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1G1 R23 Sociétés et environnements: des équilibres fragiles

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Created on December 16, 2022

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Thème 1 - GéographieSociétés et environnements: des équilibres fragiles

Introduction du thème

  • Sociétés milieux
  • Changement climatique
  • l’Anthropocène : une nouvelle ère ?
  • transitions => changement global

Chapitre 1: Les sociétés face aux risques

Chapitre 1: Les sociétés face aux risques

I. Les sociétés sont inégales face aux risques

Pourquoi peut-on dire que les populations sont inégalement concernées par les risques ?

A. Des risques divers en augmentation

La notion de risque: rappel

1. Un grand nombre de risques pèsent sur les sociétés

Typologie des risques

Risques d'origine naturelle

Risques d'origine anthropique

Selon le sociologue Ulrich Beck, nous vivons actuellement dans une « société du risque » : les risques naturels ont été supplantés par des risques technologiques, qui sont les conséquences inévitables de la modernisation de la société.

TSUNAMI Le mot est utilisé pour la première fois en 1611 au Japon. Le terme viendrait de vagues (nami) qui se brisent sur le port (tsu). Un tsunami est une série d'ondes issues d'un séisme, d'un glissement de terrain sous-marin ou d'une explosion volcanique, pouvant se transformer, en atteignant les côtes, en vagues destructrices déferlantes de très grande hauteur.

VOLCAN Le terme vient de Vulcain, le dieu forgeron romain dont la résidence principale se trouvait dans l'Etna, le plus grand volcan d'Europe. Il s'agit d'une structure géologique, aérienne ou sous-marine, qui résulte de la remontée de magma à la surface de la croûte terrestre. Il existe actuellement plus de 1 500 volcans actifs, en majorité le long de la ceinture de feu du Pacifique.

SÉISME phénomènes volcaniques, les séismes sont le fruit du mouvement des plaques qui composent la surface terrestre : deux plaques passent l'une sous l'autre, entrent en collision ou coulissent, provoquant une rupture ; la terre tremble. On sait donc aujourd'hui parfaitement localiser les zones à risque. Annoncer avec exactitude l'heure et le lieu d'une secousse et décider d'une évacuation demeure en revanche pour l'instant impossible.

MÉTÉORITE Objet solide d'origine extraterrestre qui a atteint la surface de la Terre sans être détruit par la traversée de l'atmosphère ni par l'impact. Dans l'Antiquité, les météorites étaient vénérées comme des objets sacrés jusqu'à ce qu'au Moyen Age l'Église chrétienne combatte ce culte. De nos jours, les météorites sont recherchées par les scientifiques comme par les collectionneurs : les chasseurs de météorites vendent leurs trouvailles jusqu'à 15 000 euros le gramme.

BIG ONE (THE) Surnom donné à un tremblement de terre dévastateur qui devrait survenir sur la côte ouest des États-Unis. La faille de San Andreas provoque probablement un séisme tous les 150 ans environ ; le dernier majeur a eu lieu à San Francisco en 1906.

CATASTROPHE NATURELLE Du grec katastrophê, « bouleversement, fin ». Pour l'historien, la catastrophe naturelle est essentiellement humaine et sociale. C'est la présence de l'homme et son témoignage qui font de l'accident naturel une catastrophe.

2. Les risques en augmentation ?

Carte p. 34 - 35

Les risques industriels sont de plus en plus nombreux : - la production, le stockage et le transport de matières dangereuses (hydrocarbures, produits chimiques) peuvent provoquer de la pollution, des explosions, des incendies ou des fuites. Certaines usines chimiques peuvent exploser (ex: le port de Beyrouth en 2020). Les plateformes pétrolières offshore peuvent exploser (BP Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique en 2010). Les supertankers, qui transportent du pétrole, peuvent causer des marées noires (ex : l’Erika au large de la Bretagne en 1999). • L’industrie nucléaire est aussi facteur de risques. Bien que très rares, les accidents dans les centrales nucléaires sont cependant gravissimes pour les vies humaines et pour l’environnement : les radiations se propagent, contaminent des surfaces importantes et provoquent des décès ou malformations. Bien souvent, ces radiations se propagent sur de très longues distances

Les risques "naturels" augmentent aussi, pour certains :

-> En milieu tropical, une eau à plus de 26°C est propice à la formation de cyclones (appelés ouragans en Amérique ou typhons en Asie), particulièrement dévastateurs. -> Les inondations liées à de fortes pluies ou à la fonte des neiges ou les sécheresses en zone tropicale constituent autant de risques d’origine naturelle liés au climat.

Les risques associés au changement climatique (p. 35)
Les actions humaines contribuent à renforcer les risques:

- La croissance démographique =- L’urbanisation = - La déforestation = - L’agriculture intensive = - L’extraction et l’exploitation des ressources naturelles = - La mobilité des hommes = - La multiplication des échanges maritimes = - L’industrialisation des pays = - la littoralisation des hommes et des activités =

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B. L'inégale exposition et vulnérabilité des sociétés

1. Des territoires plus exposés que d'autres...

2. Des sociétés plus ou moins vulnérables

Vulnérabilité: exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel (un aléa) sur des enjeux (les sociétés humaines et leurs activités) = degré de fragilité des biens, des personnes ou d'un territoire. -> Elle dépend de la capacité à faire face à l'aléa lorsque celui-ci se présente.

Consigne: comparez les effets d'un séisme au Japon et à Haïti. Proposez des explications à vos observations.
9,8 M hab
127,8 M hab
IDH en 2010 0.470 (165e) 0.887 (24e)

p. 37

Un pays très exposé et vulnérable face aux risques: Haïti

" une catastrophe humanitaire presque permanente"

Pourquoi peut-on considérer Haïti comme un territoire très vulnérable face aux risques ?

Un exemple de pays très exposé aux risques mais peu vulnérable : le Japon

II. Vers une meilleure gestion des risques ?

Comment éviter les risques ? Limiter leurs impacts ? Réduire notre vulnérablilité ?

A. Prévenir, gérer et sortir de la crise

B. Vers une réponse globale ?

Des initiatives locales

L’acronyme COP fait référence à la « Conférence des parties » (Conference of the Parties en anglais) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Ce traité international, adopté au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, reconnaît l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène. Il a été ratifié par 197 parties (196 Etats et l’Union européenne). La convention-cadre instaure les Conférences des parties, qui se réunissent chaque année lors d’un sommet mondial où sont adoptées, par consensus, les décisions pour lutter contre le dérèglement climatique. La première COP s’est tenue à Berlin en 1995.

III. Les risques en France

Consigne: En vous appuyant sur les deux cartes p. 73, montrez que la France est exposée aux risques.

Les risques sont aujourd’hui une clé de lecture de l’évolution des sociétés qui doivent s'adapter au changement climatique. Les risques posent la question de la justice sociale et environnementale (143 M de « réfugiés climatiques » prévus en 2050) et appellent à réféchir à un droit universel des individus à la sécurité, à une nécessaire coopération, un projet global pour faire face à des enjeux désormais globaux. La transition environnementale semble nécessaire.

III. L’eau : une ressource majeure sous pression

L'eau - Faits et chiffres 2,2 milliards de personnes n'ont pas accès à des services d'eau potable gérés de manière sûre 4,2 milliards de personnes manquent de services d'assainissement gérés de manière sûre 297 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques Le stress hydrique affecte 2 milliards de personnes et ce chiffre risque d'augmenter. Les inondations, les sécheresses et les tempêtes ont été à l’origine de près de 90% des catastrophes naturelles. Environ 80 % des eaux usées dans le monde sont rejetées dans l’environnement sans traitement. L’agriculture représente près de 70 % des prélèvements d’eau. Environ 75 % de l'ensemble des prélèvements d'eau à usage industriel sont destinés à la production énergétique. Sources : UNICEF, Organisation mondiale de la Santé (OMS), UNESCO et Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO)

L'EAU EN ESPAGNE: UNE RESSOURCE SOUS PRESSION

Comment un pays développé comme l’Espagne peut-il faire face à la pénurie d’eau ?

Caractéristiques du Tage Le Tage mesure 940 km de long, part des montagnes à l'est de Madrid et draine la partie centrale de la péninsule Ibérique. Il coule au N.O, passe la Meseta du centre de l'Espagne et Tolède et forme une partie de la frontière hispano-portugaise, pour se jeter dans l'océan à Lisbonne. Son cours passe par de très impressionnantes gorges et est parsemé de nombreux barrages à vocations hydroélectrique et d'irrigation. On fait actuellement des tentatives pour reboiser les régions entourant le fleuve qui a deux affluents principaux, l'Alagon et le Jarama.

Un réservoir asséché du fleuve Tage en 2017 (haut, à gauche), Conduit de l’eau de la Mancha vers la région du Levant à Alicante (en bas à gauche) et aqueduc de Riansares qui traverse la Mancha (à droite).

Article extrait de la revue Conflit, consultable au CDI

En matière hydraulique, l’Espagne accumule les contradictions. Certains territoires sont en situation de stress hydrique quand d’autres ont un trop plein d’eau. L’aménagement hydraulique du territoire est donc un enjeu capital pour alimenter les villes et pour maintenir les activités agricoles et touristiques.

En octobre 2018, pendant une semaine, les îles Baléares ont été touchées par d’importantes précipitations qui provoquèrent des inondations dans la commune de San Lorenzo del Cardezar, à l’est de Majorque (1). Moins d’un an plus tard, en septembre 2019, c’est le littoral du Levant (entre Valencia et Murcia) et son arrière-pays qui se voient dévastés par des inondations d’une ampleur inédite : Orihuela et Onteniente (Communauté de Valence), Caudete (Castille-La Manche) ou encore Níjar, Dúrcal et Padul (Andalousie). Cela faisait 140 ans que l’on n’avait pas vu un tel déluge dans la région : 300 000 hectares agricoles détruits, des dizaines de millions d’euros pour tout rebâtir et, surtout, six personnes décédées. Au même moment, la sécheresse touche la moitié septentrionale du pays, avec des lacs de barrage à sec et un grave déficit de précipitations. En Aragon et dans La Rioja, plusieurs bassins hydrographiques sont dans un état inquiétant. À l’autre bout du pays, les crues et débordements ne permettront pas de combattre durablement la désertification de provinces comme Almería, Grenade ou encore de la région de Murcie [...] Ces épisodes extrêmes, qui ne sont pas inhabituels par eux-mêmes, imposent une redéfinition de la gestion de l’eau outre-Pyrénées. Le paradoxe apparent entre pénurie et surabondance présente donc une facette environnementale évidente, mais se double également de tensions politiques. Une utilisation intensive et mal répartie Le tourisme est un secteur économique espagnol bien connu des étrangers, qui en sont les premiers pourvoyeurs. Il représente en 2019 environ 11 % du produit intérieur brut et sa concentration est patente : côte méditerranéenne (Catalogne, Baléares, Communauté de Valence, région de Murcie, Andalousie) et îles Canaries. L’agglutination de millions de visiteurs venus d’Europe, d’Asie et d’Amérique sur une portion réduite du territoire a entraîné une logique spéculative, mais également des problèmes environnementaux. Comment faire face à la consommation en eau accrue que suppose la haute saison, surtout dans des régions menacées par la désertification ?

De la même façon, la filière agroalimentaire espagnole est une très grande consommatrice de ressources hydriques : 80 % de l’eau absorbée outre-Pyrénées est destinée à exploiter les sols (environ 15 milliards de mètres cubes). Bien que la quantité d’eau disponible par Espagnol soit globalement comparable à ce que nous connaissons en France, il existe de fortes disparités entre Espagne humide (España húmeda) et Espagne sèche (España seca). La première, bien arrosée, se concentre sur 11 % du territoire péninsulaire (Galice, Asturies, Cantabrie, Pays basque, Navarre septentrionale, bordure des Pyrénées) et concentre 40 % des ressources hydriques totales du pays. La seconde, quant à elle, représente 89 % de la superficie nationale pour 60 % de l’eau. Elle a donc plus massivement recours à l’agriculture irriguée (cultivos de regadío) qu’à l’agriculture sans irrigation (cultivos de secano). Les huertas (ensemble de petites parcelles très arrosées) de la Communauté de Valence et de la région de Murcie sont donc très gourmandes en eau, tout comme les vegas (basses vallées inondables) andalouses et la mer de serres qui s’étend autour d’Almería – le « verger de l’Europe ».

La politique nationale des transferts C’est pour tenter de mettre fin à ces disparités régionales que, dès le début du siècle dernier, les penseurs, ingénieurs et gouvernants espagnols proposent puis mettent en place des systèmes de redistribution de l’eau. L’idée dominante depuis les années 1890 est la suivante : pour favoriser le développement équitable de l’ensemble de l’Espagne, il faut que les bassins versants excédentaires acceptent de transférer leur surplus vers les régions déficitaires. La planification étatique desdits transferts (trasvases) commence sous la Seconde République (1931-1939) puis se poursuit durant le franquisme (1939-1975) par un ambitieux plan de construction de barrages (600 ouvrages d’art de ce type sont créés dans tout le pays entre 1940 et 1972) et de réseaux d’adduction.

Deux grands fleuves, le Tage (1 202 kilomètres) et l’Èbre (928 kilomètres), sont mis à contribution depuis les années 1970, notamment par le biais d’un canal entre le bassin du Tage et celui du Segura (fleuve de 341 kilomètres qui se jette en Méditerranée à Guardamar del Segura, au sud d’Alicante). Du côté de l’Èbre, c’est la moyenne vallée du cours d’eau, autour de Saragosse, qui est sollicitée afin d’abreuver l’aire urbaine de Barcelone. Mais les oppositions aux transferts sont nombreuses dans les régions dites « excédentaires ». Les Aragonais, par exemple, sont terrifiés à l’idée que leur région devienne un désert. En Castille-La Manche, la baisse régulière du niveau du Tage inquiète les écologistes, les agriculteurs, les dirigeants régionaux et les habitants. La région de Murcie réclame au contraire de l’« eau pour tous » (agua para todos) car ils craignent plus que tout l’avancée du désert. Castillans et Aragonais leur opposent le fait que le littoral méditerranéen est plus dynamique et riche que l’intérieur du pays. Retirer de l’eau à ce dernier reviendrait donc à lui ôter des potentialités de développement et un poids politique au sein de l’ensemble espagnol.

La division de l’Espagne en dix-sept communautés autonomes devenues de vraies baronnies aux intérêts contradictoires multiplie les sources de conflits, parfois à l’échelle locale. Les habitants de Murcie sont aussi très angoissés par l’agonie du mar Menor, lagune (albufera) d’eau salée de 135 kilomètres carrés que les intempéries violentes et la pollution détruisent à petit feu. Les mauvaises pratiques sont elles aussi de plus en plus nombreuses, agriculteurs et habitants allant parfois puiser l’eau là où elle se trouve, même si ce « là » est un parc national fragile. Le manque de précipitations est évidemment à la source de graves incendies qui ravagent les régions les plus sèches, 2019 étant un triste exemple de ce phénomène. Les conflits hydriques inter-régionaux se résolvent souvent devant les tribunaux tandis que les investissements dans les infrastructures de répartition de l’eau ont énormément baissé à la suite de la crise économique de 2008.

Les évolutions climatiques modifient par ailleurs la division classique entre « Espagne humide » et « Espagne sèche ». La Galice, par exemple, faisait jadis partie de la première région, mais son déficit pluviométrique est toujours plus prononcé. La Catalogne, de son côté, réclame des mesures spécifiques en raison de la concentration des activités économiques le long de la côte méditerranéenne. Le conflit hydrique n’est au demeurant pas étranger à la poussée nationaliste qui marque la communauté autonome depuis 2012. La submersion, danger hydrologique majeur [...] l’excès d’eau frappe également l’Espagne à intervalle régulier. Nous parlions précédemment des inondations de San Lorenzo del Cardezar et surtout de la « goutte froide » (gota fría) qui a dévasté plusieurs villes du sud-est péninsulaire, également désigné sous l’acronyme DANA (Depresión Aislada en Niveles Altos) par les médias de notre voisin ibérique. Plus encore, ce sont les pratiques humaines et les choix d’urbanisme qui sont en cause dans le caractère catastrophique de ces pluies intenses. Le recours généralisé à l’asphalte et au béton ainsi que la construction de lotissements et immeubles d’habitation sur les littoraux (là où se massent touristes et citoyens espagnols en quête d’un cadre de vie agréable) aggravent les effets délétères de ces épisodes orageux. En périphérie de Madrid, la commune d’Arganda del Rey (55 000 habitants environ), bâtie dans une cuvette, est systématiquement plus touchée que ses voisines [...]

La montée du niveau de la mer est, dans ce cadre, une autre préoccupation de moyen et long terme pour l’Espagne. Environ 210 000 Espagnols pourraient être touchés par le phénomène d’ici à 2050, principalement dans les agglomérations littorales (Barcelone, Valence, Málaga, La Corogne, Saint-Sébastien, Cadix, Huelva) ainsi que dans la basse vallée des principaux fleuves (Séville, delta de l’Èbre).

Source du document

Nicolas Klein, "Les défis de l’eau : l’Espagne face à la pénurie et au trop-plein" in Conflits, novembre 2019. Nicolas Klein est agrégé d'espagnol et ancien élève de l'ENS Lyon. Il est professeur en classes préparatoires. Il est l'auteur de Rupture de ban - L'Espagne face à la crise (Perspectives libres, 2017) et de la traduction d'Al-Andalus: l'invention d'un mythe - La réalité historique de l'Espagne des trois cultures, de Serafín Fanjul (L'Artilleur, 2017).

Benidorm: une station balnéaire très prisée

La plaine maraîchère de Valencia, la "huerta".

La culture sous serres en Andalousie

Le projet de transfert de l'eau du Rhône à Barcelone

https://www.brl.fr/

Le projet de transvasement du Rhône à Barcelone est promu depuis 1995 par la compagnie française BRL (Société mixte d'aménagement du Bas-Rhône et du Languedoc) qui possède jusqu'en 2056 une concession de l'État français sur un droit d'eau du Rhône. Il prévoit la construction d'une canalisation enterrée de 330 km, destinée à transférer 15 m3/sec (1.300.000 m3/jour) d'Arles à Barcelone. Voici quelques caractéristiques de ce projet : - Longueur : 330 km de long (200 km en France, 130 en Espagne) ; - Débit : 15 m3/sec (1.300.000 m3/jour) ; - Tunnel de 4 km sous le Perthus ; - Canalisations de 2,80 m de diamètre ; - 5 ou 6 unités de pompage ; - Consommation d'électricité : 700 millions de kilowatts heures/an.

Le projet a finalement été abandonné ; en 2009, une usine de dessalement a ensuite apporté la solution au problème de l'approvisionnement en eau de Barcelone.

Le dessalement de l’eau de mer. Face à ce besoin en eau, d’abord dans les iles puis sur le continent, les usines de dessalement d’eau de mer ont commencé à apparaitre en Espagne dès les années 1970, en l’absence de législation nationale. En 2004, le programme national A.G.U.A. a fait du dessalement une priorité. A ce titre, l’analyse du secteur espagnol du dessalement peut fournir un éclairage utile sur un thème qui fait partie des sept « ambitions » identifiées pour la France par la commission Innovation 2030 présidée par Anne Lauvergeon. L’Espagne dispose aujourd’hui de plus de 900 usines de traitement et de dessalement des eaux, toutes catégories et toutes tailles confondues, et près de 380 usines de dessalement d’eau de mer en cours d’exploitation en 2014. En comparaison, la France exploite moins d’une centaine d’usines et on dénombre plus de 17 000 usines dans le monde (Source IDA/DesalData.com). Le dessalement de l’eau de mer consiste à séparer les différents sels dissouts du solvant. Les premières technologies utilisées industriellement furent des méthodes, dites « thermiques », de distillation. Aujourd’hui, elles restent utilisées au Moyen-Orient principalement. Dans les années 1980, se sont développées les méthodes dites à « membranes » telles que l’osmose inverse et l’électrodialyse, présentant un coût énergétique plus faible, aujourd’hui de 3,5 kWh/m3 d’eau produite en moyenne.

Usine de dessalement dans les îles Canaries

Le dessalement en Méditerranée

Le dessalement de l'eaude mer en Espagne: un secteur en reorientation Juillet - Août 2014, ambassade de France en Espagne.

Vue intérieure de l'usine d'El Prat de Llobregat, près de Barcelone.Grupo Agbar

Aide

Questions sur le corpus

  1. L'eau douce en Espagne est-elle bien répartie sur le territoire ? Justifiez votre réponse
  2. Il y a une importante pression sur l'eau. Montrez qu'il y a de multiples consommateurs d'eau douce en Espagne.
  3. Quels aménagements ont été mis en place en Espagne pour accroître la disponibilité en eau ?

A. Une ressource inégalement répartie

Plus de 70 % de la planète est recouverte d’eau mais l’eau douce disponible facilement accessible n’en constitue qu’une infime partie (>1 %). La Terre dispose suffisamment d’eau pour couvrir les besoins humains mais la répartition de celle-ci est inégale.

P. 40

▪ Par ailleurs, l’accès aux ressources est inégal en fonction de leur niveau de développement des sociétés

P. 40 et 55

B. L’eau : une ressource sous pression

Les besoins en eau ont été multipliés par 3 depuis 1950. En effet, la croissance démographique, le développement économique des pays et l'évolution des modes de vie expliquent cette demande croissante.

La pression qu’exercent les pays sur la ressource est inégale : certains pays consomment davantage d’eau qu’ils n’en ont de disponible. On parle de surexploitation. Celle-ci est aggravée par le changement climatique.

P. 40

La pression exercée sur la ressource en eau n’est pas sans générer des tensions, et ce, à toutes les échelles.

P. 40 + 43

Enfin, l’exploitation de l’eau est la cause de nombreuses pollutions et dégradations environnementales.