Devoir Seconde- vous vous demanderez s’il est encore rentable de faire des études supérieures aujourd’hui
index
1- Documents
2- GRILLE DE CORRECTION
3-rePONSE a la question
Document 1
01
Source : Centre d’Observation de la société , Des générations de plus en plus souvent déclassées, 14/04/2023
En matière de recrutement, le diplôme, fièrement affiché sur le CV des candidats, a longtemps fait foi. Historiquement, les entreprises ont sous-traité l’évaluation du potentiel des candidats à leur pedigree universitaire. « Dire que quelqu’un est diplômé de HEC, par exemple, cela correspond à dire qu’il est bon. Le système des grandes écoles servait à cela : leur classement renseignait sur les vertus du candidat », explique Jean Pralong, professeur en gestion des ressources humaines à l’Ecole de management de Normandie. Une vision très française et une manière de faire le tri entre les candidats toujours en vigueur aujourd’hui pour les jeunes diplômés des écoles – surtout dans les grandes entreprises, très friandes de ces profils.Mais depuis les années 2000 et la massification de l’enseignement supérieur, les recruteurs peinent parfois à s’y retrouver pour les autres. Face à la variété des titres de niveau bac + 5, ils ont dû faire évoluer leurs méthodes. « La difficulté, pour les entreprises, c’est d’identifier ce qu’on apprend dans les formations, poursuit le chercheur. Elles ont une idée assez précise pour les écoles les plus réputées, mais pour les autres, elles peuvent s’interroger sur ce à quoi les diplômés sont formés. » Une impression confirmée par Nicolas von Nagel, cofondateur de Citevo, entreprise en croissance du secteur de l’immobilier : « Depuis plusieurs années, il y a une multiplication d’écoles privées, dans le commerce et l’immobilier. C’est très compliqué pour nous de les différencier l’une par rapport à l’autre. »(…) Mais « si un diplôme peut garantir un niveau de connaissances minimum, une capacité de rédaction ou une expression orale, son absence ne présage pas l’inverse », tranche Nicolas von Nagel. Il n’est pas le seul à s’inscrire dans cette tendance, documentée déjà depuis une dizaine d’années. Dans le cadre de son étude « Attirer les talents dans les PMI et les ETI », réalisée en 2017, le Lab de BPI France s’est intéressé aux attentes en matière de recrutement des petites et moyennes entreprises : « Pour un dirigeant de PME, un talent, ce n’est pas un bac + 5, c’est quelqu’un qui dispose d’un savoir-faire supérieur à la moyenne et d’un savoir-être, explique Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation, des études et de la prospective. Quelqu’un qui va s’impliquer dans l’entreprise, partager ses valeurs, être force de proposition. Et on constate que cette vision des talents, propre aux PME, est en train de se diffuser dans certains grands groupes. » Une autre étude, le baromètre PME/TPE publié en novembre 2021, va dans le même sens : le triptyque dans le viseur des PME, c’est le diplôme, l’expérience et le comportement. A proportions égales. Le titre n’étant donc pas un frein au recrutement, au contraire. Certains grands groupes visent aussi un savant équilibre de profils : « Nous sommes convaincus que la diversité des profils est clé dans notre stratégie », confie Aude Michaud, responsable recrutement chez Danone. Les fameux « soft skills », qui regroupent les compétences liées au savoir-être, sont désormais pris en compte par tous les recruteurs. « Diplômes et expériences ne font pas tout aujourd’hui, confirme Lydie Brunisholz, directrice senior du cabinet de recrutement Page Personnel – où 65 % des recrutements concernent les “bac + 5”. Nous essayons de sortir de ce schéma, d’être plus inclusifs en recrutant davantage à partir des soft skills et du potentiel. » Dans le numérique en particulier, les recruteurs y sont attentifs. « Nous cherchons essentiellement des candidats qui ont une ouverture d’esprit, une capacité à s’adapter rapidement », explique Christophe Malapert, DRH de Kyndryl France, nouvelle société qui émane de la scission de la branche services d’infrastructures d’IBM, et qui recrute de nouveaux collaborateurs, tant sur des profils techniques que commerciaux. « Dans un secteur qui évolue à une vitesse exponentielle, un collaborateur ne peut pas vivre durablement sur ses acquis. Il doit avoir une posture de curiosité envers les nouveautés technologiques. » Source : Oriane Raffin, Quand les entreprises regardent au-delà des diplômes pour recruter, Le Monde, 03/02/2022
Document 2
02
Document 3 Taux de chômage en selon le diplôme en 2022
01
Source : INSEE, L'essentiel sur... le chômage, 07/03/2023
Grille de correction
02
I- Faire des études supérieures est un investissement
02
II.Cet investissement ne paraît plus rentable
02
III Pourtant un diplôme reste utile
02
Félicitations vous avez terminé le parcours
Devoir rentabilité des études
jayses
Created on May 22, 2023
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Devoir Seconde- vous vous demanderez s’il est encore rentable de faire des études supérieures aujourd’hui
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1- Documents
2- GRILLE DE CORRECTION
3-rePONSE a la question
Document 1
01
Source : Centre d’Observation de la société , Des générations de plus en plus souvent déclassées, 14/04/2023
En matière de recrutement, le diplôme, fièrement affiché sur le CV des candidats, a longtemps fait foi. Historiquement, les entreprises ont sous-traité l’évaluation du potentiel des candidats à leur pedigree universitaire. « Dire que quelqu’un est diplômé de HEC, par exemple, cela correspond à dire qu’il est bon. Le système des grandes écoles servait à cela : leur classement renseignait sur les vertus du candidat », explique Jean Pralong, professeur en gestion des ressources humaines à l’Ecole de management de Normandie. Une vision très française et une manière de faire le tri entre les candidats toujours en vigueur aujourd’hui pour les jeunes diplômés des écoles – surtout dans les grandes entreprises, très friandes de ces profils.Mais depuis les années 2000 et la massification de l’enseignement supérieur, les recruteurs peinent parfois à s’y retrouver pour les autres. Face à la variété des titres de niveau bac + 5, ils ont dû faire évoluer leurs méthodes. « La difficulté, pour les entreprises, c’est d’identifier ce qu’on apprend dans les formations, poursuit le chercheur. Elles ont une idée assez précise pour les écoles les plus réputées, mais pour les autres, elles peuvent s’interroger sur ce à quoi les diplômés sont formés. » Une impression confirmée par Nicolas von Nagel, cofondateur de Citevo, entreprise en croissance du secteur de l’immobilier : « Depuis plusieurs années, il y a une multiplication d’écoles privées, dans le commerce et l’immobilier. C’est très compliqué pour nous de les différencier l’une par rapport à l’autre. »(…) Mais « si un diplôme peut garantir un niveau de connaissances minimum, une capacité de rédaction ou une expression orale, son absence ne présage pas l’inverse », tranche Nicolas von Nagel. Il n’est pas le seul à s’inscrire dans cette tendance, documentée déjà depuis une dizaine d’années. Dans le cadre de son étude « Attirer les talents dans les PMI et les ETI », réalisée en 2017, le Lab de BPI France s’est intéressé aux attentes en matière de recrutement des petites et moyennes entreprises : « Pour un dirigeant de PME, un talent, ce n’est pas un bac + 5, c’est quelqu’un qui dispose d’un savoir-faire supérieur à la moyenne et d’un savoir-être, explique Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation, des études et de la prospective. Quelqu’un qui va s’impliquer dans l’entreprise, partager ses valeurs, être force de proposition. Et on constate que cette vision des talents, propre aux PME, est en train de se diffuser dans certains grands groupes. » Une autre étude, le baromètre PME/TPE publié en novembre 2021, va dans le même sens : le triptyque dans le viseur des PME, c’est le diplôme, l’expérience et le comportement. A proportions égales. Le titre n’étant donc pas un frein au recrutement, au contraire. Certains grands groupes visent aussi un savant équilibre de profils : « Nous sommes convaincus que la diversité des profils est clé dans notre stratégie », confie Aude Michaud, responsable recrutement chez Danone. Les fameux « soft skills », qui regroupent les compétences liées au savoir-être, sont désormais pris en compte par tous les recruteurs. « Diplômes et expériences ne font pas tout aujourd’hui, confirme Lydie Brunisholz, directrice senior du cabinet de recrutement Page Personnel – où 65 % des recrutements concernent les “bac + 5”. Nous essayons de sortir de ce schéma, d’être plus inclusifs en recrutant davantage à partir des soft skills et du potentiel. » Dans le numérique en particulier, les recruteurs y sont attentifs. « Nous cherchons essentiellement des candidats qui ont une ouverture d’esprit, une capacité à s’adapter rapidement », explique Christophe Malapert, DRH de Kyndryl France, nouvelle société qui émane de la scission de la branche services d’infrastructures d’IBM, et qui recrute de nouveaux collaborateurs, tant sur des profils techniques que commerciaux. « Dans un secteur qui évolue à une vitesse exponentielle, un collaborateur ne peut pas vivre durablement sur ses acquis. Il doit avoir une posture de curiosité envers les nouveautés technologiques. » Source : Oriane Raffin, Quand les entreprises regardent au-delà des diplômes pour recruter, Le Monde, 03/02/2022
Document 2
02
Document 3 Taux de chômage en selon le diplôme en 2022
01
Source : INSEE, L'essentiel sur... le chômage, 07/03/2023
Grille de correction
02
I- Faire des études supérieures est un investissement
02
II.Cet investissement ne paraît plus rentable
02
III Pourtant un diplôme reste utile
02
Félicitations vous avez terminé le parcours