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Les Caractères (1688), V à X, La Bruyère

Classiscisme

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Jean de La Bruyère est un moraliste français, né à Paris le 16 août 1645 et mort à Versailles le 11 mai 1696. La Bruyère est célèbre pour une œuvre unique, Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du XVIIe siècle.

Jean de La Bruyère

Moraliste français

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Homme d’une seule œuvre, il présentera modestement son livre « Les Caractères » comme une simple imitation d’un ouvrage antique de Théophraste. Cependant, il doit peu de choses à l’écrivain grec (3eS avant J-C) car ses Caractères sont bien supérieurs. « Les Caractères » de La Bruyère est une œuvre paru en 1688 dans laquelle il traduira son expérience des hommes et de la société.Il y apparaîtra comme un moraliste pénétrant, un satirique plein d’ironie et un styliste original.

La Bruyère

Ecrivain, moraliste.

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REMBRANDT - Louvre Museum

LES CARACTERES

La Bruyère présente donc ses Caractères comme la simple continuation des Caractères de Théophraste cependant La Bruyère a enrichit et dépasser le travail source de celui-ci pour élaborer un véritable chef-d’œuvre. Sous la forme de maximes, de réflexions et de portraits, Les Caractères (1688) sont une véritable critique de la société du XVIIe siècle. L'écriture fragmentaire du moraliste reflète toute la diversité, les contradictions et l'inconstance même de son sujet : l'Homme. Des ouvrages de l'esprit aux esprits forts, La Bruyère dresse un des portraits les plus acerbes des hommes de son temps et démêle les rapports entretenus entre la nature humaine, l'amour et l'argent, la société et la religion catholique. Le moraliste est devenu satirique.

Page de garde de la troisième édition, 1688

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REMBRANDT - Louvre Museum

LES CARACTERES

À travers ces portraits, mais aussi grâce aux autres sortes de « remarques », selon le terme employé par La Bruyère pour qualifier son texte (préface), c'est un portrait d'ensemble de la société du XVIIe siècle que brosse l'auteur, ménageant contrastes, parallèles et gradations. Ainsi croque-t-il les « partisans » dans le livre vi (« Des biens de fortune »), les « courtisans » dans le livre viii (« De la cour »), les « grands », princes et autres gens de haute naissance dans le livre ix (« Des grands »). Aux contrastes sociaux s'ajoutent et se mêlent des contrastes géographiques, comme ceux entre la ville et la campagne ou entre la ville et la cour. La Bruyère immortalise à la fois les évolutions de son siècle, comme l'ascension des gens fortunés au détriment de la noblesse (livre vi), et des traits caractéristiques de son époque, qu'il s'agisse de modes comme les bains des quais Saint-Bernard (remarque 2, livre vii), de coutumes comme celle des jeunes mariées recevant leurs visiteurs sur leur lit durant les trois premiers jours de leur mariage (remarque 19, livre vii) ou d'habitus comme la versatilité de la louange et du blâme (remarque 32, livre viii). La Bruyère fixe ainsi des traits pour mieux les infléchir. Les Caractères de la Bruyère constituent donc une peinture pittoresque et lucide de la société française de l’époque.

Page de garde de la dixème édition, 1998.

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LIVRE X, De la societe et la conversation

Le chapitre « De la Société et de la Conversation » passe en revue les différentes attitudes en société et les types de locuteurs, déterminés par leurs caractères mis ainsi en valeur, mais formule en outre, comme dans les traités de civilité et de conversation de l’époque, les principes et règles qui devraient régir la conversation.La Bruyère évoque notamment l’art d’être en société et brosse le portrait de personnages contraires aux valeurs de civilités, de politesse et d’honnêteté.

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La Bruyère critique le comportement des courtisans, révélant leurs manies, leur extravagances, leur ridicule, et il nous présente « Acis », le portrait d’un précieux dont il fait une critique animée. Le portrait d’Acis prend la forme tout d’abord d’une leçon dans laquelle La Bruyère se pose en professeur impatient. Il cherche dans un premier temps à faire progresser son élève dans son expression. La seconde partie du texte prend plus les allures d’un procès, du procès des courtisans et des précieux, qui pour le moralistes n’ont pas d’esprit, d’intelligence. Le texte, sous une apparence vivante et enlevée, possède un fort caractère argumentatif. Le propos est didactique, cherche à enseigner la supériorité et la simplicité du langage. Il est aussi satirique en critiquant le comportement de la Cour. Acis veut à tout prix se faire remarquer. Avec « Est-ce un si grand mal d’être entendu quand on parle, et de parler comme tout le monde ? », La Bruyère lui rappelle l’un des principes essentielles de la communication : « ce qui se conçoit bien s’annonce clairement » (Boileau). Acis est un personnage anticlassique : il s’agit d’un portrait stéréotypé qui frôle la caricature; La Bruyère, dans le même chapitre, fait aussi une caricature d’un autre homme sur la parole, mais dans le fait qu’il s’exprime avec prétention sur des sujets qu’il ne connaît pas.Ainsi, « Arrias » semble le pédant d’Acis

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CARAVAGGIO - Prado Museum

ACIS

Le précieux prétentieux qui utilise un langage hermétique et compliqué pour paraitre intelligent.

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REMBRANDT - Louvre Museum

Voilà un portrait de la Bruyère qui dénonce un caractère humain intemporel : le vaniteux, c'est un portrait en action original car l'auteur ne décrit pas l'aspect physique du personnage, il n'énumère pas non plus ses défauts, mais il nous fait percevoir ses caractéristiques morales en nous montrant sa façon d'agir : c'est ce que l'on appelle un portrait en action, technique souvent utilisée par cet auteur du 17ème Siècle. La Bruyère sait mettre en scène ce personnage qui nous est présenté à travers une anecdote exemplaire : au cours d'une conversation mondaine, à la table d'un homme important, Arrias trouve une occasion de briller....

ARRIAS

Le menteur éhonté qui veut à tout prix se faire remarquer

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

Self Portrait

Le menteur ehonte qui veut a tout prix se faire remarquer

ARRIAS

En fait ce personnage nommé "Arrias" parle plus qu'il n'agit. Arrias est avant tout un beau parleur.... Et il représente un défaut principal : la vantardise. Ce défaut s'incarne dans cette volonté qu'a le personnage de s'imposer à autrui par la parole. Les Arrias sont encore si nombreux à notre époque ! Certains se reconnaîtront-ils dans ce portrait ? La vanité dont ils font preuve risque de les aveugler encore et toujours, sans doute... Mais ils sont nombreux les fanfarons de pacotille, les bouffons petit pied, les prétentieux beaux parleurs... Ils sont nombreux les hâbleurs qui essaient de s'imposer par un verbe haut et des mensonges. "L'œuvre de La Bruyère tend un miroir à l'âme pour qu'elle s'y regarde à fond et quand nous croyons rire d'un tel, Pamphile ou Cliton, c'est déjà de nous qu'il est question..."

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CARAVAGGIO - Prado Museum

THEODECTE

L'égoiste qui s'impose en société et se moque de déranger les autres

En effet, il ne brosse un portrait incisif du personnage de Théodecte dans un registre ironique, afin de dresser une véritable satire morale envers un type de comportement mais également sans concession envers ses propres contemporains et envers lui-même. Ce texte peut être rapproché de la fable "des animaux malades de la peste" de La Fontaine, notamment en ce qui concerne la dénonciation de l'attitude des flatteurs ou des courtisans. En effet, il ne brosse un portrait incisif du personnage de Théodecte dans un registre ironique, afin de dresser une véritable satire morale envers un type de comportement mais également sans concession envers ses propres contemporains et envers lui-même. Ce texte peut être rapproché de la fable "des animaux malades de la peste" de La Fontaine, notamment en ce qui concerne la dénonciation de l'attitude des flatteurs ou des courtisans.

Le texte est un portrait en forme de blâme du personnage de Théodecte, de ceux qui l'entourent, et aussi une satire de la société : toute la société aime le type de personne représenté ici par Théodecte.La Bruyère dans ce texte nous conduit bien nous questionner sur l'Homme en général et sur son comportement.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Ce portrait mais notamment les 3 précédents s’intéressent à des réalités historiques du XVIIe siècle, d’une part à l’usage et aux règles de la conversation, tels qu’on pouvait les voir à l’œuvre dans les salons ou à la Cour ; d’autre part à un lieu social, politique et culturel.Cependant, ces portrait ont une approche plus taxinomique (mise en évidence de différents types de parleurs) et s’attache davantage à définir des principes (l’esprit de la conversation par exemple).

TROILE

Le parasite despotique qui accapare la fortune des autre.

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ACIS

« Arrias a tout lu, a tout vu, il veut le persuader ainsi, c’est un homme universel, et il se donne pour tel ; il aime mieux mentir que de se taire ou de paraitre ignorer quelque chose »

ART MUSEUM

ARRIAS

« Est-ce un si grand mal d’être entendu quand on parle, et de parler comme tout le monde ? »

THEODECTE

« il n’a nul discernement des personnes, ni du maître, ni des conviés, il abuse de la folle déférence qu’on a pour lui »

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CARAVAGGIO - Prado Museum

TROILE

« Troïle est utile à ceux qui ont trop bien d’argent, il leur ôte l’embarras du superflu, il leur sauve la peine d’amasser de l’argent, de faire des contrats, de fermer des coffres, de porter des clefs sur soi et de craindre un vol domestique »

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REMBRANDT - Louvre Museum

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REMBRANDT - Louvre Museum

Mais ces portraits ne sont pas majoritaires en nombre, et que faire alors des nombreuses autres remarques qui se suivent dans les chapitres, dans un ordre que le moraliste a changé au cours des neuf éditions de son œuvre ?

Ces remarques se caractérisent par leur diversité de forme et de longueur, comme le mentionne en particulier la fin de la Préface aux Caractères : « on pense les choses d’une manière différente, et on les explique par un tour aussi tout différent » ; elles composent une trame, unie par une orientation commune donnée par le titre du chapitre, mais tissée souplement par les motifs variés qui l’élaborent.

C’est ainsi que ce discours discontinu laisse percevoir des séquences thématiques, qui associent définitions, maximes, réflexions, complétées par les portraits, individualisés ou généraux. Comment regarder et analyser ces séquences ? Quels sont les liens qui les relient, et de quelle nature sont-ils ? Comment la séquence s’est-elle construite ? Obéit-elle à une progression autre qu’une simple succession ? Les apports des différentes éditions, mentionnées entre parenthèses à côté du numéro des remarques, ou en début d’alinéas, nous livrent-ils une explication utile ?Pour donner quelques réponses à ces questions, il nous a paru intéressant de prendre des exemples de ces textes discontinus et d’en analyser une, tout d’abord les remarques 16, 23, 33, 35, 48, 51, 77 du chapitre « De la Société et de la Conversation »

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16 : L’être humain aime plaire et aime qu’on le regarde. Donc pour pouvoir discuter avec certains, faut que vous sachiez complimenter les autres sur ce qu’ils font. Comme le dit La Bruyère dans le livre V remarque 16, certaines personnes font semblants d’être intelligents pour qu’on s’intéresse à eux.

BAROQUE

La remarque 16 relève de la seconde manière ; plus prescriptives, elles énumèrent des règles de la conversation (« L’esprit de la conversation consiste… »)Le moraliste est attaché à la diversité des approches, tout en respectant son intention première : observer les hommes pour discerner des types et les classer si possible, et pour définir des manières de se comporter propres à conserver le lien social, à sauvegarder la communication.La parole est examinée selon plusieurs critères, en fonction de sa quantité : par rapport à soi ou à son interlocuteur;

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CARAVAGGIO - Prado Museum

23 : Bien sûr d’autre aime se venter et montrer ce qu’ils possèdent, au point de vouloir rabaisser les autres personnes qui, d’après eux sont inférieur à leur estime. Ceci est dit dans la remarque 23 en expliquant bien qu’ils ont de l’argent, la santé et un toit mais que d’autre n’ont rien.

35 : Cette remarque nous dit qu’il y aurait une sorte de frénésie à rejeter indifféremment toute sorte de compliments : et nous précise que l’on doit être accessibles à celles qui nous viennent des gens bien, qui nous voit à cœur ouvert, et voit en nous des choses honorable

33 : Les personnes aiment aussi se vanter au près des gens qui partagent la même passion et le même talent qu’eux. Ceci est dit dans la remarque 33. Et quand ce genre de situation arrive les personnes ne réagissent pas pour éviter le sentiment de gène entre eux

77 : Lorsque vous voulez annoncez quelque chose d’important éviter d’abuser sur vos gestes ou vos styles. Faite le de façon naturelle et simple. Mais les petites annonces faites le de façon noble pour qu’on puisse distinguer les deux annonces

48 : Encore une fois dans certaines circonstances, on se doit de s’adapter aux autres. Notre personnalité peut parfois ne pas être comprise ou même ne peut pas être supportable pour certaine personne. Donc au lieu que les autres s’adaptent à nous, c’est à nous de s’adapter à eux. La Bruyère l’explique parfaitement

51 : Les susceptibles, sont des personnes qui prennent chaque remarque dite de façon négatives ou encore d’une manière moqueuse. La Bruyère nous dit dans la remarque 51 qu’il faut faire des plaisanteries avec des personnes distinguer et qui comprennent vos blagues (surtout pour éviter des problèmes inutiles).

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REMBRANDT - Louvre Museum

« Les hommes n’aiment point à vous admirer, ils veulent plaire »

Pour être apprécié(e), nous laissons les autres prendre les décisions à notre place, ce qui nous évite également beaucoup d’anxiété. Il arrive que nous ayons envie de plaire au plus de personnes possible : famille, amis, partenaire et même collègues, nous n’écoutons plus nos réelles envies et finissons par faire des choix en fonction du regard de notre entourage. Ainsi, on peut exercer un métier qui plait à nos parents, vivre dans une ville proche d’eux en pensant qu’il est important de prendre en compte des avis différents du nôtre. En réalité, il faut apprendre à faire ses propres choix, même si cela implique de déplaire à certaines personnes. Vaincre la blemmophobie commence par s’écouter et prendre des décisions, donner son avis lorsqu’on nous le demande et cesser de se laisser marcher sur les pieds.

Au XVIIe S, nous étions un peu après dans la même optique, et cette citation nous montre bien que les hommes cherchaient avant tout à briller en société mais notamment à plaire et séduire. L’on était donc dans une optique de l’honnête homme, et c’est d’ailleurs encore le cas aux XVIIe S mais ce ne sont dorénavant plus seulement les hommes qui veulent plaire mais aussi les femmes (parfois même plus que certains hommes).

Certaines femmes ressentent le désir de plaire. Au premier rang des raisons invoquées pour expliquer cette tentation, se trouve le besoin de se rassurer sur sa séduction. Autre raison fréquemment invoquée : celle de se sentir vivre.

En outre, vouloir plaire traduit généralement un besoin de reconnaissance que cela soit aux XVIIe S comme au XXIe, vouloir plaire à tout le monde dénote une appréhension du jugement d'autrui qui bloque la personne, l'empêche de vivre pleinement son existence et l'éloigne de ce qu'elle est vraiment d’où le fait que les hommes du XVIIe S ne prennent plus le temps d’admirer les belles choses ou tout simplement les jolies femmes « Les hommes n’aiment point à vous admirer »

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REMBRANDT - Louvre Museum

Que dénonce la Bruyère dans l’attitude des hommEs ?,

Outre cela, les hommes prennent des décisions sans forcément réfléchir, et se permettent de signer un papier concernant une minorité de la société du XVIIe S parlant de personnes n’auront plus de quoi manger, en mangeant. Mais comment ses hommes pourrait t- il connaître la faim s’ils ont de quoi se nourrir ? Comment peuvent-ils se permettre de signer ces documents alors qu’ils ont de quoi avaler ? Ce sont des questions l’on pourrait se poser en lisant ces remarques.La Bruyère dénonce donc de nombreuses choses concernant l’attitude des hommes mais globalement, il dénonce le comportement hypocrite des hommes en société, cette double facette que l’on peut distinguer et cette sorte d’imposture que l’on peut apercevoir

Les hommes sont parfois incompréhensibles. Ils prennent des décisions et ont des avis parfois très déplacés. On pourrait même dire qu’ils sont hypocrites et se servent de leur entourage. Si une personne commet une erreur elle sera blâmée pendant un certain temps. Certains diront même à dire que celui-ci n’est bon à rien. Mais au contraire, si la personne réussit elle sera aimée, encouragée et félicitée par tous. Les hommes préfèrent notamment rester au près d’une personne stupide mais uniquement si celle-ci est riche, et sont donc faux dans leur comportements, leur attitudes. Entre outre, un homme peut être moche, stupide sans esprit et ne pas avoir de qualité mais, s’il a de l’argent les gens lui trouveront tout de même une vertu.

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REMBRANDT - Louvre Museum

« C’est un homme universel, et il se donne pour tel ; il aime mieux mentir que de se taire ou paraitre ignorer quelque chose »

À travers la phrase « c’est un homme universel », La Bruyère dénonce la démesure d’Arrias qui se confond avec Dieu, ce qui est disproportionné. Cette démesure ne pouvait que déplaire au lecteur du XVIIe S influencé par l’esthétique classique et le modèle de l’honnête homme.La démesure d’Arrias se retrouve le comparatif de supériorité « Il aime mieux mentir que de se taire ou paraitre ignorer quelque chose » qui valorise le vice mentir au détriment de la vertu de se taire.

Cette citation revient en quelque sorte à expliquer ce que je disais précédemment, les hommes du XVIIe S préfère se faire passer pour des personnes qui ont des connaissances en tout et qui embrasse la totalité des êtres et des choses, autrement dit pour des intellectuel aux prix du mensonge, que se faire passer pour des incapables aux yeux de la société.

D’après moi, ce qui nous mène à tenter de démontrer quelque chose et à nous justifier devant les autres est l'insécurité, surtout lorsqu'il existe un fossé immense entre la manière dont nous nous voyons et celle que nous souhaitons que les autres adoptent. Au fond, ce qui existe est un désir profond d'être accepté par les autres.

Ce sentiment est encore très présent aux XIXe S puisque bien que personne n’ait à prouver quoi que ce soit aux autres, certains continuent de penser le contraire et agissent en fonction de cela.Certaines personnes encore aujourd’hui se compare constamment aux autres et ont également besoin de prouver qu’ils sont meilleurs qu’eux sur certains points. Ce qu’ils obtiennent finalement est une satisfaction vide et fausse.

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REMBRANDT - Louvre Museum

Quelle vision de la famille et des relations humaines le moraliste présente-t-il ?

La Bruyère, moraliste français nous montre une vision tout autre de la famille et des relations humaines. En effet, d’après lui, la famille serait en réalité une simple illusion totalement fausse alors qu’aux yeux des passants et des jeunes couples, celle-ci paraient formidable et incroyable à vivre.Lorsqu’une famille est dehors, on retrouve des sourires, de la joie et du bonheur mais, en regardant de plus près on constate des déchirures, de l’épuisement et du découragement. Nous pouvons prendre l’exemple des familles recomposées (belle-mère, beau-père, etc.…) qui parfois ne sont pas toujours faites pour vivre ensemble (puisque querelles peut subsister avec les nouveaux arrivants).

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Madame de Trémaine

Dans certaines familles recomposées la nouvelle femme du père est mal vu par les enfants puisque la majorité des belles mères n’aiment pas les enfants de leur mari. Elles sont souvent caractérisées comme des mauvaises mères (Exemple : la belle-mère de Cendrillon)

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REMBRANDT - Louvre Museum

Cependant si elles aiment les enfants de leur mari elles ne vont pas tous les aimer de la même façon et de la même intensités, il y aura bien évidemment des préférences. On comprend bien que la famille parfaite sans problème n’existe pas. Il y aura toujours la jalousie, la haine et des problèmes de supériorité au sein d’une famille en sachant bien que les relations familiales concernent aussi bien les liens entre les frères et sœurs que ceux entre les parents et l'enfant, et entre la maman et le papa.Les hommes eux sont incompréhensibles. 2 hommes peuvent être isolés de la société de leur plein gré mais au lieu de s’entraider, ils préfèrent se détester pour des raisons non valables.

Au XIXe siècle, la famille devient la nouvelle religion d’un monde « désenchanté ». Toutes les grandes doctrines du XIXe siècle, des plus conservatrices aux plus révolutionnaires, ont mis en avant la famille pour prophétiser ou pour préconiser sa disparition. Cette sanctification et plus encore cette sanctuarisation de la famille qui se manifeste au XIXe siècle par la multiplication des gestes commémoratifs (anniversaires, fête de Noël, photos de famille) imprègne encore largement les conceptions actuelles. C’est ce qui explique que la famille conserve autant la cote dans les sondages à la différence de toutes les autres institutions (Nation, Église, partis, armée, etc.), toutes fortement dévaluées.Les relations familiales du XIXe S restent donc selon moi très proche de celle du XVIIe S mais certaines évolutions ont eu lieu durant ces 2 siècles permettant d’un certaines façon d’unifier et rassembler les familles pour créer des relations plus conviviales.

En ce qui concerne les relations humaines, celle-ci peuvent par exemple être basées sur l'amitié, l'amour, le désir, la solidarité, la sincérité, l'hypocrisie, l'opportunisme, le mensonge, le rapport de force, l'admiration, la peur, la jalousie mais la vision des relations humaines que le moralistes nous présente est mauvaise, rempli de mensonges et de médisances.

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REMBRANDT - Louvre Museum

"L’intérieur des familles est souvent troublé par les défiances, par les jalousies et par l’antipathie"

*Cette citation nous démontre bien que n’est pas rose et que les relations familiales sont parfois compliquées. On a tous et toutes rêver d’avoir une famille unie qui s’entraide naturellement et de bon cœur, sans jugement ou conflits. Mais bien souvent, ce rêve est très loin de la réalité et les relations familiales sont tout aussi délicates et explosives que les relations d’amitié ou d’amour. Et cela, même encore aux XIXe S où bon nombre d’entre nous n’avons, ne grandissons pas dans un cadre de vie stable.Cette citation de La Bruyère nous montre bien qu’une famille peuvent avoir ses bons moments comme ses mauvais et que chaque membre d’une même famille ne sont pas tous bons entre eux puisque jalousie, défiances et antipathies peuvent régner et troubler le cours des choses.

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LIVRE VI, DES BIENS DE FORTUNE

BAROQUE

Ce chapitre peut se lire comme une réflexion sur la pertinence du double sens de son titre : des biens consistant dans la richesse, et des biens venant du hasard : La Bruyère voulant précisément montrer comment la richesse n’est qu’un hasard. C’est ce qui explique la présence dans ce chapitre de fragments consacrés au jeu ou à l’héritage.La Bruyère s’en prend particulièrement aux financiers et à ceux qui s’enrichissent de la levée de l’impôt. Une des conséquences de leur enrichissement est la mobilité sociale amenant à un mélange, par le mariage, de la noblesse et qui cherche à s’enrichir, et de la roture, friande d’ennoblissement. L’écrivain est ici parfaitement conservateur de la différence des ordres. Ainsi sa critique du hasard et de l’héritage s’inscrit aussi dans le cadre de ce conservatisme.De manière générale le chapitre s’attarde sur l’inconstance des biens de fortune, que ce soit sur leur origine ou variation

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CARAVAGGIO - Prado Museum

CHRYSIPPE

CHAMPAGNE

PERIANDRE

L'insensible indifférent aux misuers du peuple

Le vanitieux qui veut passer pour un seigneur

L'insatiable qui veut toujours pllus de richesse

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

C’est le portrait que l’on pourrait se faire de Champagne, L’insensible indifférent aux misères du peuple

L'indifférent, L'Indifférent est cette huile sur panneau de bois peinte dans laquelle est tout simplement représenter l’indifférence

CHAMPAGNE

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

Le texte porte sur la morgue des parvenus et sur leurs prétentions nobiliaires. Il s’agit ici d’un type, le personnage n’ayant aucun trait personnel mais représentant tous ceux de sa classe. Et c’est un portrait satirique, et la parole est ironique : La Bruyère feint d’être du côté de Périandre, de se féliciter avec lui (première partie, avec un effet constant de crescendo : c’est un personnage dont l’importance ne cesse de croître) ou de se lamenter avec lui (seconde partie avec effet inverse de dégonflement). On pourrait se demander ce qu’apporte de plus ce choix de faire coïncider sa parole avec celle de Périandre.

Le vaniteux qui veut passer pour un grand seigneur

PERIANDRE

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REMBRANDT - Louvre Museum

CHRYSIPPe

L'insatiable qui veut toujours plus de richesse.

Dans la société contemporaine, la pléonexie correspond au désir démesuré de posséder et d'accumuler des biens matériels ou de l'argent sans prendre en considération les conséquences de cette avidité sur les autres, sur l'environnement ou sur la société en général.

Chrysippe est un personnage qui selon moi correspond bien à cette notion de pléonexie.

CHRYSIPPE

« il a commencé par dire de soi-même un homme de ma sorte, il passe à dire, un homme de ma qualité » ; « ON ne peut mieux user de sa fortune que fait Périandre, elle lui donne du rang, du crédit, de l’autorité » ; « on ne le prie plus d’accorder son amitié, on implore sa protection »

ART MUSEUM

PERIANDRE

CHAMPAGNE

« il use le reste de ses jours à travailler pour s’enrichir »

« qui ôterait le pain à toute une province si l’on n’y remédiait » ; « quel moyen de comprendre dans la première heure de la digestion qu’on puisse quelque part mourir de faim ? »

Contact

Acis, personnage cherchant à tout prix se faire remarquer et Arrias dont le défaut principal : la vantardise (défaut qui s'incarne dans cette volonté qu'a le personnage de s'imposer à autrui par la parole) nous montre bien que d’après La Bruyère, un mauvais parleur est un homme se sentant supérieur aux autres et optant pour un langage « forcé ». Le plus souvent, un mauvais parleur, pensent savoir tout sur tout, au point d’en arriver à mentir volontairement et consciemment aux autres et de leur couper la parole pour ne pas passer pour un ignorant.

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REMBRANDT - Louvre Museum

qu'est ce qu'un mauvais parleur ?

Les portraits d’Acis, précieux prétentieux qui utilise un langage hermétique et compliqué pour paraitre intelligent et celui d’Arrias, menteur éhonté qui veut à tout prix se faire remarquer sont des exemples parfaits pour présenter un mauvais parleur.

En expliquant cela on comprend bien que les mauvais parleurs mettent en avant leur fierté sans même réfléchir à leurs actions. La plupart parle plus qu’ils n’agissent et veulent paraître plus malin et persuader les autres qu’ils le sont.E

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REMBRANDT - Louvre Museum

"Si le financier manque son coup, les courtisans disent de lui, c’est un bourgeois un homme de rien, un malotru "

*C’est une citation très intéressante et dont j’apprécie la finesse puisque cela nous montre à quel point les biens financier jouaient un rôle très important dans la société du XVIIe S.Cela nous affirme que sans argent, l’on n’était rien et que celle-ci avait une place très importante pour être accepter en tant qu’homme, dans la société du XVIIe S Aujourd’hui, la place de l’argent est encore tout aussi important qu’auparavant surtout en observant le monde dans lequel on vit mais est autre. L’argent change vraiment tout, et les gens appartenant aux classes supérieures ont tendance à se considérer bien différemment des autres, même encore à l'époque actuelle...Selon moi, l’argent peut exercer une grande influence sur nos pensées et nos actes sans qu’on en ait forcément conscience, et indépendamment de notre situation économique.

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Ce court chapitre évoque certains aspects de la vie à Paris (il y a des noms de quartiers, on y voit la Seine, les Tuileries…), et il est logique, dans la mesure où La Bruyère s’en est prise dans le chapitre précédent aux nouveaux riches, qui imitent la noblesse de la Cour, qu’il s’en prenne ici aux riches bourgeois de la ville. On retrouve ici cette même répugnance à accepter la mobilité sociale (le dernier fragment 22 est un modèle de l’idéologie conservatrice). Ce qui frappe l’écrivain, c’est d’abord le caractère vide d’une vie faite pour la parade. Parade d’autant plus ridicule que chacun essaye d’imiter celui qu’il n’est pas. Les femmes elles non plus ne sont pas épargnées pour un comportement identique. Et pour finir son chapitre, La Bruyère oppose l’âge d’or champêtre et frustre au luxe insolent des bourgeois.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

LIVRE XVII

De la ville.

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

Que critique La Bruyère dans le comportement des Parisiens, des citadins (qui révèlent la comédie sociale) ?

Dans Les Caractères, Jean de La Bruyère dénonce bien la comédie sociale. L'hypocrisie est généralisée et les hommes sont sans cesse en représentation. Ils jouent un rôle en permanence et ne sont pas sincères. Pour lui, les actions individuelles et les interactions sociales sont saturées de mensonges et de faux-semblants.

La comédie sociale renvoie aux mœurs. Cela correspond à la manière de vivre comprise comme la façon de s’habiller, de parler, de travailler, de s’amuser, etc... Il s’agit en somme des us et coutumes d'une époque donnée.Le terme comédie nous renvoie, lui, au monde pas seulement drôle ou comique, mais aussi à celui qui ne se fonde pas sur la réalité. En ce sens, il faut considérer ce qui est de l'ordre de l’apparence et du mensonge.

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

Le chapitre 7 s’ouvre sur ces lieux publics où se rencontrent ces grands bourgeois parisiens. La Bruyère souligne les véritables intentions de ces activités. Il s’agit en fait de s’évaluer mutuellement par le détails et la valeur des ornements qu’on porte, il faut parader c’est-à-dire montrer sa richesse, montrer son originalité, le raffinement de son costume. C’est pourquoi le thème du regard apparaît ici tout comme celui du théâtre dont on se souviens qu’il est étymologiquement relier à celui du regard (Du latin theatrum , du grec ancien θέατρον , théatron (« théâtre », « lieu où on regarde »). .

Cependant, La Bruyère là-dedans, où est-il ? Cet observateur acharné, ce « grand spectateur » ne partage-t-il pas le même reproche qu’il fait aux citadins « l’on ne peut se passer de ce même monde que l’on n’aime point et dont l’on se moque » : dont on peut voir deux sens d’abord parce que par rapport à la vie oisive des Nobles, c’est là le monde qui travaille, (la noblesse de robe, les financiers), qui fait marcher le pays, mais aussi parce qu’il y a là la manifestation d’un attachement ambigu à un « spectacle » dont on est le premier critique

L’autre fonctions de ces activités est de mettre en œuvre la rivalité sociale entre les individus. Il s’agit de s’observer pour s’évaluer, pour se peser l’un l’autre et de déterminer qui est le plus riche et donc aussi de se critiquer avec méchanceté bien sûr

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Quelle catégorie sociale est critiquée ?

La Bruyère est un spectateur de la vie des autres hommes. Il « use ses esprits à en démêler les vices et le ridicule ». Il présente l'image ironique de toutes les couches sociales dont il critique le plus la noblesse. Il critique cependant ici la bourgeoisie parisienne.eb

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Mais pourquoi ?

En prenant en exemple le fragment 7, La Bruyère condamne la sottise et la prétention des jeunes magistrats puisque ceux-ci imitent les jeunes nobles de la Cour, ils imitent leur vices et sont donc des copies mais davantage des caricatures.Ce chapitre XVII critique donc d’une manière sévère les ambitions et les prétentions de la bourgeoisie.

Il fait ainsi la critique acerbe d'une société d'Ancien Régime corrompue et décadente. La Bruyère est ce que l'on appelle un moraliste. Un moraliste, au XVIIe siècle, est un écrivain qui observe et peint les mœurs de son époque et propose une morale solide.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Quels défauts La Bruyère pointe-il du doigt chez les femmes de la ville ?

Quelques fragments sont consacrés aux femmes de la ville : leur attention uniquement portée sur la richesse. La Bruyère dénonce et pointe donc du doigt une fatuité (elles font une grossière imitation de la Cour) qu’il juge plus condamnable que la grossièreté des femmes du peuple ou que la rusticité villageoise, car c’est là de « l’affectation » : et donc une sorte d’hypocrisie.Mais il pointe notamment du doigts les femmes, qui aime plus l’argent d’un homme que ce que l’homme a à l’intérieur.

Dans le fragments 16, la condamnation de La Bruyère est plus explicite, ses bourgeoise sont pires que de simple paysanne car elles n’ont pas consciente de leur sottises et sont prétentieuses.

En outre, les femmes deviennent encore plus vicieuses qu’elles ne l’étaient déjà. De plus, elles sont le plus souvent attirées par des hommes riches ayant du mérite et elles n’ont de yeux que pour eux, à un point qu’elles ne font même pas l’effort connaitre sa personne puisque tant que celui-ci a de l’argent, à un bon statut et aimé de tous, ça leur convient.E

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CARAVAGGIO - Prado Museum

"Elles ne s’informent ni de ses contrats ni de ses ancêtres, elles le trouvent à la Cour, cela leur suffit"

Comme dit précédemment, ces femmes sont plus attirrées par les hommes ayant de l’argent et leur attention est donc uniquement portée sur ce type de personnes. On connaît d’ailleurs et sûrement tous dans son entourage une personne qui aime l’argent. Pour certains le fait d’aimer l’argent est un vilain défaut. Pour d’autres c’est plutôt une bonne chose. Quoi qu’il en soit il y a différentes façons d’appeler une personne qui aime l’argent. La plupart des façons d’appeler quelqu’un qui aime l’argent sont plutôt péjoratives. Et encore aujourd’hui, certaines femmes sont plus intéresser par l’argent de leur conquête que la personne en elle-même

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

La Cour, avant « les Grands » parce que la Cour est la quintessence de la « civilité » (entendre « civilisation »). Elle est le sommet de la pyramide sociale, le lieu où convergent tous les regards, le modèle que s’appliquent à imiter « les gens de la ville, le lieu que désirent rejoindre tous les nobles provinciaux. La Cour représente aussi le monde tout entier ». Etudier la Cour, c’est donc étudier ce que le Français se donne comme idéal. Or La Bruyère, prenant le contrepieds des traités qui veulent former le courtisan parfait (que ce soit selon l’esthétisme prôné dans le traité de B. Castiglione, ou « l’honnête dissimulation » du jésuite B. Gracian), et rejoignant la veine satirique qui dénonce l’hypocrisie de la Cour, va s’attacher que ce qui est la pointe extrême de la civilité est aussi le lieu où l’on voit le plus clairement ce qui fait l’essence de l’homme : la Cour permet de voir au mieux, comme en stylisés, les ressorts de l’action humaine, et donc le lieu d’observation par excellence, comme à l’état pur, des comportements..

LIVRE XVIII, DE LA COUR

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CARAVAGGIO - Prado Museum

XANTIPPE

THEONAS

THEODOTE

Le parfait hypocrite (car se cache derrière un masque)

L’abbé ambitieux, défaut condamnable car c’est un religieux

Le noble provincial réalisant son rêve de courtisants

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Théodote se distingue par la banalité de son discours dont un échantillon est proposé au lecteur " voilà un beau temps, voilà un grand dégel ". Ce point de départ définit le personnage esquissé : dénué d’esprit et superficiel, il est remarquable par son attitude affectée. Mais la lecture intégrale du portrait dessine un personnage complexe dont l’identité est obscure.En dépit des protestations de La Bruyère dans sa préface, il y a une clé pour ce personnage : il s’agit de l’abbé de Choisy (éd. La Pléiade). Le portrait est singulier car sa manière de parvenir à la faveur emprunte le détour des valets. Ce trait n’apparaît pas immédiatement, le moraliste mime les procédés indirects du courtisan. Rien n’évoque dans ce portrait l’homme d’Eglise, sinon le nom Théodote qui le suggère ainsi que son "habit austère".

THEODOTE

Le parfait hypocrite

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CARAVAGGIO - Prado Museum

En quoi l’homme qui ne fréquente pas la Cour est-il vertueux ? ?

Tout d’abord, l'homme vertueux est un être qui manifeste les qualités morales qui lui sont connus telles que : la sagesse, l'amour de la vérité, la justice, le sens du patriotisme, la responsabilité, la recherche de l'intérêt général.Dire à un homme qu’il ne fait pas parti de la cour est honorable pour lui-même puisque d’après La Bruyère les hommes de la cour ne sont pas de bonnes personnes et ont plusieurs défauts tels la fausseté, l'hypocrisie, le fait qu’ils contrôlent tous leurs faits et gestes et qu’ils ne montrent jamais leurs mauvais côtés. Ils ne montrent rien qui puissent les déstabiliser et n’ont donc rien de vrai d'après La Bruyère.

Ainsi, l'hommes qui ne fréquente donc pas la Cour ne se mêlent pas à ce mileu de vie et ces vices que les hommes de Cour ont dépersonnaliser, ce qui fait de lui une personne intègre.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Les principaux défauts de l’homme de Cour

Dès l’ouverture du chapitre VIII, La Bruyère présente l’arme essentielle dont tout noble a besoin à la Cour. En effet, l’hypocrisie est indispensable pour survivre dans ce monde. Il faut absolument maîtriser ses émotions, maîtriser ses gestes. Il faut tout simplement jouer un rôle, être un véritable comédien qui cache son vrai visage derrière un masque.Voilà ce que La Bruyère nous révèle de l'attitude des hommes en société mais notamment des hommes de Cour. Les principaux défauts sont donc bien l’hypocrisie, règle de la vie sociale mais aussi la fausseté.

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REMBRANDT - Louvre Museum

Que pense La Bruyère des hautes fonctions (charges) que certains Grands obtiennent ?

La Bruyère pense que dans la société du XVIIe S, on peut avoir une très grandes facilité a obtenir un poste mais il précise notamment que l'on peut perdre son poste aussi vite que l'on a obtenu. Il est donc très difficile de garder la haute fonctions (charges) que certains Grands obtiennent et que les défauts qui nous ont permit d'obtenir ce poste peuvent se retourner contre nous et être la raison qui nous feront perdre ce même poste. Au XIXe S, trouver un emploi est très difficile, mais le garder l'est encore plus de nos jours. Si l'on veut garder notre poste, nous devons nous efforcer d'avoir les qualités d'un employé(e) modèle, nous passionner pour ce que l'on fait et montrer du respect envers notre patron, nos collègues ainsi que nos clients.

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

Comment les Grands se comportent-ils à la Cour ?

XVII

Les Grands dans la cour sont manipulateurs et calculent leurs moindres fait et gestes . Ils se servent des autres pour qu’on les mette en valeurs, et si une personne ne leur parle pas ils ne leurs parleront pas. S’il n’y a pas de premier pas, ils n’agiront pas. On pourrait même les comparer à des enfants. Je dirais donc que Grands de la Cour se comporte en fonction des autres et en de comment il perçoivent autrui pour aménager la façon dont ils vont se comporter.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

"L'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les memes defauts qui les y avaient fait monter"

C'est une citation qui est selon moi, très intéressante à analyser et comprendre parce que cela nous indique que ces "défauts" que La Bruyère mentionnent ne sont pas toujours et nécessiarement ceux qui nous feront accepter auprès d'autui, ce qui feront en sorte que les gens nous apprécicent. Ces défauts qui sont complètements devenues une sorte de routine quotidienne aux XVIIe S et avec lesquelles ont vit peuvent aussi s'avérer être ceux qui nous feront tomber au plus bas. Ce qui nous prouve que l'hypocrisie et tous ces autres comportement pour lesquelles les hommes de la Cour optent ne sont pas toujours favorables à tous.

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

« Des Grands » est le livre IX, qui aborde plus particulièrement les mœurs des princes de sang et des nobles, en clair, les « Grands » de ce monde. Il souligne leur vanité, c'est-à-dire leur caractère futile et frivole. Ils ne sont grands que par leur naissance mais pas par leurs actions.

LIVRE IX, DES GRANDS

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PHILANTE

ART MUSEUM

Un courtisan sophistiqué à l’excès pour se faire remarquer d’un Grand

THEOGNIS

PAMPHIlLE

Un courtisant acharner à servir un Grand

Un courtisan ridicule qui voudrait ressembler à un Grand

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

La Bruyère blâme les Grands, on perçoit derrière ce blâmrses craintes d'un désordre sociale possible. Dans la remarque 32, reprends la figure des pantins , ce sont les Grands qui deviennent des marionnettes, des figures de cartons qu'on agite et qui cherche à faire peur mais qui sont au final seulement ridicule

Mais La Bruyère précise tout de même que'on les respecte encore, que l'on s'en approche pas mais précise notamment qu'en quelque sorte, on attends que le patin tombe de lui-même or ces Grands ont tout de même un rôle important et devraient même être nécessaire car d'eux dépendent d'autres personnes. Ils devraient être en position dominantes et occupés ce rôle plûtot que de le laisser vide et ces Grands sont donc inutiles puiqu'il ne remplissent pas leur fonctions

Un grand, de la cour se comporte la plupart du temps comme une personne supérieure aux autres. On ne peut pas l’atteindre il est au-dessus de tout le monde.

De quelle façon un Grand de la Cour ayant une fonction importante se comporte-il ?

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

les qualités et caractéristiques du peuple (éloge) et les défauts des nobles (blâme) selon La Bruyère

En comparant les qualités du peuple et celle d’un noble on remarque que le noble a plus de défaut qu’en a le peuple :Le peuple : fait aucun mal, ils s’exercent dans les choses utiles, ils sont francs et grossier, ils n’ont certes pas d’esprit mais ont un bon fond et ils se content de ce qu’ils ont.Les grands : insatisfait de ce qu’ils ont, ne font aucun bien, font des choses nuisibles et mauvaises, ils sont hypocrites, n’ont pas d’âme et sont superficiels.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

"UN HOMME DU PEUPLE NE SAURAIT FAIRE AUCUN MAL; UN GRAND NE VEUT FAIRE AUCUN BIEN"

Cette citation est juste, selon moi, un exemple de la grandes différences qui existante entre le peuples et les riches. On peut très bien apercevoir la différences de comportement entre ces deux milieu très distinct Les Grands ont la possibilité de faire des grands et bonnes choses mais leur égocentrismes leur mènent à ne pas aider les plus démunies et cela volontairement puisqu’ils souhaitent eux même ne vouloir faire aucuns bien autour d’eux. Alors que contrairement aux Grands, les hommes du peuples ne sont même pas aussi aisés financièrement mais sont eux content du nécessaire et ne s’en prendrait pas à qui que soit contrairement aux Grands qui sont capables de grands maux.

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

L’art de gouverner est particulièrement délicat sous le régime monarchique. Le bon prince, secondé par ses ministres, doit veiller au maintien de la paix, ne pas se considérer comme le maître absolu de ses sujets. Il doit éviter le faste, le luxe, et faire preuve de modestie.

Enfin, le livre X, « Du souverain ou de la république », dresse une critique acerbe de la guerre qui fait souffrir les peuples.

LIVRE X

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Du souverain ou de la République.

Pour nos remettre un peu dans le contexte historique, le XVIIeS a été dominé par celui que l’on nomme le « protecteur des arts », Louis XIV. Celui-ci s'est sevit des arts pour renforcer son pouvoir politique, le faire rayonner au sein de l’Europe et lui apporter de la puissance. Surnommé « Le Roi Soleil » Et soucieux du rayonnement de la France, Louis XIV va développer les arts (peintures, sculptures, etc..) pour valoriser son règne et montrer la puissance de la France en donnant notamment des pensions aux artistes.

REMBRANDT - Louvre Museum

Louis XIV

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Pourquoi La Bruyère dit-il du ministre que c’est un « caméléon »?

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La Bruyère compare ce ministre à un caméléon car il ne montre pas ses humeurs, il ne laisse rien échapper. Pas même un secret. On ne sait pas s’il fait ça par passion pour son travail ou par faiblesse. Il est très manipulateur. Il a différent caractère devant autrui. Donc il sait

cacher sa réel personnalité il peut donc s’habituer à tout autre environnement et se rendre invisible. Comme un caméléon. Il est très calculateur et manipulateur, peut-être même lunatique.

Le Caméléon symbolise le changement, le fait de savoir se mêler à l'ensemble, et la vigilance. L'effet caméléon en psychologie désigne cette tendance à adapter son comportement, ses mots et sa personnalité à la personne qui se trouve en face de nous. Il touche tout le monde avec plus ou moins d'intensité.

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trois façons de se comporter du ministre caméléon qui justifie ce qualificatif.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

XVII

« Il s’ouvre et parle le premier pour, en découvrant les oppositions, les contradictions, les brigues et les cabales des ministres étrangers sur les propositions qu’il aura avancées, prendre ses mesures et avoir la réplique ; et dans une autre rencontre, il parle le dernier, pour ne point parler en vain, pour être précis, pour connaître parfaitement les choses sur quoi il est permis de faire fond pour lui ou pour ses alliés, pour savoir ce qu’il doit demander et ce qu’il peut obtenir. »

« Une autre fois, ou il est profond et dissimulé, pour cacher une vérité en l’annonçant, parce qu’il lui importe qu’il l’ait dite, qu’elle ne soit pas crue ; ou il est franc et ouvert, afin que lorsqu’il dissimule ce qui ne doit pas être su, l’on croie néanmoins qu’on n’ignore rien de ce que l’on veut savoir, et que l’on se persuade qu’il a tout dit »

« Il s’ouvre et parle le premier pour, en découvrant les oppositions, les contradictions, les brigues et les cabales des ministres étrangers sur les propositions qu’il aura avancées, prendre ses mesures et avoir la réplique ; et dans une autre rencontre, il parle le dernier, pour ne point parler en vain, pour être précis, pour connaître parfaitement les choses sur quoi il est permis de faire fond pour lui ou pour ses alliés, pour savoir ce qu’il doit demander et ce qu’il peut obtenir. »

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Le confident d’un roi doit avoir certaines qualités. Tout d’abord, il doit savoir être à l'écoute et pouvoir prendre les tracas du prince, ce qui veut dire le décharger psychologiquement. Il doit notamment savoir consoler le prince, il doit avoir le rôle d’un ami et son rôle est donc d’être là pour le prince quand il a besoin de lui. Il doit avoir du respect pour son prince : savoir se retenir dans sa façon de parler et de se comporter. Mais doivent aussi avoir une relation faite naturellement, pas de chose arrangé, ou sans raison. Et cet ami doit savoir rire, donner la joie et flatter.

Quelles sont les qualités que doit avoir le confident/favori du roi (appelé aussi « prince ») selon La Bruyère ?

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XVI

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Quelles sont les difficultés de la charge/mission du roi d’après La Bruyère ?

Un roi, ne peut pas faire confiance à n’importe qui. Certain pourrait vouloir se servir de lui. Mais un roi reste quand même un humain et tout les tracas qu’il a pu vivre nous pensons qu’il aurait voulu les partagés avec un ami pour pouvoir se confier. Un roi n’a plus de vie privé, il a des fonctions à suivre et des responsabilités. Donc moins de temps pour lui.

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CARAVAGGIO - Prado Museum

"son bonheur est de rencontrer une personne sure qui l'en decharge"

C'est une citation que je trouve personnelment assez touchante puisque cela nous fait bien ressentir qu'en tant que roi, nous avons une trop garde charge et de responsabilité à supporter, même desfois à un très jeune âge. Souvent, ils n'ont d'ailleurs personne à qui décharger leur peines, leur inquiétudes, leur souffrances et peuvent donc se sentir seule ou imcompris par rapport aux rôle qu'il doive jouer ou assumer à longeur de journée. Rencontrer un confident, une personne qui peut ne serait-ce qu'un minimum enlever le poids qu'il leur pèse est juste et tout simplement une source de bonheur et ce sont la plupart du temps ce qu'il souhaite le plus au monde. C'est pour cela, que selon, moi, cette citation est touchante même très touchante

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CARAVAGGIO - Prado Museum

Punpun onodera

Il est selon moi la représentation de notre société actuel.

C'est l'emblème du questionnement de soi. Il est la représentation même de son égo et son but n'est malheuresement pas de vivre mais de survivre. C'est un personnage subjuguer par les contradictions de la société dans laquelle il n'arrive pas à s'intégrer

C'est un personnage prisonnier de lui même, de sa pensée, de son imagination et de la représentation qu'il fait de la vie. Il est notamment en lutte constante avec son lui du passée, est dans une spirale autodestructrice et ne penses qu'à disparaître

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RUBENS - Thyseen - Bornemisza Museum

En guise conclusion, l'ouvrage de La Bruyère est un véritable chef d'oeuvre ! Et je pèse mes mots. Dresser un des portraits les plus acerbes des hommes de son temps et démêler les rapports entretenus entre la nature humaine, l'amour et l'argent, la société et la religion catholique est une chose que je trouve totalement formidable et tout simplement incroyable. Cela nous permet d'avoir du recul sur la façon dont les hommes, les femmes et la population se comportait en société il y'a maintenant plusieurs siècles donc oui, d'après moi, cette oeuvre me semble toujours d'actualité puisqu'en examinant de plus près on peut se rendre compte que tout n'a peut être pas aussi différents que l'on pourrait le penser. Les société du XVII et XIXe S ne sont pas si différentes que ce que l'on pourrait croire et il y'a même beaucoup voir de nombreuses similité dans la façon de se comporter; Les Caractères (1688), véritable critique de la société du XVIIe siècle est juste une oeuvre fascinante à découvrir

merci

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