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Emergence, apogée et déclin de la classe ouvrière en France
Photographies (cartes postales) du village de Longueville (77), début du XXe siècle : ouvriers de l'usine de tubes sans soudure Degond (haut, gauche), cité-jardin ouvrière construite par la Compagnie des chemins de fer de l'Est pour loger les salariés (haut, droite) du dépôt des machines de la gare (bas).
Table des matières
1815-1880 : l'industrialisation tardive freine la "prolétarisation" 1880-1936 : la grande industrie se développe et "fait" la classe 1936-1980 : les Trente Glorieuses, ou l'apogée de la classe ouvrière Depuis 1980 : les ouvriers après la classe ouvrière Bibliographie
- Luttes plurielles (des grèves locales et spontanées aux révolutions de 1830, 1848, 1871)
- Diversité des situations sociales et professionnelles (poids de la petite exploitation paysanne, pluriactivité, industrie rurale, importance de l'artisanat et des groupes de métiers fortement mobiles)
- Faible autonomie politique : tentatives morcelées d'organisation politique (autour des groupes de métiers, de groupes plus ou moins informels, de journaux, de coopératives et mutuelles, etc.) et développement de la pensée socialiste
- Avancées sociales et juridiques timides et non unifiées (grève et syndicalisme, travail des enfants, des femmes, de nuit, etc.)
Classe en soi ou classe pour soi ?
1815-1880 : l'industrialisation tardive freine la "prolétarisation"
- Accélération de l'exode rurale et de l'immigration
- Ouvriérisation industrielle (développement de la grande industrie)
- Ségrégation sociale et spatiale, autoexclusion (scolaire)
- Crises économiques (1880-1890, années 1930)
- Développement de la pratique de la grève
- Construction du syndicalisme et des partis revendiquant la défense des ouvriers, ainsi que de tout un monde associatif
- Lois sociales (de la loi sur les accidents du travail 1898 au Code du travail 1920)
Ces facteurs contribuent à fixer la main-d'oeuvre à proximité des usines
Formation de la classe ouvrière
1880-1936 : la grande industrie se développe et "fait" la classe (d'une grande dépression à l'autre)
- Grandes luttes ouvrières (grèves 1936, mineurs 1947, dockers 1949-1950, Mai 1968, LIP et le Larzac 1973, Longwy 1979-1980)
- Rites, église, héros et sociabilités ouvrières (1er Mai, PCF et CGT, Marx et Lénine, etc.)
- Intérêt des intellectuels pour la classe ouvrière
- Clivages internes (femmes, immigrés, ouvriers peu qualifiés, ouvriers ruraux)
- Amélioration relative du niveau de vie (confort et hygiène, accession à la société de consommation et à la propriété)
- Début de la massification-démocratisation scolaire
Rapport de forces et place centrale
1936-1980 : les Trente Glorieuses, ou l'apogée de la classe ouvrière
- Désindustrialisation, automatisation, délocalisation
- Effondrement du monde communiste
- Déclin du syndicalisme et du PCF, réorientation idéologique du PS
- Dévalorisation du monde ouvrier (sociabilités, attitudes politiques, désintérêt des intellectuels), dans un contexte de changement idéologique (marchés, individualisme, progrès technique)
- Chômage, précarité, rapport au travail (fragmentation de la production, éclatement des collectifs de travail, formes atypiques d'emploi, transformation et démantèlement de l'Etat social)
- Développement et précarisation du groupe "employés"
- Clivages au sein des classes populaires (genrés, générationnels, peur du déclassement et distinction avec les chômeurs et exclus, liés à l'origine ethno-raciale, etc.)
De la classe ouvrière aux classes populaires
Depuis 1980 : les ouvriers après la classe ouvrière
Bibliographie (i)
- BEAUD Michel (1981), Histoire du capitalisme. 1500-2010, Paris, Seuil, "Points", 6e édition, 2010.
- BEAUD Stéphane (2002), 80 % au bac... et après ? Les enfants de la démocratisation scolaire, Paris, La Découverte, "Poche", 2003.
- BEAUD Stéphane, CONFAVREUX Joseph, LINDGAARD Jade (dir.) (2006), La France invisible, Paris, La Découverte, "Poche", 2008.
- BEAUD Stéphane, MAUGER Gérard (dir.) (2017), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée, Paris, Ed. Rue d'Ulm, "Sciences sociales".
- BEAUD Stéphane, PIALOUX Michel (1999), Retour sur la condition ouvrière, Paris, La Découverte, "Poche", 2012.
- BEAUD Stéphane, PIALOUX Michel (2003), Violences urbaines, violence sociale. Genèse des nouvelles classes dangereuses, Paris, Hachette Littérature, "Pluriel".
- BEROUD Sophie, BOUFFARTIGUE Paul, ECKERT Henri, MERKLEN Denis (2016), En quête des classes populaires. Un essai politique, Paris, La Dispute.
- BIHR Alain (2012), Les rapports sociaux de classes, Lausanne, Ed. Page deux, "Empreinte".
- BOURDIEU Pierre (dir.) (1993), La misère du monde, Paris, Seuil, "Points", 1998.
- BOSC Serge (1993), Stratification et classes sociales, Paris, Armand Colin, "Cursus", 7e édition, 2011.
Bibliographie (ii)
- BOUFFARTIGUE Paul (dir.) (2004), Le retour des classes sociales. Inégalités, dominations, conflits, Paris, La Dispute, "états des lieux", nouvelle édition, 2015.
- BRUNEAU Ivan, LAFERTE Gilles, MISCHI Julien, RENAHY Nicolas (dir.) (2018), Mondes ruraux et classes sociales, Paris, Ed. EHESS, "En temps et lieux".
- CASTEL Robert (1995), Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Gallimard, "Folio", 1999.
- CHAUVEL Louis (1998), Le destin des générations. Structure sociale et cohortes en France du XXe siècle aux années 2010, Paris, PUF, "Quadrige", 2e édition, 2014.
- COLLECTIF DU 9 AOÛT (2017), Quand ils ont fermé l'usine. Lutter contre la délocalisation dans une économie globalisée, Marseille, Agone, "L'ordre des choses".
- DUVOUX Nicolas, LOMBA Cédric (dir.) (2019), Où va la France populaire ?, Paris, PUF, "La vie des idées".
- FASSIN Didier, FASSIN Eric (dir.) (2006), De la question sociale à la question raciale ? Représenter la société française, Paris, La Découverte, "Poche", 2009.
- MALVA Constant (1978), Ma nuit au jour le jour, Paris, Maspero, "La mémoire du peuple".
- MASCLET Olivier, MISSET Séverine, POULLAOUEC Tristan (dir.) (2019), La France d'en bas ? Idées reçues sur les classes populaires, Paris, Le Cavalier bleu, "Idées reçues".
Bibliographie (iii)
- MASCLET Olivier, AMOSSE Thomas, BERNARD Lise, CARTIER Marie, LECHIEN Marie-Hélène, SCHWARTZ Olivier, SIBLOT Yasmine (dir.) (2020), Être comme tout le monde. Employées et ouvriers dans la France contemporaine, Paris, Raisons d'agir, "Cours et travaux".
- NOIRIEL Gérard (1984), Immigrés et prolétaires. Longwy, 1880-1980, Marseille, Agone, "L'ordre des choses", 2019.
- NOIRIEL Gérard (1986), Les ouvriers dans la société française. XIXe-XXe siècle, Paris, Seuil, "Points", 2012.
- OURY Louis (1973), Les prolos, Marseille, Agone, "Mémoires sociales", 2016.
- PIALOUX Michel (2019), Le temps d'écouter. Enquêtes sur les métamorphoses de la classe ouvrière, Paris, Raisons d'agir, "Cours et travaux".
- RANCIERE Jacques, FAURE Alain (1976), La parole ouvrière. Textes choisis, Paris, La Fabrique, 2007.
- RENAHY Nicolas (2005), Les gars du coin. Enquête sur une jeunesse rurale, Paris, La Découverte, "Poche", 2010.
- RUSTENHOLZ Alain (2008), Les grandes luttes de la France ouvrière, Paris, Les beaux jours.
- SCHWARTZ Olivier (1990), Le monde privé des ouvriers. Hommes et femmes du Nord, Paris, PUF, "Quadrige", 2002.
Bibliographie (iv)
- SIBLOT Yasmine, CARTIER Marie, COUTANT Isabelle, MASCLET Olivier, RENAHY Nicolas (2015), Sociologie des classes populaires contemporaines, Paris, Armand Colin, "U".
- VIGNA Xavier (2012), Histoire des ouvriers en France au XXe siècle, Perrin, "Pour l'histoire".
- VIGNA Xavier (2014), Les ouvriers. Dans la France des usines et des ateliers, Paris, Les Arènes, "L'Histoire entre nos mains".
- WEIL Simone (1951), La condition ouvrière, Paris, Gallimard, "Folio", 2002.
Genially créé le 07/12/2022 par Ludovic Van Der Eecken Enseignant en SES Lycée Paul Claudel d'Hulst (Paris)
Emergence, apogée et déclin de la classe ouvrière en France
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Created on December 7, 2022
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Photographies (cartes postales) du village de Longueville (77), début du XXe siècle : ouvriers de l'usine de tubes sans soudure Degond (haut, gauche), cité-jardin ouvrière construite par la Compagnie des chemins de fer de l'Est pour loger les salariés (haut, droite) du dépôt des machines de la gare (bas).
Table des matières
1815-1880 : l'industrialisation tardive freine la "prolétarisation" 1880-1936 : la grande industrie se développe et "fait" la classe 1936-1980 : les Trente Glorieuses, ou l'apogée de la classe ouvrière Depuis 1980 : les ouvriers après la classe ouvrière Bibliographie
Classe en soi ou classe pour soi ?
1815-1880 : l'industrialisation tardive freine la "prolétarisation"
Ces facteurs contribuent à fixer la main-d'oeuvre à proximité des usines
Formation de la classe ouvrière
1880-1936 : la grande industrie se développe et "fait" la classe (d'une grande dépression à l'autre)
Rapport de forces et place centrale
1936-1980 : les Trente Glorieuses, ou l'apogée de la classe ouvrière
De la classe ouvrière aux classes populaires
Depuis 1980 : les ouvriers après la classe ouvrière
Bibliographie (i)
Bibliographie (ii)
Bibliographie (iii)
Bibliographie (iv)
Genially créé le 07/12/2022 par Ludovic Van Der Eecken Enseignant en SES Lycée Paul Claudel d'Hulst (Paris)