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Alphabétisation des femmes
patriceandreux
Created on May 3, 2022
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Transcript
l'enjeu de la connaissance
axe 1produire et diffuser des connaissances
Les grandes Étapes de l'alphabÉtisation des femmes du xvième siÈcle À nos jours dans le monde
introduction
L'école des femmes
1. L'alphabÉtisation des femmes depuis le xvième siÈcle : un processus lent et progressif
index
1. L'éduction des jeunes filles
2. L'importance de l'éducation des filles
3. Le rôle majeur de Jules ferry
4. ferdinand buisson
5. caricature jules ferry
6. l'intégration des femmes immigrées
Document 1 : l'éduction des jeunes filles selon jean-louis vivès (1523)
Théologien et philosophe, Jean-Louis Vivès (1492-1540) est un des grands représentants de l'humanisme chrétien nordique et reste surtout connu aujourd'hui pour ses travaux en pédagogie. Etant en âge qu'il semblera qu'elle soit propre à apprendre les lettres et acquérir la connaissance des choses, il convient que dès lors, la jeune fille commence à apprendre celles qui servent tant à l'ornement de l'esprit qu'au gouvernement de la maison. Je ne détermine aucun temps précis pour ce faire. Les uns ont estimé qu'on doit commencer à sept ans, comme Aristote et Ératosthène ; les autres à quatre ou cinq, comme Chrysippe ou Quintilien ; pour ma part, je remets toute la délibération de cette affaire à la prudence des parents. [...] Mais c'est une très bonne chose qu'être occupée à la lecture des livres. Aussi est-ce ce que je conseille surtout. Mais quand elle sera lasse de lire, je ne peux la voir oiseuse. [...] Si quelqu'un demande quels livres elles doivent lire, je réponds qu'il y en a de biens connus de tous : c'est-à-dire les saints Évangiles du Seigneur, les Actes et épîtres des Apôtres, les histoires et doctrines morales, et principalement de l'Ancien Testament, les livres de saint Cyprien, saint Jérôme, saint Augustin, saint Ambroise, saint Chrysostome, saint Hilaire, saint Grégoire, Boèce, Fulgence, Tertullien, Platon, Cicéron, Sénèque et leurs semblables. Jean-Louis VIVES, L'Institution de la femme chrétienne, 1523
Document 2 : L'importance de l'éduction des filles selon fénelon
Religieux et pédagogue, François de Salignac de la Mothe-Fénelon (1651-1715) est un jntellectuel majeur du temps de Louis XIV. Rien n'est plus négligé que l'éducation des filles. [...] Pour les filles, dit-on, il ne faut pas qu'elles soient savantes, la curiosité les rend vaines et précieuses ; il suffit qu'elles sachent gouverner un jour leur ménage, et obéir à leur mari sans raisonner. On ne manque pas de se servir de l'expérience qu'on a de beaucoup de femmes que la science a rendues ridicules [...]. Les femmes ont d'ordinaire l'esprit encore plus faible et plus curieux que les hommes ; aussi n'est-il point à propos de les engager dans des études dont elles pourraient s`entêter. Elles ne doivent ni gouverner l'État, ni faire la guerre, ni entrer dans le ministère des choses sacrées. Ainsi elles peuvent se passer de certaines connaissances étendues [...]. Elles sont faites pour des exercices modérés. Leur corps aussi bien que leur esprit, est moins fort et moins robuste que celui des hommes. En revanche, la nature leur a donné en partage l'industrie, la propreté et l'économie, pour les occuper tranquillement dans leurs maisons. [...] N'ont-elles pas des devoirs à remplir, mais des devoirs qui sont les fondements de toute la vie humaine ? Ne sont-ce pas les femmes qui ruinent ou qui soutiennent les maisons, qui règlent tout le détail des choses domestiques ? FENELON, De l'éducation des filles, 1687
Jules Ferry, député républicain, prononce un discours sur l'importance de l'éducation des femmes. Du moment où les femmes auront droit à une éducation complète, semblable à celle des hommes, leurs facultés se développeront, et l'on s'apercevra qu'elles les ont égales à celles des hommes. Mon Dieu, mesdames, si je réclame cette égalité, c'est bien moins pour vous que pour nous, hommes. [...] À quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants, et ce serait une bonne réponse, mais comme elle est banale, j'aime mieux dire : à élever vos maris [...]. Au lieu du foyer déserté, ce serait le foyer éclairé, animé par la causerie, embelli par la lecture [.„]. Condorcet l'avait bien compris, et il disait : que l'égalité d'éducation ferait de la femme de l'ouvrier, en même temps que la gardienne du foyer, la gardienne du commun savoir [...]. Aujourd'hui, il y a une lutte sourde mais persistante entre la société d'autrefois, l'ancien régime avec son édifice de regrets, de croyances et d'institutions qui n'acceptent pas la démocratie moderne, et la société qü procède de la Révolution française [...]. Or, dans ce combat, la femme ne peut pas être neutre [...]. Les évêques le savent bien : celui qui tient la femme, celui-là tient tout, d'abord parce qu'il tient l'enfant, ensuite parce qu'il tient le mari [...]. C'est pour cela que l'Église veut retenir la femme, et c'est aussi pour cela qu'il faut que la démocratie la lui enlève ; il faut que la démocratie choisisse, sous peine de mort ; il faut choisir, Citoyens : il faut que la femme appartienne à la Science, ou qu'elle appartienne à l'Église. Jules FERRY (1832-1893), Discours sur l'égalité d'éducation, conférence prononcée à Paris, le 10 avril 1870.
Document 3 : Le rôle majeur de jules ferry
Agrégé de philosophie, Ferdinand Buisson (1841-1932) s'intéresse très tôt à Ia pédagogie. Il est djrecteur de l'enseignement primaire entre 1879 et 1896. Il publie en 1887 son célèbre Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire. Il est cofondateur de la Ligue des droits de I'Homme en 1898 et reçoit le prix Nobel de la paix en 1927. À l'origine, c'est la nécessité qui l`impose dans les endroits peu peuplés, là où les enfants sont trop peu nombreux pour qu'il soit possible d'avoir des écoles séparées. Là même où il n'y a pas nécessité absolue, le mélange des sexes permet soit de réaliser d'importantes économies, soit d'obtenir une meilleure distribution des enfants : par exemple, si une localité peut avoir un instituteur et une institutrice, on confiera au premier les enfants les plus avancés, à la seconde la classe enfantine, au lieu de les diviser en garçons et en filles. [...] Les objections morales seraient en France les plus sérieuses : elles sont presque nulles aux États-Unis. Au contraire, ce sont des raisons morales qu'on invoque pour défendre le régime de l'école mixte. Les Américains pensent qu'en apprenant à se connaître et à se voir de bonne heure, les enfants évitent les inconvénients que présente ailleurs le moment où ils entrent dans la vie : ils estiment que les jeunes gens gagnent ainsi en moralité, en douceur, en générositén que les jeunes filles prennent plus de sérieux, de sang-froid, de raison, sans rien perdre -au contraire- en retenue etn en modestie. "Dans les campagnes surtout, disent-ils, où les élèves sont frères et soeurs, consins ou voisins, les influences bienfaisantes de la famille se continuent à l'école ; les élèves plus forts ou plus âgés protègent et conseillent ceux qui sont plus jeunes ou plus faibles. Sous ce régime simple et salutaire, les garçons deviennent moins rudes et moins grossiers, les filles acquièrent plus de courage et de franchise. Les jeunes gens sont à l'école de cinq à six ans jusqu'à seize ans au moins, moment où commencent les devoirs de la vie active." Ferdinand BUISSON, dictionnaire de pédagogie, 1886.
Document 4 : Ferdinand buisson et la "coéducation des sexes"
Document 5 : une critique de l'école laïque des filles, 1902Caricature sur jules ferry et l'école laïque parue dans le magazine satirique, l'assiette au beurre
Document 6 : l'intégration des femmes immigrées par l'alphabétisation
Le centre social Accueil Goutte d'Or (Paris) dispense des cours d'alphabétisation à des femmes immigrées. Cet apprentissage a fait l'objet d'un documentaire, Dans l'ombre d'une ville. Femmes en alphabétisation à la Goutte d`Or de Katia Rouff (2005, 52 min). « Quand je suis arrivée en France c'est la peur, c'est l'angoisse. J'ai honte parce que je ne comprends rien du tout, je ne connais rien » évoque avec émotion Tounsia G. [..,] « C'est comme si on n'existait pas [...]. » La jeune femme [...] est née en Kabylie, dans un village isolé et n'a pu aller à l'école que durant un an et demi. Vivre en France sans savoir lire ni écrire provoquait chez elle « une boule dans le ventre » et des difficultés à suivre la scolarité de ses enfants. Une souffrance qui l'a incitée à suivre les cours d'alphabétisation pour les femmes de son quartier au centre social Accueil Goutte d'Or. [. } « C'est la première fois que j'écris mon nom », évoque-t-elle en souriant [...] Que signifie être analphabète en France ? « De la souffrance et du courage, résume Aïcha Smaïl, coordinatrice pédagogique à Accueil Goutte d'Or [...] Dans les cours d'alphabétisation, les femmes apprennent à parler, lire, écrire le français pour leurs démarches administratives, l'acquisition d'une plus grande autonomie dans la vie quotidienne, la préparation à l'insertion professionnelle, Ia connaissance de leurs droits et devoirs. Lola FREDERICH et Julien SALLE, Lien social, 27 avril 2006
2. une alphabétisation des femmes demeurant inégale selon les régions du monde
index
1. alphabétisation et lutte contre la pauvreté
2. L'alphabétisation des femmes dans le monde
3. Quand l'alphabétisation des femmes n'est toujours pas garantie
4. Malala yousazai
5. carte mentale
Document 1 : alphabétisation et lutte contre la pauvreté
Fondée en 1945, l'ONG internationale CARE est l'un des plus grands réseaux d'aide humanitaire au monde, apolitique et non confessionnel. Son objectif est de lutter contre l'extrême pauvreté et de défendre l'accès aux droitsfondamentaux. De nombreuses filles n'ont pas la chance d'aller à l'école ou de terminer leur scolarité. Plusieurs raisons à cela : au sein de la famille déjà, les filles doivent assumer une part importante des travaux ménagers [...]. C'est lié à leur statut social : dans de nombreuses parties du monde, Ia norme considère que seuls les hommes doivent bénéficier d'une éducation, car ce sont eux qui font vivre la famille. Surtout qu'avec les mariages précoces, Ia fille quitte sa famille pour celle de son mari. Et la pauvreté est aussi un élément crucial : s'ils sont pauvres, les parents n'auront pas les moyens de dépenser pour la scolarisation des filles. Malheureusement, il existe peu de programmes en faveur des jeunes femmes illettrées de 15 à 24 ans, celles qui sont sorties du système. EIles sont les grandes oubliées des actions d'éducation [. .] C'est une grave injustice. Alors que la pauvreté recule dans le monde, l'illettrisme des femmes reste stable, accentuant les inégalités sexuées. Pourtant, c'est le destin de ces jeunes femmes qui est en jeu : l'éducation ouvre la porte de l'autonomie sociale et financière, tout en renforçant la confiance en soi. L`éducation est donc le premier pas pour lutter contre la pauvreté ainsi que contre les inégalités. Philippe LEVEQUE, directeur de CARE, Francecarefrance.org, 27 février 2018
Document 2 : l'alphabétisation des femmes dans le monde
Document 3 : Quand l'alphabétisation des femmes n'est toujours pas garantie
Les talibans, on le sait, avaient interdit l'accès à l'école des filles, et imposèrent une scolarité strictement religieuse aux garçons [...] Une scolanté parallèle fut organisée dans les villes, surtout par des femmes lettrées, pour les jeunes filles sous forme de cours clandestins tenus à l'intérieur des appartements. Il y avait toujours un ouvrage de couture à portée de main en cas d'irruption de la part d'un milicien du ministère de la Promotion de la vertu et de la Répression du vice. L'organisation féministe afghane RAWA (Revolutionary association of the women of Afghanistan), la seule à dénoncer depuis le départ les abus des intégristes, étendit ce type de scolarité à des villages. C'est ainsi qu'un bon nombre de filles et de femmes eurent accès à l'alphabétisation. [...] Néanmoins, aujourd'hui on ne peut se réjouir qu'à moitié : d'une part, la majorité des filles en âge scolaire ne vont pas à l'école, soit parce qu'il n'y a aucune structure, soit à cause des réticences parentales qui donnent priorité aux garçons. Les disparités dans le secondaire se poursuivent avec 5% des filles inscrites contre 20% de garçons, et arrivé au stade d'une quelconque formation professionnelle, sur les 57 000 inscrits ne figurent qu'environ 4 500 filles. Carol MANN, chercheure en sociologie et directrice de l'association Women in War à Paris, « La scolarisation des filles en Afghanistan )>. sisyphe.org. 31 mai 2007.
Née en 1997, pakistanaise, Malala Yousazai, est aujourd'hui le symbole du droit à l'éducation des filles, et désormais des enfants en général. Son histoire a fait le tour du monde. Parce qu'e!le lutte pour l'éducation des filles et contre les talibans, elle a été victime en octobre 2012 d'une tentative d'assassinat dans un bus scolaire. Gravement blessée, elle est envoyée au Royaume-Uni où elle réside depuis. A la tribune des Nations unies . « Les talibans pensaient qu'une balle pourrait nous réduire au silence mais ils ont échoué |...|. Et du silence sont sorties des milliers de voix. »
Document 4 : Discours de Malala yousazai, prix nobel de la paix en 2014.
obstacles économiques
Des facteurs socio-culturels
alphabétisation universelle
Transition démographique
Recul du taux de pauvreté
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