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La Ve République, de 1958 aux années 1980

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Sous-thème2: La Ve République, de 1958 aux années 1980.

Présentation de la nouvelle Constitution par De Gaulle, le 4 septembre 1958.

  • Comment, depuis 1958, la Ve République s’est-elle installée dans la durée et s'est-elle adaptée au contexte politique ?

I] De Gaulle et la Ve République (1958-1969)

Quelle est la place du général De Gaulle dans la mise en place de la Ve République ? A) 1958 : le retour de De Gaulle (livre p. 174-175)

    • Instaurée en 1946, la IVe République est marquée par une importante instabilité gouvernementale. Aucun des partis ne parvient à obtenir une majorité importante à l’Assemblée.
    => La conséquence est une succession rapide de gouvernements jusqu’en 1958 et une incapacité à trouver une solution à la guerre en Algérie.
    • De Gaulle se voit alors confier la Présidence du Conseil par René Coty. Il se fait octroyer les pleins pouvoirs puis le droit de réviser la Constitution pour établir une Vème République en 1958.

    B) La constitution de 1958 et la fonction de Président de la République

    Les différents aspects de la fonction présidentielle entre 1958 et 1988 : p176 à 179 En binômes, vous présenterez un aspect de la fonction de président de la République : - quels sont ses pouvoirs ? quelles critiques sont émises ? p 176 - Comment est-il élu ? p 177 - Comment utilise-t-il les médias ? p 178 - Qu'est ce que la cohabitation ? Quel rôle y joue-t-il ? p 179

    Les pouvoirs du président, sujet de critiques politiques

    Doc. 1 et schéma p. 172 Le président de la République est chef de l’exécutif ; comme durant la IIIe et de la IVe République. il est garant de la continuité de l’État, du respect de la Constitution, il est chef des armées, il promulgue les lois, préside le Conseil des ministres ; mais il a aussi le pouvoir de nommer le Premier ministre et les ministres. Des moyens d’action élargis lui sont reconnus : – il peut dissoudre l’Assemblée après avis du Premier ministre et des présidents des assemblées. – il peut soumettre au référendum les questions d’organisation des pouvoirs publics. – enfin, en cas de « menace grave et immédiate », il peut prendre « les mesures exigées par les circonstances », et disposer alors de « pouvoirs exceptionnels ». Ces différents pouvoirs lui permet de jouer un rôle de premier plan dans la vie politique, et en particulier dans l’action du gouvernement. • Doc. 2 La Constitution est critiquée par les partis de gauche : communistes et socialistes sont attachés aux prérogatives de l’Assemblée, expression de la souveraineté populaire et de la démocratie, et capable de faire contrepoids à l’exécutif ; ils fustigent le risque de dérive vers un pouvoir personnel autoritaire, illustré par la caricature où le Président siège sur un trône entouré de ministres qui sont ses sosies.

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    L'élection du Président de la République

    Doc. 3 p 177 En 1962, dans le contexte des violences perpétrées par l’OAS, de Gaulle décide, comme le lui permet l’article 11 de la Constitution, d’organiser un référendum sur l’élection du président au suffrage universel. Ce projet est adopté avec 62 % de « oui » mais avec aussi 23 % d’abstentions. Le président de la République bénéficie désormais de la légitimité du suffrage universel. Cette affiche reprend le dispositif des affiches de recrutement anglo-saxonnes, interpelle individuellement le passant, le prend à parti, et suggère le lien direct qui existe entre le citoyen et le chef de l’État. • Doc. 4 Pour les gaullistes, l’élection du président au suffrage universel achève l’élaboration de la Constitution. Il devient selon la formule du général de Gaulle « l’homme de la nation ». • Doc. 5 Pierre Mendès France (auteur du document) a été une personnalité éminente de la IIIe et de la IVe République (il a dirigé le gouvernement qui a reconnu l’indépendance de l’Indochine et négocié celle de la Tunisie et du Maroc). Il est attaché au rôle du Parlement où les débats sont animés par les députés au nom de partis et de doctrines connus. Il reconnait néanmoins comme beaucoup, les défaillances de la IVe République (« on est passé d’un extrême à l’autre »), mais il défend le principe d’équilibre des institutions par le jeu des contre-pouvoirs. Son ouvrage analyse les risques de pouvoir personnel, d’atteintes aux libertés publiques.

    Le Président et les médias.

    Doc 6 p 178 Dès 1958, de Gaulle inaugure les conférences de presse dans la salle des fêtes de l’Élysée, retransmises par l’ORTF à la radio et à la télévision ; il en fait en moyenne 2 par an entre 1958 et 1969. Seul, sans note et devant des journalistes de la presse nationale et internationale, il utilise les questions pour exposer les orientations de la vie politique qu’il entend suivre. Les conférences de presse témoignent donc des pouvoirs étendus du président, qui se confondent alors avec celles d’un premier ministre ; elles renforcent aussi son autorité, par le talent oratoire, le sens de la répartie et sa capacité à déjouer les questions gênantes et à emporter l’adhésion. • Doc. 7 Dans ce passage des Mémoires, on retrouve l’idée du lien direct entre le chef de l’État et les citoyens, une des caractéristiques majeures des institutions et de l’esprit de la Ve République. Habile à utiliser la radio comme la télévision, de Gaulle consolide sa figure de chef charismatique par ses interventions. Les progrès des moyens techniques sont déterminants ; si la radio s’est imposée comme média de masse dans l’entre-deux guerres, la télévision connait en effet une diffusion très rapide dans les années 1960 : en 1958, 10 % des Français ont un poste, quasiment 100 % en 1970. • Doc. 8 Valéry Giscard d’Estaing entend réformer la vie politique en donnant une image de jeunesse et de modernité à son septennat. Il veut avoir une proximité avec les Français afin de contredire les sondages qui le disent froid et distant. C’est l’objectif de ses dîners chez les « Français ordinaires ».

    Le Président et la cohabitation

    Doc. 9 p 179 La cohabitation est une situation politique où le Président de la République appartient à un parti opposé à celui du Premier ministre. D'après François Mitterrand, la cohabitation est possible avec le premier ministre Jacques Chirac en 1986, puisqu'ils collaborent en politique étrangère et européenne (« le président a un rôle éminent pas exclusif […] dans les affaires étrangères », « il est le chef des armées »). Le président exerce aussi une autorité propre comme garant du respect des institutions (« il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ») et des valeurs (« il veille à l’application des grands principes »). • Doc. 10 La Constitution et les pratiques de la Ve République donnent un pouvoir déterminant au président dans le domaine des affaires étrangères. Cette photo suggère la coopération, car les deux partis opposés partagent un même point de vue en matière de décisions internationales. • Doc. 11 La façon dont Mitterrand envisage la cohabitation peut entrainer des tensions avec le gouvernement. En déclarant qu’il « veille à l’application des grands principes », le président peut refuser de signer des ordonnances prises en Conseil des ministres (en 1986). Ce dessin de Plantu illustre ces aspects de la cohabitation : un président superbement isolé mais actif, un gouvernement qui peut néanmoins gouverner en passant par le Parlement.

    La constitution proposée par De Gaulle et ses conseillers est approuvée par les Français par référendum le 28 septembre 1958. Elle vise à répondre à l’instabilité politique de la IVe République. A cet effet, elle accorde des pouvoirs étendus au chef de l’Etat. Désormais, ce dernier peut : - nommer le Premier ministre et les ministres. - dissoudre l’Assemblée nationale. - consulter le peuple par référendum. - il n’est plus élu par le parlement mais par 80 000 grands électeurs. En 1962, De Gaulle obtient une modification de la constitution pour renforcer l’autorité et la légitimité du Président. Il est élu au suffrage universel direct.

    Durant les mandats de De Gaulle, plusieurs évènements se sont déroulés et ont modifié le paysage politique.

    Il démissionne en 1969.

    Dans le contexte de la Guerre Froide, De Gaulle désire faire de la France une grande puissance indépendante des Etats-Unis. A cet effet, plusieurs mesures sont prises :

    • La France est dotée de l’arme nucléaire (1960) puis quitte l’OTAN en 1969.
    • Le pays est modernisé (ex: avion supersonique Concorde qui effectue son premier vol en 1969)
    Pour De Gaulle, la puissance de la France passe aussi par son rayonnement culturel. André Malraux, ministre de la culture, entend démocratiser l’accès à la culture par la création des maisons de la culture => Maison de la culture de Bourges.

    Les médias comme la télévision et la radio sont régulièrement utilisés par De Gaulle pour s’adresser aux Français. Populaire auprès de la population, De Gaulle doit cependant faire face à des oppositions qui dénoncent un pouvoir présidentiel fort. La contestation en mai 1968 est la plus virulente (grèves étudiantes puis des ouvriers). En 1969, De Gaulle démissionne après l’échec d’un référendum proposé lui-même. II] Une République installée dans la durée qui s’adapte au contexte politique

    Georges Pompidou

    1969-1974

    Le Centre Georges Pompidou

    Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981)

    Loi sur l’IVG (débat à l’Assemblée nationale en 1974 puis promulgation en 1975)

    A) Les successeurs de De Gaulle (1969-1981) Le départ de De Gaulle ne remet pas en cause la continuité de la Ve République. Son ancien Premier ministre, Georges Pompidou lui succède. Puis, en 1974, c’est Valéry Giscard d’Estaing. Ils font tous deux partie de la droite française.

    A chaque fois, les deux Présidents bénéficient du soutien de l’assemblée nationale car les députés élus sont de la même famille politique. Cela leur permet de nommer le Premier ministre de leur choix. B) De l’alternance …

    • Livre p. 180-181

    Le 10 mai 1981 est une rupture dans l’histoire politique de la Ve République. Pour la première fois depuis 25 ans, le Président de la République est issu de la gauche. C’est la première alternance. Alternance : changement de majorité politique, de la droite à la gauche (et inversement) après une élection.

    C) … aux cohabitations

    Caricature de Plantu représentant François Mitterrand et Pierre Mauroy, Le Monde, 1983

    Voir livre documents 9 à 11 p. 179

    • Face à l’incapacité de François Mitterrand et de son gouvernement à surmonter les difficultés économiques de la France, les élections législatives de 1986 assistent à la victoire de la droite. C’est une nouvelle alternance et surtout la première cohabitation de la Ve République. Jacques Chirac devient alors Premier ministre.
    • Entre 1986 et 2002, la France connaîtra ainsi trois cohabitations (voir frise)

    Jacques Chirac 1995-2007 (cohabitation 1997-2002) / 2000 = quinquennat

    Nicolas Sarkozy 2007-2012

    Charles De Gaulle (1958-1969)

    Georges Pompidou (1969-1974)

    François Mitterrand (1981-1995) Abolition de la peine de Mort 1981/ Cohabitation (86-88; 93-95)

    Cohabitation: Coexistence à la tête de l’Etat d’un président de la République et d’un Premier ministre issus de partis politiques opposés

    Valéry Giscard D’Estaing(1974-1981) Abaissement de la majorité de 21 ans à 18 ans, IVG en 1975

    François Hollande 2012-2017