L'âge industriel en France
Le travail à la mine, à l'atelier et à l'usine
Sommaire
1. Le travail à la mine
2. Vidéo extrait "Germinal" - le travail des ouvriers.
3. Vidéo extrait "Germinal" - la vie quotidienne des ouvrier
4. Le travail à l'atelier ou à l'usine
5. Synthèse
Le travail à la mine
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Le développement de l’industrie et des machines à vapeur néccessite une forte quantité de charbon. Les mines se développent dans les régions françaises contenant du charbon. Le travail à la mine est très pénible et mal payé. Les familles de mineurs doivent y faire travailler les femmes mais également les enfants parfois dès 5 ans.
La vie des enfants dans les mines
Le travail à la mine - témoignages
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Betty Harris, 37 ans : je me suis mariée à 23 ans et c'est seulement après que je suis descendue à la mine; je
ne sais ni lire ni écrire. Je tire les wagonnets de charbon, et je travaille 12 heures par jour. J'ai une ceinture autour de la taille, une chaîne qui me passe entre les jambes et j'avance avec les mains et les pieds. Le chemin est très raide, et nous sommes obligés de nous tenir à une corde, et quand il n'y a pas de corde, nous nous accrochons à tout ce que nous pouvons saisir. Dans le puits où je travaille, il y a six femmes et une demi-douzaine de garçons et filles; c'est un travail très dur pour une femme. A l'endroit où je travaille, la fosse est très humide et l'eau noire passe parfois jusqu'aux cuisses. Mes vêtements sont trempés presque toute la journée. Témoignage d'une Anglaise en 1845
Le travail à la mine - témoignages
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Dans les mines travaillent des enfants de 4, 5, 7 ans ; la majorité toutefois a plus de 8 ans. Ils sont employés à transporter les matériaux extraits du front de taille à la voie où passe le cheval, ou au puits principal. Le transport du charbon et du fer est un travail très dur, car il faut traîner ces matériaux dans d'assez grandes bennes sans roues, sur le sol inégal des galeries, souvent sur de la terre humide ou dans l'eau, souvent en montant des pentes raides et par des passages qui sont parfois si étroits que les travailleurs sont obligés d'aller à quatre pattes. La durée du travail est habituellement de 11 à 12 heures ; elle va jusqu'à 14 heures et, très fréquemment, on fait une double journée, si bien que l'ensemble des travailleurs reste sous terre en activité 24, assez souvent même, 36 heures à la suite. ENGELS (1848)
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Vie quotidienne des ouvriers
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https://www.youtube.com/watch?v=YaoUaG3IFrs
Travail à l'atelier et à l'usine
Le travail à l'atelier ou à l'usine
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Le développement des machines va permettre l’industrialisation de la fabrication de nombreux produits.
On crée de grands ateliers et de grandes usines dans lesquels travaillent de nombreux ouvriers parmi eux là encore des enfants. Les conditions de vie de ces ouvriers sont difficiles.
Une usine de fabrication de tuiles
Un atelier de peignage de la laine
La vie des ouvriers
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« Les seuls ateliers de Mulhouse comptaient en 1835 plus de 5 000 ouvriers. Ces ouvriers sont les moins bien rétribués. Il faut les voir arriver chaque matin en ville et en repartir le soir. Il y a, parmi eux, une multitude de femmes, pâles, maigres, marchant pieds nus au milieu de la boue et, qui faute de parapluie, portent renversé sur la tête, lorsqu’il pleut, leur tablier ou leur jupon de dessus, et un nombre encore plus considérable de jeunes enfants non moins sales, couverts de haillons tout gras de l’huile des métiers, tombée sur eux pendant qu’ils travaillent. Ces derniers n’ont même pas aux bras, comme les femmes dont on vient de parler, un panier, mais ils portent à la main ou cachent sous leur veste un morceau de pain qui doit les nourrir jusqu’à l’heure de leur rentrée à la maison. Ainsi, à la fatigue d’une journée démesurément longue, puisqu’elle est au moins de 15 heures, vient se joindre pour ces malheureux, celle de ces allers et retours. Pour éviter de parcourir un chemin aussi long, ils s’entassent dans des chambres ou des pièces petites près de leur travail. Un mauvais et unique grabat pour toute la famille, un petit poêle qui sert à la cuisine comme au chauffage, une caisse ou grande boîte en guise d’armoire, deux ou trois chaises, un banc, quelques poteries composent le mobilier qui garnit la chambre."
D’après Villermé, Tableau de l’état physique et moral des ouvriers, 1840.
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Au XIXe siècle, les mineurs et les ouvriers ont organisé des grèves pour réclamer de meilleures conditions de travail. Ce furent des périodes difficiles, car ils ne touchaient plus aucun argent mais cela a ensuite permis d’améliorer leur sort. Ils ont obtenu des journées de 10 heures par jour et un jour de congé par semaine. Les salaires ont augmenté. Un système de retraite a été crée.
Progrès des conditions de vie chez les ouvriers « Le travailleur, misérable sans aucun doute au commencement du siècle, a vu sa condition matérielle très
notablement améliorée. Son budget offre auourd’hui beaucoup plus d’élasticité et lui apporte un bien-être
modeste, mais jadis inconnu. Les augmentations de salaires varient, mais si le progrès n’a pas
uniformément répandu ses bienfaits, tous les travailleurs en profitent dans une mesure plus ou moins large.
En 1840, on évaluait à treize heures la durée journalière du travail, repos déduit. Dès 1900, la moyenne
était descendue à dix et dix heures et demie. » D’après A. Picard, Le bilan d’un siècle (1801-1900)
Synthèse
Synthèse
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Au 19ème siècle, avec l’essor des machines et de l’industrie, on a besoin de beaucoup de charbon et les mines se multiplient. La vie quotidienne des mineurs est très dure. Les familles peinent à survivre et doivent faire travailler les femmes et les enfants parfois très jeunes. Les journées de travail sous terre sont longues, dangereuses et fatigantes.Les usines et les ateliers se développent également au 19ème siècle. Les conditions de vie des ouvriers sont difficiles. Les journées sont longues et le travail est dangereux et pénible. Les ouvriers sont peu payés. Peu à peu, les ouvriers s’organisent pour défendre leurs intérêts. A force de grève, ils parviennent à obtenir des journées plus courtes, des jours de congés, de meilleurs salaires, un système de retraite.
Fin !
Le travail à la mine, l'atelier et l'usine
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Created on March 15, 2022
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L'âge industriel en France
Le travail à la mine, à l'atelier et à l'usine
Sommaire
1. Le travail à la mine
2. Vidéo extrait "Germinal" - le travail des ouvriers.
3. Vidéo extrait "Germinal" - la vie quotidienne des ouvrier
4. Le travail à l'atelier ou à l'usine
5. Synthèse
Le travail à la mine
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Le développement de l’industrie et des machines à vapeur néccessite une forte quantité de charbon. Les mines se développent dans les régions françaises contenant du charbon. Le travail à la mine est très pénible et mal payé. Les familles de mineurs doivent y faire travailler les femmes mais également les enfants parfois dès 5 ans.
La vie des enfants dans les mines
Le travail à la mine - témoignages
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Betty Harris, 37 ans : je me suis mariée à 23 ans et c'est seulement après que je suis descendue à la mine; je ne sais ni lire ni écrire. Je tire les wagonnets de charbon, et je travaille 12 heures par jour. J'ai une ceinture autour de la taille, une chaîne qui me passe entre les jambes et j'avance avec les mains et les pieds. Le chemin est très raide, et nous sommes obligés de nous tenir à une corde, et quand il n'y a pas de corde, nous nous accrochons à tout ce que nous pouvons saisir. Dans le puits où je travaille, il y a six femmes et une demi-douzaine de garçons et filles; c'est un travail très dur pour une femme. A l'endroit où je travaille, la fosse est très humide et l'eau noire passe parfois jusqu'aux cuisses. Mes vêtements sont trempés presque toute la journée. Témoignage d'une Anglaise en 1845
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Dans les mines travaillent des enfants de 4, 5, 7 ans ; la majorité toutefois a plus de 8 ans. Ils sont employés à transporter les matériaux extraits du front de taille à la voie où passe le cheval, ou au puits principal. Le transport du charbon et du fer est un travail très dur, car il faut traîner ces matériaux dans d'assez grandes bennes sans roues, sur le sol inégal des galeries, souvent sur de la terre humide ou dans l'eau, souvent en montant des pentes raides et par des passages qui sont parfois si étroits que les travailleurs sont obligés d'aller à quatre pattes. La durée du travail est habituellement de 11 à 12 heures ; elle va jusqu'à 14 heures et, très fréquemment, on fait une double journée, si bien que l'ensemble des travailleurs reste sous terre en activité 24, assez souvent même, 36 heures à la suite. ENGELS (1848)
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https://www.youtube.com/watch?v=YaoUaG3IFrs
Travail à l'atelier et à l'usine
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Le développement des machines va permettre l’industrialisation de la fabrication de nombreux produits. On crée de grands ateliers et de grandes usines dans lesquels travaillent de nombreux ouvriers parmi eux là encore des enfants. Les conditions de vie de ces ouvriers sont difficiles.
Une usine de fabrication de tuiles
Un atelier de peignage de la laine
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« Les seuls ateliers de Mulhouse comptaient en 1835 plus de 5 000 ouvriers. Ces ouvriers sont les moins bien rétribués. Il faut les voir arriver chaque matin en ville et en repartir le soir. Il y a, parmi eux, une multitude de femmes, pâles, maigres, marchant pieds nus au milieu de la boue et, qui faute de parapluie, portent renversé sur la tête, lorsqu’il pleut, leur tablier ou leur jupon de dessus, et un nombre encore plus considérable de jeunes enfants non moins sales, couverts de haillons tout gras de l’huile des métiers, tombée sur eux pendant qu’ils travaillent. Ces derniers n’ont même pas aux bras, comme les femmes dont on vient de parler, un panier, mais ils portent à la main ou cachent sous leur veste un morceau de pain qui doit les nourrir jusqu’à l’heure de leur rentrée à la maison. Ainsi, à la fatigue d’une journée démesurément longue, puisqu’elle est au moins de 15 heures, vient se joindre pour ces malheureux, celle de ces allers et retours. Pour éviter de parcourir un chemin aussi long, ils s’entassent dans des chambres ou des pièces petites près de leur travail. Un mauvais et unique grabat pour toute la famille, un petit poêle qui sert à la cuisine comme au chauffage, une caisse ou grande boîte en guise d’armoire, deux ou trois chaises, un banc, quelques poteries composent le mobilier qui garnit la chambre."
D’après Villermé, Tableau de l’état physique et moral des ouvriers, 1840.
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Au XIXe siècle, les mineurs et les ouvriers ont organisé des grèves pour réclamer de meilleures conditions de travail. Ce furent des périodes difficiles, car ils ne touchaient plus aucun argent mais cela a ensuite permis d’améliorer leur sort. Ils ont obtenu des journées de 10 heures par jour et un jour de congé par semaine. Les salaires ont augmenté. Un système de retraite a été crée.
Progrès des conditions de vie chez les ouvriers « Le travailleur, misérable sans aucun doute au commencement du siècle, a vu sa condition matérielle très notablement améliorée. Son budget offre auourd’hui beaucoup plus d’élasticité et lui apporte un bien-être modeste, mais jadis inconnu. Les augmentations de salaires varient, mais si le progrès n’a pas uniformément répandu ses bienfaits, tous les travailleurs en profitent dans une mesure plus ou moins large. En 1840, on évaluait à treize heures la durée journalière du travail, repos déduit. Dès 1900, la moyenne était descendue à dix et dix heures et demie. » D’après A. Picard, Le bilan d’un siècle (1801-1900)
Synthèse
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Au 19ème siècle, avec l’essor des machines et de l’industrie, on a besoin de beaucoup de charbon et les mines se multiplient. La vie quotidienne des mineurs est très dure. Les familles peinent à survivre et doivent faire travailler les femmes et les enfants parfois très jeunes. Les journées de travail sous terre sont longues, dangereuses et fatigantes.Les usines et les ateliers se développent également au 19ème siècle. Les conditions de vie des ouvriers sont difficiles. Les journées sont longues et le travail est dangereux et pénible. Les ouvriers sont peu payés. Peu à peu, les ouvriers s’organisent pour défendre leurs intérêts. A force de grève, ils parviennent à obtenir des journées plus courtes, des jours de congés, de meilleurs salaires, un système de retraite.
Fin !