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ACTIVITE 2 - ETUDE DE CAS : LA GUERRE D'ALGERIE (1954-1962)

histoiregeographisem

Created on May 7, 2022

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ACTIVITE 2 - ETUDE DE CAS : LA GUERRE D'ALGERIE (1954-1962)

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II/ LA DÉCOLoNISATION DE L'ASIE ET DE L'AFRIQUE

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Problématique

Définitions

Colonie de peuplement : colonie dans laquelle l'Etat envoie des hommes et des femmes afin d'assurer une présence pérenne (qui dure longtemps) ​L'assimilation : fait pour une population d’adopter le mode de vie d’une autre population. Le FLN : mouvement indépendantiste algérien (Front de libération nationale). Un harki : soldat algérien qui combat aux côtés de l’armée française pendant la guerre d’Algérie. Un pied-noir : terme qui désigne un européen qui vivait en Algérie sous autorité coloniale

Comment se déclenche la guerre d'Algérie ? Comment se déroule-t-elle?

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Doc 1. Le poids démographique des "Européens"

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Doc 2. Les inégalités de traitement entre "Français" et "Algériens" dans l'Algérie coloniale

Avant 1962, l'Algérie était considérée comme un département français mais les "Algériens" bien que considérés comme Français n'avaient pas le même statut que les Français originaires de métropole. Les "Algériens" ne disposaient pas d'un droit de vote équivalent, en pratique le vote d'un "Français" comptait 6 fois plus que celui d'un "Algérien" et les femmes n'obtinrent le droit de vote qu'en 1956. 93% des postes de cadres étaient occupés par des "Français" et seuls 20% des enfants "Algériens" étaient scolarisés contre 100% des "Français".​ D'après Germaine Tillion, L'Algérie en 1957, Edition de minuit, 1957.

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Doc 3. Le déclenchement de la guerre d'Algérie

Source : Manuel terminale Belin 2022

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Doc 4. L’appel du FLN

Suite aux attentats qui marquent le début de la guerre d'Algérie le FLN (Front de Libération Nationale) lance l'appel suivant : Notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. [...] Notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de Front de Libération Nationale [...] offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération. But : l’indépendance nationale par la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques et le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions. Appel du FLN au peuple algérien, 31 octobre 1954.

Illustration. Ahmed Ben Bella en 1964.

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Doc 5. Un historien résume la bataille d'Alger

A partir de 1956 les attentats à Alger devinrent presque quotidiens. Aux coups de pistolet, aux rafales de pistolet-mitrailleur et aux grenades lancées par des fedayin, l’ALN ajouta des bombes à retardement, déposées dans les lieux publics des quartiers européens (cafés, grands magasins, transports en commun). Pendant ce temps, les « contre-terroristes » continuaient leurs attentats. Pour agir plus efficacement, ils commencèrent à enlever, séquestrer et torturer des Algériens soupçonnés d’appartenir au FLN, avec la complicité de policiers et d’officiers. Dans ce contexte [...] [Le général Massu] reçut la mission d’empêcher le succès de la grève générale de huit jours annoncée par le FLN pour la fin janvier en même temps que l’ouverture des débats sur le problème algérien à l’ONU ; et de démanteler les réseaux du FLN-ALN : ceux-ci représentaient environ 5 000 militants (parmi lesquels seulement 200 de l’ALN) encadrant la majorité des 300 000 musulmans du Grand Alger. Le général Massu disposait, quant à lui, des forces de police, gendarmerie et CRS, [...] et d’environ 10 000 soldats, [...] le général Massu était habilité, [...] à perquisitionner et à faire assigner à résidence les suspects dans des locaux policiers ou militaires, puis dans des camps d’internement, avant de les remettre à la justice militaire. Il fut également autorisé par sa hiérarchie, sans ordre écrit, à utiliser l’interrogatoire par la force, c’est-à-dire la torture, pourvu qu’elle restât contrôlée [...] . Ces restrictions n’empêchèrent pas des accidents et des exécutions sommaires, dont plusieurs firent scandale en métropole [...] . Dénoncées par le FLN et par des intellectuels français comme un système répressif digne des méthodes nazies, ces pratiques furent niées par le gouvernement de Guy Mollet, ou imputées à des défaillances individuelles. Elles furent pourtant reconnues, dès cette époque, par des acteurs de la « bataille » [...] Guy Pervillé, 1957, "Alger La très sale guerre", Les Collections de L'Histoire - jeudi 17 mars 2022

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Doc 6. La répression des civils pendant la "bataille d'Alger"

Contrôle d’identité dans un hammam d’Alger, le 27 janvier 1957. La « bataille d’Alger », visant à contrecarrer toute action pour l’indépendance (grèves comme attentats) en démantelant les organisations actives (dont le FLN), vient de débuter. Cette photo montre la soumission et la peur des Algériens quand les militaires font soudainement irruption.

- ECPAD – DR cité dans Guy Pervillé, 1957, Alger La très sale guerre, Les Collections de L'Histoire - jeudi 17 mars 2022

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Doc 7. Un massacre d'Algériens en plein Paris le 17 octobre 1961

Le 17 octobre 1961, 20 000 à 30 000 Algériens vivant en France métropolitaine se dirigent vers les quartiers riches de Paris pour manifester leur soutien à l'indépendance de l'Algérie. Ils enfreignent ainsi le couvre-feu discriminatoire mis en place par le préfet qui interdisait les déplacements entre 22 h et 5h aux "travaileurs algériens musulmans". La police était préparée à de nombreuses arrestations (12 000 en tout), mais la police tire également sur la foule désarmée et jette de nombreux cadavres dans la Seine. Dans les jours qui suivent une soixantaine de corps sont retrouvés dans le fleuve. Il sera prouvé par la suite que les autorités ont dissimulé le massacre et l'ont même encouragé (par l'intermédiaire du préfet Maurice Papon).

Tag photographié par un journaliste le lendemain du massacre. Crédits : Jean Texier / L'Humanité, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

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Doc 8. Des Français de plus en plus opposés à la guerre

La torture pratiquée par l'armée et la mort de nombreux combattants métropolitains provoquent un rejet croissant de la guerre dans la population française. De plus l'opinion publique internationale fait aussi pression sur la France si bien que le maintien de la présence française paraît de plus en plus illégitime.

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Doc 9. Le départ des harkis et des pieds-noirs

Les accords d'Evian sont signés le 18 mars 1962 et marquent la fin de l'a guerre et la reconnaissance de l'indépendance de l'Algérie par la France. La fin du conflit déclenche une vague importante de départs Algérie. Des massacres d’Européens et de Harkis accélèrent les départs dans la précipitation : 800 000 pieds-noirs quittent l’Algérie. Seuls 43 000 Harkis réussissent à fuir l’Algérie. À leur arrivée en France, ils sont installés dans des camps.

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