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Anthologie de poémes - Carpe Diem
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Transcript
anthologIE
DE poemes
cARPE dIEM
Poémes Carpe Diem - REnaissance
1. Amours, Comme on voit sur la branche, Ronsard 1560Pierre de Ronsard né en septembre 1524 est un des poètes français le plus importants du XVIe siècle. Il met en oeuvre le carpe Diem. Ce poème illustre le Carpe Diem, c'est à dire de cueiller le jour présent. J'ai aimé ce poéme car, Ronsard réussit à atténuer la mort, mais aussi a montrer la cruauté de celle-ci
Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose, En sa belle jeunesse, en sa première fleur, Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose; La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose, Embaumant les jardins et les arbres d’odeur; Mais battue, ou de pluie, ou d’excessive ardeur, Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose. Ainsi en ta première et jeune nouveauté, Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté, La Parque t’a tuée, et cendres tu reposes. Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs, Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs, Afin que vif et mort, ton corps ne soit que roses.
Comme on voit sur la branche, Ronsard, 1560
Poémes Carpe Diem - REnaissance
2. Stances à Marquise, Pierre Corneille, 1658Pierre Corneille est né à Rouen s'adonne à la littérature en écrivant des comédies, des tragédies avec Médée en 1636 et Le Cid qui est un triomphe en 1637. J'aime bien ce poème car, il fait des compliments à marquise, mais qui sont très vite dévalorisés à cause de l'Ironie, et de quelques termes (faner, rider..).
Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu’à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront, Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front. Le même cours des planètes Règle nos jours et nos nuits : On m’a vu ce que vous êtes ; Vous serez ce que je suis. Cependant j’ai quelques charmes Qui sont assez éclatants Pour n’avoir pas trop d’alarmes De ces ravages du temps.
Vous en avez qu’on adore ; Mais ceux que vous méprisez Pourraient bien durer encore Quand ceux-là seront usés. Ils pourront sauver la gloire Des yeux qui me semblent doux, Et dans mille ans faire croire Ce qu’il me plaira de vous. Chez cette race nouvelle Où j’aurai quelque crédit, Vous ne passerez pour belle Qu’autant que je l’aurai dit. Pensez‑y, belle Marquise. Quoiqu’un grison1 fasse effroi, Il vaut bien qu’on le courtise, Quand il est fait comme moi.
Stances à Marquise, Pierre Corneille, 1658
Poémes Carpe Diem - REnaissance
3. Pierre de Ronsard - Continuation des AmoursPierre de Ronsard né en septembre 1524 est un des poètes français le plus importants du XVIe siècle. Il met en oeuvre le carpe Diem. J'aime bien ce poème car il décrit l'amour partagé, la beauté de sa maitresse et évoque les moments que le couple passe ensemble.
Le temps s'en va, le temps s'en va, ma Dame, Las ! le temps non, mais nous, nous en allons, Et tôt serons étendus sous la lame ; Et des amours desquelles nous parlons, Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle ; Pour ce, aimez-moi cependant qu'êtes belle.
Je vous envoie un bouquet que ma main Vient de trier de ces fleurs épanies ; Qui ne les eût à ce vêpre cueillies Chutes à terre elles fussent demain. Cela vous soit un exemple certain Que vos beautés bien qu'elles soient fleuries En peu de temps cherront toutes flétries Et comme fleurs périront tout soudain.
Pierre de Ronsard - Continuation des Amours
Poémes Carpe Diem - XXIe siècle
Durant le confinement, de nombreux élèves ont collaboré sur une plateforme d'écriture collaborative de l'académie de Versailles afin d'écrire un poéme illustrant le Carpe Diem. Mais cette fois à propos de leurs sentiments et ressenti du confinement du au COVID-19
Poémes Carpe Diem - XVIIIe Siecle
5. Le Mondain, Voltaire, 1736 François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il est mort le 30 mai 1778, est un écrivain, philosophe, encyclopédiste et homme d'affaires français qui a marqué le XVIIIᵉ siècle."Le Mondain" est un poème philosophique écrit par l'écrivain des Lumières et philosophe français Voltaire en 1736. Il fait la satire de l'imagerie chrétienne, y compris l'histoire d'Adam et Eve, pour défendre un mode de vie axé sur le plaisir du monde plutôt que sur le plaisir promis d'une religion. vie après la mort.
Regrettera qui veut le bon vieux temps, Et l’âge d’or, et le règne d’Astrée, Et les beaux jours de Saturne et de Rhée, Et le jardin de nos premiers parents ; Moi, je rends grâce à la nature sage Qui, pour mon bien, m’a fait naître en cet âge Tant décrié par nos tristes frondeurs : Ce temps profane est tout fait pour mes moeurs. J’aime le luxe, et même la mollesse, Tous les plaisirs, les arts de toute espèce, La propreté, le goût, les ornements : Tout honnête homme a de tels sentiments. Il est bien doux pour mon coeur très immonde De voir ici l’abondance à la ronde, Mère des arts et des heureux travaux, Nous apporter, de sa source féconde, Et des besoins et des plaisirs nouveaux. L’or de la terre et les trésors de l’onde, Leurs habitants et les peuples de l’air, Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde. O le bon temps que ce siècle de fer !
Le superflu, chose très nécessaire, A réuni l’un et l’autre hémisphère. Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux, S’en vont chercher, par un heureux échange, De nouveaux biens, nés aux sources du Gange, Tandis qu’au loin, vainqueurs des musulmans, Nos vins de France enivrent les sultans ? Quand la nature était dans son enfance, Nos bons aïeux vivaient dans l’ignorance, Ne connaissant ni le tien ni le mien. Qu’auraient-ils pu connaître ? ils n’avaient rien, Ils étaient nus ; et c’est chose très claire Que qui n’a rien n’a nul partage à faire. Sobres étaient. Ah ! je le crois encor : Martialo n’est point du siècle d’or. D’un bon vin frais ou la mousse ou la sève Ne gratta point le triste gosier d’Ève ; La soie et l’or ne brillaient point chez eux, Admirez-vous pour cela nos aïeux ? Il leur manquait l’industrie et l’aisance : Est-ce vertu ? c’était pure ignorance.
Le Mondain, Voltaire, 1736
J'aime bien ce poéme, car Voltaire nous fait part d'une nouvelle conception du bohneur. Lier plaisirs matériels, et immatériels.
Merci !