passage au passé, en utilisant correctement l'imparfait et le passé simple. Il ouvre la bouche : « Darg... », aussitôt la boule de neige lui frappe la bouche, y pénètre, paralyse les dents. Il a juste le temps d'apercevoir un rire et, juste à côté du rire, au milieu de son état-major, Dargelos qui se dresse, les joues en feu, la chevelure en désordre, avec un geste immense. Un coup le frappe en pleine poitrine. Un coup sombre. Un coup de poing de marbre. Un coup de poing de statue. Sa tête se vide. Jean Cocteau, Les Enfants terribles. Juin 2013
II-C. Réécrivez ce passage au passé, en utilisant correctement l'imparfait et le passé simple. Il ouvre la bouche : « Darg... », aussitôt la boule de neige lui frappe la bouche, y pénètre, paralyse les dents. Il a juste le temps d'apercevoir un rire et, juste à côté du rire, au milieu de son état-major, Dargelos qui se dresse, les joues en feu, la chevelure en désordre, avec un geste immense. Un coup le frappe en pleine poitrine. Un coup sombre. Un coup de poing de marbre. Un coup de poing de statue. Sa tête se vide. Jean Cocteau, Les Enfants terribles. Juin 2013
II-C. Correction. Il ouvrit la bouche : « Darg... », aussitôt la boule de neige lui frappa la bouche, y pénétra, paralysa les dents. Il eut juste le temps d’apercevoir un rire et, juste à côté du rire, au milieu de son état-major, Dargelos qui se dressait, les joues en feu, la chevelure en désordre, avec un geste immense. Un coup le frappa en pleine poitrine. Un coup sombre. Un coup de poing de marbre. Un coup de statue. Sa tête se vida.
(On serait tenté de ne recopier du texte que les parties où il y a des modifications en faisant des coupures […] → surtout pas ! Les mots non recopiés comptent comme des fautes parce que la consigne n’a pas été strictement respectée!)
II-D. Réécrivez le passage en remplaçant les passés simples par des passés composés. Augustin Meaulnes arrive pour devenir pensionnaire chez Millie, la mère du narrateur. Je pus distinguer aussi qu'il souriait... Il m'aperçut, et, avant que personne n'eût pu lui demander une explication : « Viens-tu dans la cour ? » dit-il. J'hésitai une seconde. Puis, comme Millie ne me retenait pas, je pris ma casquette et j'allai vers lui. Nous sortîmes par la porte de la cuisine et nous allâmes au préau, que l'obscurité envahissait déjà. Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes. Sept 2008.
II-D. Réécrivez le passage en remplaçant les passés simples par des passés composés. Je pus distinguer aussi qu'il souriait... Il m'aperçut, et, avant que personne n'eût pu lui demander une explication : « Viens-tu dans la cour ? » dit-il. J'hésitai une seconde. Puis, comme Millie ne me retenait pas, je pris ma casquette et j'allai vers lui. Nous sortîmes par la porte de la cuisine et nous allâmes au préau, que l'obscurité envahissait déjà. Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes. Sept 2008.
II-D. Correction J’ai pu distinguer aussi qu’il souriait.. Il m’a aperçu, et, avant que personne n’eût pu lui demander une explication : « Viens-tu dans la cour ? » a-t-il dit. J’ai hésité une seconde fois. Puis, comme Millie ne me retenait pas, j’ai pris ma casquette et je suis allé vers lui. Nous sommes sortis par la porte de la cuisine et nous sommes allés au préau, que l’obscurité envahissait déjà.
(attention au plus-que-parfait du subjonctif : « eût pu »!)
II-E. Réécrivez le passage en remplaçant les imparfaits par des passés composés. Josyane, la narratrice raconte son enfance, dans les années 1960. Le soir je ramenais les garçons et je les laissais dans la cour, à jouer avec les autres. Je montais prendre les sous et je redescendais aux commissions. Maman faisait le dîner, papa rentrait et ouvrait la télé, on mangeait, papa et les garçons regardaient la télé, maman et moi on faisait la vaisselle, et ils allaient se coucher. Moi, je restais dans la cuisine à faire mes devoirs. Christiane Rochefort, Les Petits Enfants du siècle. Juin 2000.
II-E. Réécrivez le passage en remplaçant les imparfaits par des passés composés. Le soir je ramenais les garçons et je les laissais dans la cour, à jouer avec les autres. Je montais prendre les sous et je redescendais aux commissions. Maman faisait le dîner, papa rentrait et ouvrait la télé, on mangeait, papa et les garçons regardaient la télé, maman et moi on faisait la vaisselle, et ils allaient se coucher. Moi, je restais dans la cuisine à faire mes devoirs. Christiane Rochefort, Les Petits Enfants du siècle. Juin 2000.
II-E. Correction Le soir j’ai ramené les garçons et je les ai laissés dans la cour, à jouer avec les autres. Je suis montée prendre les sous et je suis redescendue aux commissions. Maman a fait le dîner, papa est rentré et a ouvert la télé, on a mangé, papa et les garçons ont regardé la télé, maman et moi on a fait la vaisselle, et ils sont allés se coucher. Moi, je suis restée dans la cuisine à faire mes devoirs.
(attention : évidemment tout l’intérêt du paratexte est de considérer que le je du narrateur est en fait féminin et cela induit des modifications sur les participes passés, autre intérêt de transformer au passé composé et non au passé simple, qui n’a aucune pertinence par rapport aux valeurs des temps du récit!)
III. En changeant de sujet et de temps verbal