Devoir Seconde- En quoi les réformes mises en œuvre par les Grandes Ecoles afin de diversifier leur recrutement n’ont-elles pas atteint leurs objectifs ?
index
1- Documents
2- GRILLE DE CORRECTION
3-rePONSE a la question
Document 1 Origine sociale des jeunes, des étudiants à Bac +3/5 et des étudiants dans les Grandes Ecoles en 2016-2017
Le concept de Grande Ecole est propre à l'enseignement supérieur français. Il désigne des établissements très sélectifs qui recrutent leurs élèves par concours. Ils forment des ingénieurs et managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines.
Source : Wikipedia
01
Note : en 2016-2017, 36% des jeunes sont issus de catégories défavorisées. Cohorte signifie l’ensemble des jeunes d’une génération
Source : Institut des politiques publiques, Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ? »,19 /01/2021
Document 2
Au début des années 2000, une réflexion sur l’ouverture sociale des grandes écoles a été engagée par les différents acteurs de l’enseignement supérieur en France et plusieurs programmes ont été mis en place pour s’efforcer d’atteindre cet objectif après la signature en 2005 de la Charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence. Ces dispositifs vont de l’accompagnement d’élèves du secondaire à la création de voies d’admission parallèle, en passant par la mise en place de programmes d’aide financière en direction des étudiants d’origine sociale modeste. Le point de départ de cette charte était le constat d’un manque de diversité dans l’origine sociale des étudiants des grandes écoles, une critique qui s’insérait plus largement dans un contexte de remise en cause du processus de démocratisation de l’enseignement supérieur. (…)
Une convention fut signée entre le gouvernement et la Confédération des Grandes Ecoles, cette dernière s’engageant notamment à la gratuité des frais d’inscription pour les boursiers, tout en poursuivant ses efforts d’ouverture pour atteindre l’objectif de 30 % de boursiers parmi les étudiants des grandes écoles.
Source : Source : Cécile Bonneau, Pauline Charousset, Julien Grenet et Georgia Thebault : Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le début des années 2000,janvier 2021
02
Document 3
Cependant, la réussite scolaire ne fait pas tout. Alors que globalement, les filles réussissent mieux leurs études secondaires, et représentent 55 % des effectifs de niveau bac + 3 à bac+5, elles ne comptent que pour seulement 42 % des effectifs des grandes écoles et 37 % des plus sélectives.
Mais là aussi, on ne peut se contenter d’une approche globale calée sur le niveau en fin de troisième. En effet, au lycée, les choix d’options et de filières, qui anticipent les orientations dans le supérieur et la vie professionnelle, sont sexués. À ce stade, les filles n’évitent pas tant les maths que la physique et veillent à rester relativement polyvalentes, ce qui facilitera leur accès aux écoles de commerce ou à Sciences Po. De fait, leur sous-représentation concerne avant tout les écoles d’ingénieurs (26 %), alors que des filières comme Sciences Po Paris ou, à un degré moindre, les écoles de commerce, sont largement féminisées.
Ici intervient d’une part le poids des stéréotypes qui connotent comme masculines ou féminines les disciplines scolaires, et qui, notamment parce qu’ils marquent inconsciemment les attentes des enseignants, canalisent très tôt le sentiment d’efficacité et les projets des élèves. D’autre part, il faut compter avec l’anticipation d’un monde du travail loin d’être mixte, où il semble plus ou moins facile de se projeter, selon son genre, dans telle ou telle profession. Seules des évolutions sociales de longue haleine peuvent ici atténuer ces freins.
Les grandes écoles sont également très parisiennes : 30 % des étudiants de grande école ont passé leur bac à Paris ou en Île-de-France (contre 19 % des bacheliers), un chiffre qui monte à 41 % dans les 10 écoles les plus sélectives. Ces inégalités sont clairement contraires à l’idéal méritocratique : peu expliquées (20 %) par les inégalités de réussite en 3e, c’est avant tout l’inégale distribution sur le territoire des classes préparatoires et des écoles qui doit être incriminée, tant on sait que l’« offre » éducative locale impacte les choix des lycéens.
Si on ne choisit pas la région où l’on grandit, certaines familles bien informées essaient de choisir le lycée optimal et y parviennent. La moitié des effectifs des écoles les plus sélectives proviennent de seulement 8 % des lycées.(…)
Les inégalités géographiques traduisent aussi le fait que la mobilité a un coût pour les familles. Si les questions de logement sont essentielles, le fait que ce soit pour les écoles de commerce que les inégalités scolaires soient le moins à même d’expliquer leur sélectivité sociale rappelle que le coût des études joue un rôle non négligeable.
Source : M.Duru- Bellat, Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ?1 février 2021
02
Grille de correction
02
I- Des réformes visant à rendre les Grandes Ecoles plus méritocratiques ont été mises en place
02
II.Des réformes qui sont un échec
02
III Explications
02
Félicitations vous avez terminé le parcours
Copie - diversification recrutement Grandes Ecoles
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Devoir Seconde- En quoi les réformes mises en œuvre par les Grandes Ecoles afin de diversifier leur recrutement n’ont-elles pas atteint leurs objectifs ?
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1- Documents
2- GRILLE DE CORRECTION
3-rePONSE a la question
Document 1 Origine sociale des jeunes, des étudiants à Bac +3/5 et des étudiants dans les Grandes Ecoles en 2016-2017
Le concept de Grande Ecole est propre à l'enseignement supérieur français. Il désigne des établissements très sélectifs qui recrutent leurs élèves par concours. Ils forment des ingénieurs et managers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l'art, des lettres et des sciences humaines. Source : Wikipedia
01
Note : en 2016-2017, 36% des jeunes sont issus de catégories défavorisées. Cohorte signifie l’ensemble des jeunes d’une génération Source : Institut des politiques publiques, Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ? »,19 /01/2021
Document 2
Au début des années 2000, une réflexion sur l’ouverture sociale des grandes écoles a été engagée par les différents acteurs de l’enseignement supérieur en France et plusieurs programmes ont été mis en place pour s’efforcer d’atteindre cet objectif après la signature en 2005 de la Charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence. Ces dispositifs vont de l’accompagnement d’élèves du secondaire à la création de voies d’admission parallèle, en passant par la mise en place de programmes d’aide financière en direction des étudiants d’origine sociale modeste. Le point de départ de cette charte était le constat d’un manque de diversité dans l’origine sociale des étudiants des grandes écoles, une critique qui s’insérait plus largement dans un contexte de remise en cause du processus de démocratisation de l’enseignement supérieur. (…) Une convention fut signée entre le gouvernement et la Confédération des Grandes Ecoles, cette dernière s’engageant notamment à la gratuité des frais d’inscription pour les boursiers, tout en poursuivant ses efforts d’ouverture pour atteindre l’objectif de 30 % de boursiers parmi les étudiants des grandes écoles. Source : Source : Cécile Bonneau, Pauline Charousset, Julien Grenet et Georgia Thebault : Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le début des années 2000,janvier 2021
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Document 3
Cependant, la réussite scolaire ne fait pas tout. Alors que globalement, les filles réussissent mieux leurs études secondaires, et représentent 55 % des effectifs de niveau bac + 3 à bac+5, elles ne comptent que pour seulement 42 % des effectifs des grandes écoles et 37 % des plus sélectives. Mais là aussi, on ne peut se contenter d’une approche globale calée sur le niveau en fin de troisième. En effet, au lycée, les choix d’options et de filières, qui anticipent les orientations dans le supérieur et la vie professionnelle, sont sexués. À ce stade, les filles n’évitent pas tant les maths que la physique et veillent à rester relativement polyvalentes, ce qui facilitera leur accès aux écoles de commerce ou à Sciences Po. De fait, leur sous-représentation concerne avant tout les écoles d’ingénieurs (26 %), alors que des filières comme Sciences Po Paris ou, à un degré moindre, les écoles de commerce, sont largement féminisées. Ici intervient d’une part le poids des stéréotypes qui connotent comme masculines ou féminines les disciplines scolaires, et qui, notamment parce qu’ils marquent inconsciemment les attentes des enseignants, canalisent très tôt le sentiment d’efficacité et les projets des élèves. D’autre part, il faut compter avec l’anticipation d’un monde du travail loin d’être mixte, où il semble plus ou moins facile de se projeter, selon son genre, dans telle ou telle profession. Seules des évolutions sociales de longue haleine peuvent ici atténuer ces freins. Les grandes écoles sont également très parisiennes : 30 % des étudiants de grande école ont passé leur bac à Paris ou en Île-de-France (contre 19 % des bacheliers), un chiffre qui monte à 41 % dans les 10 écoles les plus sélectives. Ces inégalités sont clairement contraires à l’idéal méritocratique : peu expliquées (20 %) par les inégalités de réussite en 3e, c’est avant tout l’inégale distribution sur le territoire des classes préparatoires et des écoles qui doit être incriminée, tant on sait que l’« offre » éducative locale impacte les choix des lycéens. Si on ne choisit pas la région où l’on grandit, certaines familles bien informées essaient de choisir le lycée optimal et y parviennent. La moitié des effectifs des écoles les plus sélectives proviennent de seulement 8 % des lycées.(…) Les inégalités géographiques traduisent aussi le fait que la mobilité a un coût pour les familles. Si les questions de logement sont essentielles, le fait que ce soit pour les écoles de commerce que les inégalités scolaires soient le moins à même d’expliquer leur sélectivité sociale rappelle que le coût des études joue un rôle non négligeable. Source : M.Duru- Bellat, Quelle démocratisation des grandes écoles depuis le milieu des années 2000 ?1 février 2021
02
Grille de correction
02
I- Des réformes visant à rendre les Grandes Ecoles plus méritocratiques ont été mises en place
02
II.Des réformes qui sont un échec
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III Explications
02
Félicitations vous avez terminé le parcours