D'après un travail d'Isabelle CAUSSE et Emeline MASSERAND
COMMENCER
Angelina Jolie et sa double mastectomie :une bonne décision ou pas ?
En 2013, l’actrice Angelina Jolie a choisi de se faire enlever les deux seins, dans l’espoir d’éviter un cancer. En effet sa mère, sa tante, sa cousine et sa grand-tante étaient mortes d’un cancer du sein.
A partir des ressources présentées, discutez son choix : quels sont les arguments pour un choix aussi extrême ? Qu’aurait-elle pu faire d’autre ?
Mais d'abord : qu'est-ce que le cancer ?
<nombre>X</nombre>
<script></script>
spontanées
maligne
Play
agents mutagènes
cell. tumorales : métastases
A l'aide de la vidéo, recopier puis compléter correctement ce schéma avec les mots suivants.
somatiques
angiogénèse
tumeur bénigne
cancer
divisions anarchiques
BRCA est l’abréviation de « BReast CAncer » qui signifie en anglais : « cancer du sein ».
Ce gène participe à la réparation des lésions que l’ADN subit régulièrement.
Angelina Jolie possède t-elle une mutation du gène BRCA1 ?
Conséquence de la présence d’un allèle BRCA1 muté sur le risque de développer un cancer du sein
L’ablation préventive du sein est un geste irréversible, qui réduit le risque de cancer du sein de plus de 90%. Ainsi, une femme dont le risque de cancer du sein est estimé à environ 65% à l'âge de 70 ans et qui effectuerait cette intervention verrait son risque passer à moins de 6,5% : l'efficacité préventive est donc importante, mais pas absolue.
Le risque zéro n'existe pas...
La mastectomie préventive est une intervention irréversible. Pour beaucoup de patientes confrontées à ce choix, opter pour la chirurgie préventive est une décision difficile à prendre. Comme pour toute opération, la mastectomie préventive comporte des risques de complications liées à l’anesthésie mais aussi à la rupture possible des implants, aux infections post-opératoires et à la perte de sensibilité du sein. Un autre risque concerne l'image de soi. En effet, même si une reconstruction mammaire est réalisée, l’opération peut être traumatisante et les patientes peuvent la ressentir comme une atteinte à leur féminité. C’est pourquoi cette décision doit être mûrement réfléchie. En France, les spécialistes recommandent de respecter un délai de réflexion d'au moins 4 mois.
L' influence de divers facteurs environnementaux
L'alimentation
Le tabac
L'activité physique
L'indice de masse corporelle
La nourriture
L'alcool
Il est à noter que le type de graisse concernée par cette étude est la graisse animale dite saturée présente principalement dans la viande ou les plats industriels…
Risque relatif de cancer du sein en fonction du nombre de verres d’alcool consommés par jour
Risque relatif de cancer du sein en fonction du nombre d’heures par semaine d’activité physique soutenue
Risque relatif de cancer du sein en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC en kg/m2)
Le dépistage du cancer du sein
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France, et constitue la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes. Plusieurs actions peuvent être mises en place afin de favoriser une détection précoce du cancer du sein. L'intérêt est de pouvoir soigner ce cancer plus facilement et de limiter les séquelles liées à certains traitements. Un examen clinique de vos seins (palpation) par un professionnel de santé est recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans (pour déceler une éventuelle grosseur anormale). Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous n’avez ni symptôme, ni facteur de risque autre que votre âge, une mammographie* tous les deux ans est recommandée. En cas de facteur de risque, d’autres modalités de surveillance peuvent vous être proposées (surveillance clinique dès 20 ans et radiologique dès 30 ans).
Une mammographie* est une radiographie des seins utilisant les rayons X : elle permet d’obtenir des images de l’intérieur du sein et de détecter d’éventuelles anomalies (cancers, lésions, nodules, kystes...).
Taux de survie à 5 ans en fonction du stade du diagnostic de la tumeur du sein
Alors, vous avez votre avis sur la question ???
Pour aller plus loin, quelques informations sur les traitements du cancer du sein.....
La chimiothérapie et la radiothérapie
L'immunothérapie
Antigène tumoral
Les cellules cancéreuses présentent de profonds remaniements génétiques qui leur permettent d’acquérir leurs propriétés malignes. Ainsi, elles se mettent à exprimer à leur surface des molécules spécifiques - des antigènes
tumoraux - qui les distinguent des cellules saines et sont capables d’induire des réactions immunitaires. Cependant, au fur et à mesure que la maladie progresse, les cellules cancéreuses poursuivent leur transformation. Ainsi, certains antigènes tumoraux immunogènes cessent d’être exprimés : ce phénomène permet aux cellules tumorales d’échapper à la surveillance du système immunitaire. De plus ces cellules se mettent à produire de nouvelles protéines (ex : PD-1L) qui inactivent les défenses de l'organisme. Par exemple la protéine PD-1L se fixe sur le récepteur PD-1 à la surface des lymphocytes T, et permet ainsi d’inactiver ces lymphocytes T : la cellule cancéreuse est alors à l’abri du système immunitaire. En bloquant la liaison PD-1L avec le récepteur PD-1 grâce à des anticorps monoclonaux, l’immunothérapie permet d’empêcher l’inactivation des lymphocytes T. Les cellules tumorales sont alors reconnues et éliminées.
1ère spé SVT Cancérisation
Corentin Marot
Created on March 28, 2023
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D'après un travail d'Isabelle CAUSSE et Emeline MASSERAND
COMMENCER
Angelina Jolie et sa double mastectomie :une bonne décision ou pas ?
En 2013, l’actrice Angelina Jolie a choisi de se faire enlever les deux seins, dans l’espoir d’éviter un cancer. En effet sa mère, sa tante, sa cousine et sa grand-tante étaient mortes d’un cancer du sein.
A partir des ressources présentées, discutez son choix : quels sont les arguments pour un choix aussi extrême ? Qu’aurait-elle pu faire d’autre ?
Mais d'abord : qu'est-ce que le cancer ?
<nombre>X</nombre> <script></script>
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maligne
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cell. tumorales : métastases
A l'aide de la vidéo, recopier puis compléter correctement ce schéma avec les mots suivants.
somatiques
angiogénèse
tumeur bénigne
cancer
divisions anarchiques
BRCA est l’abréviation de « BReast CAncer » qui signifie en anglais : « cancer du sein ». Ce gène participe à la réparation des lésions que l’ADN subit régulièrement.
Angelina Jolie possède t-elle une mutation du gène BRCA1 ?
Conséquence de la présence d’un allèle BRCA1 muté sur le risque de développer un cancer du sein
L’ablation préventive du sein est un geste irréversible, qui réduit le risque de cancer du sein de plus de 90%. Ainsi, une femme dont le risque de cancer du sein est estimé à environ 65% à l'âge de 70 ans et qui effectuerait cette intervention verrait son risque passer à moins de 6,5% : l'efficacité préventive est donc importante, mais pas absolue.
Le risque zéro n'existe pas...
La mastectomie préventive est une intervention irréversible. Pour beaucoup de patientes confrontées à ce choix, opter pour la chirurgie préventive est une décision difficile à prendre. Comme pour toute opération, la mastectomie préventive comporte des risques de complications liées à l’anesthésie mais aussi à la rupture possible des implants, aux infections post-opératoires et à la perte de sensibilité du sein. Un autre risque concerne l'image de soi. En effet, même si une reconstruction mammaire est réalisée, l’opération peut être traumatisante et les patientes peuvent la ressentir comme une atteinte à leur féminité. C’est pourquoi cette décision doit être mûrement réfléchie. En France, les spécialistes recommandent de respecter un délai de réflexion d'au moins 4 mois.
L' influence de divers facteurs environnementaux
L'alimentation
Le tabac
L'activité physique
L'indice de masse corporelle
La nourriture
L'alcool
Il est à noter que le type de graisse concernée par cette étude est la graisse animale dite saturée présente principalement dans la viande ou les plats industriels…
Risque relatif de cancer du sein en fonction du nombre de verres d’alcool consommés par jour
Risque relatif de cancer du sein en fonction du nombre d’heures par semaine d’activité physique soutenue
Risque relatif de cancer du sein en fonction de l’indice de masse corporelle (IMC en kg/m2)
Le dépistage du cancer du sein
Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France, et constitue la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes. Plusieurs actions peuvent être mises en place afin de favoriser une détection précoce du cancer du sein. L'intérêt est de pouvoir soigner ce cancer plus facilement et de limiter les séquelles liées à certains traitements. Un examen clinique de vos seins (palpation) par un professionnel de santé est recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans (pour déceler une éventuelle grosseur anormale). Si vous avez entre 50 et 74 ans et que vous n’avez ni symptôme, ni facteur de risque autre que votre âge, une mammographie* tous les deux ans est recommandée. En cas de facteur de risque, d’autres modalités de surveillance peuvent vous être proposées (surveillance clinique dès 20 ans et radiologique dès 30 ans).
Une mammographie* est une radiographie des seins utilisant les rayons X : elle permet d’obtenir des images de l’intérieur du sein et de détecter d’éventuelles anomalies (cancers, lésions, nodules, kystes...).
Taux de survie à 5 ans en fonction du stade du diagnostic de la tumeur du sein
Alors, vous avez votre avis sur la question ???
Pour aller plus loin, quelques informations sur les traitements du cancer du sein.....
La chimiothérapie et la radiothérapie
L'immunothérapie
Antigène tumoral
Les cellules cancéreuses présentent de profonds remaniements génétiques qui leur permettent d’acquérir leurs propriétés malignes. Ainsi, elles se mettent à exprimer à leur surface des molécules spécifiques - des antigènes tumoraux - qui les distinguent des cellules saines et sont capables d’induire des réactions immunitaires. Cependant, au fur et à mesure que la maladie progresse, les cellules cancéreuses poursuivent leur transformation. Ainsi, certains antigènes tumoraux immunogènes cessent d’être exprimés : ce phénomène permet aux cellules tumorales d’échapper à la surveillance du système immunitaire. De plus ces cellules se mettent à produire de nouvelles protéines (ex : PD-1L) qui inactivent les défenses de l'organisme. Par exemple la protéine PD-1L se fixe sur le récepteur PD-1 à la surface des lymphocytes T, et permet ainsi d’inactiver ces lymphocytes T : la cellule cancéreuse est alors à l’abri du système immunitaire. En bloquant la liaison PD-1L avec le récepteur PD-1 grâce à des anticorps monoclonaux, l’immunothérapie permet d’empêcher l’inactivation des lymphocytes T. Les cellules tumorales sont alors reconnues et éliminées.