La Turquie, un exemple de basculement vers un régime autoritaire.
BAUDRY Auguste : Terminale Gœuthe Madame Bordas
12 Avril 2022
Introduction
La motée au pouvoir d'un homme ambitieux dans une démoratie aux portes de l'expansionnisme islamique.
Table des matières
Le contexte géopolitique de 2016 a permis à Recep Tayyip Erdogan d'affirmer son autoritarisme.
Conclusion
Introduction
Apparu en 1923 suite à la chute de l’Empire Ottoman, la Turquie devient très vite, grâce à Mustapha Kemal, une démocratie rêvée de tous. Perçue depuis les années 20 comme une démocratie moderne alliant islam et nationalisme, la Turquie laïque dirigée par Recep Tayyip Erdoğan a peu à peu virée vers un régime despotique. Arrivé au pouvoir en 2003, Erdogan montre au monde une Turquie ouverte, qui met en place une politique de réformes démocratiques dans le domaine économique, juridique et institutionnel. Durant son premier mandat, la Turquie se montre réfractaire à toute forme de violence. Puis les avancées de la démocratie laissent place aux grandes ambitions du chef d’Etat et à sa volonté de basculer dans un régime autoritaire, mais vu comme une « démocrature ». Mais comment un pays, exemple de la démocratie libérale dans les années 20, connait-il une descente aux enfers vers un régime autoritaire ? Afin de répondre précisément possible à cette problématique, nous étudierons dans un premier temps la montée au pouvoir d’un homme dans une démocratie exemplaire, aux portes de l’expansionnisme islamique, puis nous comprendrons que le contexte géopolitique de 2013 et 2016 a permis à Reicep Tayyip Ergdoğan d’affirmer son ambition politique au ressort de nombreuses purges.
Pour appréhender ce pourquoi la démocratie turque voit sa perte, il faut d’abord prendre un recul historique. Dans les années 1920, la République de Turquie est créée par l’élite turc autour de Mustafa Kemal (1881-1938), le premier président. Cette élite militaire, bureaucratique se dote d’un objectif : celui de guider la société. Cet élitisme a fait de la Turquie un pays prompte aux populisme se basant sur la polarisation de l’élite et du peuple. Dès le début des années 1950, de nombreux partis s’opposent à la domination des élites. Le parti Démocrate arrive au pouvoir avec l’envie de redonner la voie au peuple, fondement même de la démocratie (pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple). Mais jusqu’en 1960, le parti démocrate tend à limiter l’opposition et à réduire la laïcité. Suite au coup d’Etat de 1960, le parti Démocrate met fin à son « règne ». Le parti de la justice et du développement (AKP) provenant d’un mouvement islamique et populaire voit le jour en 2001. Antagoniste au kémalisme il sort enfin d’un régime sécuritaire dirigé par l’armée. Arrivé au pouvoir en 2002, avec un soutien de 53% des suffrages, l’AKP met très vite dans sa ligne de mire les élites bureaucratiques comme les professeurs, car il estime qu’elles ont fait un "old up" sur la démocratie. Sa volonté d’être représenté par des personnes populaires remet en place la démocratie dans un régime conservateur. Marquée par des coup d’état, l’armée est mise au pas, dès 2008, à la suite de son échec à faire interdire le parti de Recep Tayyip Erdoğan : l’AKP. Aspirant la Turquie vers une démocratie moderne, le président Erdoğan l’ouvre vers l’occident.
Mustapha Kemal
Montrant la volonté de bâtir une Turquie nouvelle, le président Recep Tayyip Erdoğan ouvre le pays au monde, surtout à l’ouest par un soucis de différents avec la URSS (jusqu’en 1991) et la Chine. En effet, la Turquie accepte en 1952 d’adhérer à l’OTAN avec la mise en place de bases militaires sur le territoire. De plus, la volonté affichée de l’AKP d’entrer dans l’UE (car la Turquie possède du territoire dans la Thrace) contraint aussi le pays à s’européaniser, entraînant des avancées démocratiques. Mais cette ouverture au monde n’est pas sans précédent. Effectivement, sur le plan géographique, la Turquie se trouve à la frontière avec la Syrie et de l’Irak. Elle est donc au premières loges de l’expansionnisme islamique, ce qui a entrainé de nombreux attentats revendiqués : Suruç le 20 juillet 2015, Istanbul le 28 juin 2016 … Ces nombreux attentats additionnés aux tentions en Syrie ont relancé le désir d’autonomie du peuple Kurde réparti dans trois Etats et ennemi du gouvernement d’Ankara. Sur un plan géopolitique, les alliés de l’ouest voient la Turquie comme une frontière faisant tampon et sur l’expansionnisme islamique et sur les migrations importantes. Toutefois, de nombreux militaires de l’OTAN luttent contre l’expansion du groupe Etat Islamique au recours de bombardements et d’interventions militaires. Dans une démocratie exprimant toutes ses qualités, les tendances autoritarismes du chef d’Etat parviennent à faire basculer la Turquie vers un régime despotique.
Après avoir pris un recul historique de la démocratie turque, nous allons maintenant voir que le contexte social et politique de 2013 et 2016 a permis à Erdoğan d’affirmer son autoritarisme. Au printemps 2013, d’importantes manifestations éclatent au parc Gezi appelé aussi place Taksim, à Istanbul. À l’origine, ces manifestations dénoncent les destruction de ce parc arboré pour mettre en place un centre commercial. Depuis plusieurs mois, des milliers de personnes critiquent et s’opposent de plus en plus au gouvernement d’Ankara. La manifestation civile se transforme très vite en une manifestation politique dénonçant les actions du gouvernement. Mais le président Erdoğan, réfractaire aux critiques met très vite en place une répression sans appel. On compte 7 morts, près de 8.000 blessés et plus de 3.000 arrestations. Suite à ces évènements, la justice mène des enquêtes contre des proches d’Erdogan et des cadres de l’AKP pour corruption. Ayant une vision très pessimiste, le pouvoir se radicalise prenant en chasse de nombreux civils accusés d’opposition. Recep Tayyip Erdoğan commence les arrestations parmi les professeurs d’université, les artistes et les figures d’opposition. De plus, la liberté de presse est fortement entravée et 10000 internautes font l’objet d’une enquête. Comme l’explique dans son livre « Du rêve démocratique à la dérive autoritaire », le célèbre politologue et économiste Ahmet Insel, une vraie purge de masse se met en place. Tout ce que le pouvoir considère comme indésirable est arrêté, assassiné. En 2015, le processus de paix avec le PKK (force indépendantiste kurde) est rompu. La répression s’accentue contre le HDP (parti pro-kurde) et ses élites sociales. Encore aujourd'hui, le 18 avril 2022, le gouvernement d'Ankara a relancé une offensive contre le PKK qu'il qualifie comme "terroriste". En somme, la manifestation de la place Taksim et le putsch marquent le début de la dérive autoritaire.
Place Taksim
Mais dans l’inquiétude de ne pas encore avoir assez de pouvoir, c’est en 2016 que l’AKP montre toute sa dimension de régime autoritaire. En effet, un coup d’Etat a pour but de s’emparer du pouvoir par la force. Alors, en 2016, le coup d’État devient le seul moyen de renverser celui qui détient le pouvoir. Après un long passé de coup d’Etat, celui-ci n’a donc rien d’une exception dans l’histoire politique turque, mais son échec témoigne de la force du pouvoir en place et lui a même donné les moyens de se renforcer. Par un appel FaceTime, le président Erdogan demande au peuple de descendre dans la rue pour empêcher les putschistes de prendre le pouvoir. Les manifestations en soutien au président, l’incapacité des forces putschistes à faire feu sur la foule, signent finalement l’échec du coup d’Etat, le premier à avorter dans l’histoire du pays. Très vite, la Turquie attribut la responsabilité de ce putsch à l’imam Fethullah Gülen, exilé aux E-U. Dès lors, la Turquie met une distance avec les Etats-Unis, des généraux de l’OTAN on été limogés, des fonctionnaires licenciés. Une vraie atteinte à la démocratie est constatée. La tentative de putsch a entrainé un bilan humain considérable, entraînant la perte de 270 hommes ainsi que 2000 blessés. Le président Erdoğan apparaît dès lors comme un dictateur, incarnant le pouvoir autoritaire. La cerise sur le gâteau est donc la réforme constitutionnelle de 2017 qui attribue les pleins pouvoir au « doux » despote Erdoğan. La manifestation de 2013 et le coup d’Etat de 2016 a permis à Erdoğan d’affirmer son autorité et sa volonté de d’obtenir des pouvoirs illimités. Certainement que le terme de dictature serait le plus approprié, mais celui de « démocrature » serait le plus populaire…
Enfin, de la fin de l’Empire Ottoman, aux début de la République turque, la démocratie de Mustapha Kemal, alliant islamisme et nationalisme a souvent été jalousée et idolâtrée. L’arrivée au pouvoir de Reicep Tayyip Erdoğan a, en premier lieu, été vu comme l’ouverture au monde donnant le pouvoir au peuple. Mais après des manifestations, des tentatives de coup d’Etat, Erdoğan est devenu un dictateur pouvant dès à présent se ranger aux côtés de la Chine, la Russie, la Corée du Nord,… Il serait ainsi intéressant de se demander si une telle dérive autoritaire pourrait avoir lieu dans un pays régi par une démocratie profonde.
La Turquie, un exemple de basculement vers un régime autoritaire
Auguste Baudry
Created on April 12, 2022
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La Turquie, un exemple de basculement vers un régime autoritaire.
BAUDRY Auguste : Terminale Gœuthe Madame Bordas
12 Avril 2022
Introduction
La motée au pouvoir d'un homme ambitieux dans une démoratie aux portes de l'expansionnisme islamique.
Table des matières
Le contexte géopolitique de 2016 a permis à Recep Tayyip Erdogan d'affirmer son autoritarisme.
Conclusion
Introduction
Apparu en 1923 suite à la chute de l’Empire Ottoman, la Turquie devient très vite, grâce à Mustapha Kemal, une démocratie rêvée de tous. Perçue depuis les années 20 comme une démocratie moderne alliant islam et nationalisme, la Turquie laïque dirigée par Recep Tayyip Erdoğan a peu à peu virée vers un régime despotique. Arrivé au pouvoir en 2003, Erdogan montre au monde une Turquie ouverte, qui met en place une politique de réformes démocratiques dans le domaine économique, juridique et institutionnel. Durant son premier mandat, la Turquie se montre réfractaire à toute forme de violence. Puis les avancées de la démocratie laissent place aux grandes ambitions du chef d’Etat et à sa volonté de basculer dans un régime autoritaire, mais vu comme une « démocrature ». Mais comment un pays, exemple de la démocratie libérale dans les années 20, connait-il une descente aux enfers vers un régime autoritaire ? Afin de répondre précisément possible à cette problématique, nous étudierons dans un premier temps la montée au pouvoir d’un homme dans une démocratie exemplaire, aux portes de l’expansionnisme islamique, puis nous comprendrons que le contexte géopolitique de 2013 et 2016 a permis à Reicep Tayyip Ergdoğan d’affirmer son ambition politique au ressort de nombreuses purges.
Pour appréhender ce pourquoi la démocratie turque voit sa perte, il faut d’abord prendre un recul historique. Dans les années 1920, la République de Turquie est créée par l’élite turc autour de Mustafa Kemal (1881-1938), le premier président. Cette élite militaire, bureaucratique se dote d’un objectif : celui de guider la société. Cet élitisme a fait de la Turquie un pays prompte aux populisme se basant sur la polarisation de l’élite et du peuple. Dès le début des années 1950, de nombreux partis s’opposent à la domination des élites. Le parti Démocrate arrive au pouvoir avec l’envie de redonner la voie au peuple, fondement même de la démocratie (pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple). Mais jusqu’en 1960, le parti démocrate tend à limiter l’opposition et à réduire la laïcité. Suite au coup d’Etat de 1960, le parti Démocrate met fin à son « règne ». Le parti de la justice et du développement (AKP) provenant d’un mouvement islamique et populaire voit le jour en 2001. Antagoniste au kémalisme il sort enfin d’un régime sécuritaire dirigé par l’armée. Arrivé au pouvoir en 2002, avec un soutien de 53% des suffrages, l’AKP met très vite dans sa ligne de mire les élites bureaucratiques comme les professeurs, car il estime qu’elles ont fait un "old up" sur la démocratie. Sa volonté d’être représenté par des personnes populaires remet en place la démocratie dans un régime conservateur. Marquée par des coup d’état, l’armée est mise au pas, dès 2008, à la suite de son échec à faire interdire le parti de Recep Tayyip Erdoğan : l’AKP. Aspirant la Turquie vers une démocratie moderne, le président Erdoğan l’ouvre vers l’occident.
Mustapha Kemal
Montrant la volonté de bâtir une Turquie nouvelle, le président Recep Tayyip Erdoğan ouvre le pays au monde, surtout à l’ouest par un soucis de différents avec la URSS (jusqu’en 1991) et la Chine. En effet, la Turquie accepte en 1952 d’adhérer à l’OTAN avec la mise en place de bases militaires sur le territoire. De plus, la volonté affichée de l’AKP d’entrer dans l’UE (car la Turquie possède du territoire dans la Thrace) contraint aussi le pays à s’européaniser, entraînant des avancées démocratiques. Mais cette ouverture au monde n’est pas sans précédent. Effectivement, sur le plan géographique, la Turquie se trouve à la frontière avec la Syrie et de l’Irak. Elle est donc au premières loges de l’expansionnisme islamique, ce qui a entrainé de nombreux attentats revendiqués : Suruç le 20 juillet 2015, Istanbul le 28 juin 2016 … Ces nombreux attentats additionnés aux tentions en Syrie ont relancé le désir d’autonomie du peuple Kurde réparti dans trois Etats et ennemi du gouvernement d’Ankara. Sur un plan géopolitique, les alliés de l’ouest voient la Turquie comme une frontière faisant tampon et sur l’expansionnisme islamique et sur les migrations importantes. Toutefois, de nombreux militaires de l’OTAN luttent contre l’expansion du groupe Etat Islamique au recours de bombardements et d’interventions militaires. Dans une démocratie exprimant toutes ses qualités, les tendances autoritarismes du chef d’Etat parviennent à faire basculer la Turquie vers un régime despotique.
Après avoir pris un recul historique de la démocratie turque, nous allons maintenant voir que le contexte social et politique de 2013 et 2016 a permis à Erdoğan d’affirmer son autoritarisme. Au printemps 2013, d’importantes manifestations éclatent au parc Gezi appelé aussi place Taksim, à Istanbul. À l’origine, ces manifestations dénoncent les destruction de ce parc arboré pour mettre en place un centre commercial. Depuis plusieurs mois, des milliers de personnes critiquent et s’opposent de plus en plus au gouvernement d’Ankara. La manifestation civile se transforme très vite en une manifestation politique dénonçant les actions du gouvernement. Mais le président Erdoğan, réfractaire aux critiques met très vite en place une répression sans appel. On compte 7 morts, près de 8.000 blessés et plus de 3.000 arrestations. Suite à ces évènements, la justice mène des enquêtes contre des proches d’Erdogan et des cadres de l’AKP pour corruption. Ayant une vision très pessimiste, le pouvoir se radicalise prenant en chasse de nombreux civils accusés d’opposition. Recep Tayyip Erdoğan commence les arrestations parmi les professeurs d’université, les artistes et les figures d’opposition. De plus, la liberté de presse est fortement entravée et 10000 internautes font l’objet d’une enquête. Comme l’explique dans son livre « Du rêve démocratique à la dérive autoritaire », le célèbre politologue et économiste Ahmet Insel, une vraie purge de masse se met en place. Tout ce que le pouvoir considère comme indésirable est arrêté, assassiné. En 2015, le processus de paix avec le PKK (force indépendantiste kurde) est rompu. La répression s’accentue contre le HDP (parti pro-kurde) et ses élites sociales. Encore aujourd'hui, le 18 avril 2022, le gouvernement d'Ankara a relancé une offensive contre le PKK qu'il qualifie comme "terroriste". En somme, la manifestation de la place Taksim et le putsch marquent le début de la dérive autoritaire.
Place Taksim
Mais dans l’inquiétude de ne pas encore avoir assez de pouvoir, c’est en 2016 que l’AKP montre toute sa dimension de régime autoritaire. En effet, un coup d’Etat a pour but de s’emparer du pouvoir par la force. Alors, en 2016, le coup d’État devient le seul moyen de renverser celui qui détient le pouvoir. Après un long passé de coup d’Etat, celui-ci n’a donc rien d’une exception dans l’histoire politique turque, mais son échec témoigne de la force du pouvoir en place et lui a même donné les moyens de se renforcer. Par un appel FaceTime, le président Erdogan demande au peuple de descendre dans la rue pour empêcher les putschistes de prendre le pouvoir. Les manifestations en soutien au président, l’incapacité des forces putschistes à faire feu sur la foule, signent finalement l’échec du coup d’Etat, le premier à avorter dans l’histoire du pays. Très vite, la Turquie attribut la responsabilité de ce putsch à l’imam Fethullah Gülen, exilé aux E-U. Dès lors, la Turquie met une distance avec les Etats-Unis, des généraux de l’OTAN on été limogés, des fonctionnaires licenciés. Une vraie atteinte à la démocratie est constatée. La tentative de putsch a entrainé un bilan humain considérable, entraînant la perte de 270 hommes ainsi que 2000 blessés. Le président Erdoğan apparaît dès lors comme un dictateur, incarnant le pouvoir autoritaire. La cerise sur le gâteau est donc la réforme constitutionnelle de 2017 qui attribue les pleins pouvoir au « doux » despote Erdoğan. La manifestation de 2013 et le coup d’Etat de 2016 a permis à Erdoğan d’affirmer son autorité et sa volonté de d’obtenir des pouvoirs illimités. Certainement que le terme de dictature serait le plus approprié, mais celui de « démocrature » serait le plus populaire…
Enfin, de la fin de l’Empire Ottoman, aux début de la République turque, la démocratie de Mustapha Kemal, alliant islamisme et nationalisme a souvent été jalousée et idolâtrée. L’arrivée au pouvoir de Reicep Tayyip Erdoğan a, en premier lieu, été vu comme l’ouverture au monde donnant le pouvoir au peuple. Mais après des manifestations, des tentatives de coup d’Etat, Erdoğan est devenu un dictateur pouvant dès à présent se ranger aux côtés de la Chine, la Russie, la Corée du Nord,… Il serait ainsi intéressant de se demander si une telle dérive autoritaire pourrait avoir lieu dans un pays régi par une démocratie profonde.