Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
GROUPES
(3 élèves)
La modernisation de l’économie française
Le monde ouvrier sous le Second Empire
Le triomphe de la bourgeoisie
La lente transformation des campagnes
L’émergence de la question sociale
Les transformations des modes de production
Tourne la roue !
Autoévaluation présentateur
GROUPE 3
GROUPE 8
GROUPE 4
GROUPE 1
GROUPE 2
GROIPE 7
GROUPE 6
GROUPE 5
Autoévaluation animateur
Autoévaluation rédacteur
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
La modernisation de l’économie française
GROUPE 1
Des pionniers des transports modernes
La création du Crédit mobilier en 1852
« [Les frères Pereire] ont regroupé dans leurs mains l’épargne des bourgeois et des masses populaires, pour en diriger les flots tumultueux vers l’industrie et le commerce. Les chemins de fer et les organisations économiques modernes sont des entreprises si vastes qu’il est impossible de les construire et de les faire marcher à l’aide des capitaux d’un individu. Il fallait les capitaux de la masse, leur concentration gigantesque. Les Pereire ont entrepris cette tâche, et ils peuvent se vanter d’avoir accompli un miracle : ils ont réussi à persuader les petits bourgeois et les paysans de se séparer de leur argent bien-aimé, et de le leur confier. Ainsi, ils ont pu trouver les capitaux dont avait besoin à ses débuts la grande industrie en plein essor. »
Émile et Isaac Pereire sont des financiers majeurs sous le Second Empire. Entrés dans le monde de la finance parisienne par le biais du chemin de fer (réalisation de la ligne Paris‑Saint‑Germain, 1837), leur activité s'étend à des secteurs variés, principalement les travaux publics, les mines, les transports et les banques. Ils deviennent ainsi des acteurs clés de l'aménagement du territoire français et de la modernisation de la France. En 1855, ils créent la (aujourd'hui CMA-CGM) qui développe des liaisons avec le continent américain. Au début des années 1860, ils développent des chantiers navals à Saint‑Nazaire d'où sort le premier paquebot transatlantique français l'Impératrice Eugénie en 1864.
Paul Lafargue (socialiste), Die Neue Zeit, 1892.
La naissance du tourisme balnéaire
« Là où il y a 15 ans il n’existait pas même une simple cabane de pêcheurs, il s’est établi une ville dont l’importance s’accroît chaque année, qui, pendant la saison des bains de mer, sert de rendez-vous à la population de Bordeaux et des départements voisins, et qui, dans les dernières années, a reçu de nombreux visiteurs de Paris, d’Angleterre et d’Allemagne. »
Discours d’Émile Pereire devant l’Assemblée générale des actionnaires de la Compagnie des chemins de fer du Midi, 30 mai 1855.
1. Identifiez les secteurs d'activités dans lesquelles les frères Pereire investissent. (doc. 1, 2 et 3) 2. En quoi le Crédit mobilier révolutionne-t-il le crédit et l'économie française ? (doc. 1) 3. Expliquez le rôle des frères Pereire dans la révolution des transport sous le Second Empire. (doc. 2) 4. Comment les frères Pereire ont-ils contribué à la naissance du tourisme balnéaire ? (doc. 3) 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment les frères Pereire participent-ils à la modernisation de l’économie française ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
Le monde ouvrier sous le Second Empire
GROUPE 2
Le livret ouvrier : un outil de surveillance
Des logements insalubres
« Cette cave était si basse qu’il n’y avait qu’un seul endroit où l’on pût s’y tenir debout […]. Au fond il y avait deux lits […]. Je m’approchai d’un de ces lits, et j’y distinguai dans l’obscurité un être vivant. C’était une petite fille d’environ six ans qui gisait là, malade de la rougeole, toute tremblante de fièvre, presque nue, à peine couverte d’un vieux haillon de laine […]. La vieille femme, qui était la grand‑mère, nous dit qu’elle demeurait là avec sa fille qui est veuve et deux autres enfants qui reviennent à la nuit ; qu’elle et sa fille étaient dentellières ; qu’elles payaient dix‑huit sous de loyer par semaine, qu’elles recevaient de la ville tous les cinq jours un pain, et qu’à elles deux elles gagnaient dix sous par jour. »
Créé sous le règne de Louis XVI, le livret ouvrier est rendu obligatoire le 12 avril 1803. Il s’agit d’un document officiel délivré par les maires ou les commissaires de police qui doivent le viser à chaque changement de résidence. Le livret ouvrier identifie le travailleur et lui sert de passeport intérieur. Un ouvrier ne possédant pas son livret peut être considéré comme vagabond et être emprisonné. Le livret ouvrier renforce aussi le pouvoir des employeurs sur les travailleurs : si un ouvrier souhaite quitter son emploi mais n’obtient pas la signature de son employeur sur son livret, il n’a aucune chance de retrouver un travail. En 1869, Napoléon III se prononça publiquement pour la suppression du livret ouvrier. La guerre de 1870 l’empêcha d’aller plus loin.
Victor Hugo, Les Caves de Lille, rédigé en mars 1851 à l’attention de l’Assemblée.
Le « coup de grisou », terreur des mineurs
« À peine le gaz est‑il au contact de la flamme d’une lampe, qu’une détonation épouvantable a lieu. C’est l’effet de la combinaison de chacun des éléments du grisou, l’hydrogène et le carbone, avec l’oxygène de l’air. […] La réaction se fait comme par un coup de tonnerre. L’explosion se propage instantanément dans toutes les galeries de la mine, elle renverse les chariots, les barrages, remonte jusque dans les puits, et soulève sur leurs fondations les charpentes qui en couronnent l’orifice. Les hommes sont aveuglés, jetés par terre, calcinés. Souvent leurs habits prennent feu. Quand on essaye de voler à leur secours, il n’est plus temps : ce ne sont plus que des cadavres à peine reconnaissables. […] Le fléau ne respecte personne ; la mort s’étend sur toute la partie de la mine où régnait le gaz, où l’explosion a eu lieu. »
Louis-Laurent Simonin, La Vie souterraine, 1867.
1. Décrivez et expliquez les conditions de vie dans les caves de Lille sous le Second Empire. (doc. 1) 2. Pourquoi le statut d'ouvrier est-il particulier sous le Second Empire ? (doc. 2) 3. A l'aide du document et de vos recherches personnelles, identifiez les risques auxquels les ouvriers sont confrontés dans les mines. (doc. 3) 4. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « quelles sont les conditions de travail et de vie des ouvriers sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
Le triomphe de la bourgeoisie
GROUPE 3
Un grand magasin : Au paradis des dames
Un immeuble parisien haussmannien
Au milieu du XIXe siècle, ce sont encore les petites boutiques spécialisées qui assurent l’essentiel du commerce mais, à partir du Second Empire, l’urbanisation et la hausse du niveau de vie favorisent le développement d’un nouveau type de commerce : les grands magasins. De nouvelles pratiques de consommation émergent et la publicité devient une pratique de plus en plus courante. L’industrialisation sous le Second Empire est donc directement liée à la construction d’une société de consommateurs qui désir avoir une diversité de vêtements, de nouveaux meubles et une vaisselle de porcelaine en remplacement de la vaisselle de métal (c’est la naissance de l’obsolescence programmée !).
Un hôtel particulier de la bourgeoisie d'affaires
« Un perron royal conduisait à une étroite terrasse qui régnait tout le long du rez-de-chaussée ; la rampe de cette terrasse, dans le style des grilles du parc Monceau, était encore plus chargée d'or que la marquise et les lanternes de la cour. Puis l'hôtel se dressait, ayant aux angles deux pavillons, deux sortes de tours […]. C'était un étalage, une profusion, un écrasement de richesses. L'hôtel disparaissait sous les sculptures. […] Cette grande bâtisse, neuve encore et toute blafarde, avait la face blême, l'importance riche et sotte d'une parvenue, avec son lourd chapeau d'ardoises, ses rampes dorées, son ruissellement de sculptures. C'était une réduction du nouveau Louvre, un des échantillons les plus caractéristiques du style Napoléon III, ce bâtard opulent de tous les styles. Les soirs d'été, […] les promeneurs du parc s'arrêtaient, regardaient les rideaux de soie rouge drapés aux fenêtres du rez-de-chaussée. »
Émile Zola, La Curée, 1871.
1. Décrivez cette immeuble parisien haussmannien, ses occupants et leurs activités. (doc. 1) 2. Décrivez l'affiche et expliquez comment elle témoigne des évolutions des pratiques de consommation sous le Second Empire ? (doc. 2) 3. Quelles critiques Émile Zola formule-t-il à l'encontre de la bourgeoisie d'affaires du Second Empire ? 4. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment une élite bourgeoise s’affirme-t-elle sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
La lente transformation des campagnes
GROUPE 4
Le poids du monde rural
Des pratiques agricoles toujours traditionnelles
Part de la population rurale dans la population totale
Source : O. Marchand et C. Thélot, Deux siècles de travail en France, « Études », INSEE, 1995.
Le droit ancestral du glanage autorise les plus pauvres, en général les femmes et les enfants, à ramasser après la moisson les épis de blé oubliés. Le tableau de Millet entend montrer la dureté du travail agricole et la misère rurale.
En 1856, sur 35 millions de Français, on compte 26 millions de ruraux. Le monde rural est divers, mêlant les paysans, du « coq de village » (paysan propriétaire d'une grande exploitation) jusqu’au métayer (paysan non propriétaire), les artisans, les notables (médecin, notaire, curé…), les fonctionnaires (instituteurs, gendarmes, percepteurs…).
Des améliorations agricoles dans certaines communes
« Les machines n'ont pas enlevé beaucoup de travail. Quiconque veut travailler trouve toujours à se placer et très avantageusement. En un mot les machines sont venues prendre la place des ouvriers émigrants, elles sont devenues une nécessité et n'ont point enlevé de travail... On n'emploie l'engrais artificiel qu'exceptionnellement et à défaut de l'engrais naturel. Une des causes du peu d'emploi de l'engrais artificiel est le manque d'argent, et aussi qu'il n'a pas souvent produit les résultats que le vendeur promettait. L'assolement1 est triennal. La culture intensive2 est employée. On fait des betteraves. Il y a une distillerie3. De là, plus d'engrais, amélioration du bétail en quantité et en qualité. On a renoncé au colza, par suite des insectes qui le dévoraient au moment de la récolte. » 1. Succession et alternance de culture sur un même terrain pour conserver la fertilité du sol. 2. Façon de cultiver et de planter permettant d'obtenir plus de denrées agricoles en mettant des moyens matériels (engrais, machine...) et humains importants. 3. Lieu de fabrication de produits alcoolisés.
Extrait d'enquête agricole en 1866, cité dans Chaulanges, Manry, Sève, Textes historiques, 1848-1871, Delagrave, Paris, 1974.
1. Comment la dureté du travail paysan est-elle montrée dans le tableau ? (doc. 1) 2. Quelle critique sociale se cache derrière l'œuvre de Jean-François Millet ? (doc. 1) 3. Montrez l'importance du monde rural sous le Second Empire. (doc. 2) 4. Identifiez les progrès de l'agriculteur, leurs avantages et leurs limites sous le Second Empire. (doc. 3) 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment le monde rural se modernise-t-il lentement sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
L’émergence de la question sociale
GROUPE 5
L'émergence d'un mouvement ouvrier
Louis-Napoléon s'exprime sur le monde ouvrier
En vue des élections partielles de février 1864, soixante ouvriers parisiens signent un texte pour soutenir la candidature ouvrière du ciseleur Henri Tolain et défendre leurs revendications politiques et sociales.
« Le suffrage universel nous a rendus majeurs politiquement, mais il nous reste encore à nous émanciper socialement. […] On a répété à satiété1 : ‘‘Il n'y a plus de classes ; depuis 1789, tous les Français sont égaux devant la loi.'' Mais nous, qui n'avons d'autre propriété que nos bras, nous, qui subissons tous les jours les conditions légitimes ou arbitraires du capital, nous, qui vivons sous des lois exceptionnelles, telles que la loi sur les coalitions […], qui portent atteinte à nos intérêts en même temps qu'à notre dignité, il nous est bien difficile de croire à cette affirmation. […] Nous, dont les enfants passent souvent leurs plus jeunes ans dans le milieu démoralisant et malsain des fabriques2, […] nous, dont les femmes désertent forcément le foyer pour un travail excessif, contraire à la nature et détruisant la famille ; nous, qui n'avons pas le droit de nous entendre pour défendre pacifiquement notre salaire, pour nous assurer contre le chômage, nous affirmons que l'égalité écrite dans la loi n'est pas dans les mœurs et qu'elle est encore à réaliser dans les faits. » 1. Inlassablement. 2. La loi du 22 mars 1841 interdisant le travail des enfants de moins de 8 ans est rarement appliquée.
Des Idées napoléoniennes (1839) à Extinction du paupérisme (1844), le prétendant Louis-Napoléon n’avait cessé de proclamer son désir de résoudre la « question sociale », souvent en termes forts qui, dans son esprit, lui permettaient de revendiquer l’étiquette socialiste. « La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. Elle n’a de richesse que ses bras, il faut donner à ces bras un emploi utile pour tous. Elle est comme un peuple d’ilotes¹ au milieu d’un peuple de sybarites². Il faut lui donner une place dans la société, et attacher ses intérêts à ceux du sol. Enfin, elle est sans organisation et sans liens, sans droits et sans avenir, il faut lui donner des droits et un avenir, et la relever à ses propres yeux par l’association, l’éducation, la discipline. » 1. Population asservie pendant l’Antiquité grecque. 2. Personnes vivant dans le luxe et les plaisirs.
Louis-Napoléon Bonaparte, L’Extinction du paupérisme, 1844.
Manifeste des soixante, publié dans L'Opinion nationale du 17 février 1864.
Un nouveau droit sous conditions
Art. 414. Sera puni d'un emprisonnement de six jours à trois ans et d'une amende de 15 francs à 3 000 francs, ou de l'une de ces deux peines seulement, quiconque, à l'aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, aura amené ou maintenu, tenté d'amener ou de maintenir une cessation concertée de travail, dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires, ou de porter atteinte au libre exercice de la liberté de l'industrie ou du travail.
Art. 414. Sera puni d'un emprisonnement de six jours à trois mois et d'une amende de 16 francs à 10 000 frs […] toute coalition de la part des ouvriers pour faire cesser en même temps de travailler, interdire le travail dans un atelier, empêcher de s'y rendre avant ou après certaines heures […].
Loi du 27 novembre 1849.
Loi du 25 mai 1864.
1. Montrez l'intérêt du futur Napoléon III pour la question sociale. Quelles solutions propose-t-il ? (doc. 1) 2. Relevez les principales revendications politiques et sociales des ouvriers ? (doc. 2) 3. Quelles modifications apporte la loi du 25 mai 1864 ? (doc. 3) 4. D'après vous, la question sociale est-elle résolue à la fin du Second Empire ? 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment la question sociale s’impose-t-elle sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
Les transformations des modes de production
GROUPE 6
L'évolution du salariat en France
Houille, vapeur et mécanisation
« Quand le houilleur1 a défriché le noir domaine souterrain, arraché le combustible aux entrailles de la terre, qu’il l’a extrait au jour, purifié, chargé enfin sur les voies de transport, l’utile minéral se répand en mille lieux divers, et va partout distribuer la lumière, la chaleur, la force, le mouvement. C’est un aliment aujourd’hui indispensable à la vie des nations civilisées […]. Les fabriques, les manufactures, presque tous les ateliers, presque toutes les machines, bon nombre de navires, privés de l’aliment essentiel, se verraient aussi condamnés au repos. La vie matérielle, une partie de la vie intellectuelle s’éteindraient, comme s’éteint, faute de nourriture, la vie du corps. La houille2 a paré aussi à l’impuissance et au nombre limité des travailleurs. Le cheval-vapeur3 a remplacé l’esclave, la bête de trait. Et comme il ne se fatigue jamais, qu’il est en activité jour et nuit, ne prend aucun repos, tous les moteurs animés du globe auraient peine à suffire aujourd’hui au travail qu’accomplit la vapeur. » 1. Ouvrier qui travaille dans une mine de houille. 2. Type de charbon particulièrement efficace comme combustible. 3. Unité de puissance qui exprime une équivalence entre la puissance fournie par un cheval tirant une charge et celle fournie par une machine de propulsion à vapeur.
Les salariés1 des compagnies de chemin de fer en France entre 1851 et 1870.
1. Travailleur lié à un employeur par un contrat de travail et qui est rémunéré par le paiement d'un salaire.
Louis-Laurent Simonin, La Vie souterraine ou les mines et les mineurs, 1867.
Le travail de forgeage dans une usine sidérurgique
Le marteau-pilon à vapeur a été inventé au Creusot en 1840. Au milieu du XIXe siècle, les usines Schneider du Creusot possèdent 13 hauts-fourneaux (pour fondre le minerai de fer), 41 laminoirs (pour réduire l'épaisseur du métal) et emploient plus de 10 000 ouvriers pour produire de la fonte, du fer, de l’acier et plus particulièrement plus de 50 locomotives par an. Au premier plan est placé un arbre coudé (pièce de moteur pour les bateaux à vapeur). Au centre, un groupe d'ouvriers manœuvre à l'aide d'un levier une pièce métallique pour l'amener sous le marteau-pilon.
1. Montrez l’importance de la houille dans l'industrialisation sous le Second Empire. (doc. 1) 2. Comment évolue le salariat en France sous le Second Empire ? Pourquoi ? (doc. 2) 3. Quelles industries se développent sous le Second Empire ? (doc. 3) 4. Décrivez l'ambiance de l'usine. Quels sont les changements apportés par les nouveaux modes de production dans le travail des ouvriers ? Montrez la dureté de ce travail. (doc. 3) 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment de nouvelles manières de produire transforment-elles peu à peu l’industrie ? »
questions
COOPÉRER
II-III-Les transformations économiques et sociales
Ambassador
Created on October 18, 2022
Start designing with a free template
Discover more than 1500 professional designs like these:
View
Fill in Blanks
View
Countdown
View
Stopwatch
View
Unpixelator
View
Break the Piñata
View
Bingo
View
Create a Secret Code
Explore all templates
Transcript
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
GROUPES
(3 élèves)
La modernisation de l’économie française
Le monde ouvrier sous le Second Empire
Le triomphe de la bourgeoisie
La lente transformation des campagnes
L’émergence de la question sociale
Les transformations des modes de production
Tourne la roue !
Autoévaluation présentateur
GROUPE 3
GROUPE 8
GROUPE 4
GROUPE 1
GROUPE 2
GROIPE 7
GROUPE 6
GROUPE 5
Autoévaluation animateur
Autoévaluation rédacteur
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
La modernisation de l’économie française
GROUPE 1
Des pionniers des transports modernes
La création du Crédit mobilier en 1852
« [Les frères Pereire] ont regroupé dans leurs mains l’épargne des bourgeois et des masses populaires, pour en diriger les flots tumultueux vers l’industrie et le commerce. Les chemins de fer et les organisations économiques modernes sont des entreprises si vastes qu’il est impossible de les construire et de les faire marcher à l’aide des capitaux d’un individu. Il fallait les capitaux de la masse, leur concentration gigantesque. Les Pereire ont entrepris cette tâche, et ils peuvent se vanter d’avoir accompli un miracle : ils ont réussi à persuader les petits bourgeois et les paysans de se séparer de leur argent bien-aimé, et de le leur confier. Ainsi, ils ont pu trouver les capitaux dont avait besoin à ses débuts la grande industrie en plein essor. »
Émile et Isaac Pereire sont des financiers majeurs sous le Second Empire. Entrés dans le monde de la finance parisienne par le biais du chemin de fer (réalisation de la ligne Paris‑Saint‑Germain, 1837), leur activité s'étend à des secteurs variés, principalement les travaux publics, les mines, les transports et les banques. Ils deviennent ainsi des acteurs clés de l'aménagement du territoire français et de la modernisation de la France. En 1855, ils créent la (aujourd'hui CMA-CGM) qui développe des liaisons avec le continent américain. Au début des années 1860, ils développent des chantiers navals à Saint‑Nazaire d'où sort le premier paquebot transatlantique français l'Impératrice Eugénie en 1864.
Paul Lafargue (socialiste), Die Neue Zeit, 1892.
La naissance du tourisme balnéaire
« Là où il y a 15 ans il n’existait pas même une simple cabane de pêcheurs, il s’est établi une ville dont l’importance s’accroît chaque année, qui, pendant la saison des bains de mer, sert de rendez-vous à la population de Bordeaux et des départements voisins, et qui, dans les dernières années, a reçu de nombreux visiteurs de Paris, d’Angleterre et d’Allemagne. »
Discours d’Émile Pereire devant l’Assemblée générale des actionnaires de la Compagnie des chemins de fer du Midi, 30 mai 1855.
1. Identifiez les secteurs d'activités dans lesquelles les frères Pereire investissent. (doc. 1, 2 et 3) 2. En quoi le Crédit mobilier révolutionne-t-il le crédit et l'économie française ? (doc. 1) 3. Expliquez le rôle des frères Pereire dans la révolution des transport sous le Second Empire. (doc. 2) 4. Comment les frères Pereire ont-ils contribué à la naissance du tourisme balnéaire ? (doc. 3) 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment les frères Pereire participent-ils à la modernisation de l’économie française ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
Le monde ouvrier sous le Second Empire
GROUPE 2
Le livret ouvrier : un outil de surveillance
Des logements insalubres
« Cette cave était si basse qu’il n’y avait qu’un seul endroit où l’on pût s’y tenir debout […]. Au fond il y avait deux lits […]. Je m’approchai d’un de ces lits, et j’y distinguai dans l’obscurité un être vivant. C’était une petite fille d’environ six ans qui gisait là, malade de la rougeole, toute tremblante de fièvre, presque nue, à peine couverte d’un vieux haillon de laine […]. La vieille femme, qui était la grand‑mère, nous dit qu’elle demeurait là avec sa fille qui est veuve et deux autres enfants qui reviennent à la nuit ; qu’elle et sa fille étaient dentellières ; qu’elles payaient dix‑huit sous de loyer par semaine, qu’elles recevaient de la ville tous les cinq jours un pain, et qu’à elles deux elles gagnaient dix sous par jour. »
Créé sous le règne de Louis XVI, le livret ouvrier est rendu obligatoire le 12 avril 1803. Il s’agit d’un document officiel délivré par les maires ou les commissaires de police qui doivent le viser à chaque changement de résidence. Le livret ouvrier identifie le travailleur et lui sert de passeport intérieur. Un ouvrier ne possédant pas son livret peut être considéré comme vagabond et être emprisonné. Le livret ouvrier renforce aussi le pouvoir des employeurs sur les travailleurs : si un ouvrier souhaite quitter son emploi mais n’obtient pas la signature de son employeur sur son livret, il n’a aucune chance de retrouver un travail. En 1869, Napoléon III se prononça publiquement pour la suppression du livret ouvrier. La guerre de 1870 l’empêcha d’aller plus loin.
Victor Hugo, Les Caves de Lille, rédigé en mars 1851 à l’attention de l’Assemblée.
Le « coup de grisou », terreur des mineurs
« À peine le gaz est‑il au contact de la flamme d’une lampe, qu’une détonation épouvantable a lieu. C’est l’effet de la combinaison de chacun des éléments du grisou, l’hydrogène et le carbone, avec l’oxygène de l’air. […] La réaction se fait comme par un coup de tonnerre. L’explosion se propage instantanément dans toutes les galeries de la mine, elle renverse les chariots, les barrages, remonte jusque dans les puits, et soulève sur leurs fondations les charpentes qui en couronnent l’orifice. Les hommes sont aveuglés, jetés par terre, calcinés. Souvent leurs habits prennent feu. Quand on essaye de voler à leur secours, il n’est plus temps : ce ne sont plus que des cadavres à peine reconnaissables. […] Le fléau ne respecte personne ; la mort s’étend sur toute la partie de la mine où régnait le gaz, où l’explosion a eu lieu. »
Louis-Laurent Simonin, La Vie souterraine, 1867.
1. Décrivez et expliquez les conditions de vie dans les caves de Lille sous le Second Empire. (doc. 1) 2. Pourquoi le statut d'ouvrier est-il particulier sous le Second Empire ? (doc. 2) 3. A l'aide du document et de vos recherches personnelles, identifiez les risques auxquels les ouvriers sont confrontés dans les mines. (doc. 3) 4. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « quelles sont les conditions de travail et de vie des ouvriers sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
Le triomphe de la bourgeoisie
GROUPE 3
Un grand magasin : Au paradis des dames
Un immeuble parisien haussmannien
Au milieu du XIXe siècle, ce sont encore les petites boutiques spécialisées qui assurent l’essentiel du commerce mais, à partir du Second Empire, l’urbanisation et la hausse du niveau de vie favorisent le développement d’un nouveau type de commerce : les grands magasins. De nouvelles pratiques de consommation émergent et la publicité devient une pratique de plus en plus courante. L’industrialisation sous le Second Empire est donc directement liée à la construction d’une société de consommateurs qui désir avoir une diversité de vêtements, de nouveaux meubles et une vaisselle de porcelaine en remplacement de la vaisselle de métal (c’est la naissance de l’obsolescence programmée !).
Un hôtel particulier de la bourgeoisie d'affaires
« Un perron royal conduisait à une étroite terrasse qui régnait tout le long du rez-de-chaussée ; la rampe de cette terrasse, dans le style des grilles du parc Monceau, était encore plus chargée d'or que la marquise et les lanternes de la cour. Puis l'hôtel se dressait, ayant aux angles deux pavillons, deux sortes de tours […]. C'était un étalage, une profusion, un écrasement de richesses. L'hôtel disparaissait sous les sculptures. […] Cette grande bâtisse, neuve encore et toute blafarde, avait la face blême, l'importance riche et sotte d'une parvenue, avec son lourd chapeau d'ardoises, ses rampes dorées, son ruissellement de sculptures. C'était une réduction du nouveau Louvre, un des échantillons les plus caractéristiques du style Napoléon III, ce bâtard opulent de tous les styles. Les soirs d'été, […] les promeneurs du parc s'arrêtaient, regardaient les rideaux de soie rouge drapés aux fenêtres du rez-de-chaussée. »
Émile Zola, La Curée, 1871.
1. Décrivez cette immeuble parisien haussmannien, ses occupants et leurs activités. (doc. 1) 2. Décrivez l'affiche et expliquez comment elle témoigne des évolutions des pratiques de consommation sous le Second Empire ? (doc. 2) 3. Quelles critiques Émile Zola formule-t-il à l'encontre de la bourgeoisie d'affaires du Second Empire ? 4. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment une élite bourgeoise s’affirme-t-elle sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
La lente transformation des campagnes
GROUPE 4
Le poids du monde rural
Des pratiques agricoles toujours traditionnelles
Part de la population rurale dans la population totale
Source : O. Marchand et C. Thélot, Deux siècles de travail en France, « Études », INSEE, 1995.
Le droit ancestral du glanage autorise les plus pauvres, en général les femmes et les enfants, à ramasser après la moisson les épis de blé oubliés. Le tableau de Millet entend montrer la dureté du travail agricole et la misère rurale.
En 1856, sur 35 millions de Français, on compte 26 millions de ruraux. Le monde rural est divers, mêlant les paysans, du « coq de village » (paysan propriétaire d'une grande exploitation) jusqu’au métayer (paysan non propriétaire), les artisans, les notables (médecin, notaire, curé…), les fonctionnaires (instituteurs, gendarmes, percepteurs…).
Des améliorations agricoles dans certaines communes
« Les machines n'ont pas enlevé beaucoup de travail. Quiconque veut travailler trouve toujours à se placer et très avantageusement. En un mot les machines sont venues prendre la place des ouvriers émigrants, elles sont devenues une nécessité et n'ont point enlevé de travail... On n'emploie l'engrais artificiel qu'exceptionnellement et à défaut de l'engrais naturel. Une des causes du peu d'emploi de l'engrais artificiel est le manque d'argent, et aussi qu'il n'a pas souvent produit les résultats que le vendeur promettait. L'assolement1 est triennal. La culture intensive2 est employée. On fait des betteraves. Il y a une distillerie3. De là, plus d'engrais, amélioration du bétail en quantité et en qualité. On a renoncé au colza, par suite des insectes qui le dévoraient au moment de la récolte. » 1. Succession et alternance de culture sur un même terrain pour conserver la fertilité du sol. 2. Façon de cultiver et de planter permettant d'obtenir plus de denrées agricoles en mettant des moyens matériels (engrais, machine...) et humains importants. 3. Lieu de fabrication de produits alcoolisés.
Extrait d'enquête agricole en 1866, cité dans Chaulanges, Manry, Sève, Textes historiques, 1848-1871, Delagrave, Paris, 1974.
1. Comment la dureté du travail paysan est-elle montrée dans le tableau ? (doc. 1) 2. Quelle critique sociale se cache derrière l'œuvre de Jean-François Millet ? (doc. 1) 3. Montrez l'importance du monde rural sous le Second Empire. (doc. 2) 4. Identifiez les progrès de l'agriculteur, leurs avantages et leurs limites sous le Second Empire. (doc. 3) 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment le monde rural se modernise-t-il lentement sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
L’émergence de la question sociale
GROUPE 5
L'émergence d'un mouvement ouvrier
Louis-Napoléon s'exprime sur le monde ouvrier
En vue des élections partielles de février 1864, soixante ouvriers parisiens signent un texte pour soutenir la candidature ouvrière du ciseleur Henri Tolain et défendre leurs revendications politiques et sociales. « Le suffrage universel nous a rendus majeurs politiquement, mais il nous reste encore à nous émanciper socialement. […] On a répété à satiété1 : ‘‘Il n'y a plus de classes ; depuis 1789, tous les Français sont égaux devant la loi.'' Mais nous, qui n'avons d'autre propriété que nos bras, nous, qui subissons tous les jours les conditions légitimes ou arbitraires du capital, nous, qui vivons sous des lois exceptionnelles, telles que la loi sur les coalitions […], qui portent atteinte à nos intérêts en même temps qu'à notre dignité, il nous est bien difficile de croire à cette affirmation. […] Nous, dont les enfants passent souvent leurs plus jeunes ans dans le milieu démoralisant et malsain des fabriques2, […] nous, dont les femmes désertent forcément le foyer pour un travail excessif, contraire à la nature et détruisant la famille ; nous, qui n'avons pas le droit de nous entendre pour défendre pacifiquement notre salaire, pour nous assurer contre le chômage, nous affirmons que l'égalité écrite dans la loi n'est pas dans les mœurs et qu'elle est encore à réaliser dans les faits. » 1. Inlassablement. 2. La loi du 22 mars 1841 interdisant le travail des enfants de moins de 8 ans est rarement appliquée.
Des Idées napoléoniennes (1839) à Extinction du paupérisme (1844), le prétendant Louis-Napoléon n’avait cessé de proclamer son désir de résoudre la « question sociale », souvent en termes forts qui, dans son esprit, lui permettaient de revendiquer l’étiquette socialiste. « La classe ouvrière ne possède rien, il faut la rendre propriétaire. Elle n’a de richesse que ses bras, il faut donner à ces bras un emploi utile pour tous. Elle est comme un peuple d’ilotes¹ au milieu d’un peuple de sybarites². Il faut lui donner une place dans la société, et attacher ses intérêts à ceux du sol. Enfin, elle est sans organisation et sans liens, sans droits et sans avenir, il faut lui donner des droits et un avenir, et la relever à ses propres yeux par l’association, l’éducation, la discipline. » 1. Population asservie pendant l’Antiquité grecque. 2. Personnes vivant dans le luxe et les plaisirs.
Louis-Napoléon Bonaparte, L’Extinction du paupérisme, 1844.
Manifeste des soixante, publié dans L'Opinion nationale du 17 février 1864.
Un nouveau droit sous conditions
Art. 414. Sera puni d'un emprisonnement de six jours à trois ans et d'une amende de 15 francs à 3 000 francs, ou de l'une de ces deux peines seulement, quiconque, à l'aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, aura amené ou maintenu, tenté d'amener ou de maintenir une cessation concertée de travail, dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires, ou de porter atteinte au libre exercice de la liberté de l'industrie ou du travail.
Art. 414. Sera puni d'un emprisonnement de six jours à trois mois et d'une amende de 16 francs à 10 000 frs […] toute coalition de la part des ouvriers pour faire cesser en même temps de travailler, interdire le travail dans un atelier, empêcher de s'y rendre avant ou après certaines heures […].
Loi du 27 novembre 1849.
Loi du 25 mai 1864.
1. Montrez l'intérêt du futur Napoléon III pour la question sociale. Quelles solutions propose-t-il ? (doc. 1) 2. Relevez les principales revendications politiques et sociales des ouvriers ? (doc. 2) 3. Quelles modifications apporte la loi du 25 mai 1864 ? (doc. 3) 4. D'après vous, la question sociale est-elle résolue à la fin du Second Empire ? 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment la question sociale s’impose-t-elle sous le Second Empire ? »
questions
COOPÉRER
Les transformations économiques et sociales
Comment l'économie et la société française se transforment-elles sous le Second Empire ?
problÉmatique de l'Étude :
Les transformations des modes de production
GROUPE 6
L'évolution du salariat en France
Houille, vapeur et mécanisation
« Quand le houilleur1 a défriché le noir domaine souterrain, arraché le combustible aux entrailles de la terre, qu’il l’a extrait au jour, purifié, chargé enfin sur les voies de transport, l’utile minéral se répand en mille lieux divers, et va partout distribuer la lumière, la chaleur, la force, le mouvement. C’est un aliment aujourd’hui indispensable à la vie des nations civilisées […]. Les fabriques, les manufactures, presque tous les ateliers, presque toutes les machines, bon nombre de navires, privés de l’aliment essentiel, se verraient aussi condamnés au repos. La vie matérielle, une partie de la vie intellectuelle s’éteindraient, comme s’éteint, faute de nourriture, la vie du corps. La houille2 a paré aussi à l’impuissance et au nombre limité des travailleurs. Le cheval-vapeur3 a remplacé l’esclave, la bête de trait. Et comme il ne se fatigue jamais, qu’il est en activité jour et nuit, ne prend aucun repos, tous les moteurs animés du globe auraient peine à suffire aujourd’hui au travail qu’accomplit la vapeur. » 1. Ouvrier qui travaille dans une mine de houille. 2. Type de charbon particulièrement efficace comme combustible. 3. Unité de puissance qui exprime une équivalence entre la puissance fournie par un cheval tirant une charge et celle fournie par une machine de propulsion à vapeur.
Les salariés1 des compagnies de chemin de fer en France entre 1851 et 1870.
1. Travailleur lié à un employeur par un contrat de travail et qui est rémunéré par le paiement d'un salaire.
Louis-Laurent Simonin, La Vie souterraine ou les mines et les mineurs, 1867.
Le travail de forgeage dans une usine sidérurgique
Le marteau-pilon à vapeur a été inventé au Creusot en 1840. Au milieu du XIXe siècle, les usines Schneider du Creusot possèdent 13 hauts-fourneaux (pour fondre le minerai de fer), 41 laminoirs (pour réduire l'épaisseur du métal) et emploient plus de 10 000 ouvriers pour produire de la fonte, du fer, de l’acier et plus particulièrement plus de 50 locomotives par an. Au premier plan est placé un arbre coudé (pièce de moteur pour les bateaux à vapeur). Au centre, un groupe d'ouvriers manœuvre à l'aide d'un levier une pièce métallique pour l'amener sous le marteau-pilon.
1. Montrez l’importance de la houille dans l'industrialisation sous le Second Empire. (doc. 1) 2. Comment évolue le salariat en France sous le Second Empire ? Pourquoi ? (doc. 2) 3. Quelles industries se développent sous le Second Empire ? (doc. 3) 4. Décrivez l'ambiance de l'usine. Quels sont les changements apportés par les nouveaux modes de production dans le travail des ouvriers ? Montrez la dureté de ce travail. (doc. 3) 5. En vous appuyant sur les documents, préparez une présentation orale qui répond à la question : « comment de nouvelles manières de produire transforment-elles peu à peu l’industrie ? »
questions
COOPÉRER