La méthode de la préoccupation partagée
Index
Questions
Témoignages
Documentation
Introduction
Vidéos
Les Bases
Les Etapes
Mise en Situation
Témoignages
L'enfer au Quotidien - Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves
Extrait de L'enfer au quotidien (2005)
Extrait de L'enfer au quotidien (2005)
Extrait de L'enfer au quotidien (2005)
Introduction
Utilisée avec succès en Finlande, en Australie et au Canada, cette méthode a été créée et développée en Suède par le psychologue Anatol Pikas. Elle consiste en une série d'entretiens individuels avec les élèves ayant pris part au "harcèlement" et au cours desquels on recherche avec eux ce qu'ils pourraient eux-mêmes mettre en oeuvre pour que le harcèlement cesse.
Introduction
Pikas part du principe que le harcèlement est un phénomène de groupe et que celui-ci exerce une pression sur chacun de ses membres pour se maintenir dans le harcèlement. La peur est ainsi le véritable ciment du groupe. La méthode consiste à briser cette unité du groupe et à rechercher avec chacun de ses membres une issue positive pour sortir du harcèlement.
La méthode de la préoccupation partagée
Marie Quartier présente la méthode de la préoccupation partagée lors des 4èmes rencontres de la fondation Ramsay consacrées au harcèlement scolaire
Les Bases
Elle prend la forme d’une série de rencontres individuelles avec les intimidateurs
Elle nécessite la constitution d’une équipe
Le harcèlement étant par nature un phénomène de groupe, l'objectif de la méthode est de défaire l'effet de groupe en ré-individualisant chacun de ses membres.
Une équipe de professionnels spécifiquement formés au traitement des situations d'intimidation est nécessaire de façon à soutenir la victime et à intervenir auprès des intimidateurs.
Les intimidateurs sont invités à rechercher eux-mêmes ce qu’ils pourraient faire pour que la cible se sente mieux
Elle nécessite un soutien de la cible
Ceux qui ont participé à l'intimidation sont incités à devenir les acteurs de la résolution du problème qu'ils ont créé. L'intervenant les place en position de réparer ce qu'ils ont fait subir à la cible.
L'élève cible de l'intimidation reçoit le soutien d'un professionnel de l'établissement qui lui offre le cadre d'une écoute bienveillante et attentive. Il est rencontré autant de fois que cela est nécessaire de façon à l'aider à reprendre confiance en lui et à mobiliser ses ressources.
Les entretiens se poursuivent jusqu’à ce que l’intimidation ait entièrement pris fin.
C’est une approche non-blâmante
L'intervenant adopte volontairement une attitude empathique. Il ne blâme pas les intimidateurs, ne punit pas, ne culpabilise pas. Il montre qu'il est préoccupé par la situation de l'élève cible de l'intimidation.
L'intervenant est aussi obstiné que bienveillant. Il poursuivra les entretiens jusqu'à ce que les intimidateurs aient trouvé une solution et que la cible se sente mieux.
La préoccupation partagée
Durée
Principes
Mobilisation
Objectifs
Rapidité d'intervention. 2 semaines maximum Entretiens brefs (<3mn)
Confidentialité et discrétion
Respect absolu de toutes les personnes
Confiance aux élèves pour résoudre le problème
Pas de sanction sauf si échec
Constitution d'une équipe d'adultes volontaires qui incarnent une figure d'autorité
Porter une attention particulière à un élève qui ne va pas bien et permettre aux élèves impliqués de trouver des solutions.
Les étapes de la méthode
L'entretien avec la cible
Obtenir des renseignements
Le degré de souffrance et le degré de confiance
Les noms des intimidateurs
Établir une mesure de protection si besoin
Créer un lien de confiance
Ne pas blâmer ni culpabiliser
Ecouter sans donner de conseil
Être bienveillant, sécuriser Informer du déroulement Communication avec les parents
Dès que l'intimidation a été portée à la connaissance des professionnels, la cible est rencontrée par un membre de l'équipe. Celui-ci laisse la cible parler librement de son malaise. Il lui apporte son soutien et la réconforte. Il lui demande qui sont les élèves qui participent aux brimades.
L'entretien avec les intimidateurs
Faire reconnaître le malaise de la cible (amener l'élève à partager la préoccupation) Faire rechercher des suggestions pour aider la cible (amener l’élève à devenir force de proposition ) Prévoir un deuxième entretien
Un autre et seul adulte et un entretien court Parler de sa préoccupation pour la cible
Ne pas blâmer ni culpabiliser
D'autres membres de l'équipe rencontrent individuellement tous ceux qui ont pris part à l'intimidation. On ne les blâme pas. On leur dit qu'on est préoccupé par la situation de la cible et on leur demande ce qu'ils ont eux-mêmes observé. Sitôt que l'intimidateur présumé a reconnu que la situation de la cible n'était pas bonne, l'intervenant lui demande ce qu'il pourrait faire améliorer sa situation. Les entretiens sont brefs (pas plus de deux ou trois minutes). Ils sont renouvelés jusqu'à ce que les différents intimidateurs aient proposé des solutions constructives au problème qu'ils ont créé. Il n'est pas inutile de rencontrer aussi des élèves qui ne sont que de simples témoins.
Le suivi
Deux entretiens avec les intimidateurs Si aucune amélioration, sanctions
Avec la cible jusqu'à ce que la situation s'améliore Suivi avec les parents
Au cours de cette phase, les membres de l'équipe rencontrent à nouveau les intimidateurs et s'assurent que leurs suggestions ont bien été suivies d'effet. La cible est également revue plusieurs fois. On lui demande si elle a constaté des améliorations dans sa situation.
Posture
Conditions de réussite
Règles
Mise en situation
HISTOIRE n°1
Les protagonistes La victime : Laurie L'intimidateur : John La copine : Annie Les membres du groupe d'amis : Charlotte, Tom
Lors de mon entrée au collège, tout est nouveau. Nouvelle école, nouvelle classe, aucun copain de l'ancienne école.
Mon unique préoccupation : « Je dois me faire de nouveaux amis pour ne pas rester seule ». Je m'intègre donc au groupe d'une fille gentille.
Un garçon rejoint notre groupe, car il est intéressé par ma copine. Sa «stratégie de drague» : rabaisser les autres et surtout moi, pour exister, se mettre en avant. Je deviens sa cible favorite, pendant plusieurs mois, je suis sa victime : remarques méchantes et blessantes, moqueries, humiliations. Je ne réponds rien, j'ai la gorge nouée. Dans mon esprit, je ne peux rien faire : je reçois ses moqueries, sa maltraitance, sans me défendre… Car, je ne sais pas me défendre. Je prends l’habitude des brimades et les accepte malgré moi. Je me dis que je dois attendre que ça s’arrête.
Mise en situation
HISTOIRE n°2
Mes parents ne remarquent rien... Je ne travaille plus en cours... Tout de façon dès que j'ai une "bonne" note genre 12, rien que 12 je me fais insulter, on me dit que j'ai triché parce que je suis juste une merde... Oui que ça soit en cours où chez moi je me fais harceler. Les protagonistes La victime : Théo Les intimidateurs : Nina et Alban Le copain : Paco
Je suis victime de harcèlement depuis plus d'un an. Recevoir insultes, rabaissement, menaces h24, ça fait mal... Depuis toute petite je me fais insulter. Je n'ai jamais réussi à dire STOP... En fait je suis juste une cible facile... Une personne qui ne sait pas se défendre, et c'est pour cela que tout le monde s'en prend à moi... Jamais je n'arriverais à me "rebeller". Les insultes ont commencé sur insta... Je me suis de plus en plus renfermé sur moi... J'ai commencé à me mutiler... Mon meilleur ami l'a remarqué, a remarqué que je me faisais harceler... Je sais que je peux lui faire confiance et qu'il est là pour m'aider... Mais maintenant je ne peux plus avoir confiance en personne... C'est trop dur... Je n'ose pas lui en parler, je n'ose pas lui imposer mon problème... J'ai honte de ce que je fais...
Mise en situation
HISTOIRES
Une fois de plus, Enzo, le «beau-gosse» du collège, tente lourdement de séduire Marion. Et une fois de plus, la jeune fille le repousse. Sauf que ce jour-là, les choses dérapent : suite à un coup de pied mal placé de Marion, Enzo lui jure qu’il se vengera. Habile, il parvient à gagner sa confiance et à la troubler… pour mieux la trahir : une vidéo filmée à son insu, où elle se laisse embrasser par lui, est diffusée dans tout le collège.
La vie de Megan bascule le jour où elle découvre ses messages privés placardés sur les murs du lycée. Mensonges, insultes, manipulations… tous ses secrets sont dévoilés. En une seconde et quelques clics, sa vie bascule… Elle devient une paria. Qui a pu la trahir ainsi ? Et pourquoi Nolan, ce mystérieux garçon au charme trouble, se trouve-t-il toujours sur son chemin ?
Jour de rentrée pour Gaspard. Nouveau collège et nouveaux copains ? Pas vraiment. Anthony, la grande gueule de sa classe, a décidé de lui pourrir la vie.
Juste pour rigoler, parce qu'il a une tête de premier de la classe.
Ça commence par de mauvaises blagues. Rien de bien méchant. Puis la cruauté prend le pas. De plus en plus fort…
Paul devient la proie de deux élèves qui se moquent de son bégaiement.
Soan manque de confiance en lui. Mal dans ses baskets, il devient la cible de Charlie, à qui il donne sans broncher tout ce que ce dernier réclame.
Questions
Un professeur de la classe où l'intimidation s'est déroulée peut-il mener les entretiens?
Il est préférable que l'intervenant soit extérieur à la classe. Il importe que celui qui mène les entretiens n'ait pas une connaissance précise du groupe avec qui il va travailler afin de pouvoir aborder la situation avec neutralité. Les élèves, de leur côté, se sentiront plus à l'aise pour parler avec un professionnel extérieur à la classe. La méthode peut-elle être utilisée lorsque des sanctions ont été prononcées ? La méthode de la préoccupation partagée est une approche non blâmante. Les personnels qui la mettent en œuvre ne disposent pas du pouvoir de sanction. Celui-ci appartient au chef d'établissement. Il se peut que dans certains cas le recours à la sanction soit nécessaire. Deux situations peuvent être envisagés. 1) Si les intimidateurs refusent de coopérer, se murent dans le silence, ne font aucune suggestion et persistent à intimider la cible, la méthode est alors abandonnée et le chef d'établissement sanctionne les intimidateurs. 2) Si les faits sont particulièrement graves, des sanctions doivent être immédiatement prononcées. Mais on sait que celles-ci mettent rarement fin à elles seules à l'intimidation. L'équipe chargée du traitement des situations peut parfaitement travailler avec les intimidateurs après qu'ils ont été sanctionnés.
La méthode a-t-elle fait l'objet d'évaluations concernant son efficacité ?
La méthode de la préoccupation partagée a fait l'objet de différentes évaluations internationales :
– En 1994, P.K. Smith et S. Sharp ont testé la méthode auprès d'élèves du secondaire (Sheffield) : le taux de résolution des situations est de 75%.
– En 1996, A. Duncan a procédé à une évaluation auprès d'élèves entre 7 et 16 ans (Écosse) : sur 38 cas d'intimidations 34 ont pu être résolus avec la Préoccupation commune (soit 89%).
– En 2001, P.K. Smith a interrogé des enseignants (Royaume-Uni) sur l'efficacité de de la méthode en leur demandant de la situer sur une échelle de 1 à 5 : leurs réponses est de 3,9.
– En 2001, C. Griffiths a testé la méthode en Australie auprès d’élèves du primaire et du secondaire : les taux de réussite de la méthode se situent entre 85 et 100%.
Réferences & Ressources
Le Centre ReSIS - Une association engagée pour lutter efficacement contre les souffrances scolaires
Le site officiel de la méthode Pikas (en anglais)
Un article d'Anatol Pikas (en anglais)
Non au Harcèlement - education.gouv.fr
Phare : un dispositif de lutte contre le harcèlement à l'école - education.gouv.fr
Lutter contre le harcèlement en milieu scolaire - Genially
How the Method of Shared Concern works
Version en français - Ken Rigby.net
Création Vidéo
Illustrations des phases de la methode de la préoccupation partagée
https://pikas.se/SCm/
Création Vidéo
Thanks for reading and watching
Equipe du Climat Scolaire
Collège François Mitterrand - 40140 SOUSTONS
Genially by A. Denutte
MPP - PIKAS
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La méthode de la préoccupation partagée
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Témoignages
Documentation
Introduction
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Les Bases
Les Etapes
Mise en Situation
Témoignages
L'enfer au Quotidien - Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves
Extrait de L'enfer au quotidien (2005)
Extrait de L'enfer au quotidien (2005)
Extrait de L'enfer au quotidien (2005)
Introduction
Utilisée avec succès en Finlande, en Australie et au Canada, cette méthode a été créée et développée en Suède par le psychologue Anatol Pikas. Elle consiste en une série d'entretiens individuels avec les élèves ayant pris part au "harcèlement" et au cours desquels on recherche avec eux ce qu'ils pourraient eux-mêmes mettre en oeuvre pour que le harcèlement cesse.
Introduction
Pikas part du principe que le harcèlement est un phénomène de groupe et que celui-ci exerce une pression sur chacun de ses membres pour se maintenir dans le harcèlement. La peur est ainsi le véritable ciment du groupe. La méthode consiste à briser cette unité du groupe et à rechercher avec chacun de ses membres une issue positive pour sortir du harcèlement.
La méthode de la préoccupation partagée
Marie Quartier présente la méthode de la préoccupation partagée lors des 4èmes rencontres de la fondation Ramsay consacrées au harcèlement scolaire
Les Bases
Elle prend la forme d’une série de rencontres individuelles avec les intimidateurs
Elle nécessite la constitution d’une équipe
Le harcèlement étant par nature un phénomène de groupe, l'objectif de la méthode est de défaire l'effet de groupe en ré-individualisant chacun de ses membres.
Une équipe de professionnels spécifiquement formés au traitement des situations d'intimidation est nécessaire de façon à soutenir la victime et à intervenir auprès des intimidateurs.
Les intimidateurs sont invités à rechercher eux-mêmes ce qu’ils pourraient faire pour que la cible se sente mieux
Elle nécessite un soutien de la cible
Ceux qui ont participé à l'intimidation sont incités à devenir les acteurs de la résolution du problème qu'ils ont créé. L'intervenant les place en position de réparer ce qu'ils ont fait subir à la cible.
L'élève cible de l'intimidation reçoit le soutien d'un professionnel de l'établissement qui lui offre le cadre d'une écoute bienveillante et attentive. Il est rencontré autant de fois que cela est nécessaire de façon à l'aider à reprendre confiance en lui et à mobiliser ses ressources.
Les entretiens se poursuivent jusqu’à ce que l’intimidation ait entièrement pris fin.
C’est une approche non-blâmante
L'intervenant adopte volontairement une attitude empathique. Il ne blâme pas les intimidateurs, ne punit pas, ne culpabilise pas. Il montre qu'il est préoccupé par la situation de l'élève cible de l'intimidation.
L'intervenant est aussi obstiné que bienveillant. Il poursuivra les entretiens jusqu'à ce que les intimidateurs aient trouvé une solution et que la cible se sente mieux.
La préoccupation partagée
Durée
Principes
Mobilisation
Objectifs
Rapidité d'intervention. 2 semaines maximum Entretiens brefs (<3mn)
Confidentialité et discrétion Respect absolu de toutes les personnes Confiance aux élèves pour résoudre le problème Pas de sanction sauf si échec
Constitution d'une équipe d'adultes volontaires qui incarnent une figure d'autorité
Porter une attention particulière à un élève qui ne va pas bien et permettre aux élèves impliqués de trouver des solutions.
Les étapes de la méthode
L'entretien avec la cible
Obtenir des renseignements Le degré de souffrance et le degré de confiance Les noms des intimidateurs Établir une mesure de protection si besoin
Créer un lien de confiance Ne pas blâmer ni culpabiliser Ecouter sans donner de conseil Être bienveillant, sécuriser Informer du déroulement Communication avec les parents
Dès que l'intimidation a été portée à la connaissance des professionnels, la cible est rencontrée par un membre de l'équipe. Celui-ci laisse la cible parler librement de son malaise. Il lui apporte son soutien et la réconforte. Il lui demande qui sont les élèves qui participent aux brimades.
L'entretien avec les intimidateurs
Faire reconnaître le malaise de la cible (amener l'élève à partager la préoccupation) Faire rechercher des suggestions pour aider la cible (amener l’élève à devenir force de proposition ) Prévoir un deuxième entretien
Un autre et seul adulte et un entretien court Parler de sa préoccupation pour la cible Ne pas blâmer ni culpabiliser
D'autres membres de l'équipe rencontrent individuellement tous ceux qui ont pris part à l'intimidation. On ne les blâme pas. On leur dit qu'on est préoccupé par la situation de la cible et on leur demande ce qu'ils ont eux-mêmes observé. Sitôt que l'intimidateur présumé a reconnu que la situation de la cible n'était pas bonne, l'intervenant lui demande ce qu'il pourrait faire améliorer sa situation. Les entretiens sont brefs (pas plus de deux ou trois minutes). Ils sont renouvelés jusqu'à ce que les différents intimidateurs aient proposé des solutions constructives au problème qu'ils ont créé. Il n'est pas inutile de rencontrer aussi des élèves qui ne sont que de simples témoins.
Le suivi
Deux entretiens avec les intimidateurs Si aucune amélioration, sanctions
Avec la cible jusqu'à ce que la situation s'améliore Suivi avec les parents
Au cours de cette phase, les membres de l'équipe rencontrent à nouveau les intimidateurs et s'assurent que leurs suggestions ont bien été suivies d'effet. La cible est également revue plusieurs fois. On lui demande si elle a constaté des améliorations dans sa situation.
Posture
Conditions de réussite
Règles
Mise en situation
HISTOIRE n°1
Les protagonistes La victime : Laurie L'intimidateur : John La copine : Annie Les membres du groupe d'amis : Charlotte, Tom
Lors de mon entrée au collège, tout est nouveau. Nouvelle école, nouvelle classe, aucun copain de l'ancienne école. Mon unique préoccupation : « Je dois me faire de nouveaux amis pour ne pas rester seule ». Je m'intègre donc au groupe d'une fille gentille. Un garçon rejoint notre groupe, car il est intéressé par ma copine. Sa «stratégie de drague» : rabaisser les autres et surtout moi, pour exister, se mettre en avant. Je deviens sa cible favorite, pendant plusieurs mois, je suis sa victime : remarques méchantes et blessantes, moqueries, humiliations. Je ne réponds rien, j'ai la gorge nouée. Dans mon esprit, je ne peux rien faire : je reçois ses moqueries, sa maltraitance, sans me défendre… Car, je ne sais pas me défendre. Je prends l’habitude des brimades et les accepte malgré moi. Je me dis que je dois attendre que ça s’arrête.
Mise en situation
HISTOIRE n°2
Mes parents ne remarquent rien... Je ne travaille plus en cours... Tout de façon dès que j'ai une "bonne" note genre 12, rien que 12 je me fais insulter, on me dit que j'ai triché parce que je suis juste une merde... Oui que ça soit en cours où chez moi je me fais harceler. Les protagonistes La victime : Théo Les intimidateurs : Nina et Alban Le copain : Paco
Je suis victime de harcèlement depuis plus d'un an. Recevoir insultes, rabaissement, menaces h24, ça fait mal... Depuis toute petite je me fais insulter. Je n'ai jamais réussi à dire STOP... En fait je suis juste une cible facile... Une personne qui ne sait pas se défendre, et c'est pour cela que tout le monde s'en prend à moi... Jamais je n'arriverais à me "rebeller". Les insultes ont commencé sur insta... Je me suis de plus en plus renfermé sur moi... J'ai commencé à me mutiler... Mon meilleur ami l'a remarqué, a remarqué que je me faisais harceler... Je sais que je peux lui faire confiance et qu'il est là pour m'aider... Mais maintenant je ne peux plus avoir confiance en personne... C'est trop dur... Je n'ose pas lui en parler, je n'ose pas lui imposer mon problème... J'ai honte de ce que je fais...
Mise en situation
HISTOIRES
Une fois de plus, Enzo, le «beau-gosse» du collège, tente lourdement de séduire Marion. Et une fois de plus, la jeune fille le repousse. Sauf que ce jour-là, les choses dérapent : suite à un coup de pied mal placé de Marion, Enzo lui jure qu’il se vengera. Habile, il parvient à gagner sa confiance et à la troubler… pour mieux la trahir : une vidéo filmée à son insu, où elle se laisse embrasser par lui, est diffusée dans tout le collège.
La vie de Megan bascule le jour où elle découvre ses messages privés placardés sur les murs du lycée. Mensonges, insultes, manipulations… tous ses secrets sont dévoilés. En une seconde et quelques clics, sa vie bascule… Elle devient une paria. Qui a pu la trahir ainsi ? Et pourquoi Nolan, ce mystérieux garçon au charme trouble, se trouve-t-il toujours sur son chemin ?
Jour de rentrée pour Gaspard. Nouveau collège et nouveaux copains ? Pas vraiment. Anthony, la grande gueule de sa classe, a décidé de lui pourrir la vie. Juste pour rigoler, parce qu'il a une tête de premier de la classe. Ça commence par de mauvaises blagues. Rien de bien méchant. Puis la cruauté prend le pas. De plus en plus fort…
Paul devient la proie de deux élèves qui se moquent de son bégaiement.
Soan manque de confiance en lui. Mal dans ses baskets, il devient la cible de Charlie, à qui il donne sans broncher tout ce que ce dernier réclame.
Questions
Un professeur de la classe où l'intimidation s'est déroulée peut-il mener les entretiens? Il est préférable que l'intervenant soit extérieur à la classe. Il importe que celui qui mène les entretiens n'ait pas une connaissance précise du groupe avec qui il va travailler afin de pouvoir aborder la situation avec neutralité. Les élèves, de leur côté, se sentiront plus à l'aise pour parler avec un professionnel extérieur à la classe. La méthode peut-elle être utilisée lorsque des sanctions ont été prononcées ? La méthode de la préoccupation partagée est une approche non blâmante. Les personnels qui la mettent en œuvre ne disposent pas du pouvoir de sanction. Celui-ci appartient au chef d'établissement. Il se peut que dans certains cas le recours à la sanction soit nécessaire. Deux situations peuvent être envisagés. 1) Si les intimidateurs refusent de coopérer, se murent dans le silence, ne font aucune suggestion et persistent à intimider la cible, la méthode est alors abandonnée et le chef d'établissement sanctionne les intimidateurs. 2) Si les faits sont particulièrement graves, des sanctions doivent être immédiatement prononcées. Mais on sait que celles-ci mettent rarement fin à elles seules à l'intimidation. L'équipe chargée du traitement des situations peut parfaitement travailler avec les intimidateurs après qu'ils ont été sanctionnés.
La méthode a-t-elle fait l'objet d'évaluations concernant son efficacité ? La méthode de la préoccupation partagée a fait l'objet de différentes évaluations internationales : – En 1994, P.K. Smith et S. Sharp ont testé la méthode auprès d'élèves du secondaire (Sheffield) : le taux de résolution des situations est de 75%. – En 1996, A. Duncan a procédé à une évaluation auprès d'élèves entre 7 et 16 ans (Écosse) : sur 38 cas d'intimidations 34 ont pu être résolus avec la Préoccupation commune (soit 89%). – En 2001, P.K. Smith a interrogé des enseignants (Royaume-Uni) sur l'efficacité de de la méthode en leur demandant de la situer sur une échelle de 1 à 5 : leurs réponses est de 3,9. – En 2001, C. Griffiths a testé la méthode en Australie auprès d’élèves du primaire et du secondaire : les taux de réussite de la méthode se situent entre 85 et 100%.
Réferences & Ressources
Le Centre ReSIS - Une association engagée pour lutter efficacement contre les souffrances scolaires
Le site officiel de la méthode Pikas (en anglais)
Un article d'Anatol Pikas (en anglais)
Non au Harcèlement - education.gouv.fr
Phare : un dispositif de lutte contre le harcèlement à l'école - education.gouv.fr
Lutter contre le harcèlement en milieu scolaire - Genially
How the Method of Shared Concern works
Version en français - Ken Rigby.net
Création Vidéo
Illustrations des phases de la methode de la préoccupation partagée
https://pikas.se/SCm/
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Collège François Mitterrand - 40140 SOUSTONS
Genially by A. Denutte