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affaire Dreyfus

Leïa Pelardy

Created on March 22, 2023

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Transcript

En quoi la liberté de la presse a-t-elle donné une tout autre dimension à l’affaire Dreyfus ?

"La vérité est en marche, et rien ne l'arrêtera" - Émile Zola

CONTEXTE HISTORIQUE:

La IIIème République, qui a déjà vingt-quatre ans en 1894, affronte crises politiques (le boulangisme, le scandale du canal de Panama...) et instabilités gouvernementales et présidentielles, auxquelles s'ajoute le traumatisme de l'annexion de l'Alsace et de la Moselle par l'Allemagne (1871) qui alimente les nationalismes les plus extrêmes. En effet, le nationalisme et l'antisémitisme évoluent de manière virulente et sont attisés par une presse influente, libre de diffuser n'importe quelles informations. Cette liberté de la presse ne peut être remise en cause par les républicains, car après les troubles des anciens régimes avec les multiples censures et suspensions de celle-ci, elle est devenu trop importante ainsi son contrôle est pratiquement impossible. L'armée connaît par ailleurs des mutations profondes. Dans un souci de démocratisation, arrivent des polytechniciens, perçus comme des concurrents aux officiers sortis de Saint-Cyr. Et, dans un souci de modernisation, apparait l'activité organisée de contre-espionnage, au travers de la Section de Statistiques, qui consiste à récupérer des renseignements et à intoxiquer l'ennemi potentiel avec de fausses informations.

Court contexte médiatique :

En France, l'information est protégée depuis 1881 par la loi sur la liberté de la presse. Entre 1894 et 1906, l'affaire Dreyfus divise l'opinion publique : dreyfusards et antidreyfusards s'opposent violemment, notamment par voie de presse. Près de 100 000 articles ont été publiés sur le sujet. C'est le premier événement surmédiatisé en France.

Les médias dans l’affaire :

L’affaire Dreyfus est une affaire d’Etat devenue un conflit social et politique majeur de la III République, survenu en France à la fin du 19e siècle. Il s’agit de l’accusation de trahison du capitaine Alfred Dreyfus, juif d'origine alsacienne. Cette affaire d’espionnage dont est accusé Dreyfus va scinder la France en deux entre « dreyfusard » et « antidreyfusard ». En effet c'est en 1870 que la France perd l'Alsace Moselle au profit de L'Empire allemand, les Français ont donc un esprit revanchard envers ce pays. Dans ce contexte, une personne comme Dreyfus est un ennemi parfait pour l'opinion. Il est le seul officier juif de l'état major, parle l'allemand vu qu'il a grandi en alsace. Il est alors accusé d'avoir trahi la France au profit de l'Allemagne. Pour les journaux antisémites il est l'individu parfait pour prouver aux français que les juifs sont des traitres et qu'ils ne sont pas dignes de confiance. C'est avant tout pour cela que ce sont ces journaux qui sont les premiers à s'emparer de l'affaire. A l'époque les antisémites étaient nombreux, de plus beaucoup dirigeaient des journaux.

1894/ La presse antidreyfusard

/ La presse dreyfusarde

« J’accuse… ! » d’Emile Zola

Emile Zola (1840 – 1902) est un écrivain et journaliste français reconnu. Alors que Dreyfus est accusé d’espionnage, Zola est convaincu de l’innocence de ce dernier et s’engage à le défendre publiquement à partir de 1897. Le 13 janvier 1898, Zola fait publier dans « l’Aurore » (quotidien français créé par Ernest Vaughan) « J’Accuse… ! ». « L’Aurore » étant un quotidien parisien de centre gauche et républicain. Dans une longue lettre ouverte adressée au Président de la République, Félix Faure, Zola réagit à l’acquittement du commandant Esterhazy, dont la culpabilité est pourtant prouvée. En effet, deux jours avant la parution de « J’accuse… ! », Esterhazy, véritable coupable de la trahison dont Dreyfus est accusé, est acquitté par le Conseil de Guerre. L’état-major ayant fait comparaître le commandement du à la pression des dreyfusards.

C’est contre cet abus que s’élève Zola. Ce texte fait l’effet d’une bombe.

Dans cette lettre, Zola détaille l’erreur judiciaire commise par le Conseil de Guerre et explique pas à pas les et désarçonne les mécanismes utilisés pour corrompre et jeter la faute sur Dreyfus. Zola se livre dans le même temps à de très fortes accusations visant plusieurs hauts représentants de l’État en achevant son écrit par une anaphore restée célèbre :

Cet article viole les convenances journalistes mais Zola écrit la vérité sans aucun sous-entendus ou propos déguisés.

Cet article viole les convenances journalistes mais Zola écrit la vérité sans aucun sous-entendus ou propos déguisés. L’article devient un véritable phénomène de presse : 300 000 exemplaires de L’Aurore sont vendus à Paris dans la journée de la parution. Il provoque un tel retentissement que l’affaire est d’emblée relancée. C’est l’article de Zola qui donne le nom « d’Affaire » à ce scandale et qui lui donne une dimension politique et sociale. Il déclenche également la radicalisation des camps dreyfusards et anti-dreyfusards. En contre-partie, Zola est victime dans les semaines qui succédèrent à la parution de l’article à un flot d’injures et de calomnies. Zola « [n’a jamais ignoré qu’il se met] sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 » et comparai pour diffamation envers l’Etat en février 1898. Des suites de cette condamnations, il part en exil à Londres pour échapper à la prison. Son procès aura cependant permis à la révision du procès de Dreyfus en 1899. Cet article est donc un véritable tournant de l’Affaire Dreyfus et participe grandement au changement d’opinion, vis-à-vis de Dreyfus, de la société française du XXème siècle.

Journal « Les Droits de l’homme »

Le journal « Les Droits de l’homme » est créé en 1989 afin de défendre la cause dreyfusarde. Le journal est fondé par le journaliste républicain Henri Deloncle. Ce dernier est également le premier rédacteur en chef du journal. Le journal « Les Droits de l’homme » est créé en 1989 afin de défendre la cause dreyfusarde. Le journal est fondé par le journaliste républicain Henri Deloncle. Ce dernier est également le premier rédacteur en chef du journal. Le premier numéro du journal paraît le 9 janvier 1898. Dedans, est exposé le programme du journal. Sa ligne éditoriale est principalement dreyfusarde.

En effet, Il est l’un des relayeurs des protestations en faveur de la révision du procès de Dreyfus en liaison avec le journal « L’Aurore » et le « Le Siècle ». Cependant cette prise de partie vaut au journal d’être vivement critiquée par les anti-dreyfusards et les opposants à la révision du procès.

En plus de sa défense de Dreyfus et Zola, le journal réprouve habituellement l’antisémitisme. « Les droits de l’homme » est un journal publiant souvent des pamphlet assez violents. Cela pose cependant problème chez certains dreyfusards.

Unes de jounaux Dreysusard

Finalement, grâce à la presse et aux aveux de certains commandants de l’armée dans la falsification du dossier, celui-ci sera finalement revu et Dreyfus aura droit à un second procès à Rennes. Cependant il est encore accusé mais avec des circonstances atténuantes le 9 septembre 1899. Il sera néanmoins de suite gracié par le président mais sera encore considéré par une partie de la population, le plus souvent catholique comme coupable. En effet la presse à participé à l’installation d’une hostilité et d’une certaine mentalité envers Dreyfus qui perdurera pendant plusieurs années. Cette affaire, grandement démocratisée par la presse écrite, a eu en effet des conséquences notables sur la société. D’abord elle a grandement fragilisé le gouvernement qui s'est trouvé au bord d’un renversement de pouvoir par l’alliance des monarchistes et des catholiques, soit les antidreyfusards. Mais la République l'a emporté. Les Républicains ont notamment fondé à cette occasion le "Bloc des gauches", qui a gagné les élections législatives de 1902. Cette affaire à également participé à la création de nouvelle loi fondamentale comme la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. C’est pour cela que l’on peut affirmer que la presse à donné une tout autre dimension à l’affaire Dreyfus.