Fiche Bac de Français
Thème 3 : Le Roman
Lecture linéaire : Excipit de Bel Ami - Maupassant
Présentation :
Auteur : - Guy de Maupassant est un écrivain et journaliste français né en 1850 en Normandie. Auteur du roman Bel Ami, il est surtout connu pour être le plus grand auteur français de nouvelles. - Maupassant utilise deux courants littéraires importants du 19ème siècle comme le réalisme et le naturalisme et s'inspire d'Émile Zola et Gustave Flaubert. Mais c'est aussi un précurseur du genre fantastique.
Présentation:
Problématique : Comment Baudelaire fait-il le lien entre passion et morbidité ? Partie 1 : "début --> comme au vermine" : Femme vampire Partie 2 : " ___ --> De secourir me lâcheté " : désirs de liberté du poète Partie 3 : "___ --> Fin" : l'abandon du poète à la femme vampire
Parcours associé : Le personnage de roman, esthétiques et valeurs L'oeuvre : "Bel Ami" est un roman réaliste, publier en 1885. Ce roman retrace l'ascenssion sociale de Georges Duroy, homme ambitieux et séducteur qui parvient a atteindre les sommets grâce au journalisme et à ses maitresses.
Introduction :
Problématique : Quelle portrait de Georges Du Roy dresse Maupassant dans cette excipit ?
1er partie : début --> « son succès » : l'église 2e partie : _____--> « l'église » : l'ex maitresse 3e partie : _____-->fin : la montée en puissance
Conclusion :
Problématique : Comment Baudelaire fait-il le lien entre passion et morbidité ? Partie 1 : "début --> comme au vermine" : Femme vampire Partie 2 : " ___ --> De secourir me lâcheté " : désirs de liberté du poète Partie 3 : "___ --> Fin" : l'abandon du poète à la femme vampire
- Une manière pessimiste pour Maupassant de suggéger que cette ambition démeusuré n'a aucun sens. - Texte ironique car Bel-Ami est présenté comme le héro du roman mais il est détestable. C'est une critique la société qui n'obtient que les héros qu'elle mérite.
Bel-Ami, à genoux à côté de Suzanne, avait baissé le front. Il se sentait en ce moment presque croyant, presque religieux, plein de reconnaissance pour la divinité qui l'avait ainsi favorisé, qui le traitait avec ces égards. Et sans savoir au juste à qui il s'adressait, il la remerciait de son succès.
Lorsque l'office fut terminé, il se redressa, et donnant le bras à sa femme, il passa dans la sacristie. Alors commença l'interminable défilé des assistants. Georges, affolé de joie, se croyait un roi qu'un peuple venait acclamer. Il serrait des mains, balbutiait des mots qui ne signifiaient rien, saluait, répondait aux compliments : " Vous êtes bien aimable. " Soudain il aperçut Mme de Marelle ; et le souvenir de tous les baisers qu'il lui avait donnés, qu'elle lui avait rendus, le souvenir de toutes leurs caresses, de ses gentillesses, du son de sa voix, du goût de ses lèvres, lui fit passer dans le sang le désir brusque de la reprendre. Elle était jolie, élégante, avec son air gamin et ses yeux vifs. Georges pensait : " Quelle charmante maîtresse, tout de même. " Elle s'approcha un peu timide, un peu inquiète, et lui tendit la main. Il la reçut dans la sienne et la garda. Alors il sentit l'appel discret de ses doigts de femme, la douce pression qui pardonne et reprend. Et lui-même il la serrait, cette petite main, comme pour dire : " Je t'aime toujours, je suis à toi ! " Leurs yeux se rencontrèrent, souriants, brillants, pleins d'amour. Elle murmura de sa voix gracieuse : " A bientôt, monsieur. " Il répondit gaiement : " A bientôt, madame. " Et elle s'éloigna. D'autres personnes se poussaient. La foule coulait devant lui comme un fleuve. Enfin elle s'éclaircit. Les derniers assistants partirent. Georges reprit le bras de Suzanne pour retraverser l'église.
Elle était pleine de monde, car chacun avait regagné sa place, afin de les voir passer ensemble. Il allait lentement, d'un pas calme, la tête haute, les yeux fixés sur la grande baie ensoleillée de la porte. Il sentait sur sa peau courir de longs frissons, ces frissons froids que donnent les immenses bonheurs. Il ne voyait personne. Il ne pensait qu'à lui. Lorsqu'il parvint sur le seuil, il aperçut la foule amassée, une foule noire, bruissante, venue là pour lui, pour lui Georges Du Roy. Le peuple de Paris le contemplait et l'enviait. Puis, relevant les yeux, il découvrit là-bas, derrière la place de la Concorde, la Chambre des députés. Et il lui sembla qu'il allait faire un bond du portique de la Madeleine au portique du Palais-Bourbon.
Il descendit avec lenteur les marches du haut perron entre deux haies de spectateurs. Mais il ne les voyait point ; sa pensée maintenant revenait en arrière, et devant ses yeux éblouis par l'éclatant soleil flottait l'image de Mme de Marelle rajustant en face de la glace les petits cheveux frisés de ses tempes, toujours défaits au sortir du lit.
Excipit de Bel Ami - Maupasant
Marie_Glrd
Created on April 25, 2022
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Fiche Bac de Français
Thème 3 : Le Roman
Lecture linéaire : Excipit de Bel Ami - Maupassant
Présentation :
Auteur : - Guy de Maupassant est un écrivain et journaliste français né en 1850 en Normandie. Auteur du roman Bel Ami, il est surtout connu pour être le plus grand auteur français de nouvelles. - Maupassant utilise deux courants littéraires importants du 19ème siècle comme le réalisme et le naturalisme et s'inspire d'Émile Zola et Gustave Flaubert. Mais c'est aussi un précurseur du genre fantastique.
Présentation:
Problématique : Comment Baudelaire fait-il le lien entre passion et morbidité ? Partie 1 : "début --> comme au vermine" : Femme vampire Partie 2 : " ___ --> De secourir me lâcheté " : désirs de liberté du poète Partie 3 : "___ --> Fin" : l'abandon du poète à la femme vampire
Parcours associé : Le personnage de roman, esthétiques et valeurs L'oeuvre : "Bel Ami" est un roman réaliste, publier en 1885. Ce roman retrace l'ascenssion sociale de Georges Duroy, homme ambitieux et séducteur qui parvient a atteindre les sommets grâce au journalisme et à ses maitresses.
Introduction :
Problématique : Quelle portrait de Georges Du Roy dresse Maupassant dans cette excipit ? 1er partie : début --> « son succès » : l'église 2e partie : _____--> « l'église » : l'ex maitresse 3e partie : _____-->fin : la montée en puissance
Conclusion :
Problématique : Comment Baudelaire fait-il le lien entre passion et morbidité ? Partie 1 : "début --> comme au vermine" : Femme vampire Partie 2 : " ___ --> De secourir me lâcheté " : désirs de liberté du poète Partie 3 : "___ --> Fin" : l'abandon du poète à la femme vampire
- Une manière pessimiste pour Maupassant de suggéger que cette ambition démeusuré n'a aucun sens. - Texte ironique car Bel-Ami est présenté comme le héro du roman mais il est détestable. C'est une critique la société qui n'obtient que les héros qu'elle mérite.
Bel-Ami, à genoux à côté de Suzanne, avait baissé le front. Il se sentait en ce moment presque croyant, presque religieux, plein de reconnaissance pour la divinité qui l'avait ainsi favorisé, qui le traitait avec ces égards. Et sans savoir au juste à qui il s'adressait, il la remerciait de son succès.
Lorsque l'office fut terminé, il se redressa, et donnant le bras à sa femme, il passa dans la sacristie. Alors commença l'interminable défilé des assistants. Georges, affolé de joie, se croyait un roi qu'un peuple venait acclamer. Il serrait des mains, balbutiait des mots qui ne signifiaient rien, saluait, répondait aux compliments : " Vous êtes bien aimable. " Soudain il aperçut Mme de Marelle ; et le souvenir de tous les baisers qu'il lui avait donnés, qu'elle lui avait rendus, le souvenir de toutes leurs caresses, de ses gentillesses, du son de sa voix, du goût de ses lèvres, lui fit passer dans le sang le désir brusque de la reprendre. Elle était jolie, élégante, avec son air gamin et ses yeux vifs. Georges pensait : " Quelle charmante maîtresse, tout de même. " Elle s'approcha un peu timide, un peu inquiète, et lui tendit la main. Il la reçut dans la sienne et la garda. Alors il sentit l'appel discret de ses doigts de femme, la douce pression qui pardonne et reprend. Et lui-même il la serrait, cette petite main, comme pour dire : " Je t'aime toujours, je suis à toi ! " Leurs yeux se rencontrèrent, souriants, brillants, pleins d'amour. Elle murmura de sa voix gracieuse : " A bientôt, monsieur. " Il répondit gaiement : " A bientôt, madame. " Et elle s'éloigna. D'autres personnes se poussaient. La foule coulait devant lui comme un fleuve. Enfin elle s'éclaircit. Les derniers assistants partirent. Georges reprit le bras de Suzanne pour retraverser l'église.
Elle était pleine de monde, car chacun avait regagné sa place, afin de les voir passer ensemble. Il allait lentement, d'un pas calme, la tête haute, les yeux fixés sur la grande baie ensoleillée de la porte. Il sentait sur sa peau courir de longs frissons, ces frissons froids que donnent les immenses bonheurs. Il ne voyait personne. Il ne pensait qu'à lui. Lorsqu'il parvint sur le seuil, il aperçut la foule amassée, une foule noire, bruissante, venue là pour lui, pour lui Georges Du Roy. Le peuple de Paris le contemplait et l'enviait. Puis, relevant les yeux, il découvrit là-bas, derrière la place de la Concorde, la Chambre des députés. Et il lui sembla qu'il allait faire un bond du portique de la Madeleine au portique du Palais-Bourbon. Il descendit avec lenteur les marches du haut perron entre deux haies de spectateurs. Mais il ne les voyait point ; sa pensée maintenant revenait en arrière, et devant ses yeux éblouis par l'éclatant soleil flottait l'image de Mme de Marelle rajustant en face de la glace les petits cheveux frisés de ses tempes, toujours défaits au sortir du lit.