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Les usines Renault dans les années 1930

francois.volpelier

Created on September 7, 2022

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Renault dans les années 1930

Document 1 : L’usine Renault de Boulogne - Billancourt

D'après les Cahiers du Bochévisme, "L'expérience Renault", 15 octobre 1931

Document 2 : L'usine en février 1934

D’après l’Humanité, 13 février 1934

Document 4 : Les sentiments des ouvriers

"Dès qu'on a senti la pression s'affaiblir, immédiatement, explique-t-elle, les souffrances, les humiliations, les rancoeurs, les amertumes silencieusement amassées pendant des années ont constitué une force suffisante pour desserrer l'étreinte. C'est toute l'histoire de la grève. Il n'y a rien d'autre. On pliait sous le joug. Dès que le joug s'est desserré, on a relevé la tête. Un point c'est tout. Comment est-ce que ça s'est passé ? Oh, bien simplement. Chaque ouvrier, en voyant arriver au pouvoir le parti socialiste, a eu le sentiment que, devant le patron, il n'était plus le plus faible. La réaction a été immédiate. Pourquoi les ouvriers n'ont-ils pas attendu la formation du nouveau gouvernement ? En premier lieu, on n'a pas eu la force d'attendre. Dans ce mouvement il s'agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence, en silence pendant des mois et des années, d'oser enfin se redresser, se tenir debout. Prendre la parole à son tour, se sentir des hommes pendant quelques jours. Cette grève est en elle-même une joie. Joie de parcourir librement ces ateliers. Joie d'entendre, au lieu du fracas impitoyable des machines, de la musique, des chants et des rires. Joie de passer devant les chefs la tête haute. Joie de vivre, parmi ces machines muettes, au rythme de la vie humaine, non à la cadence imposée par le chronométreur. Bien sûr, cette vie dure recommencera dans quelques jours. On se contente de jouir du sentiment qu'enfin on compte pour quelque chose, qu'on va moins souffrir, qu'on aura des congés payés, de meilleurs salaires et quelque chose à dire dans l'usine et que tout cela, on ne l'aura pas seulement obtenu, mais imposé. On se laisse pour une fois bercer par ces douces pensées. " D’après La Révolution prolétarienne, 1936, Simone Weil, paru sous le nom de S.Galois