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poèmes été

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Created on May 7, 2023

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Transcript

Poèmes d'été

Préface

Je viens de terminer, en ce lundi 8 mai, cette anthologie. J'ai longtemps mis de côté ce travail, trouvant la tâche très longue et épuisante. Je ne peux toujours pas dire le contraire aujourd'hui, mais j'avoue m'être diverti en la réalisant. J'ai eu du mal a trouvé à trouver des poèmes d'époques différentes, j'ai donc essayé d'équilibrer les poèmes 18/19/20ème siècle. L'été était le thème parfait car il consilie images puissantes, résonnance et actualité. J'espère que mon travail vous plaira !

Sommaire et liens :

"Bannières de mai"

d'Arthur Rimbaud

Ce poème d'Arthur Rimbaud résonne pour moi comme l'ivresse que procure l'aube de l'été. Mai, ce mois transition qui est responsable de tant d'exitation et d'attente. Il met également l'accent sur la communion entre les élèments, la nature et l'homme. Ce phénomène est décrit de façon spirituel et mystique dans plusieurs vers, où les veines sont décrites tel des vignes et où le narrateur souhaite ne faire plus qu'un avec la Nature, jusqu'à y succomber. Le narrateur semble totalement en extase face à la verdure, le soleil, le ciel qui lui semblent désormais indispensable. J'ai beaucoup aimé ce poème car il décrit de manière très graphique et lyrique un ressenti abstrait que je ressens chaque année : celui de s'abandonner à la nature en été.

"Après-midi d’été"
Kamil Rzepczyński

"Les fourriers d'été sont venus"

de Charles d'Orléans

L'été envoi le printemps tel un représentant pour preparer son arrivé. Ce poème parle du soulagement que procure le printemps. Charles d'Orléans personnifie l'été, le rendant important et attendu. Ce poème est assez simple, mais sa forme et son fond rendent hommage et servent bien le propos et le sentiment d'impatience quant à l'été qui arrive, se préparant tel un artiste avant un concert devant une salle bondée. Le terme "fourriers" désigne un répresant. Cela renforce le côté "personnage public" et le fait que ce poèmes soit comme une annonce fait sur la place de la ville, comme si les bourgeons qui fleurissent ne suffisaient pas à annoncer le soleil, et que l'exitation était telle qu'il faillait le crier sur tous les toits. Ce poème m'attendrie car il me rappelle les poèmes que les écoliers ont a apprendre, me renvoyant en enfance sous la chaleures simples des premiers ensoleillement.

"Eté" Fransisco de Goya

"Iles"

de Blaise Cendrars

Ce poème de Blaise Cendrars nous compte le rêve de quiconque durant l'été : partir là où on ne sais rien. Je suis particulierement attaché à ce genre d'escapade, qui naissent d'une rue ou d'un sentier que l'on n'avait jamais remarqué et qui finissent dans une contrée que l'on aurait eu tord de ne pas exploxer. Ce poème est particumièrement tourné sur l'appel de l'inconue : "iles muettes", "iles couvertes de végétation", "iles tapis comme des jaguars". L'écriture de Blaise Cendrars est très graphique, tout en parvenant à rester très ouverte, j'apprécie d'ailleurs le fait que nous ayons tous notre propre "Ile". Ce poème aborde également le regret qu'apporte l'avidité de découverte. L'anaphore d'"Iles" à presque chacuns des vers est bien relatif à une certaine obssession, à une idée qui ne sort jamais de notre esprit. Le fait qu'il ne pourra jamais visiter cette ile lui donne un côté spécial tant son existence semble importante au narrateur, sans que cette île n'est quelque chose de bien particulier, contraste crée par le vers "Iles inoubliable et sans nom". Je trouve ce poème absolument sublime et de voir quelqu'un utilisé la langue française en apparence de manière simple pour créer le regret et la liberté avec beaucoup d'aisance et de legerté me touche beaucoup, d'une certaine façon.

"Hidden cove"Greg Barnes

"Vacances"

d'Esther Granek

Ce poème d'Esther Granek nous décrit les vacances d'été de manière extrêment sensitive. En effet, aucun lieu n'est décrit, aucun descriptif physique, ni aucun itinéraire. Dans ce poème, les vancances se suffisent à elles-même. Les couleurs ("Rouge est la vin", "Blanc est le pain","Bleu est le ciel","D'or est le ,miel"), les sensations ("tiède est le vent","chaud est le temps","fraîche est ta peau","doux est le moment") et les odeurs ("odeurs de mer","parfum de terre, d'algues, fleurs") constituent une description très élégante et ,nous permettent de ressentir le poème plutôt que de simplement le voir. Cette description très picturale permet une certaine sensualité ("Lourd, le désir"). Ce poème décrit une journée en vacances comme un souvenir, ou simplement comme un instant doux et plaisant, pendant lequel on ne réfléchit plus et où l'on est happé par la chaleur des vancances en compagnie de ceux qu'on aime. J'ai chosis ce poème car je le trouve vraiment magnifique de part ce qu'il compte mais également de la manière d'on il le compte. De plus, il me rappelle la Côte d'Azur, une de mes destinations favorites.

"Côte d'Azur" Danielle Burait

"Pinceau"

de Kamal Zerdoumi

Ce poème de Kamal Zerdoumi est une véritable ode à la vie. Tout, dans ce texte, transpire la vie, le rire et la couleur. Ce poème décrit le monde en été de manière très organique ("[...] dans une hemorragie de beauté." Il décrit un univers si idyllique et magnifique que la Mort elle-même est sensible à sa beauté, et où les sentiers chantent. Dans ce court poème, il y a toute la vie : des enfants s'amusant à courir, à la relation amoureuse, jusqu'à la Mort. Cette oeuvre nous fait un portrait de la vie et de l'été si beau que la Mort elle-même est prise d'humanité face à ce spectacle, abandonnant sa funeste injonction, au profit de la beauté d'un chant de fleur en pleine ébullition face à la vie qui bourdonne. J'aime énormement ce poème, qui est un de mes favoris parmis ma sélection. Le vocabulaire utilisé, le rythme et les sonorités des cinqs premiers vers, les sens, les couleurs, l'ambiance : tout me ramène en été, là où l'existence ne se résume qu'a vivre.

"Champs d'avoine" Claude Monnet

"Eté"

de Paul Verlaine

Ce poème, en tant que tel, n'est pas réellement sur l'été et en lisant la première fois, je n'en ai pas compris le titre. En effet, "été" est un poème qui nous décrit la relation sexuelle, ou la situation de rapprochement tout dû, moins entre deux femmes. Ce poème, cependant décrit assez bien l'été par le biais de la sexualité/amour. Les images qui y sont présentes décrives les chaleures estivales au travers de la chaleur du corps ("ta gorge enflamée"), de ses reflets ("Elle a, ta chair, le charme sombre des maturités estivales- elle en a l'ambre elle en a l'ombre"). L'été et le corps se rendent donc service mutuellement. L'été permet à Verlaine de caractériser le désir, et le corps comme il est décrit permet à l'été d'être indirectement peint depart ses couleures et sa chaleur. Ce poème, même si il ne m'a pas particulièrement touché, est un chef-d'oeuvre d'écriture qui pousse le poème à son paroxysme, est et sûrement le mieux écrit de cette liste après celui de Victor Hugo. C'est ce genre de prouesse d'écriture qui même si elle ne nous séduit pas par le fond, nous séduit sur la forme.

"Olympia"Edouard Manet

"L'air en conserve"

de Jacques Charpentreau

Ce poème est, comme le poème de Victor Hugo se trouvant plus loin, un poème sur la fin de l'été. Loin d'en parler de manière dégoûté, mélancolique et déçu, il le fait avec un certain enthousiasme, qui s'exprime d'abord par le ton général de l'oeuvre et par un certain de nombre de points d'exclamations. Ce poème décrit les lieux par les odeurs ("Dans une boîte, je rapporte- Un peu de l'air de mes vacances","Respirez à fond ! Quelle force ! La campagne en ma boîte enclose, Nous redonne l'odeur des roses, Le parfum puissant des écorces, Les arômes de la forêt...) car c'est, d'après l'auteur, ce qui nourrit le mieux les souvernirs. Les souvenirs sont d'ailleurs un thème clé du poème, car ils ne sont pas traités comme un fardeau qui nous contraint à la mélancolie, mais comme le plus précieux de nos trésor, qu'il faut chérir ("[...]Que j'ai enfermé par prudence.") J'aime beaucoup ce poème car m'a permit de voir la fin des vacances d'été differement, de ne plus regarder en arrière constamment mais de plutôt aller de l'avant avec ce que ces vacances m'ont apportées, en quelque sorte.

"Weekend in Shark Bay"Iwona Lifshes

"Le chat sous la fenêtre"

d'Elodie Santos

"Le chat sous la fenêtre" est le poème qui arrive largement premier dans mon coeur. Ce poème est celui qui emprisonne le mieux l'été. Il ne parle pas d'un thème large, ne bénéficie pas d'une écriture transcendante, ni de sonorités dansantes. Cependant, l'histoire de ce chat souhaitant sortir de son foyer pour aller profiter de l'été a un charme étrange, doux et familier. C'est un évènement de la vie si trivial, qu'il ne peut même être qualifié d'anectode. Ce moment de la journée peut-être noyé par n'importe quel autre souvenir tant sa présence est habituel. Le côté banale du poème est appuyé par les élèments du quotidien ("[...] sur quelques marguerites qui se reflètent sur la vitre", "Alors je regarde une corbeille de cerises posée sur le vieux banc cassé". C'est pour cela que ce poème est pour moi un chef-d'oeuvre universel. Rendre n'importe quel instant de la journée, de la vie lors de l'été important au point d'en faire un poème malgré sa trivialité et ce qui embrasse le mieux l'atmosphère de l'été, où chaque épisode de ces deux mois semble indispensable au puzzle final, comme si la vie était si belle et facile, que la chat qui souhaite sortir comptait autant que des vacances à la plage de deux semaines. J'aime énormement ce poème pour l'ambiance de douceur et de chaleur qu'il a su créer et pour son fond qui représente par dessus tout l'été.

du film "Kiki et la petite sorcière"Studio Ghibli

"En été, à Paris, les soirs sont étouffants"

de François Coppée

Ce poèmes est un OVNI au sein de mon anthologie. Il nous compte l'épopée d'un solitaire qui apprécie l'été seul, dans la fraîcheur de son crépuscule. Il est loin de ce que partagent et transmettent les autres écrits de ce catalogue, et c'est qui me plaît chez lui. Cet homme fuyant la foule, qui effraie les enfants à cause de sa silhouette, mais qui leur pardonne tout de même leurs erreurs de jeunesse ("que ne gêne, Pas du tout le croquis odieux qu’à côté, A tracé gauchement, d’un fusain effronté, En passant après eux, la débauche impubère.") a un côté très touchant. J'aime également le fait que ce récit soit sur la tristesse, la mélancolie, le fait d'être enfermé dans un quotidien etouffant ("Je m’en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues, Je prends quelque ruelle où pousse le gazon, Et dont un mur tournant est le seul horizon."), ce qui contraste avec le thème de l'été, qui est souvent traité en mettant en avant la libérte, la clarté, l'aventure. J'ai selectionné ce poème pour son originalité et le fait qu'il prenne à contrepieds les standards usuelles du poème sur l'été.

"Ratatouille"Studio Disney Pixar

"Voici que la saison décline"

de Victor Hugo

.Ce poème est sur la mélancolie que l'on ressent lorsque l'été se meurt. Le vent frais, les jours plus courts, les rayons de soleil qui disparaîssent sont tous autant de synonymes de l'asthénie relative à l'hiver qui nous guette tous, dans cette lutte entre août et septembre qui est perdu d'avance. Hugo se sert de nombreuses images très efficaces ("Chaque jour perd jour perd minute, Chaque aurore pleure un rayon" qui sont mes vers favoris tant ils embrasse l'âme du poème.) Cette sensation est décrite comme lente, pénible et écrasante ("La mouche, comme prise au piège, Est immobile à mon plafond ; Et comme un blanc flocon de neige, Petit à petit, l’été fond."). Le vers "petit à petit, l'été se fond" signifie bien le côté ephémère de l'été et le décompte terrible lancé le 21 juin, auquel on essaye de ne pas penser, mais qui nous hante tout l'été malgré tout. Ce sentiment est renforcer par notre impuissance sur ce phénomène. Nous ne pouvons lutter face au temps qui passe, et notre meilleur arme face à cela est notre acceptation, notre résillience. Ce poème m'a touché car il décrit une problématique qui me concerne : ne pas profiter de quelque chose car nous avons peur de sa fin qui nous rattrapent de jours en jours. Le placer à la fin de mon anthologie était une évidence, et je pense qu'il la conclue bien.

"The scarlet sunset"JMW Turner