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Germaine Richier Chronologie

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Created on November 16, 2022

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Transcript

Germaine Richier

1902 – 1914

Une enfance heureuse

« O ! la nature !... les animaux !... oh ! les insectes !... j’ai eu des cocons pour observer les vers à soie. O !... les mantes religieuses, les fourmis, les sauterelles !... Les sauterelles, j’en avais des régiments. »

Germaine Richier naît en 1902 dans une famille de minotiers et de viticulteurs du sud de la France. Son enfance est marquée par son intérêt pour la nature et son goût pour la liberté.

Extrait de l'interview de Germaine Richier avec Paul Guth, Figaro littéraire, 7 avril 1956

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1921-1926

1914 – 1921

Naissance d'une vocation

Après avoir découvert les sculptures romanes de l'église Saint-Trophime d'Arles, Germaine Richier se passionne pour la sculpture.

Tympan du portail de l'église Saint-Trophime d'Arles (Bouches-du-Rhône)

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1921-1926

1921 – 1926

Remarquée aux Beaux-Arts

Germaine Richier entre à l'École des beaux-arts de Montpellier en 1921. Très tôt, elle se fait remarquer par son talent, et décroche une troisième-médaille en « tête-sculpture » en 1924.

Photographe anonyme, Germaine Richier devant l'École des Beaux-Arts de Montpellier, années 1920

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1926 – 1933

Ateliers parisiens

Arrivée à Paris en octobre 1926, Germaine Richier commence à travailler chez Robert Coutin, avant de rejoindre l'atelier d'Antoine Bourdelle. En 1933, elle emménage dans son propre atelier avec le sculpteur Otto Bänninger qu'elle épouse en 1929.

Anonyme, Cléopâtre et Antoine Bourdelle avec des élèves au Salon des Tuileries, 1928

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1933 – 1936

Série de bustes

L'artiste lance sa carrière en réalisant des portraits sculptés qui lui assurent une rémunération stable.

Germaine Richier, Buste N°3 (Portrait de Jean Coll de Carrera), 1927-1928

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1937

Des femmes au Jeu de Paume

« J’ai eu une merveilleuse place, et sûrement le plus grand succès de ma vie. Il paraît que c’était la meilleure chose de l’exposition. Le sacré Loretto m’a fait une très belle réclame parmi les étrangers... »

Germaine Richier expose dans la première exposition consacrée aux femmes artistes organisée par le musée du Jeu de Paume.

Lettre de Germaine Richier à Hildi Hess, 23 mars 1937, copie conservée dans les archives Françoise Guiter

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1939 – 1945

Exil en Suisse

« Je me sens un peu déracinée et je ne sais pourquoi, si triste. Heureux [le] pays qui reste droit dans la tempête. Si je pense à notre pauvre France souillée et déshonorée de toutes parts. »

Au début de la guerre, Germaine Richier, artiste désormais de renommée internationale, reste en Suisse, pays natal de son époux. Pendant cette période, elle collecte toutes sortes de matériaux dans la nature qu'elle utilise dans ces nouvelles sculptures. Apparaissent alors ses premières figures hybrides.

Lettre de Germaine Richier à Hermann Hubacher, 1er août 1940, Archives suisses de l’art, Zurich.

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1946 – 1956

Nouvel élan

À son retour à Paris, le travail de Germaine Richier prend un nouvel essor. Elle commence les sculptures à fils et inaugure de nouvelles techniques comme l'utilisation de la filasse et de la couleur avec ses amis peintres.

Germaine Richier, La Chauve-souris, 1946

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La polémique du Christ d'Assy

En 1950, Germaine Richier réalise un Christ en croix pour l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du Plateau-d'Assy (Haute-Savoie). Suite à une violente polémique contre le caractère abstrait et misérable de l'objet sacré, l'œuvre est décrochée en 1951 et ne sera réhabilitée qu'en 1969.

Germaine Richier, Le Christ d'Assy, I, petit, 1950

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1956

La consécration

Une exposition consacrée à Germaine Richier se tient au Musée national d'art moderne. C'est la première fois que l'institution dédie une rétrospective à une artiste femme, depuis son ouverture en 1947.

Germaine Richier, La Montagne, bronze naturel nettoyé, 1955-1956

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Dernière rétrospective

Affaiblie par son cancer, Germaine Richier peint ses œuvres antérieures et le plâtre original de L'Échiquier, grand. Le musée Picasso d'Antibes lui consacre une exposition inaugurée en juillet. L'artiste décède le 31 juillet, quelques jours après l'inauguration .

Germaine Richier, L'Échiquier, grand, plâtre original peint, 1959

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Crédits :

Couv. : Germaine Richier en train de réaliser Le Cheval à six têtes, grand. Phtographie de Louis-René Astre, 1956 © Adagp, Paris, 2023 p. 2 : Extrait de Paul Guth, « Comment Germaine Richier a prouvé à son père et au monde des hommes que l’on pouvait être femme…. Et grand sculpteur », Figaro littéraire, 7 avril 1956. p. 3 : Le tympan de l'église Saint-Trophime d'Arles © MUCEM, tous droits réservés p. 4 : Germaine Richier devant l'École des beaux-arts de Montpellier, Archives Françoise Guiter p. 5 : Anonyme, Cléopâtre et Antoine Bourdelle avec des élèves au Salon des Tuileries, 1928. Musée Bourdelle. © Paris Musées / Musée Bourdelle p. 6 : Germaine Richier, Buste N°3 (Portrait de Jean Coll de Carrera), bronze à patine foncée, 1927-1928 © Adagp, Paris, 2023 Photo : © Frédéric Jaulmes

p. 7 : Lettre de Germaine Richier à Hildi Hess, datée du 23 mars 1937, Archives Françoise Guiter © Succession Françoise GUITER p. 8 : Lettre de Germaine Richier à Hermann Hubacher, datée du 1er août 1940, Archives suisses de l'art p. 9 : Germaine Richier, La Chauve-Souris, bronze naturel nettoyé, 1946, Musée Fabre, Montpellier © Adagp, Paris, 2023 p. 10 : Germaine Richier, Le Christ d'Assy, I, petit, plâtre original, 1950, Centre Pompidou, Paris © Adagp, Paris, 2023 p. 11 : Germaine Richier, La Montagne, bronze naturel nettoyé, 1955-1956, Centre Pompidou, Paris © Adagp, Paris, 2023 Photo : © Hélène Mauri - Centre Pompidou, MNAM-CCI /Dist. RMN-GP p. 12 : Germaine Richier, L’Échiquier, grand, plâtre original peint, 1959 © Adagp, Paris 2023 Photo : © Tate, Londres, Dist. RMN-Grand Palais/Tate photography