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Août 1944 en Europe

axel.kovchar

Created on March 23, 2022

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EXPOSITION VIRTUELLE :

AOût 1944 en europe

Lycée Léon Blum, Créteil

Nous sommes un groupe d’élèves de terminale générale au lycée Léon Blum de Créteil ayant décidé de participer au Concours National de la Résistance et de la Déportation (C.N.R.D.) cette année. Notre groupe est varié de par nos options et spécialités, mais nous suivons tous le programme d’histoire en tronc commun, qui se rapproche de ce projet grâce au thème « Fragilités des démocraties, totalitarismes et Seconde Guerre mondiale », qui aborde les années 1944 et 1945. Certains élèves suivent les spécialités histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (H.G.G.S.P.) ou humanités, littérature et philosophie (H.L.P.). Les deux spécialités présentent des liens directs avec les thèmes de la Résistance et de la Déportation.

élÈves

En H.G.G.S.P., les élèves abordent des sujets centraux du Concours notamment dans le thème « Histoire et mémoires » avec le jalon consacré aux mémoires du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le thème du concours de cette année permet donc d'aborder le sort des Juifs et de nourrir notre réflexion en H.G.G.S.P. De plus, le thème « Faire la guerre, faire la paix » nous questionne sur la notion de guerre qui s’avère d’une complexité inattendue.

Le thème « Histoire et violence » de la spécialité H.L.P. est en lien avec le thème du C.N.R.D. En effet, nous avons été amenés plusieurs fois à aborder la Seconde Guerre mondiale en classe en partant par exemple d' un texte du philosophe et historien allemand Hans Jonas, Le concept de Dieu après Auschwitz ou d'autres sources littéraires.

De plus, une certaine partie des élèves est en section européenne. Cette option nous permet d’étudier le débarquement en Normandie, événement majeur de 1944. Nous avons donc eu l’opportunité de partir en voyage scolaire et de nous rendre en Normandie, sur les lieux du débarquement, accompagnés de nos professeurs.

Lycée « Léon Blum » : où était-il à l'été 1944 ?

Léon Blum (1872-1950)

Juriste, écrivain et essayiste, il est proche de Jaurès et adhère au P.S.-S.F.I.O. Député socialiste en 1919, il reste à la S.F.I.O. après la scission du congrès de Tours de 1920. Président du conseil en 1936 après la victoire du Front Populaire, il incarne les réformes sociales réalisées alors. Arrêté en septembre 1940, il est jugé à Riom sur ordre de Vichy . Livré aux nazis en avril 1943, il est emprisonné pendant l’été 1944 à proximité du camp de Buchenwald. Jusqu'en avril 1945 , il est gardé comme otage. Il est libéré en mai 1945 au Tyrol par des soldats américains. L’historien Ilan Greilsammer, auteur d’une biographie de Léon Blum, a publié en 2003 des lettres de Léon Blum à son fils Robert pendant sa détention à Buchenwald.

Différents supports, dans le hall du lycée, nous permettent de nous rappeler de Léon Blum. Photo prise le 09/03/2022 par Sara Facio.

La culture du C.N.R.D. au lycée

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation tient une place tout à fait particulière au sein du lycée Léon Blum. En effet, la participation du lycée à ce dernier en 2008-2009 a donné lieu à la réalisation d’un film en 2014, Les Héritiers, réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar à partir du scénario d’Ahmed Dramé, élève au lycée qui avait été marqué par sa participation au Concours. Le long métrage illustre la complexité du rapport des jeunes issus de quartiers populaires à la culture et la connaissance et cherche à briser les préjugés sur ces jeunes issus de banlieues. La réalisation du long métrage a permis de maintenir un intérêt particulier de notre lycée pour le Concours. Bien que réalisé il y a 8 ans, le film garde une place importante notamment dans les locaux de notre lycée où nous retrouvons des articles de presse et des affiches du film.

Photographies de deux posters réalisés par des élèves et affichés en salle de réunion

Affiche du film accrochée dans le secrétariat de direction

COMMENCEZ ici

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Remerciements

Tableau de la salle de classe A11, utilisée cette année, chaque mercredi, pour préparer le C.N.R.D.

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Remerciements

Tableau de la salle de classe A11, utilisée cette année, chaque mercredi, pour préparer le C.N.R.D.

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Remerciements

Tableau de la salle de classe A11, utilisée cette année, chaque mercredi, pour préparer le C.N.R.D.

© Mémorial de la Shoah //Coll. KZ Gedenkstaette Dachau

les ÉVACUATIONS DES CAMPS ET LES « marches de la mort »

Dès l'été 1944, la pression des armées soviétiques sur le front de l'est se fait de plus en plus forte. L'armée allemande est repoussée vers l'ouest, et le régime doit trouver un moyen de dissimuler les traces des crimes commis dans les camps : ceux-ci sont progressivement évacués. Si ce n'est qu'en janvier 1945 que les soldats S.S. commencent à intensifier l'évacuation des camps, l'été 1944 marque donc le commencement de ce processus, et c'est à ce moment que les troupes soviétiques découvrent les premiers camps.

Carte réalisée sur le tableau de la salle A18 par Feryel Haddou-Ouali et Léa Menguelti, d'après un document de Martin Gilbert

« Marches de la mort » : pourquoi ce nom ?

Les détenus étaient obligés de marcher, parfois des dizaines de kilomètres, pour rejoindre des gares et ainsi être transférés dans d'autres camps : beaucoup tombent épuisés ou sous les balles allemandes. On suppose que le nom les « marches de la mort » a été utilisé par des prisonniers rescapés des camps, témoignant ainsi de traumatisme quant à cet épisode tragique... Plus de 100 000 personnes, majoritairement des Juifs mais également des Tziganes, des opposants politiques, résistants... seraient morts pendant celles-ci.

Le 26 avril 1945, à l'approche des troupes américaines, les soldats S.S. sont forcés d'évacuer le camp de Dachau. Dès lors, plus de 7 000 prisonniers, principalement des Juifs, sont forcés à quitter le camp à pied, pour être conduits vers Tegernsee.(Allemagne, 27-30 avril 1945.)

© Mémorial de la Shoah/ coll. KZ Gedenkstaette

Majdanek, le premier camp libéré en Juillet 1944

La découverte des camps commence suite au lancement de l'opération Bagration du 22 juin 1944, une offensive visant à attaquer conjointement avec le débarquement de Normandie et à déstabiliser les Allemands en les attaquant sur deux fronts : à l'ouest et à l'est, de façon plus ou moins simultanée. C'est lors de l'avancée de cette opération que les camps de concentration seront découverts. Le premier camp libéré l’a été par les soldats soviétiques : il s’agit de celui de Majdanek (aussi écrit Maïdanek), situé en Pologne, à presque 400 kms à l'est d'Auschwitz. Les nazis avaient déjà évacué la grande majorité des prisonniers et seuls restaient quelques centaines de prisonniers de guerre et déportés politiques. De nombreuses chaussures et effets personnels abandonnés ont été retrouvés et sont les traces des conditions dramatiques des évacuations. La presse soviétique accorde alors une place importante aux atrocités révélées par la libération du camp.

Carte postale représentant le camp de Majdanek. Pologne, années 1940

© Mémorial de la Shoah/Coll. Armand Gilberg

L'évacuation du « coeur concentrationnaire »

La plus longue marche

La plus longue marche de la mort avait pour départ Auschwitz le 18 mars 1945, 9 jours avant la libération du camp, et pour destination Loslau, à 62 kilomètres.Une partie des 66 000 détenus a dû parcourir au moins 56 kms pour arriver aux trains. Un quart meurt d’épuisement, ou sous les balles des soldats nazis.

Dès l'été 1944, Auschwitz est transformé en véritable coeur du système concentrationnaire du régime nazi. Les voies ferroviaires réquisitionnées par les nazis se développent, et convergent toutes vers le camp polonais, qui ne cesse de s'agrandir. Mais cette intensification est également ce qui va rendre l'évacuation du camp bien plus complexe.
Nous pensons souvent, à tort, que les Alliés sont intervenus pour libérer le camp ; en réalité, les nazis sont avertis de l'approche des troupes soviétiques en 1945, et commencent à vider d'urgence les camps, puis reviennent détruire les preuves de leurs crimes quelques mois plus tard. Alors que les soldats soviétiques arrivent, ils découvrent par surprise les vestiges du camp et les ruines des crematoriums, que les nazis auront eu le temps de détruire, mais qui restent visibles de nos jours.

En route vers la victoire !

Après s'être secrètement mis d'accord à Téhéran en 1943, Churchill, Roosevelt et Staline planifient une double offensive qui mettrait fin à la guerre : d'une part sur le front est, c'est l'opération Bagration. D'autre part sur le front ouest : c'est le débarquement en Normandie. Ce dernier marque le début de la défaite allemande.

Fond de carte réalisé par Manel Haouchine

La bataille de Normandie, finalement victorieuse, fut très difficile. En effet les troupes alliées ont été ralenties par la résistance acharnée des Allemands. L’exemple le plus connu des difficultés rencontrées par les Alliés est celui des combats à Omaha Beach. Les soldats américains n’avaient pas réussi à bombarder les défenses allemandes la veille, dans la nuit du 5 au 6 juin, et se sont donc trouvés à la merci de ces derniers, donnant ensuite à cette plage le surnom de “Bloody Omaha”, “Omaha la sanglante”

Operation Overlord

photo prise le 16/12/2021 à Omaha Beach par Wassa DIABY

Le débarquement du 6 juin 1944, plus connu sous le nom d'opération Overlord débute à l'aube lorsque les soldats américains, anglais, canadiens ainsi que certains Français du commando Kieffer débarquent sur les plages d'Omaha Beach, Juno Beach, Utah Beach, Sword Beach et Gold Beach. Ces derniers avancent progressivement. Au soir du 6 juin, « la bataille des plages est gagnée »*. Elle prend officiellement fin le 12 septembre avec la libération du Havre.

photo prise le 16/12/2021 à Omaha Beach par Malaurie Grillon

*Source: d'après la libération du territoire et le retour à la république, p. 13, LA LETTREOlivia Wiekova Histoire du débarquement p. 232

Les Alliés gagnent du terrain: La Pointe du Hoc

D’après Olivier Wieviorka dans Histoire du Débarquement en Normandie, les combats menés sur la pointe du Hoc furent encore plus meurtriers. Le 2e bataillon de Rangers devait s’emparer de cette hauteur censée porter 6 redoutables canons de 155mm. Une partie des compagnies interviendrait sur Omaha Beach, l’autre escaladerait la falaise. Les rangers se battirent dans des conditions effroyables: sur 68 hommes de la compagnie C, seuls 31 débarquèrent. L’objectif sûr est saisi à 7h30.

Photo prise le 16/12/2021 à la Pointe du Hoc par Manel Haouchine

Photo prise le 16/12/2021 à la Pointe du Hoc par Malaurie Grillon

Un lieu de mémoire : Le cimetière Américain de Colleville-sur-Mer

Cette photographie (à gauche) met en avant la présence tout de fois minoritaire de soldats de confession juive au sein de l’armée américaine. Cette minorité provient majoritairement de l’est des États Unis dans des états tel que celui de New York.On peut parfois retrouver cette présence dépeinte dans la fiction américaine : c'est notamment le cas dans le film de Steven Spielberg, Il faut sauver le soldat Ryan (1998).

Ce cimetière est un lieu mémoriel majeur de l'histoire américaine. Les Présidents s'y rendent notamment pour rendre hommage aux soldats et par la même occasion glorifier le pays qui apparaît alors comme le héros sauveur de l'Europe.

photo prise le 16/12/2021 au cimetière Américain de Colleville-sur-Mer par Manel Haouchine

photo prise le 16/12/2021 au cimetière Américain de Colleville-sur-Mer par Tatiana Diallo

Une stratégie de défense Hitlérienne : Le mur de l'Atlantique

Les bunkers sont un point stratégique du mur de l’Atlantique qui s'étend le long de la côte occidentale de l'Europe. Il est constitué par Hitler dans le but de se protéger d’une potentielle attaque des alliés.

Ces bunkers visaient à permettre aux Allemands de pouvoir se défendre et attaquer tout en se protégeant. Cette stratégie a alors échoué durant les combats sur La Pointe du Hoc puisque les Alliés ont remporté cette bataille.

Reproduction du mur de l'Atlantique, réalisée par Manel Haouchine, sur le tableau de la salle A11

photo prise prise le 16/12/2021 aux batteries de Longues-sur-mer par Emilie Bajon

Un héros de guerre

Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947)

Le général Leclerc, de son nom de naissance Philippe Leclerc de Hauteclocque est issu de la noblesse et d'un milieu conservateur, fier des valeurs traditionalistes. Il fait des études militaires à Saint-Cyr dont il sort officier de cavalerie. En 1938, il est reçu major à l'École de Guerre. Lors de la campagne de France, il est blessé. Il s'évade de l'hôpital cinq jours avant l'armistice du 22 juin 1940. Refusant celui-ci, il part en Angleterre rejoindre le général de Gaulle. En 1940, il est nommé à la tête de troupes militaires au Gabon puis au Tchad jusqu'en 1942 - année où commence la campagne du Fezzan qu'il dirige. Après le 6 juin 1944, il est un des rares Français à débarquer en France le 1er août à la tête de la 2e D.B. Avec celle-ci et avec le concours des F.F.I. parisiens, il entre dans Paris le 25 août 1944. Il réalise le serment de Koufra en libérant Strasbourg le 23 novembre 1944 lors de la campagne d'Alsace. Il meurt en 1947 d'un accident d'avion. Il est Compagnon de la Libération (décret du 6 mars 1941) et il est promu à titre posthume Maréchal de France (décret du 23 août 1952).

Photo de la statue du général Leclerc de la Porte d’Orléans par Emilie Bajon

Hommage aux soldats

En nous inspirant de la célèbre photographie prise par le journaliste Robert Capa au moment du débarquement, nous avons voulu créer un hommage à tous les soldats qui ont donné leur vie pour sauver la France ce jour d'été 1944. Cette photo est emblématique car elle incarne les conditions terribles de la situation, et la difficulté de la bataille dans laquelle s'engageaient les forces Alliées. Nous avons choisi un arrière-plan bleu pour évoquer la mer qu'ils ont dû traverser, et de reproduire les contours du pays qu'ils ont sauvé.

Dessins réalisés par tous les élèves du groupe, chacun ayant réinterprété la photographie de Robert Capa. Création plastique réalisée par Tatiana Diallo, Manel Haouchine et Kansireh Minteh

Le débarquement de Provence

« Flotte d'invasion de l'Opération Dragoon, 1944 », US Navy

Les opérations militaires en Provence

L'engagement des coloniaux

Seulement 10 % des combattants français engagés dans le débarquement étaient originaires de la métropole (ce sont les « Français libres » du général de Gaulle) ou d'Afrique subsaharienne (près de 10 000) ; 90 % venaient d'Afrique du Nord dont une écrasante majorité d'anciens soldats de l'armée d'armistice (devenue vichyste) des départements d'Algérie.Parmi ces derniers, 52 % étaient d'origine « nord-africaine » (près de 100 000) et 48 % étaient d'origine « européenne » (les futurs « Pieds-noirs »). Dans les grandes unités, le pourcentage de soldats nord-africains variait de 27 % à la 1re Division Blindé à 56 % à la 2e Division d'Infanterie Marocaine. Par type d'arme, ce pourcentage était d'environ 70 % dans les régiments de tirailleurs, 40 % dans le génie et 30 % dans l'artillerie.

L’opération Dragoon, qui vise dans un premier temps à s’emparer de Toulon et Marseille, est l’œuvre conjointe des Américains et des Français. Bombardements et parachutages dans l’arrière-pays sont effectués en même temps que le débarquement proprement dit entre Toulon et Cannes. Les villes de Fréjus, Draguignan, puis Toulon et Marseille sont successivement libérées. Les troupes alliées remontent ensuite la vallée du Rhône et font leur jonction avec les soldats venus de Normandie le 12 septembre en Bourgogne. La majorité des plus de 250 000 soldats qui participent à la libération de la Provence sous les couleurs de la France foulent la terre de la métropole pour la première fois !

Carte réalisée par Djeynab Diallo sur le tableau de la salle A18 d'après un document du site atlas-historique.net

Le bataillon du Pacifique

Carte réalisée par Tatiana Diallo en salle A19 d'après un planisphère disponible sur le site de l'académie d'Aix-Marseille

Le bataillon du Pacifique, devenu en 1942 le Bataillon d'infranterie de marine et du Pacifique, est souvent oublié dans l'histoire du débarquement en Provence d'août 1944. A l'origine c'est une unité des Forces Françaises Libres (F.F.L.) formée en 1940 en Polynésie française. Il appartient à la première Division Française Libre du général Pierre Koenig et a été commandé par le lieutenant-colonel Félix Broche, compagnon de la Libération, décédé à Bir Hakeim. Ce bataillon est constitué de 300 hommes tahitiens volontaires, ainsi que 300 autres hommes originaires de Nouvelle-Calédonie.

Le bataillon du Pacifique a été précédemment engagé notamment dans la bataille de Bir Hakeim, en Libye, contre l’Afrikakorps, corps expéditionnaire allemand envoyé en Afrique du Nord, et contre les troupes italiennes.

Ainsi, tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains, pieds-noirs, marsouins du Pacifique et des Antilles, venus de tout l'empire colonial, ont joué un rôle crucial lors du débarquement en Provence en août 1944.

Août 1944 à ...

Après des années d'occupation et de résistance, Créteil et Choisy-Le-Roi parviennent enfin à se libérer à la fin de l'été 1944. Dans les dernières semaines du mois d'août, plusieurs acteurs, à des échelles plus ou moins locales y ont contribué. Nous retraçons ici les moments-clés de cette période.

Créteil

12 août

30 août

21 août

22 août

26 août

25 août

début septembre

21 août

17 août

25 août

Choisy-le-Roi

La Libération de Paris

La Libération de Paris se déroule du 19 août au 25 août.

Elle commence du fait d'un appel à la mobilisation lancé par les F.F.I. francilliens avec le colonel Rol-Tanguy à sa tête. Plusieurs centaines de barricades sont érigées dans toute la ville. Cependant, Paris n'est pas une ville stratégique du point de vue strictement militaire et ralentit l'avancée des troupes selon l'Etat-major américain, mais la « Ville Lumière » est un symbole et un signe d'espoir pour les Français et le monde entier si elle venait à être libérée. Ce soulèvement imprévu provoque un changement de stratégie : Paris doit être libérée le plus rapidement possible, les forces allemandes peuvent provoquer un bain de sang. Les Alliés décident alors de libérer la capitale avec la 2ème Division Blindée du général Leclerc et la 4ème Division d'Infanterie Américaine. Les combats de rue continuent dans Paris et sa banlieue. La victoire acquise, le 25 août à l'Hôtel de Ville, le général De Gaulle prononce ces mots historiques : « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré. »

La capitale est délivrée du joug allemand. Le bilan est lourd : on décompte plus de 1000 morts.

19 août

22 août

25 août

24 août

20 août

26 août

Photo prise le 02/02/2022 sur l'avenue du général Leclerc à Paris par Kansireh Minteh

Les traces de la Libération de Paris

Près de 75 ans après la Libération de Paris, la capitale garde toujours des stigmates de cette bataille qui a opposé les forces allemandes aux Alliés. Des rues et des places portent des noms de personnages emblématiques de cette libération tels que le colonel Rol-Tanguy, et des monuments sont érigés à la gloire de ses libérateurs. La ville de Paris a par ailleurs décidé d'ouvrir un musée sur cet événement en 1994 à l'occasion du cinquantenaire de la libération de la capitale.

Carte et légende réalisées par Kansireh Minteh

Remerciements

Nous tenions à remercier tout d’abord Mme Michèle Maréchal, proviseure du lycée Léon Blum à Créteil, ainsi que Mme Rosita Agnoly, proviseure-adjointe, sans omettre M. Kamara, Mme Vitte et Mme Legrand de l’intendance du lycée.

Par ailleurs, nous remercions chaleureusement l’ensemble des personnels et intervenants des musées qui nous ont permis de mener à bien notre projet. Nous pensons notamment à M. Thomas Fontaine, directeur, et M. Xavier Aumage, archiviste-documentaliste du Musée de la Résistance Nationale à Champigny. Au Mémorial de la Shoah et plus particulièrement à M. Jacques Fredj, directeur, M. Thierry Flavian, coordinateur des voyages scolaires au Mémorial et guide à Auschwitz, ainsi que Mme Dorothée Boichard, documentaliste au Service Photothèque. Nous pensons aussi au personnel du Musée de la Libération de Paris - Musée du général Leclerc - Musée Jean Moulin : Mme Sylvie Zaidman, directrice, M. Yann Simon, professeur-relais et Mme Lucile Chastre, chargée des publics. Enfin, nous pensons à M. Vladimir Trouplin, directeur du Musée de l’Ordre de la Libération, et à Benito, notre guide lors de la visite du Mont Valérien.

Nous remercions également Mme Ginette Kolinka, ancienne déportée, pour son témoignage ; M. Gilles Primout en charge du site internet dédié à la Libération de Paris ; Mme Valérie Roucard, médiatrice du patrimoine aux archives municipales de Choisy-le-Roi.

Pour finir, nous remercions tout particulièrement MM. Berra-Vescio, Bourret, Guillemet et Kovchar pour l’encadrement du groupe lors de la création du projet ; les professeurs documentalistes, M. Dommergues et Mme Quinet ; Mme Ricklin et M. Silvestri pour leur accompagnement au voyage en Normandie ; l’ensemble de nos enseignants qui ont accepté de nous libérer pour les sorties et voyages.

Et merci à vous d’avoir pris le temps de visiter cette exposition !

Les élèves du Lycée Léon Blum

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