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Art Déco
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Created on April 23, 2022
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Transcript
Art déco
Exercice : Le thème de la machine et du mouvement dans l’art déco (mobilier et bijou) - Réalisation, d’un corpus avec description et analyse d’œuvre (6 objets) - Décrire 3 œuvres
Introduction
L’expression « Art déco » est née dans les années 60 pour signifier une période artistique qui a pris vie entre 1920 et 1930. Issu de de la fin de la Première Guerre mondiale, du monde de l’entre-deux guerres, le style se caractérise par des formes épurées et profilées, des motifs géométriques et l'utilisation de matériaux industriels tels que les métaux (acier inoxydable, aluminium), les plastiques et le verre. Le contexte de l’art déco se place dans une société où monte l’émancipation féminine au lendemain de la première guerre mondiale. L’importance du design émerge, on crée des objets fonctionnels mais également esthétiques. Les bijoux issus de ce mouvement artistique sont principalement réalisés par des hommes et pour des grandes expositions.
Pavillon de la Belgique, Exposition Universelle des arts et des techniques appliqués à la vie moderne
Broche Sémaphore
La broche Sémaphore est une création de Gérard Sandoz (1902-1995). La broche est en laque rouge, laque noir, or et diamant. Elle a été créée vers 1928 et est aujourd’hui conservée dans une collection particulière. Gérard Sandoz est issu d’une famille de joailliers et il a conçu des pièces géométriques pour la maison Sandoz. Sa production durant la période artistique de l’Art déco est très importante. Les matières de prédilection de Gérard Sandoz sont l’argent gravé et la laque dans les tons rouge et noir. Il accorde une véritable importance aux montures visibles et aux couleurs de ses bijoux. L’exécution technique et la précision de la conception sont plus importantes pour lui que la valeur des matériaux. La broche Sémaphore possède deux demis sphère qui s’oppose dans la couleur, une en laque noire et l’autre en laque rouge, ces deux demis sphère sont légèrement décalées. Elles sont poursuivies par une ligne de diamants et une bande de laque de la couleur opposée à la demi sphère. Un jeu de superposition est réalisé sur cette broche, en effet en arrière-plan des demi-sphères et des bandes de diamants et de laque se trouve deux plaques de métal géométrique. La courbe s’impose dans cette création de Gérard Sandoz avec les formes géométriques en superposition.
Fauteuil
Ce fauteuil est la production de Marcel Coard (1889-1975). Le Fauteuil est en placage de chêne cérusé, laque rouge et de tissu à base de crin. Ses dimensions sont 86 centimètres de hauteur, 66 centimètres de longueur et 78,5 centimètres de profondeur. Ce fauteuil conçu à Paris vers 1925-1928 est conservé au Musée des Arts décoratifs à Paris sous le numéro d’inventaire Inv. 38156. Ce fauteuil est un don Monsieur Jean Edouard Dubrujeaud au Musée des Arts Décoratifs en souvenir de Monsieur Jacques Doucet. En effet ce fauteuil était présent dans le Studio de Jacques Doucet, au 33 rue Saint-James à Neuilly-sur-Seine. Ce fauteuil possède un grand aspect technique, on y retrouve un placage de chêne sur latté peuplier et okoumé ainsi que de la laque rouge sur le placage en chêne. Les fils gris du tissu sont en coton tandis que les fils jaune sont en rabane. La laque rouge apporte un aspect plus coloré et vivant au fauteuil. Les pieds arrière sont massifs tandis que devant à la place de deux pieds nous n’en trouvons qu’un seul, en longueur. La courbe est apportée par les formes et les contrastes entre les matières. Le fauteuil est également arrondi à la jonction entre l’assise et le dossier.
Crédit photo: MAD
Coiffeuse
La Coiffeuse est la création de Emile Guillot et Thonet qui est un fabricant et éditeur. La coiffeuse est en tube métallique chromé, bois laqué et miroir. Elle mesure 114,5 centimètres de hauteur, 100 centimètres de longueur et 60 centimètres de profondeur. Elle est conservée au Musée des Arts décoratifs à Paris sou le numéro d’inventaire 2002.61.1 et est en réserve. Un modèle identique est choisi par la maison Lancôme pour ses salons de démonstration à Paris. Cette coiffeuse fut acquise par le Musée des Arts décoratifs en 2002 grâce au mécénat de Fabergé. Cette coiffeuse possède une table avec des jeux de transparence entre le verre et le bois laqué. Cela apporte de la lumière au meuble. La finesse est apportée par les pieds en tube métallique chromé qui sont fin et arrondis. L’encadrement du miroir et réalisé par trois tube métallique chromé. Le miroir est légèrement incliné sur la gauche.
Crédit photo : Jean Tholance
Broche
René-Charles Massé, dessinateur, et Louis Boucheron, bijoutier-joaillier, ont conçu pour la maison Boucheron une Broche. Cette Broche est en or gris, platine, corail, onyx, diamant taille rose. L’écrin qui accompagne cette broche est en peau, galuchat beige foncé et bleu. Elle mesure 10,8 centimètre de longueur et 5,2 centimètres de largeur. Elle a été créée en 1925 à Paris et est actuellement conservée au Musée des Arts Décoratifs à Paris sous le numéro d’inventaire 25026.
La Broche a été présentée à l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925. Elle fut acquise par le Musée des Arts Décoratifs à la suite d’un don de Louis Boucheron en 1925. Les motifs qu’on retrouve sur cette broche sont des rinceaux et des palmettes. La broche est composée d’une forme ovale probablement en onyx noir qui est taillés afin de former des motifs circulaires, cet ovale est ajouré en son centre. L'ovale est orné par 14 rangées de diamants montés sur du platine ou de l’or gris. Du corail, qui symboliserait des nuages, partent de l’ovale en onyx pour se rejoindre sur les côtés gauche et droit de la broche. Sur ces côtés également des onyx avec des motifs de palmettes en intailles gravés. La courbe et son mouvement est présent dans cette broche avec la forme ovale de l'onyx ajouré au centre et le corail en forme de nuage
Crédit photo : Jean Tholance
Broche, Maison Boucheron
Fauteuil, Marcel Coard
Broche Sémaphore, Gérard Sandoz
Pendule
Louis Cartier (1875-1942), bijoutier et Maurice Coët (1885-1963), horloger on collaborer ensemble pour produire cette Pendule. Elle est en jade blanc sculpté, onyx, diamants, émeraude, corail, nacre, or et émail, elle est également accompagnée d’un écrin marron en cuir. Ses dimensions sont de 30,5 centimètres de hauteur totale, l’écran fait 19 centimètres de largeur tandis que le socle en fait 22 centimètres, la profondeur est de 11 centimètres. Elle date de 1927 et a été créée à Paris. Elle est conservée au Musée des Arts Décoratifs à Paris sous le numéro d’inventaire Inv. 27898. Cette pendule, qui appartient à la période art déco, été conservée dans l’ancienne collection de Georges Blumenthal et de sa femme. Le cadran, qui est une pièce généralement métallique, est ici en nacre. C’est la partie de la pendule sur laquelle s’affiche des indications telles que les heures, minutes et secondes. Le cadran regorge de motifs gravés dans la nacre, on distingue des oiseaux, un paysage montagneux, des arbres, des personnages, une rizière ainsi que des chevaux. Les appliques qui sont les index de l’heure sur le cadran sont réalisées en diamants et marquées par des émeraudes en cabochon. Le cadre du cadran est un mélange d’onyx, de corail, de diamants en alternance, les angles du cadre sont en onyx. Les aiguilles de la pendule sont en corail et la trotteuse est en forme de vague, au centre des aiguilles on retrouve une émeraude taille cabochon. Le cadran est retenu en place par une structure qui mélange à nouveau les différentes matières. La forme est polie et on remarque deux dragons au sommet. On ne peut nier l’inspiration des arts asiatiques dont ont pu s’inspirer Louis Cartier et Maurice Coët pour cette pendule. La Pendule est littéralement un objet mécanique car elle possède un système matériel capable d’osciller autour d’un point fixe.
Crédit photo : Jean Tholance
Fauteuil-Transat
Ce fauteuil transat est la production de Eileen Gray (1878-1976). Ce fauteuil est en bois laqué, chrome et cuir. Ses dimensions sont une hauteur de 74 centimètres, une longueur de 51 centimètres et une profondeur de 89 centimètres. Il a été fabriqué en 1930 pour la palais Manik Bagh qui est la propriété du maharaja d’Indore. Aujourd’hui le fauteuil transat appartient à une collection privée. Il existe plusieurs variantes du fauteuil transat et cette version qui a appartenu au maharaja d’Indore est la quatrième. La première est celle de la villa E-1027, cette version est conservée au Centre George Pompidou. La bande de cuir allongé de ce fauteuil rappelle la courbure des toiles des transats des paquebots. C’est cela qu’il s’appelle le Fauteuil Transat du fait donc de sa référence visuelle aux chaises pliantes installées sur les ponts des transatlantiques. Comme la célèbre chaise en bois courbé n14 de Michael Thonet, le Transat d’Eileen Gray se monte facilement à l’aide de dix écrous arrondis. Eileen Gray quand elle a conçu ce fauteuil au milieu des années 20 se trouvait au cœur d’un moment charnière de sa carrière. Durant ses premières années de travail elle était fascinée par la finesse de l’exécution artisanale, ses meubles possédaient alors une ornementation élégante. Mais le mobilier qu’elle crée pour la ville E-1027 lui fera prendre un tout autre chemin vers un fonctionnalisme dépouillé. Le Fauteuil transat témoigne de d’une recherche approfondis sur l’ergonomie domestique remettant en cause les bases de la conception et de la construction d’un siège. Ce siège ne présente aucun ornement et affirme uniquement sa fonction qui est celle de s’asseoir. Le Corbusier prononce alors ces mots à l’égard du fauteuil-transat : « machine à s’asseoir ». Toute l’originalité du transat réside aussi dans une géométrie rigoureuse tout en offrant une courbe allongée accueillante par son assise de cuir rembourré.Le fauteuil transat possède un appui tête non solidaire de l’assise et il est inclinable. Le choix de l’effet boudin accentué par des rembourrages au niveau de l’assise procure un effet de jeu des lattes des chaises longues, mais on pourrait également se questionner sur un rapport aux roues des tanks de guerre. Cette interprétation accentuerait ce côté machine. Le Fauteuil-Transat dont se dégage une élégance et une légèreté lié à la sobriété des lignes mais néanmoins sa fonction principale en avant : s’asseoir.
Fauteuil-Transat, Eileen Gray
Eileen Gray (1878-1976)
Chiffonier Anthropomorphe
André Groult (1884-1967) a conçu le Chiffonnier Anthropomorphe qui est un chiffonnier. Le Chiffonnier est en acajou gainé de galuchat, ivoire et charnières argentées. Ses dimensions sont 150 centimètres de hauteur, 77 centimètres de largeur et 32 centimètres de profondeur. Il a été fabriqué vers 1925 à Paris. Il est aujourd’hui conservé au Musée des Arts Décoratifs à Paris sous le numéro d’inventaire Inv. 998.257.1. Le chiffonnier anthropomorphe a été réalisé pour la « Chambre de Madame » du pavillon « Une ambassade française » de la Société des Artistes Décorateurs à l’Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de Paris en 1925. Ce meuble appartient à la période de l’Art déco qui s’étend de 1910 à 1937. L’apport original d’André Groult dans le mouvement de l’art déco est caractérisé dans ses meubles les plus épais et ventrus comme des commodes, des lits ou des buffets. Ses meubles mêlent lourdeur et grâce. Les formes gonflés comme sur le Chiffonnier Anthropomorphe sont recouvertes de galuchat ce qui accroit la sensualité du meuble. Les pieds du chiffonnier sont caractérisés par des volutes cannelées qui semble s’inspiré du style Louis Philippe et de ses commodes tripartites. Le chiffonnier possède 9 tiroirs qui suivent les courbes du meubles. Un motif est formé sur le chiffonnier grâce au différentes nuances de bois en formant trois cercles ainsi que des rayons qui partent de ces derniers. La présence de la courbe dans ce meuble est dû à sa forme cambrer et adoucit ainsi que le motif qui crée un mouvement et une circulation des yeux.
Crédit photo : Jean Tholance
Chiffonier Anthropomorphe, André Groult